Le PCF résiste

La période que nous vivons est marquée par une crise politique profonde. Alors qu’il a été désavoué par les électeurs (trices) le Président de la République s’obstine à vouloir prolonger sa gestion du pays avec les mêmes principes de droite. La récente nomination de François Bayrou comme 1er ministre est bien la démonstration qu’il n’a pas l’intention de changer de politique. Cette situation entraîne un détournement des Français de la gestion du pays et même, ce qui est nouveau, de la gestion des collectivités.

Dans ce contexte il est intéressant de regarder l’état de l’opinion publique. Même s’il faut prendre ces résultats avec de grandes précautions les sondages de popularité sont néanmoins un reflet de la situation des responsables politiques à l’instant T. François Bayrou, empêtré dans son budget 2025 et des affaires judiciaires, chute de 4%. Seulement 24% des sondés ont une bonne opinion du 1er ministre. A gauche, avec 22% d’opinions favorables c’est François Ruffin qui est en tête suivi par le dirigeant communiste Fabien Roussel avec 21%. Le chef de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, pointe dans le bas du tableau avec seulement 15%. Il faut noter qu’à quelques jours du 8 mars pour la défense des droits des femmes seulement 5 femmes sur 26 sont citées dans le tableau. Globalement les médias, notamment télévisés, jouent un rôle considérable dans la médiatisation des responsables politiques.

Devant ces résultats le Nouveau Front Populaire doit en tirer des enseignements pour les luttes à venir et sur le besoin d’unité à gauche. Et surtout en finir avec les invectives entre les partis qui composent le NFP. Pour ce résultat les médias, notamment télévisés, jouent un rôle considérable.

Sylvain DALLA ROSA

La Sécurité Sociale, hier, aujourd’hui et demain

La Fédération des Ardennes du PCF est partie prenante avec d’autres organisations d’un débat sur ce thème le jeudi 13 mars à 18 h 30 à l’amphithéâtre Pierre Mendès France de Sedan. Pierre Caillaud Croizat nous fait l’honneur de venir parler de son grand-père, Ambroise Croizat, ministre communiste à la libération, le bâtisseur de la Sécurité Sociale.

En 1946, ce dernier terminait un discours à l’Assemblée Nationale par ces mots : « Voilà qui suffit à démontrer l’ampleur du contenu de la notion de sécurité sociale. Celle-ci implique d’abord une organisation économique qui fournisse à tous les hommes et toutes les femmes en état de travailler une activité rémunératrice. »

Que tous ceux qui le peuvent aient un travail leur permettant de vivre dignement est toujours à l’ordre du jour ! C’est le sens de la campagne du PCF pour la réindustrialisation de notre pays et les services publics.

A l’heure où les principes de la Sécurité Sociale sont remis en cause, avec le projet de retraite par capitalisation par exemple, ce débat va permettre d’éclairer les questions d’aujourd’hui à la lumière des valeurs fondatrices de la Sécurité Sociale et de mettre en avant des revendications comme le 100 % sécu en santé ou la prise en charge solidaire de la perte d’autonomie.

Michèle LEFLON

Le 8 Mars, journée plus que jamais d’actualité 

La journée internationale de lutte pour les droits des femmes est en effet et toujours une journée de revendications.

Égalité au travail, dans la vie courante, solidarité avec les femmes du monde entier, lutte contre les idées d’extrême droite sexistes et patriarcales sont autant de combats à mener encore aujourd’hui.

Il faut également refuser et se battre contre tous les types de violences infligées  aux femmes qu’elles soient morales ou physiques dont les violences sexuelles et les féminicides font partie, ces derniers ne diminuant malheureusement pas année après année.

Les inégalités ne sont pas une fatalité non plus. Qu’elles soient dans le monde du travail concernant les salaires mais aussi les temps partiels subits, qu’elles  soient sexistes au travail, dans la famille ou l’espace public, les injustices restent entières.

Les lois sont un appui crucial encore faut-il qu’elles soient appliquées ! La directive européenne sur « la transparence » vise à renforcer l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes. La France doit la transposer en droit français d’ici 2026. Les inégalités salariales impactent directement le quotidien des femmes mais elle le paient  également cash quand elles font valoir leur droit à la retraite.

Cette transposition est donc un enjeu majeur car les métiers occupés essentiellement par les femmes notamment dans les services publics sont sous-valorisés bien que comparables à certains métiers masculins. Ils doivent être reconnus à valeur égale. Il est impératif d’augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail, dans le soin, le commerce mais aussi la propreté pour ne citer que ces exemples de métiers majoritairement féminins.

La santé n’échappe pas à la persistance de ce phénomène d’inégalité. Depuis une petite dizaine d’années, la recherche explore enfin comment le genre influence le diagnostic et la prise en charge de certaines maladies.

Le budget Bayrou accentue encore les inégalités par des restrictions budgétaires majeures qui, par voie de conséquence pénalisent d’autant plus les femmes.  

Dans un autre registre, le droit des femmes à disposer de leur corps par la contraception ou l’IVG nécessite un accès libre et remboursé.

