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La casse du service public au nom du millefeuille administratif

Mandaté par ses nouveaux amis (Macron) le maire de Charleville-Mézières, Boris Ravignon, vient de rendre son rapport sur ce qui est appelé le millefeuille administratif. Un chiffre clé ressort de ce rapport. Dans les conclusions de celui-ci le chiffrage des doublons de compétences entre les différents collectivités et l’État est estimé à 7,5 milliards d’euros.

Fidèle à ses théories de droite B. Ravignon montre du doigt les services publics qui sont accusés de manquer de cohérence. Résultat du rapport il faut sabrer dans les services publics. Celui qui cumule les mandats de maire de Charleville-Mézières et de président de la communauté d’agglomération Ardenne Métropole, en connaît un rayon sur les gabegies financières. Il applique déjà au plan local ce qu’il préconise dans son rapport. Il propose de simplifier la « gestion des ressources humaines ». En clair il est préconisé de tailler dans les effectifs de la fonction publique de l’État comme des collectivités. L’objectif est d’appliquer une gestion d’austérité. Encore une raison de plus le 30 juin prochain de sanctionner dans les urnes la droite et l’extrême-droite.

Sylvain DALLA ROSA

Une baignade pathétique

Alors que de nombreux problèmes existent à Charleville-Mézières, comme le plan de circulation, le maire lance une opération de communication en allant se baigner dans la Meuse. Cette démarche, avec invitation cartonnée, qui coûte plusieurs milliers d’euros est pathétique. Il existe déjà un lieu de baignade surveillée en période estivale à la Warenne (quartier de Manchester) et les 2 piscines.

Parmi les problèmes à régler il y a l’entretien des berges de la Meuse. De nombreux embâcles (des arbres) sont tombés à la Meuse cet hiver qui a été particulièrement pluvieux. Il suffit d’aller au barrage de Montcy pour se rendre compte des arbres tombés à l’eau.

Il serait bien que cette baignade ne soit pas une incitation pour des jeunes à se baigner dans des endroits dangereux (navigation).

Sylvain DALLA ROSA

Walor, victime de la recherche du profit immédiat

Walor à Bogny sur Meuse et à Vouziers est en grand danger ! Rappelons que l’atelier des Janves (ancien nom de l’entreprise à Bogny sur Meuse) était si florissante qu’elle avait attiré N. Sarkozy, plus tard F. Hollande, venus l’un et l’autre visiter cette entreprise modèle, engagée dans l’industrie automobile.

Entre changement de propriétaire et évolution de l’industrie automobile vers des modèles électriques, Walor est menacé de fermeture à court terme, avec une fois de plus des ouvriers sur le carreau.

Mais est ce inéluctable ? Si les commandes de bielles par les constructeurs automobiles diminuent, par contre l’outil de production et le savoir-faire de ses salariés permet une reconversion vers le ferroviaire ou l’aéronautique par exemple. La SNCF a si peu anticipé que l’on manque de trains et que l’appareil de production ne suit pas ! Il y a place pour de nouveaux sous-traitants de l’industrie ferroviaire.

Sauf que la direction de Walor ne veut pas faire l’effort d’un nouveau projet industriel, d’investissements en matériel et en formation, préférant la fermeture à ces investissements qui la priverait d’un profit immédiat : un véritable gâchis !

L’espoir : le Nouveau Front Populaire

Après la stupeur du dimanche soir, la soumission du Président de la République à la demande du Rassemblement National de dissoudre l’Assemblée Nationale, la réaction n’a pas tardé ! Dans les délais imposés, les partis de gauche ont su proposer un programme et des candidats uniques pour faire face à la menace de l’extrême droite et rejeter les politiques macronistes pro CAC 40 ! Bien sur, cela n’est pas sans quelques regrets sur les candidats ou des lignes du programme. Mais l’essentiel est bien là : la gauche a déjoué le piège du Président de la République et se présente unie aux suffrages des électeurs les 30 juin et 7 juillet.

Mieux encore, ce Nouveau Front Populaire s’accompagne d’un engagement citoyen inédit, avec dès le week-end dernier de grandes manifestations contre l’extrême droite à l’initiative des syndicats et d’associations comme la LDH à l’origine d’un grand appel pluraliste. Ce mouvement citoyen est une garantie pour l’avenir : les députés du Nouveau Front Populaire ne seront pas seuls vis à vis de l’oligarchie financière qui voit dans le Rassemblement National une roue de secours à Jupiter.

