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Affaissement de talus, un danger permanent

Suite aux intempéries qui frappent notre département depuis plusieurs jours le talus situé chemin sous les roches a connu un léger éboulement. Cette partie de voirie est instable et risque à tout moment une chute de roches et d’arbres beaucoup plus grave que celle qui vient de se produire. Il est urgent d’entreprendre des travaux de consolidation sur cette route très fréquentée.

Parcelles essentiellement composées de propriétés privées la collectivité doit impulser une rencontre avec tous les propriétaires afin de déterminer et d’engager la mise en sécurité du site. Il ne faut pas attendre une catastrophe plus grave pour réagir. Comme je le réclame depuis longtemps il faut prendre en compte qu’il s’agit des contreforts du massif de l’Ardenne et qu’il est indispensable d’en surveiller l’évolution.

Sylvain DALLA ROSA

À droite toute !

Répondre aux graves problèmes vécus par les Mahorais.se ne nécessite pas la mise en cause de l’unité de la république.

Depuis de (trop) nombreuses années les Mahorais.se vivent dans une situation extrêmement difficile, sans que les différents gouvernements successifs aient entendu ni reconnu leurs difficultés.

Vie chère, taux de chômage record, aggravent une situation de pauvreté extrême auxquels s’ajoutent l’insécurité et une pénurie d’eau récurrente toujours plus d’actualité.

Tout cela impliquerait en premier lieu de répondre aux urgences sociales, de renforcer les services publics à Mayotte et de garantir la sécurité des familles vivant sur l’île.

Les problèmes sont profonds et la détresse est immense.

En guise de réponse, le seul remède proposé par le ministre de l’Intérieur a été l’annonce d’une révision constitutionnelle pour supprimer le droit du sol à Mayotte.

Cette décision radicale, ou du moins présentée comme telle, par le ministre est vouée à l’échec. En 2018 déjà, le droit du sol limité à Mayotte avait été décrété. Force est de constater que 6 ans plus tard cela n’a rien réglé.

Après la tentative d’instauration de la « priorité nationale » dans la législation via la loi »immigration », M. DARMANIN persiste à s’inspirer des propositions dangereuses de l’extrême droite.

C’est aux causes fondamentales de la crise qui précipite les populations concernées dans une immigration forcée et non choisie, l’extrême pauvreté et l’insécurité qu’il faut s’attaquer, plutôt que d’afficher des propositions inefficaces, démagogiques et dangereuses.

Le PCF a appelé le Président de la République à exercer son rôle de garant de l’unité de la République en stoppant ce projet rétrograde.

Patrick LATTUADA

Un budget qui tourne le dos au service public

Le budget 2024 de la ville de Charleville-Mézières est placé sous le signe des contraintes financières multiples qui frappent les collectivités. Comme nos concitoyens les collectivités sont confrontées à une inflation qui gréve les dépenses publiques. Concernant les impôts, la revalorisation des bases, décidée par l’État, et qui servent au calcul de la fiscalité locale sont en augmentation de 4%. Ce sont les Carolomacériens qui vont devoir supporter cette évolution. Malgré cet effort fiscal cela ne suffira pas à combler les pertes financières. A titre d’exemple la hausse des frais d’assurance pour la ville vont subir en 2024 une hausse de 25%. Cela alors que le niveau des dotations financières n’augmente pas dans les mêmes proportions.

Dans cette situation il convient de prioriser la sauvegarde du service public. Malheureusement ce n’est pas le cas ni l’orientation qui est prise par la majorité de droite pour le budget 2024. Ainsi, la masse salariale est quasiment au même niveau que 2023 soit 39 millions d’euros. Compte tenu de la hausse légitime des salaires l’équilibre ne peut se maintenir qu’avec un non remplacement des salariés qui quittent la collectivité, retraités ou mutations. C’est le service public qui est pénalisé. A titre d’exemple on peut citer la fermeture de l’accueil au service de l’état civil place du théâtre, obligeant les habitants à se rendre à l’Hôtel de ville.

L’emprunt que contracte notre collectivité, pour faire face à ses besoins, n’a jamais été aussi haut. Il est prévu de le porter à 13,6 millions d’euros. Conscient de l’appauvrissement de la commune le maire déclare que ce chiffre ne correspond pas à l’emprunt réellement contracté. Par quel tour de « passe passe«  compte t-il obtenir ce résultat. Enfin l’encours de la dette est toujours aussi haut à 83 millions d’euros. Concernant l’investissement rien de bien neuf n’est programmé. Ce sont toutes ces raisons qui ont conduit l’opposition municipale à voter contre ce budget 2024.

