Esclavage, entre souvenir et combat d’aujourd’hui

Mise en place en 2006 la condamnation et le souvenir de l’Esclavage a lieu tous les 10 mai. C’était le cas à Charleville-Mézières où sur les bords de la Meuse rue Victor Schoelcher le Préfet des Ardennes, soutenu par les collectivités et plusieurs associations, avait programmé une cérémonie afin que la mémoire des décennies d’esclavage ne s’oublie pas.

C’est Victor Schoelcher qui fut en 1848 l’artisan de l’abolition de l’esclavage en France. La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et l’association Stop la Haine ont tenu à affirmer pourquoi le rappel de cette bataille contre l’esclavage et son lot de souffrances est indispensable. Cette abolition, il y a 176 ans, ne doit pas nous faire oublier les atteintes aux droits et à la liberté qui perdurent aujourd’hui.

Pour la LDH Christine Depuiset a rappelé les conditions de vie, aujourd’hui encore, que connaissent des centaines de personnes sur notre territoire. Dans son intervention elle devait rappeler que  » l’Europe compte environ 4 à 5 millions de personnes sans papier….ceux ci ont un accès limité ou inexistant aux droits……Dans les grandes entreprises de hôtelleries, du bâtiment….au cœur de ce système des êtres humains subissent des conditions de travail dégradées accompagnées de discriminations raciales« .

Nos combats d’aujourd’hui, pour que chacun dans notre pays puissent vivre dignement, passent par une prise de conscience et une mobilisation de tous les démocrates. C’est avec cette conviction que plusieurs militants du PCF ont participé à cette cérémonie.

Sylvain DALLA ROSA

Les anti-révolutionnaires ne désarment pas

En mai 2022 un élément du patrimoine Français a subi des dégâts importants en raison de la tempête. Il s’agit du Moulin de VALMY (Marne). Les dégâts sur l’édifice sont importants notamment avec la perte des ailes du Moulin. Pour une remise en état le montant des travaux s’élève à 164 000 euros.

L’histoire de ce symbole de la République remonte à 1792. En septembre de cette année là les troupes révolutionnaires devaient battre les Prussiens dont la volonté étaient de combattre la Révolution Française pour réinstaurer le roi et la monarchie.

La commémoration de ce monument historique devrait amener les collectivités territoriales à se porter garantes du patrimoine et à tout faire pour rénover ce Moulin.

Pourtant, à l’occasion d’un récent débat au Conseil Régional Grand Est, la majorité de droite a refusé de financer les travaux. Cette attitude range les conseillers régionaux de droite du côté des troupes anti-révolutionnaires. C’est une remise en cause de l’Histoire de notre pays. Devant le tollé qu’a suscité cette attitude aujourd’hui le discours de la droite a évolué. La Région veut bien participer au financement des travaux seulement si un dossier complet est présenté.

La visite du Moulin est toujours possible. Ceux qui passent dans la Marne peuvent, par leur présence, montrer la solidarité pour exiger la rénovation du Moulin.

Sylvain DALLA ROSA

Le niveau culturel en danger

Le dynamisme d’un territoire se mesure à son développement économique mais également à son animation et sa politique culturelle. Sur ce dernier point Charleville-Mézières s’appauvrit régulièrement. Après avoir renoncé au projet labellisé de SMAC (scène de musique actuelle) c’est la fermeture de l’Espace Manureva et l’annonce de la disparition de la librairie de Mohon que nous avons appris ces derniers mois.

On pouvait s’attendre à un sursaut de la municipalité. Malheureusement on ne voit rien venir. Pire des rumeurs persistantes font état d’une possible fermeture du Caveau, place Ducale, lieu d’exposition pour les artistes locaux. La même rumeur envisage une possible fermeture de l’espace Lebon situé rue du Petit Bois. La municipalité vient de confirmer la fermeture du Caveau.

On peut se retrancher derrière la tenue, tous les deux ans, du festival des Marionnettes, du rassemblement annuel du « Cabaret Vert » ou de l’assemblée des Confréries. Ce sont les arbres qui cachent le désert culturel qui nous menace. En dehors du festival musical annuel aucun spectacle d’envergure ne se produit à Charleville-Mézières faute d’une salle de spectacle permettant une acoustique de qualité.

Il y a quelques années une enquête auprès des cadres supérieurs précisait qu’avant d’accepter une mutation ceux-ci regardaient le niveau culturel et les animations se déroulant sur le territoire où ils pouvaient être mutés. Indéniablement le culturel rejoint l’économie.