Rappelons quelques éléments du programme du Nouveau Front Populaire : d’emblée quelques mesures pouvant être prises par décret dès la nomination du nouveau gouvernement comme l’augmentation du SMIC à 1600 € net (2000€ brut) et un calendrier de réformes pour répondre à l’urgence sociale, celle du pouvoir d’achat, celle de l’accès aux services publics, pour répondre à l’urgence écologique avec des mesures permettant d’atteindre la neutralité carbone en 2050, ce qui suppose des politiques nouvelles, offensives du logement, du transport mais aussi une réindustrialisation de notre pays plus vertueuse écologiquement que nos importations. Ce programme, c’est aussi évidemment tout faire pour la paix dans le monde, la reconnaissance de l’État de Palestine, la laïcité, la lutte contre les discriminations et l’antisémitisme et le racisme …

Le 30 juin on vote pour les candidats du Nouveau Front Populaire.

Michèle LEFLON

TOUS D’ACCORD POUR LE PIRE

Extrême droite, droite, macronie et les députés ardennais.

D’accord sur l’essentiel à l’assemblée nationale comme dans leurs positions politiques!

A l’assemblée ils ont voté contre:

-L’augmentation du smic

-L’indexation des salaires sur l’inflation.

-Le blocage des prix des produits de première nécessité.

-La gratuité des cantines et des fournitures scolaires pour les plus modestes.

-La revalorisation des petites retraites.

-Le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune.

-La taxe sur les super profits.

-La taxe sur les revenus de plus de 3 millions d’euros.

-L’augmentation de la TVA sur les produits de luxe.

-La loi permettant de lutter contre les déserts médicaux.

D’accord pour exonérer les salaires des cotisations sociales de même pour les primes, portant ainsi de nouveaux coups à la Sécurité Sociale. Les salariés toucheront ainsi un salaire net supérieur mais n’auront plus qu’à se tourner vers les grands groupes (assurance, retraites, maladie etc) avec quelles conséquences désastreuses.

Comment après avoir voté ceci pouvoir prétendre être les défenseurs des travailleurs ?

« Nous voterons en fonction de l’intérêt des français et non de la provenance des textes » avait précisé Marine LE PEN, le député CORDIER lui ne fait pas de politique mais s’occupe des Ardennes. Quoi de plus politique que de voter les lois, la démagogie du député est sans limite.

Que penser de ce qui précède? Ce sont des faits loin des défoulements de beaucoup sur les réseaux sociaux. Complètement ignorés d’une majorité d’Ardennais!

Quand on s’éloigne de la politique c’est la porte ouverte à tous les mensonges possibles à des lieues de la réalité et pourtant…ça marche!

Il est encore temps réveillons nous!

Jean-Pol BOIS

Des Inspecteurs qui défendent les salariés

Créés en 1874 les Inspecteurs du Travail sont toujours actifs dans notre pays. A l’origine il s’agissait de mettre en place des inspections pour contrôler le travail des enfants. Au cours des 140 ans d’existence, le rôle et l’utilité des Inspecteurs du travail ne sont plus à démontrer. Complémentaire de la création des Inspecteurs c’est en 1906 que fut instauré pour la première fois un Ministère du Travail. Pour bien montrer l’utilité de ces créations les différents gouvernements ont tous tenté de réduire leurs prérogatives au service des salariés.

A notre époque l’Inspection du Travail est un service de contrôle chargé de veiller à la bonne application du droit du Travail. Rien que l’intitulé des missions en font l’ennemie du Medef et de la droite. Nous en avons l’exemple avec le département de la Marne. Dans celui-ci un inspecteur syndiqué CGT a été mis à pieds pour avoir exigé qu’une association d’aide à domicile ordonne à ses salariés de porter un masque dans leur activité. En appel de cette sanction, en 2022, le Tribunal Administratif lui a donné raison.

Il existe aujourd’hui quelques 2236 Inspecteurs du Travail, effectif très insuffisant car impacté par les mesures d’économie budgétaire. Ceux-ci ne doivent pas être perçus comme des empêcheurs de travailler mais comme des responsables administratifs qui ont en charge la défense des travailleurs et le respect des conditions de travail.