Sylvain DALLA ROSA

Conseiller municipal

Hommage à Mélinée et Missak MANOUCHIAN

Au moment où des nuages noirs pèsent sur nos démocraties, où l’étranger est tenu responsable de tous les maux de la société, notre journée d’hommage à Mélinée et Missak souhaite apporter une lumière radicalement différente et témoigner du rôle qu’ont joués « 23 étrangers et nos frères pourtant » dans la libération de la France.

Il y a 80 ans, Missak Manouchian et ses camarades de l’Affiche rouge tombaient sous les balles de l’occupant nazi après avoir été traqués par le régime pétainiste de Vichy.

A cette occasion, son épouse et lui-même vont entrer, ce mercredi 21 février, au Panthéon.

Macron, qui vient de pactiser avec l’extrême droite pour faire voter la dernière loi sur l’immigration, kidnappe nos héros et détourne l’Histoire.

Afin de ne pas lui laisser le champ libre, notre Parti lance partout en France des initiatives pour honorer comme il se doit la mémoire de la Résistance. C’est pour cela que la fédération ardennaise du Parti Communiste Français vous invite à un hommage des époux Manouchian le mercredi 21 février.

18h : Rdv place Ducale : discours introductif, diffusion de la chanson de Léo Ferré « L’Affiche Rouge » puis lecture de la lettre à Mélinée.

Défilé jusqu’à la fédération 

19h : Diffusion du film « Les FTP-MOI dans la Résistance  »

« Tu casses, tu reconstruis » : chiche Mr le 1er ministre !

Gabriel Attal dans son discours de politique générale a averti et ciblé les jeunes : « tu casses tu répares, tu salis tu nettoies ». Mais que fait le président de la République depuis sa prise de fonction en 2017 ?

Il casse les services publics frontalement quelques soient les gouvernements qui se succèdent et qui imposent sans aucune considération pour le peuple la loi du marché en appliquant avec zèle leurs orientations libérales que ce soit au niveau national comme européen. Ils se targuent tous de dire avec fierté que nos services publics sont une richesse.

Cette richesse, ils n’y sont pour rien, elle a été gagnée de hautes luttes et certainement pas par ceux qui passent leur temps à la démolir de façon méthodique et toujours avec le même acharnement.

Ils considèrent que nos service publics sont une dette, la fameuse « dette publique », obsession du ministre de l’économie. Les services publics jouent un rôle central pour toutes et tous. Ils garantissent l’effectivité de nos droits fondamentaux sans aucune discrimination dans le respect de l’égalité, de la liberté et de la fraternité.

A rebours des besoins de la population, les attaques coordonnées et brutales ne servent que les intérêts particuliers de quelques uns. L’Éducation Nationale et la santé ne disposent même pas d’un ministère de plein exercice dans le gouvernement de Gabriel Attal : c’est emblématique. Pourtant l’état dans lequel se trouve notre école et l’hôpital le nécessiterait grandement.

Établissements fermés impliquant des stratagèmes et des parcours du combattant pour s’éduquer ou se soigner avec des personnels dans des situations professionnelles intenables.

L’école et l’hôpital sont en crise, de la maternelle à l’université pour l’Éducation Nationale, de l’hôpital local au CHRU dans le secteur de la santé.

Les salaires et les conditions de travail sont des préoccupations majeurs car sans amélioration significative les problèmes d’attractivité et de qualité du service rendu ne seront pas résolus.

Fabien Roussel et Léon Deffontaines portent ce combat aux côtés des organisations syndicales. Dans la rue comme le 1er et le 6 février pour l’école mais aussi dans les instances parlementaires pour contraindre ce nouveau gouvernement qui n’a rien de nouveau à engager des actes forts au service de l’intérêt général.

