Effectivement, si rien n’est fait, le pire reste à venir. Cela fait maintenant plus de 30 ans que les climatologues et les géographes alertent mais rien n’y fait. Notre pays risque d’être difficilement vivable car nos structures sont adaptées à un climat dit « tempéré ». Déjà nous suffoquons avec les 42° ou 43° franchis localement la semaine dernière. Des points à 50° seront possibles vers 2050 et même peut-être avant ainsi que les catastrophes qui vont avec : pluies diluviennes, sécheresses saisonnières extrêmes.
L’adaptation au changement du climat est devenue déterminante et urgente puisque rien ou presque rien n’a été fait depuis la catastrophe de 2003 et même avant. Le chantier de l’adaptation est d’abord une question nationale. Depuis 2021, les scénarios du réchauffement ont été revus à la hausse en France. Le thermomètre s’emballe mais le gouvernement freine toute ambition politique. Crédits réduits pour la rénovation des bâtiments, « fonds vert », dont Macron se félicite de sa création, qui passe de 2,5 milliards en 2024 à 850 millions cette année. Les conditions d’attribution de ma « Ma primeRénov » pour les particuliers vont se durcirent et ses critères d’attribution seront de plus en plus contraignants.
L’austérité devient l’alliée du réchauffement. Elle met en danger les plus vulnérables qui ne peuvent compter que sur le service public.
Le ministre de l’Éducation Nationale s’est déchargé de ses responsabilités sur les collectivités, avec des écoles fermées par les maires, laissant aux parents la responsabilité de protéger leurs enfants de la canicule et des situations intenables, à tel point que Mezhoura Naït Abdelaziz, Secrétaire Départementale CGT Educ’Action 08 a du écrire au préfet pour lui faire part des conditions de travail intenables de certain.e.s de ses collègues faisant face à des malaises à répétition nécessitant l’appel au 15.
Pour l’hôpital, idem, après les sacs poubelle et le manque de masques pour les personnels, les couvertures de survie sur les fenêtres. La valse des ventilateurs dans les chambres fournis par les établissements ou des chaînes de grands magasins ou même les familles !!! Voilà à quoi nous en sommes réduits !!! « Rien ne sera plus comme avant » avait dit le Président de la République après la crise de la Covid 19 ! On constate le résultat !
Avec des PLF (projet de loi de finances) et PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité Sociale) toujours en-deçà des besoins, comment les établissements peuvent investir face au changement climatique ? Majoritairement en manque de recettes, ils en sont incapables. La ministre de la santé a annoncé un saupoudrage sur 10 ans de financement de projets renforçant « l’efficience » des établissements ce qui veut dire concrètement des projets accompagnant des fermetures de lits et de services ! Le prochain PLFSS doit donner aux hôpitaux et EHPAD les moyens de répondre aux besoins de la population qui considère que ce n’est ni sur la santé ni sur l’autonomie que des économies doivent être faites.
Rien n’a changé ou presque depuis 2003, l’austérité met en danger les plus vulnérables qui n’ont ni climatiseur, ni piscine à domicile pour se rafraîchir. La lutte pour l’adaptation est une lutte de classe.
Le PCF vous engage à consulter son plan « Empreinte 2025 ».
Corine POSTAL