Dans ce domaine comme dans quelques autres il est urgent de se ressaisir.

Sylvain DALLA ROSA

Reprenons la main le 9 juin

Dans moins d’un mois auront lieu les élections européennes. Des élections pas importantes ? Oh que si ! Ce sont les politiques européennes qui mettent en concurrence les salariés entre eux pour tirer vers le bas les salaires. Ce sont elles aussi qui exigent des réductions dans les dépenses publiques menaçant l’école, la santé, la justice … La liste des conséquences des politiques européennes menées pour la finance, contre les peuples, est longue. Ceci n’exonère bien sur pas nos gouvernants de leur responsabilité. Ils pourraient s’opposer à ces politiques, ils ne font que les défendre !

Alors le 9 juin, il faudra aller voter. Comme à chaque élections les médias dominants nous présentent volontiers ces élections comme un duel entre l’extrême droite et la Macronie oubliant tout le mouvement progressiste. Ce sont pourtant les seules élections véritablement à la proportionnelle où chaque voix compte pour un. Un unique bémol : seules les listes ayant plus de 5 % des voix se partagent les sièges des députés européens. Mais avec 5 % la liste de la Gauche Unie pour le monde du travail, conduite par Léon Deffontaines, aura 5 élus pour porter nos idées dans les institutions européennes !

Un duel entre l’extrême droite et la Macronie ? La Macronie, chacun a compris à quel point elle ne défend qu’une élite. L’extrême droite, entendons nous souvent, « on n’a pas essayé ». Pourtant, on peut démonter son programme économique, qui, masqué par des propos démagogiques, constitue surtout une roue de secours pour le patronat. Mais venez donc voir ce que le Front National a fait à Béziers depuis qu’il dirige cette ville. La Fédération des Ardennes du PCF a le plaisir d’accueillir le mercredi 23 mai Daniel Kupferstein, réalisateur d’un film « Béziers, l’envers du décor ». Après la projection de ce film nous pourrons échanger avec le réalisateur. Ce sera le 23 mai à 20 h au centre social André Dhôtel.

Des élections pas importantes, des élections jouées d’avance … tout est fait pour que les vraies questions, celles qui touchent à la vie des gens, le travail, les salaires, les retraites, l’alimentation, la santé, l’école … ne soient pas abordées. Ce sont ces questions sociales que la liste conduite par Léon Deffontaines met dans la campagne avec des propositions pour nous sortir de la crise actuelle. Notez déjà la date du 3 juin. A 18 h salle de Nevers à Charleville-Mézières aura lieu une réunion publique avec deux candidates de la liste, Irène Perrin-Toinin, la locale de l’étape, secrétaire de la section du PCF de Charleville-Mézières et Marie Claire Cailletaud, syndicaliste, conseillère honoraire du CESE. On pourra parler réindustrialisation de notre pays, énergie, écologie, services publics …

Michèle LEFLON

« Place nette » un petit tour et puis s’en va !

La sécurité est une des priorités exprimées par les français. C’est le cas dans les Ardennes où la délinquance en 2023 est en hausse de 3,5% selon les chiffres publiés par la Préfecture. Cette situation nécessiterait des mesures fortes notamment en renforçant de façon permanente les effectifs de police et la dotation de matériel nouveau et performant.

Pourtant ce n’est pas le chemin sur lequel s’engage le gouvernement. Deux aspects de cette politique démontrent la façon très austéritaire qu’il pratique. Simultanément on apprend que la construction d’un nouveau commissariat à Sedan n’est plus d’actualité et que le ministre de l’Intérieur expérimente une opération contre le trafic de drogue appelée « Place nette ». Cette appellation fait bien rire les dealers ! Ce dispositif n’est ni plus ni moins qu’une pure campagne de com.

Ce nouveau dispositif vient d’être expérimenté dans notre département, dans les quartiers de Revin, Rethel ou Vivier-au-Court. Presque 500 gendarmes avaient été mobilisés pour cette opération. Celle-ci à duré quatre jours avec des résultats sans commune mesure avec le développement des quantités de drogue qui circulent. Depuis cette opération coup de poing, au dire des riverains, le trafic continue mais……………. les forces de gendarmerie sont déjà reparties !…

Nous sommes loin de la police de proximité et de l’îlotage qui avaient permis de faire reculer les actes de délinquance.