Malheureusement certains territoires sont dépourvus de structures tels que les plannings familiaux pour accéder à ces droits ce qui complique gravement les démarches et la vie des femmes.

Pour toutes ces raisons, la mobilisation le 8 mars continue de s’imposer.

À cette occasion, l’UD CGT organise une initiative à la bourse du travail à partir de 10h00 (inscriptions obligatoires).

Restons toutes et tous mobilisé.es pour des Jours Heureux au féminin !

Le film « À temps plein » diffusé sur France 2 le 2 mars est un exemple criant de réalisme sur la vie de milliers de femmes confrontées à la conciliation  entre vie professionnelle et personnelle avec tous les aléas qui vont avec, d’autant plus quand elles sont seules et mères de famille (à revoir sur la plateforme france.tv).

Corine POSTAL

SEDAN La Sécurité Sociale hier, aujourd’hui et demain

Communiqué : La LIBRE PENSÉE des Ardennes affirme sa défense de la laïcité

L’association ardennaise de la Libre Pensée (LP) vient de tenir son assemblée générale. La réunion a commencé par une minute de silence en mémoire de Michel NAGOT, vice-Président de l’association, qui est décédé début février. Son engagement mérite le respect de tous les défenseurs de la laïcité.

En introduction, le Président, Alain TOURNAFOL, a rappelé les principes de base qui guide l’action de la LP. L’engagement de celle-ci pour une laïcité institutionnelle se détermine par le respect de la loi de séparation des églises et de l’État du 9 décembre 1905. Les militants ont également réaffirmé leur volonté d’un monde en paix. Cette détermination donne à la LP l’exigence de voir la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple » assassinés pendant la guerre 14/18. Autre point sur lequel sont revenus les participants concerne le concordat qui finance les ministres du culte. La LP dénonce avec force la volonté de certains élus du Grand Est d’élargir le concordat à l’ensemble de la région.

Le débat a permis de revenir sur la présence et le soutien de la LP dans les combats actuels pour le progrès social. Un appel au renforcement de l’association a été au cœur de l’intervention des membres présents.

La réunion s’est clôturée par la désignation du bureau de l’association. A. Tournafol Président, D. Postel vice-présidente, S. Dalla Rosa trésorier et S. Moglia membre.

La pauvreté toujours aussi présente

L’observatoire des inégalités vient de rendre public les statistiques sur la pauvreté dans notre pays. En France, le taux est de 8,10% et cela représente 5,1 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté, soit comme ressource 1014 euros par mois. Encore moins pour une part importante de la population. Cette situation est devenue intolérable surtout quand on la compare au classement national des 500 plus grandes fortunes qui atteignent les 1200 milliards d’euros.

Dans notre département, celui-ci est classé 10e du classement national avec un taux de 19,40%. Sedan arrive en tête avec un taux de 33% suivi de près par Charleville-Mézières avec 30%. Pourtant les inégalités ne sont pas une fatalité. A titre d’exemple les salaires pourraient être revalorisé avec la lutte contre l’évasion fiscale qui représente environ 80 milliards.

Derrière la lecture des chiffres il y a une réalité douloureuse. Celle de foyers qui se privent sur tout. La pauvreté est un véritable drame dans notre pays. On ne peut s’empêcher de constater la faillite sociale de l’État qui refuse de s’attaquer aux véritables causes de la pauvreté.

A Charleville-Mézières la municipalité cherche a obtenir le label « ville où il fait bon vivre ». Cette démarche ignore totalement le niveau de difficultés sociales que rencontrent les habitants. Avoir un panneau du label aux entrées de ville n’apportera pas de solution pour vivre mieux.

Sylvain DALLA ROSA

Les retraites toujours menacées !

Le rapport de la Cour des Comptes a mis fin aux élucubrations de François Bayrou sur un « déficit caché » du régime des fonctionnaires. Mais il annonce ce que gouvernement et patronat voulaient entendre : une « nette dégradation » de la situation financière de nos régimes de retraites dans les vingt prochaines années.

En fait, ce rapport repose sur des hypothèses volontairement désespérantes de chômage (7% pour toujours) et de productivité apparente du travail. Dans ces conditions, la Cour des comptes veut réduire la part des richesses consacrées aux retraites de 13,9% du PIB en 2025 à 13% en 2045 !

Les travaux du Conseil d’Orientation des retraites (COR) avaient pourtant fourni des éléments montrant que le problème n’est pas la démographie mais celui de l’activité, de son contenu, et donc de l’emploi et des capacités humaines à développer. Est-ce pour cela que le gouvernement a choisi de faire appel à la Cour des Comptes, cette institution d’Ancien régime, plutôt qu’au COR, qui réunit dans la transparence experts et représentants des forces économiques et sociales ?

Certes, le rapport entre le nombre des inactif·ves et celui des actif·ves doit augmenter de 25 % d’ici à 2060, mais l’augmentation du PIB en volume, qui mesure les richesses produites, est estimée à 60 % : il y a de la marge si le coût du capital cesse de plomber l’économie !

