Les masques tombent

La première décision confirmant la ligne politique décrétée par la droite, n’a pas tardé à afficher l’intention de la chambre haute, annuler la suspension de la réforme scélérate des retraites.

Sans en être totalement surpris on comprend vite et bien que tout est orchestré par le 1er Ministre pour parvenir à faire passer le pire projet de budget jamais présenté sous la V ème République. Le Président despote continue sa marche en avant effrénée d’une politique avantageuse et protectrice des ultras riches.

Cette austérité n’est rien d’autre qu’un hold-up sur nos vies. Parmi les premières victimes de cet aveuglement figurent les structures territoriales, municipalités en tête

Un sondage IFOP publié dernièrement sur les enjeux des municipales, corroborant un de mars dernier démontre que les premières attentes des électeurs sont : la sécurité, les finances locales la santé. Comme si les Français attendaient plus des mairies que de l’État.

Pour une grande majorité des citoyen.es les maires sont et restent les fondations et les piliers de la République.

Sébastien LECORNU et Emmanuel MACRON soutenus par les droites et l’extrême droite aggravent l’austérité, le projet budget 2026 prévoit 8 milliards € pris aux collectivités s’ajoutant aux 5 milliards € déjà extorqués en 2025. En 20 ans, avec une très nette accélération depuis bientôt 10 ans, le désengagement de l’État au détriment des populations représente 82 milliards €.

Cette asphyxie financière des communes qui menace le quotidien de nos concitoyen.es se voit sans difficulté à Charleville-Mézières.

Moins de services publics, fermetures d’écoles, entretien de voirie et d’espaces verts ignoré, suppression massive de personnel au statut, restrictions budgétaires imposées aux mouvements sportifs, culturels et associatifs… la politique appliquée par Boris RAVIGNON est la reproduction exacte de ce qui s’effectue au niveau national.

La solution pour parer et éradiquer ce phénomène existe. Premier rendez-vous pour un retour vers de meilleures conditions de vie fixé aux 15 et 22 mars 2026 dates des élections municipales.

« ENSEMBLE : UNE AUTRE VILLE »

Cette liste d’union de la gauche, porteuse d’engagements garantissant une meilleure prise en compte des attentes des Carolomacérien.es, initiée et largement portée par la section de Charleville-Mézières est prête pour conquérir la mairie.

Patrick LATTUADA

Santé : l’urgence du service public !

Un récent rapport de la Cour des Comptes s’intéresse aux aides publiques apportées à l’installation des médecins libéraux et constate un enchevêtrement d’aides de nature différente sans pilotage ! Ce rapport ne fait pas état des aides apportées par les collectivités locales, tout simplement parce que la Cour des Comptes n’en est pas capable ! Et l’on sait l’importance de ces aides, avec mise en concurrence des collectivités, selon l’argent consacré : Bazeilles a mieux réussi que Sedan à attirer des médecins, car la commune y a mis plus de moyens !

La Cour des Comptes fait état d’un peu plus de 200 millions d’€ d’aide, une moitié en faveur de l’installation dans des zones déficitaires et l’autre moitié sur des critères économiques : zones franches urbaines ou zones France ruralité revitalisation. C’est ce type d’aide qui avait été à l’origine du transfert du cabinet de cardiologie du centre de Charleville vers la Ronde Couture, sans que cela n’amène plus de cardiologue au chef lieu !

Le Premier ministre a annoncé un plan France Santé en labellisant 5000 structures et un nouveau saupoudrage d’aides publiques à destination du monde libéral. Comme l’a déclarée la sénatrice communiste Céline Brulin lors du débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale : « 130 millions d’euros pour une labellisation « France Santé » de nombreux dispositifs déjà existant dans nos territoires, ça fait cher le logo.»