Sylvain DALLA ROSA

L’IA contre l’emploi et la confidentialité

Les progrès de la science sont de jour en jour de plus en plus présents dans notre société. C’est le cas de l’Intelligence Artificielle (IA) que le gouvernement veut mettre « au service » des Français. En réalité, derrière ces bonnes intentions, c’est la suppression d’emplois qui se profile et des atteintes à la confidentialité sur des données personnelles. A l’occasion d’un récent déplacement dans les Hauts-de-Seine, le Premier Ministre G. Attal a déclaré vouloir permettre avec l’IA de « débureaucratiser l’administration et ramener les services publics sur le terrain ».

L’IA serait une intelligence capable de réaliser n’importe quelle tâche administrative comme le ferait un humain. Son utilisation permettrait de transformer de nombreux secteurs d’activité. On trouve notamment dans ses domaines d’intervention, la médecine, l’administration ou la finance. Une récente étude affirme que d’ici quelques années plus de 300 millions d’emplois viendront à disparaître sur la planète découlant de l’application de l’IA. Outre l’emploi, une autre question se pose, l’IA aura-t-elle accès aux données personnelles? Ce n’est plus de la fiction mais une réalité d’ores et déjà bien présente.

Comment ces questions vont elles être appréhendées par les collectivités comme Charleville-Mézières, Sedan ou Ardenne Métropole. Il ne serait pas superflu qu’un groupe de réflexion soit mis en place, sous l’égide du conseil départemental, pour appréhender l’évolution de ces découvertes et limiter leur impact. Nous sommes déjà dans le futur…….

Sylvain DALLA ROSA

120 ans !

C’est l’âge du journal L’Humanité, le plus beau nom qu’on pouvait donner à un quotidien.

En plein essor du capitalisme, Jean Jaurès, député du Tarn, avait saisi le rôle décisif de la presse. Il y fixe deux règles : la recherche d’information pour donner le moyen de comprendre et juger les évènements du monde et l’indépendance financière.

Faire vivre un grand journal sans qu’il soit à la merci d’aucun groupe d’affaires reste aujourd’hui encore un problème difficile et un combat au quotidien. L’ultra concentration des médias, l’information jetable ou recyclée occupent et phagocytent l’espace médiatique. L’Huma est devenue une véritable exception dans un pays où 9 milliardaires se partagent l’essentiel de la presse française et où l’extrême droite occupe de plus en plus de place pour imposer ses idées réactionnaires et attiser la haine de l’autre.

L’information n’est pas une marchandise à vendre à des consommateurs mais un bien collectif indispensable à la citoyenneté et la démocratie en dehors de toutes influences et censures politiques ou mercantiles. Si L’Humanité tient bon, c’est par une richesse qui n’est pas cotée en Bourse !

Ses lectrices et lecteurs ne se résignent jamais et puisent dans les articles le désir de s’engager pour un monde meilleur. Fêter l’anniversaire de L’Huma, c’est avoir un regard contemporain sur 120 ans d’histoire politique. Ce grand quotidien national a su s’adapter, se remettre en question sans jamais se renier ni perdre sa boussole et sa force de caractère.

Cet anniversaire est l’occasion de rappeler que nous avons toutes et tous plus que jamais besoin d’HUMANITÉ.

Corine POSTAL

Elections européennes avec Léon Deffontaines : pour l’emploi et la réindustrialisation! 

Trouvez-vous normal que le patron de Stellantis amasse 36.5 millions d’euros en un an, alors que les ouvriers, qui produisent la richesse, ne reçoivent que des miettes ? Les communistes avaient proposé lors des élections présidentielles un écart plancher des revenus de 1 à 20. Avec Léon Deffontaines, nous voulons, pour les élections européennes du 9 juin prochain, appliquer cette règle à l’échelle européenne : mettre en place des salaires plafond via une directive européenne, c’est possible ! Il n’est pas juste de continuer dans un monde avec des grands patrons qui gagnent 500 fois plus que leurs employés. Ce sera aussi un moyen de s’attaquer aux paradis fiscaux au sein de l’UE, où, ces grands patrons comme Tavares, PDG de Stellantis, vont s’exiler.