L’heure n’est donc pas à ergoter sur des ajustements à la marge. Il faut non seulement abroger la réforme de 2023 mais surtout arrêter l’enchaînement infernal des réformes qui dégradent les droits des assurés sans apporter aux régimes de retraites les ressources dont ils ont besoin.

Pour que la retraite au XXIe siècle soit pleinement « un nouvel âge de la vie, et non une antichambre de la mort », selon le projet d’Ambroise Croizat, il faut la rendre possible à 60 ans, avec prise en compte des carrières longues, des années d’études, de la pénibilité.

Cela coûterait cher, nous dit-on ? Pour dégager les moyens nécessaires à la protection sociale, aux services publics, aux salaires, il faut donc oser s’attaquer en priorité au chômage, à la précarité, aux restrictions imposées aux dépenses de formation, et emmener ainsi les entreprises dans un chemin d’efficacité économique, sociale et écologique nouvelle.

Deux pistes majeures de financement doivent être examinées. Elles sont proposées par le PCF mais elles sont portées bien plus largement dans les mobilisations sociales :

– une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques. À 10 % (taux moyen de cotisation patronale retraite) elle pourrait rapporter plus de 40 Milliards d’euros, tout en incitant les entreprises à se désintoxiquer de la « finance »

– une surcotisation (taux plus élevé, sur la part patronale) des entreprises qui « taillent » dans l’emploi, les salaires et la formation, n’appliquent pas l’égalité salariale femmes/hommes. Il s’agit ainsi d’emmener les entreprises vers un chemin de progrès. Car celles qui contribuent de façon saine et efficace à l’activité et à l’emploi bénéficieront du taux normal, donc moins élevé.

Le PCF demande le chiffrage et l’évaluation de ces mesures ! Combinant pénalisations et incitation elles permettraient de dégager les ressources nécessaires à une réforme de progrès tout en permettant

– la suppression des exonérations de cotisations sociales ;

– la sortie progressive de la CSG et une taxation renforcée des revenus proprement financiers des ménages.

Décès

C’est avec tristesse que nous annonçons le décès de Françoise JAYET.

Françoise, militante infatigable, restera gravée dans nos mémoires pour son engagement et sa fidélité aux combats pour toutes les libertés.

La Fédération des Ardennes du P.C.F présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

BER ( Bassin d’Emploi à Redynamiser), sans contrôle des fonds publics…..

La situation économique et industrielle de notre département se dégrade d’années en années. Pourtant ce ne sont pas les différents dispositifs qui manquent. Depuis les années 1970 ou a commencé concrètement la casse de la sidérurgie ardennaise ce sont des millions qui ont été consentis aux entreprises de notre département. Un récent rapport couvrant la période de 1996 à 2006 chiffre à 66 millions d’euros le total des différentes aides aux entreprises ardennaises. La fermeture d’entreprises comme Cellatex ou Thomé-Génot sont la démonstration du gâchis que cela a engendré..

Ainsi, les dispositifs n’ont pas manqué: Pôle de conversion, BDIA (bureau départemental d’industrialisation), nomination d’un sous-préfet développeur, plan de redynamisation économique, contrat territorial, pôle de compétitivité…..et qu’est devenue la commissaire à l’industrialisation nommée en 2009, madame S. Mielle?

Au delà de leur efficacité proche du néant en matière d’emploi ces aides auront permis d’augmenter les dividendes perçues par les industriels. L’emploi est toujours en berne et se situe durablement à 2% au dessus de la moyenne nationale.

Dans ce contexte la reconduction du BER (bassin d’emploi à redynamiser), sans bilan des années écoulées, ressemble à de la provocation. Ce sont 30 millions supplémentaires d’exonérations pour les entreprises ardennaises sans véritablement d’améliorations. Le député macroniste J.L Warsmann, à l’origine du BER, doit rendre des comptes. Un véritable contrôle de l’utilisation des fonds publics pour l’emploi et indispensable.

Sylvain DALLA ROSA

Le capitalisme accélère, accélérons aussi !

En ce début d’année 2025 nous traversons une période d’accélération politique brutale.

Nationalement, le nouveau gouvernement mis en place continue à rester sourd aux revendications de la majorité des citoyens et entretient le sentiment d’incertitude et de crainte du lendemain. Mondialement, l’arrivée à la tête des USA d’un ultra libéral, la continuité de la guerre aux portes de l’Europe ne font que renforcer cette peur des jours prochains.

L’accroissement du capitalisme roi ne fait que renforcer la différence de classe entretenant plus que jamais l’individualisme et la défiance vis-à-vis de l’autre.

L’extrême droite, alliée historique et naturelle du capitalisme, profite de ces circonstances pour s’introduire de plus en plus dans les strates de la société et prôner sa conception venimeuse de la société.

Face à cette situation les militants communistes ne sont pas prêts à baisser les bras et laisser la voie libre au réformisme.

Lors du dernier conseil national, ils ont acté qu’en chaque crise il y avait une opportunité pour nourrir, fédérer et renforcer la lutte autour d’un projet à la hauteur des défis de demain.

Patrick LATTUADA

Secrétaire fédéral