Corine POSTAL

Toujours moins de moyens pour l’Éducation Nationale

Après le boycott du Conseil social académique (CSA), le 24 janvier, par les organisations syndicales dont la CGT Educ’action, le CSA départemental s’est tenu le mercredi 31 janvier à la veille d’une journée de grève et de manifestation nationale dans l’Éducation Nationale. Lors de sa conférence de presse du 17 janvier, Emmanuel Macron s’est appesanti largement sur l’Éducation. Les annonces qu’il a égrenées (réarmement civique, apprentissage de la Marseillaise et cérémonies de remises de diplômes qui, par ailleurs, existent déjà, port de l’uniforme, SNU, labellisation des manuels de français et maths en cycle 2, nouveaux programmes…entre autres) n’ont pas convaincu. Les personnels s’interrogent également sur la mise en place des mesures du Choc des savoirs prévue à la rentrée 2024, mesures qui vont accentuer les inégalités et le séparatisme rendant notre système éducatif encore plus sélectif qu’il ne l’est malheureusement déjà.

Pour les personnels, les conditions de travail sont une préoccupation majeure. Les postes non pourvus et les manques de personnels dans les écoles, dans les établissements et services sont, cette année encore, extrêmement nombreux. Personnels absents non remplacés, surcharge de travail et mutualisation des moyens dans les services, formation continue sacrifiée et saccagée, inclusion sans moyens, sureffectifs dans les classes, etc… Tout cela contribue à dégrader encore davantage les conditions de travail et à cultiver la précarité à tous les étages. Par ailleurs, planent toujours les effets de réformes néfastes pour le système scolaire, la réforme de la voie pro en est l’un des exemples.

Concernant la carte scolaire 1er degré (écoles primaires), force est de constater que celles-ci vont encore se dégrader à la rentrée 2024, avec la fermeture programmée de 35 classes, une école maternelle et la suppression de 28 postes.

Comme chaque année, l’argument de l’administration pour justifier ces retraits est la baisse démographique de notre département. Pourtant, profiter de cette baisse pourrait avoir un effet ciseau qui servirait à l’allégement du nombre d’élèves par classes, au « plus de maîtres que de classes », à l’augmentation du nombre de postes de remplaçant.es et de décharges de direction…Ces pertes de moyens vont frapper durement les écoles concernées, avec des répercussions sur les équipes pédagogiques et leurs conditions de travail

Il n’y a à ce jour pas de plan d’urgence, pas de plan sur le long terme, ce gouvernement organise lui-même le dysfonctionnement des écoles et la pénurie des personnels. Il est le 1er responsable de la misère du service public de l’Éducation Nationale.

C’est pourquoi, les enseignants se sont mobilisés début février pour dénoncer une situation catastrophique. Le 1er février une délégation intersyndicale soutenue par les communistes ardennais a été reçue par Madame la Directrice d’Académie afin de transmettre les revendications portées par les grévistes.

Céline MEYERS

NDA Nouvelle formule !

Chers camarades, chers amis, chers lecteurs, NDA va changer de formule dès sa prochaine édition.

Bien entendu ce changement de formule ne concerne pas la ligne éditoriale. NDA est, et restera, la voix des militants communistes, prêts à apporter, comme cela a toujours été, toute la vérité sur l’information de la politique socio-économique locale, nationale et mondiale quand elle interpelle le quotidien des Ardennaises et Ardennais quel que soit leur âge et leur condition sociale. Nous savons que la quasi-totalité des citoyens, salariés, étudiants, retraités, demandeurs d’emplois… sont confrontés à une inflation galopante qui dévore à pleines dents leur pouvoir d’achat abaissant fortement leurs conditions de vie. Seuls les ultra-riches sont épargnés et continuent à profiter de la politique ultra-protectrice à leurs égards menée par Macron et ses gouvernements successifs.

Les salaires stagnent et l’écran de fumée du discours du nouveau 1er Ministre sur une hypothétique « désmicarisation » de la France ne trompe personne, notamment pas les retraités et pensionnés envers lesquels aucune allusion de revalorisation des retraites ou de pensions n’a été faite.

Les constats sur les prix, contredits par personne surtout pas par le ministre de l’économie, tel que l’augmentation de 23,4% du chariot « moyen » de produits de première nécessité, électricité/gaz + 15% cumulé sur 3 ans, sans oublier les presque 45% d’augmentation des tarifs postaux avec des résultats catastrophiques sur la régularité et la qualité des services qui n’ont plus rien de publics.

Toutes ces dégradations ont largement pesé sur l’obligation de revoir notre politique de publication de NDA !