Trouvez-vous normal que des usines soient menacées de fermeture dans nos Ardennes ? A l’heure où l’urgence est de réimplanter des industries, créer des emplois, reforger nos savoir-faire, des multinationales comme Walor implantées à Bogny et Vouziers envisagent encore de fermer et de plonger des centaines de famille dans la précarité. Ces usines où l’on fabrique des bielles pour les moteurs des voitures thermiques bénéficient pourtant d’installation de derniers cris. Pour ces patrons, il n’est pas question d’arrêter la production mais de la délocaliser puisqu’ils veulent toujours plus de bénéfices au détriment des travailleurs. Pourtant, avec le plan climat élaboré par le Parti Communiste Français, la réindustrialisation et l’adaptation des industries sont les conditions pour faire face au dérèglement climatique. Produire non pas seulement pour les voitures, mais aussi pour le train de fret, les bus, les camions de transports routiers : il ne s’agit donc pas de fermer des usines, mais d’étendre leur capacité et leur production !

Venez en débattre avec les candidats de la liste PCF – Gauche unie pour le Monde du Travail !

Irène PERRIN TOININ

Candidate PCF sur la liste de Léon DEFFONTAINES

Secrétaire de section de Charleville-Mézières

ÉLECTIONS EUROPÉENNES : UNE CANDIDATE ARDENNAISE

Nous sommes désormais à environ 2 mois du scrutin. À l’heure d’engager les étapes finales de notre campagne, une très bonne nouvelle nous est parvenue le 8 avril dernier.

Irène PERRIN-TOININ, secrétaire de la section de Charleville-Mézières a été retenue comme candidate sur la liste définitive de ces élections Européennes.

C’est une véritable reconnaissance du travail et de l’engagement des militants communistes ardennais et un argument supplémentaire pour sensibiliser et motiver les électrices et électeurs pour éradiquer l’abstention, phénomène qui nuit gravement à la démocratie, et démontrer l’importance des enjeux de ce scrutin.

La présence d’une candidate travaillant et vivant dans leur département va aider à démontrer à nos concitoyens que notre liste est la seule réelle alternative à un changement de politique et que le parlement européen est une instance politique qui a du pouvoir et non une simple chambre d’enregistrement de directives administratives. Ce qui en clair signifie qu’aucune proposition poussant à aller vers encore plus de libéralisme ne peut être appliquée sans le consentement du Parlement européen.

Au Parlement européen on fait des choix, et les mouvements sociaux de ces derniers mois démontrent amplement que ces choix ne plaisent pas à la majorité des salarié.es, retraité.es, étudiant.es, privé.es d’emploi.

C’est donc par la voix d’Irène et notre présence sur les marchés, lieux publics… et les rencontres citoyennes que nous allons fixer que nous allons affirmer et expliquer que :

Voter pour la liste menée par Léon DEFFONTAINES c’est dire NON à plus d’austérité et de libéralisation, OUI à plus de services publics, de possibilité de vivre dignement de son salaire ou de sa retraite et plus d’égalité sociale.

Patrick LATTUADA.

Les missions régaliennes de l’État remises en cause

Récemment un cycle de concertations relatives à la modernisation des polices municipales s’est déroulé sous l’égide de l’État. Sous le couvert d’une hypothétique modernisation il s’agit en réalité de transférer un peu plus de responsabilités aux collectivités dans le domaine de la sécurité.

La France compte 27 000 agents de police municipale répartis dans plus de 4500 communes. Ce nombre est en constante augmentation ces 20 dernières années et cette hausse devrait se confirmer avec la volonté des maires de recruter 11 000 agents supplémentaires d’ici aux élections municipales de 2026. La conséquence de cette tendance à l’augmentation des effectifs de policiers municipaux depuis 1999, confirment la volonté des élus locaux de disposer d’une police municipale à leur entière disposition. Les missions dévolues aux policiers municipaux et en constante augmentation. Au point que dans la réalité -ci prennent de plus en plus de responsabilités qui jusqu’à présent relevaient des missions régaliennes de la police nationale.

Dans notre département c’est la ville de Charleville-Mézières qui domine les autres collectivités. Avec une cinquantaine d’agents pour une masse salariale de prés de 1 million et demi et un budget équipement de 545 500 euros pour 2024. A ces effectifs il faut ajouter 8 agents de surveillance de la voie publique (chargés de mettre les PV) et 130 caméras dont 5 caméras nomades.

Pourtant malgré une farouche volonté d’étoffer leurs missions ces dernières semaines un malaise touche la police municipale carolomacérienne. Le directeur mis en place récemment semble ne pas faire l’unanimité. Avec la pose de caméras de vidéosurveillance et le renforcement des effectifs de la police municipale la ville empiète de plus en plus sur les prérogatives régaliennes de l’État. Incontestablement cette politique coûte et pèse sur les finances communales et pose un problème de compétence.

Sylvain DALLA ROSA