Sylvain DALLA ROSA

A jouer avec le feu on risque la brûlure

Les résultats des élections viennent de placer le RN en-tête des candidats. Dans les Ardennes le résultat obtenu par celui-ci est de 45,9%, et de 34,00% à Charleville-Mézières avec un taux d’abstention de 50%. Ce score place l’extrême-droite largement devant les autres formations politiques avec un résultat supérieur à celui obtenu au plan national. Certes, cela ne représentent pas l’influence réelle du parti d’extrême-droite cependant il est très risqué de jouer avec le feu tant le RN porte intrinsèquement les gènes de l’autoritarisme et de l’anti-démocratie sous toutes ses formes.

La promotion médiatique, particulièrement à la télévision, a fait croire aux Français que le RN était un parti comme les autres. Avec ses compères de Reconquête ils avancent masqués. Si la position de l’extrême-droite devait se confirmer ce sont toutes les avancées sociales qui seraient remises en cause. Les Ardennais doivent se mobiliser pour renvoyer le RN dans les poubelles de l’Histoire.

En décrétant la dissolution de l’Assemblée Nationale, le président de la République adopte une position dangereuse. Avec cette démarche il trouve l’occasion de faire passer aux oubliettes la casse économique et sociale qu’il a opérée pendant son mandat.

Les Ardennais subissent, peut être plus qu’ailleurs, cette casse sociale que connaît notre pays. Avec un score sensiblement plus élevé pour le RN que nationalement les électeurs de notre département lancent un avertissement à ceux qui nous gouvernent. Il est urgent que Macron entende la colère qui s’exprime. Les formations de gauche et écologiste ont l’obligation de partir unies aux prochaines élections législatives qui se tiendront le 30 juin.

Le PCF en progression dans les Ardennes

2019 : 1857 voix   2,01 %

2024 : 2105 voix   2,3 %

Sylvain DALLA ROSA

La détermination face à l’incohérence

Suite à la décision insensée du Président de la République de dissoudre l’Assemblée Nationale après les piteux résultats que son courant politique a enregistrés, les forces de gauche de notre pays ont décidé de répliquer fortement à cette dissolution en créant le mouvement du « nouveau Front Populaire » qui rassemble les acteurs et militants des partis politiques, syndicats, associations seuls capables de sauver notre démocratie et garantir une société offrant la liberté, des salaires, des retraites et des pensions permettant de vivre dignement, un libre accès au meilleur en qualité de soins, une école publique et laïque ouverte à toutes et tous, l’accessibilité à la culture pour tous.

Dès le lundi soir du 10 juin, le Parti Communiste Français fort de son passé et de son histoire faisait en sorte qu’il n’y ait qu’un seul candidat de gauche par circonscription sur tout le territoire français, porteur des propositions de progrès et de mieux vivre, issu des forces composant ce nouveau Front Populaire.

À l’heure où j’écris ces lignes je ne suis pas en capacité de vous donner les noms des candidat.es qui porteront nos espoirs, mais je peux vous garantir qu’il n’y aura qu’un seul bulletin de gauche dans les trois circonscriptions des Ardennes.

Macron, totalement englué, dans ses contradictions ayant fortement entretenu le leurre que le seul parti d’opposition était le RN et ses alliés d’extrême droite, essaie de jouer la partition du front républicain pour faire barrage à l’extrême droite. Cette mauvaise recette ne marche plus, les électeurs n’en veulent plus, ils réclament une véritable union de gauche pour reprendre le chemin des urnes.

Il est important de ne pas oublier que le premier parti vainqueur des derniers scrutins est celui de l’abstention car même avec 30% des suffrages exprimés l’extrême droite ne représente que 30% de 50% des citoyens.

Aujourd’hui je me risque à dire que, face à la situation actuelle, la gauche française va se présenter unie pour les législatives des 30 juin et 07 juillet 2024.

Attention ne croyons surtout pas que le fait d’avoir gagné l’union d’une gauche combative et rassérénée est une garantie de victoire : nous avons mis en place le meilleur outil pour faire obstacle à une politique rétrograde porteuse d’idéaux nauséabonds nous ramenant aux heures sombres du vingtième siècle.

Il va nous falloir occuper très vite le terrain, convaincre les électeurs que nous sommes les seuls à leurs côtés en capacité de leur apporter des jours meilleurs, que tout autre candidat ou parti politique leur garantissant une amélioration de leur quotidien est porteur de mensonges et de régression sociale, ces dernières années en sont la preuve flagrante.

Alors je vous dis cher.es camarades, chères électrices, chers électeurs :

Aux urnes citoyens !!!

Patrick LATTUADA

Secrétaire départemental