Aginode (ex Nexans) à Fumay et Vrigne aux bois

Va-ton encore revivre dans les Ardennes un drame industriel, sous une forme connue : un grand groupe se débarrasse de sites au profit d’un repreneur, qui les ferme quelques années plus tard. Nexans a vendu ses sites de Fumay et de Vrigne aux Bois en 2023 à un fond d’investissement belge Syntagma Capital sous le nom d’Aginode.

En 2024, Nexans enregistre une hausse de 27 % de son bénéfice net !

Ce jeudi, Aginode passe au tribunal de commerce de Sedan pour une demande d’ouverture de procédure de redressement judiciaire : ce sont 240 salariés qui sont menacés. Venez les soutenir : rendez-vous à 13h45 au tribunal de Commerce de Sedan (1 Rue de la Comédie).

Accès aux soins en difficulté dans le Vouzinois

Le GHSA (Groupement hospitalier Sud Ardenne) vient d’annoncer la réduction des heures d’ouverture du service de soins non programmés de l’hôpital de Vouziers. Encore une réduction du service public, mettant en danger la population ! Son communiqué renvoie vers l’appel au 15 pour avoir accès à un médecin libéral du secteur, jusqu’à 22 h. Sans se soucier de celles et ceux qui ont du mal à exprimer la gravité de leur cas au téléphone, ou de celles ou ceux qui en sous-estimeront la gravité et remettront au lendemain. La mobilisation d’octobre dernier avait montré l’attachement de la population à ce service.

Coup de chaud au conseil municipal du jeudi 25 juin 2026 (1/2)

Les agents en grève des cantines étaient à nouveau mobilisés devant l’entrée de la mairie lors de ce conseil municipal : contre le passage en force du rapport N°51 qui instaure la « mutualisation d’effectifs pour les centres aérés de Marie-Thérèse Berger Château des Fées, le nettoyage des écoles et le site de Simone Veil sur les périodes de juillet et août 2026 ». Les cantinières auront donc ces missions de nettoyage supplémentaires à compter du 6 juillet en plus de leurs missions et malgré leurs sous-effectifs (elles sont bien 27 agents et non 30 comme cela nous a été laissé entendre). La majorité municipale a été sourde aux revendications des grévistes, portées dans les instances de dialogue social (CST) et par leur mobilisation toute la semaine de grève les midis sur la place Ducale, comme elle n’a pas voulu entendre la demande des 4 élus de la gauche « Ensemble : une autre ville » de supprimer ce rapport de l’ordre du jour, comme elle n’a eu que faire de notre vœu présenté en Conseil municipal « Pour le renforcement du dialogue social, la reconnaissance des compétences et l’amélioration des conditions de travail des agents de la Ville de Charleville-Mézières ».

Nous avons voté contre ce rapport 51 et nous nous sommes abstenus pour les rapports 4-5-6-7 relatifs aux comptes administratifs 2025 et budget supplémentaire 2026, ainsi que les rapports 52-53-54-55-56 relatifs à la réorganisation des services de la ville et tableau des effectifs. Je tiens ici à retranscrire mes questions posées dans le cadre de l’exposé des rapports :

-pour le rapport 51 « mutualisation d’effectifs pour les centres aérés de Marie-Thérèse Berger Château des Fées, le nettoyage des écoles et le site de Simone Veil sur les périodes de juillet et août 2026 » : je me suis inquiétée de l’état du dialogue social à la ville. Ainsi, j’ai souligné que dans le cadre républicain que nous partageons, il n’est pas tolérable de porter atteinte au droit de grève. Il me semble que dans le cadre de ce droit, la règle est que l’on ne remplace pas un gréviste à son poste (bien sur je ne parle pas des astreintes prévues pour les métiers d’urgence comme les métiers de la santé). Par ailleurs, je me suis interrogée sur l’impact sur les emplois de cette mutualisation. Quelle filière, quelle catégorie d’emplois seront impactés par cette mutualisation, alors que les agents des cantines travaillent déjà à flux tendus et sont en souffrance ? Je n’ai pas eu de réponses précises à cette question.

Suite du compte-rendu dans le prochain numéro…

Irène PERRIN TOININ

Conseillère municipale communiste

Groupe « Ensemble : une autre ville »

Mai-Juin : 2 épisodes de « fraîcheur » avant la suite…

Effectivement, si rien n’est fait, le pire reste à venir. Cela fait maintenant plus de 30 ans que les climatologues et les géographes alertent mais rien n’y fait. Notre pays risque d’être difficilement vivable car nos structures sont adaptées à un climat dit « tempéré ». Déjà nous suffoquons avec les 42° ou 43° franchis localement la semaine dernière. Des points à 50° seront possibles vers 2050 et même peut-être avant ainsi que les catastrophes qui vont avec : pluies diluviennes, sécheresses saisonnières extrêmes.

L’adaptation au changement du climat est devenue déterminante et urgente puisque rien ou presque rien n’a été fait depuis la catastrophe de 2003 et même avant. Le chantier de l’adaptation est d’abord une question nationale. Depuis 2021, les scénarios du réchauffement ont été revus à la hausse en France. Le thermomètre s’emballe mais le gouvernement freine toute ambition politique. Crédits réduits pour la rénovation des bâtiments, « fonds vert », dont Macron se félicite de sa création, qui passe de 2,5 milliards en 2024 à 850 millions cette année. Les conditions d’attribution de ma « Ma primeRénov » pour les particuliers vont se durcirent et ses critères d’attribution seront de plus en plus contraignants.

L’austérité devient l’alliée du réchauffement. Elle met en danger les plus vulnérables qui ne peuvent compter que sur le service public.

Le ministre de l’Éducation Nationale s’est déchargé de ses responsabilités sur les collectivités, avec des écoles fermées par les maires, laissant aux parents la responsabilité de protéger leurs enfants de la canicule et des situations intenables, à tel point que Mezhoura Naït Abdelaziz, Secrétaire Départementale CGT Educ’Action 08 a du écrire au préfet pour lui faire part des conditions de travail intenables de certain.e.s de ses collègues faisant face à des malaises à répétition nécessitant l’appel au 15.

Pour l’hôpital, idem, après les sacs poubelle et le manque de masques pour les personnels, les couvertures de survie sur les fenêtres. La valse des ventilateurs dans les chambres fournis par les établissements ou des chaînes de grands magasins ou même les familles !!! Voilà à quoi nous en sommes réduits !!! « Rien ne sera plus comme avant » avait dit le Président de la République après la crise de la Covid 19 ! On constate le résultat !

Avec des PLF (projet de loi de finances) et PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité Sociale) toujours en-deçà des besoins, comment les établissements peuvent investir face au changement climatique ? Majoritairement en manque de recettes, ils en sont incapables. La ministre de la santé a annoncé un saupoudrage sur 10 ans de financement de projets renforçant « l’efficience » des établissements ce qui veut dire concrètement des projets accompagnant des fermetures de lits et de services ! Le prochain PLFSS doit donner aux hôpitaux et EHPAD les moyens de répondre aux besoins de la population qui considère que ce n’est ni sur la santé ni sur l’autonomie que des économies doivent être faites.

Rien n’a changé ou presque depuis 2003, l’austérité met en danger les plus vulnérables qui n’ont ni climatiseur, ni piscine à domicile pour se rafraîchir. La lutte pour l’adaptation est une lutte de classe.

Le PCF vous engage à consulter son plan « Empreinte 2025 ».

Corine POSTAL