C’est un schéma national d’implantation de centres de santé publics ou à but non lucratif qui est nécessaire ! Depuis longtemps, les municipalités communistes ont montré le chemin des centres de santé et du salariat des médecins, évitant les dépassements d’honoraires, assurant le tiers payant intégral et correspondant aux souhaits des jeunes professionnels de faire de la médecine et non de gérer une entreprise ! Même des collectivités de droite s’emparent de la nécessité du service public, à l’image du département de la Saône et Loire, ou plus près de chez nous, de la communauté de communes du nord des Ardennes qui a implanté un centre de santé à Fumay : il faut dire que la mobilisation citoyenne en faveur d’un tel projet était ancienne, ayant conduit à l’inscription de cette éventualité dans le contrat local de santé dès 2015 ! Mais Ardenne Métropole et son président, B. Ravignon, eux, n’ont pas encore compris l’intérêt de développer le service public et à Vivier au Court par exemple, c’est un projet de maison de santé qui date de cinq ans, mais n’avance pas !

Michèle LEFLON

La laïcité, socle de la République

2025 sera le 120ème anniversaire de la loi de Séparation des églises et de l’État, qui a consacré la Liberté de conscience et la Liberté institutionnelle. Un anniversaire à marquer dans l’Unité des Laïques, une nécessité autour d’un certain nombre de principes fondateurs de la Séparation des églises et de l’État. La liberté de conscience ne serait qu’un vœu pieux s’il n’y avait pas le deuxième article qui dit : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte »

Pour marquer cet anniversaire, le collectif pour la laïcité, regroupant dans les Ardennes la Libre Pensée, la LDH, la CNL, l’ARAC, l’UD CGT, la FSU, l’UNSA, le PCF, le PS et Génération’S a décidé de projeter un film consacré à la Loi de 1905 intitulé « La Séparation » qui retrace les débats à l’Assemblée Nationale Mardi 9 Décembre 2025 à 18 heures à la Médiathèque Place Jacques Félix de Charleville- Mézières.

Non à l’économie de guerre !

Le Chef d’État-major des Armées, le général Fabien Mandon, a eu des propos scandaleux au congrès des maires de France, exhortant les Français.es à « accepter de perdre nos enfants » Cela témoigne du niveau de l’offensive idéologique déployée pour justifier les investissements colossaux mobilisés par la France pour participer, elle aussi, à la course aux armements relancée par les États-Unis de Donald Trump et préparer les esprits à une guerre contre la Russie.

Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, a eu des propos très clairs lors de son meeting le 23 novembre à Marseille devant 1500 participants : « Jamais nous ne voterons des crédits militaires et les pleins pouvoirs à des dirigeants prêts à envoyer nos enfants se faire tuer pour des guerres qui ne sont pas les nôtres. »

Dans une longue déclaration sur la situation internationale, le Conseil National du PCF, réuni le week-end dernier, explique comment les classes dirigeantes européenne et française utilisent la guerre pour tenter de résoudre des contradictions qui vont croissantes, pour tétaniser les opinions, surexploiter les travailleur·euses et recomposer l’économie, ainsi que pour légitimer l’offensive qu’elles mènent contre les peuples.

Des points d’appui existent en Europe, comme en témoigne le refus du gouvernement espagnol de suivre les surenchères militaristes des États-Unis et de l’Otan.

Il faut prendre, en toute indépendance de l’OTAN, des États-Unis et des politiques de l’UE, une initiative de paix en Ukraine, en coordination avec les différents plans de paix déjà proposés, reposant sur l’autodétermination des populations concernées, assurant la souveraineté et la neutralité du pays sous garanties de sécurité de l’ONU.

Il est nécessaire de refonder une politique de défense nationale et populaire, rompant avec un modèle industriel néolibéral et impérialiste. La politique de défense doit être concentrée sur les besoins stricts de la défense nationale autour d’un outil modernisé placé sous contrôle de la nation et sur la construction d’un pôle public industriel de défense en articulant les applications civiles et militaires.

À l’opposé de l’engrenage guerrier et de l’économie de guerre, il faut tendre la main aux pays du « Sud global » qui appellent à la rupture avec les politiques de bloc et avec l’hégémonie du dollar pour un nouvel ordre du monde de paix, de coopérations et de respect des exigences de souveraineté, fondé sur le multilatéralisme, sur les principes de la Charte des Nations Unies et sur le respect du droit international.