Car si le prix moyen des denrées alimentaires n’impacte pas notre budget de fonctionnement, les augmentations du papier, de l’électricité, du gaz, des tarifs postaux et autres tel que abonnements téléphone, internet etc… nous obligent à réduire la voilure en matière de dépenses. C’est contraints et forcés que les élus du Conseil Départemental (CD) ont pris la décision de n’éditer que toutes les deux semaines la version papier de NDA, et ce à compter du 15 février 2024.

Les semaines où il n’y aura pas de parution papier, une version dématérialisée sera envoyée à tous les lecteurs ayant une adresse mail (courriel en français).

Les membres du CD bien conscients que ce nouveau mode d’exploitation pouvait péjorer ou ne pas plaire à tout le monde, offrent la possibilité d’avoir une version papier du numéro dématérialisé contre un don pécuniaire, option beaucoup plus facile à appliquer que le recours à un abonnement.

Cette option sera mise en place à toutes celle et ceux qui en feront la demande une fois le don réceptionné. Sans fixer de prix minimum nous vous faisons confiance pour que ce don corresponde aux frais engendrés par une expédition par voie postale.

Si ce nouveau mode d’exploitation vous interpelle, n’hésitez pas à nous joindre.

Patrick LATTUADA Secrétaire fédéral

Commerce : une réorganisation de grande ampleur

Les supérettes implantées dans les quartiers de Charleville-Mézières sont l’objet d’une profonde réorganisation. Après la fermeture du LIDL de la Ronde Couture c’est le magasin Casino situé avenue Jean Jaurès qui a fermé ses portes. Il apparaît que le groupe Intermarché, qui vient nationalement de racheter la marque Casino, veuille étendre son implantation dans la ville chef lieu des Ardennes. Conséquence le magasin est fermé pendant plusieurs mois suscitant de l’inquiétude chez les salariés compte tenu des travaux importants à réaliser pour mettre le magasin aux normes de sécurité. Sa réouverture n’est pas assurée. Quand au projet de remplacement du LIDL de la Ronde Couture il semble être tombé à l’eau.

Après la fermeture du magasin Camaïeu il est incontestable que nous assistons à une réorganisation commerciale de grande ampleur. Tout cela se fait au détriment des commerces de proximité car la tendance est d’implanter des magasins à la périphérie des villes. Cette stratégie va avoir des conséquences sur l’emploi et sur la pénalisation des habitants des quartiers qui n’ont pas de moyen de transport.

L’avenir pour les centres ville ne serait t-il pas aux petits commerces comme celui de la place de Montcy Saint-Pierre, La Marcasserie, qui fonctionne sur la base du mouvement associatif ?

Sylvain DALLA ROSA

Les entreprises raflent la mise au détriment de l’emploi

Au cours des années notre département a subi plusieurs plans de relance pour l’industrie et l’économie. Sans résultat probant à l’image de la fameuse Zone Franche qui est loin d’avoir tenu ses promesses. Un des derniers dispositifs en date est le « Bassin d’emploi à redynamiser » (BER) porté par le député J.L Warsmann. Ce dispositif, mis en place en 2007, est basé sur l’exonération d’une partie des charges que paient les entreprises. Cela correspond, suivant les années, à une exonération qui se chiffre à une trentaine de millions d’euros.

Ce dispositif vient d’être prolongé pour l’année 2024 pour les exonérations fiscales et jusqu’à 2026 pour la baisse des cotisations sociales. A ce jour nous n’avons aucun bilan sur l’impact de ce BER et le nombre d’emplois qui aurait été sauvegardés ou créés. C’est même l’inverse qui se produit. Ainsi, pour l’année 2023 le nombre de défaillance d’entreprises a progressé de 46,20% pour les Ardennes.

Pour inverser cette tendance le gouvernement mise sur l’implantation « d’industries vertes ». Ce nouveau dispositif est censé, pour la création d’emplois, de protéger l’environnement. Il s’agit également de donner plus de responsabilités aux élus locaux pour faciliter la réindustrialisation sur les territoires les plus fragiles économiquement. Cette loi qui vient d’être votée fait peser sur les élus la mission de baisser les délais administratifs pour la création d’entreprises. Sauf que ceux-ci n’ont aucun pouvoir sur l’administration. Si ça ne marche pas ce sont les élus qui seront montrés du doigt.

Sylvain DALLA ROSA