Michèle LEFLON

Vote du PLFSS : la gauche ne doit pas oublier d’être de gauche

Voici quelques extraits de l’appel solennel lancé par Cécile Cukierman, la présidente du groupe CRCE-K, à la veille de l’examen par le Sénat du projet de loi de finances de la Sécurité sociale.

C’est un budget d’austérité, pas de solidarité : «Les hôpitaux manquent de moyens, les soignants s’épuisent, les arrêts maladie sont désormais traités comme des abus, tandis que les dividendes du CAC 40 atteignent des niveaux historiques. Le gouvernement épargne les exonérations patronales et la taxation des superprofits – plus de 90 milliards d’euros chaque année – et fait payer la crise aux plus fragiles. Derrière le langage technique, c’est la punition de la solidarité pour mieux protéger le capital, alors que les services publics, la prévention et la santé collective sont sacrifiés. » 

Le vote sur l’article 45 bis : illusion ou courage ? : « L’article 45 bis, qui aurait dû défendre les retraites, a révélé les choix de la gauche. Les socialistes et écologistes ont voté pour la suspension de la réforme, se contentant d’une demi-mesure qui ne remet pas en cause l’injustice structurelle de cette réforme imposée par 49.3. »

« Ce vote valide donc, pour la première fois à l’Assemblée nationale, le principe même du recul de l’âge de la retraite à 64 ans. Les communistes ont voté contre, car seule l’abrogation complète garantit la justice sociale. Face à une réforme injuste, il n’y a pas de demi-mesure : défendre pleinement les droits sociaux ou valider leur recul. »

« Au Sénat, nous ne serons pas complices

Les communistes refuseront cette logique. Nous ne nous résignerons pas à gérer la pénurie pendant que les profits explosent. Nous dirons non à la mise sous tutelle de la Sécu, à la surveillance des allocataires et à cette austérité sociale déguisée en morale républicaine. La Sécurité sociale n’est pas un coût, elle est une conquête appartenant à celles et ceux qui la financent : les travailleurs. Nous défendrons un autre modèle fondé sur la solidarité, la justice fiscale et la protection sociale universelle. »

Retrouver le cap du partage des richesses

« Dire non, ce n’est pas renoncer : c’est défendre une autre logique. Il faut cesser les exonérations massives sans contrepartie ; lutter enfin contre l’évasion et l’optimisation fiscales ; réinvestir massivement dans la santé, la vieillesse et la prévention ; revenir à une fiscalité juste où chacun contribue selon ses moyens et non selon le bon vouloir des lobbies. C’est cela, être de gauche. C’est cela, la cohérence politique et sociale.

Ce PLFSS n’est pas une réforme : c’est une régression. Être de gauche est factuellement incompatible avec sa caution. Nous ne sommes pas là pour accompagner le macronisme social-libéral, mais pour le combattre, par fidélité aux travailleurs, aux retraités, aux soignants et à toutes celles et ceux pour qui la Sécurité sociale reste le dernier rempart contre la précarité et l’injustice. Le courage politique consiste à défendre ces droits, sans concession. »

PFAS  : pollueurs payeurs  ?

Les PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) étaient au menu de l’Assemblée Nationale en ce début de semaine. Les habitants des Portes du Luxembourg savent bien à quoi correspond cette acronyme : un poison dans l’eau qui a entraîné une interdiction de la consommation de l’eau du robinet dans leurs communes.

Nationalement, on commence seulement à se préoccuper de ces PFAS ! Une loi votée en février dernier impose un contrôle de l’eau potable ainsi qu’une carte des sites émetteurs de PFAS et une taxe sur le principe du pollueur-payeur avec effet au 1er janvier 2026. La droite, soutenue par le gouvernement voulait repousser cette date à 2027 dans un amendement à la loi de finances en cours de débat ! La majorité des députés n’a pas suivi !

En attendant, les populations ardennaises concernées sont laissées à l’abandon ! Si à la Ferté sur Chiers, un nouveau captage en dehors de la zone contaminée a permis de lever l’interdiction de boire l’eau du robinet, dans les autres communes, c’est toujours l’eau en bouteille ! Aucun suivi médical n’a été proposé aux populations concernées. Ce sont des dépenses supplémentaires pour les communes qui fournissent les bouteilles d’eau minérale. Et les habitants continuent à payer pour leur consommation d’eau, avec une redevance sur la consommation de l’eau potable et une redevance « performance eau potable » : vous avez bien lu, potable ! Un collectif de citoyens s’est créé avec l’intention de porter plainte. La Fédération des Ardennes du PCF lui apporte son soutien.

Michèle LEFLON

Ensemble une autre ville

A Charleville-Mézières, la liste « Ensemble une autre ville » en vu des élections municipales de mars 2026, sur laquelle sont présents des communistes, mène une grande consultation citoyenne pour mieux connaître attentes et besoins de la population pour que le projet y réponde concrètement. Pour y accéder, https://forms.gle/tCHv2RG3vpcVdjiK7

POKER TRICHEUR

À quelques mois des élections municipales, en plein débat budgétaire, rendu illisible pour une grande majorité des citoyens, se déroulant dans un monde en grand danger face au dérèglement climatique et déchiré par les guerres, notre pays traverse une crise politique totalement inédite due à l’obstination d’un Président de la République refusant de reconnaître le résultat des dernières élections législatives.

La droite dans toute son ampleur joue un jeu trouble ayant pour seul but, parvenir à faire passer un projet de budget catastrophique pour toutes les classes sociales françaises exceptée une, celle des ultras riches !

Des macronistes aux extrémistes de droite le jeu consiste à faire croire aux citoyens qu’il existe un réel dialogue, que le leurre de la suspension de la réforme de la loi sur les retraites est une victoire. Alors qu’ils savent pertinemment qu’en réalité ce n’est qu’un décalage qui serait rattrapé financièrement par le gel ou la sous-indexation des retraites dès l’année prochaine. Cette stratégie mensongère a au moins le mérite de démontrer que le front républicain de la droite « classique » face aux partis fascistes est totalement renié par celles et ceux qui se targuaient d’être républicain.es.

Le seul remède pour mettre cette politique dévastatrice en échec est d’affronter le capital.

Cet affrontement est de créer la plus large union possible de toutes les forces de gauches, écologistes et progressistes.

C’est dans cet esprit que la liste « ENSEMBLE : UNE AUTRE VILLE » créée à l’initiative de la fédération et de la section PCF de Charleville-Mézières a été bâtie pour porter le message : Ensemble, faisons entendre une voix d’espoir, apportons un projet novateur initié dans une démarche de lutte pour proposer une autre voie pour Charleville-Mézières et sa com’d’agglo aux antipodes de la politique appliquée par Boris RAVIGNON calquée sur celle des derniers gouvernements appliquée depuis dix ans.

Patrick LATTUADA

Visionnez le film d’Élodie Sylvain « Après la mer : Charleville-Mézières ! »

Dans ce documentaire, on suit le parcours des jeunes réfugiés menacés d’expulsion arrivés en France par Marseille et qui ont trouvé leur chez-soi à Charleville.

Très touchée par ces parcours, ces rencontres et par ces Ardennais, profs, militants RESF, patrons, citoyens qui se distinguent par leur générosité et la chaleur de leur accueil. C’est une grande source d’espoir dans le marasme ambiant de notre actualité.

Comme l’a dit un des protagonistes du film lors de l’avant-première : « Chaque image, chaque émotion dessinent une graine d’humanité. ».

Ce documentaire est visionnable sur la plateforme de France tv en rediffusion pendant encore 25 jours.

Irène PERRIN TOININ

Député CORDIER : une droite qui n’a plus rien de républicaine…

Nous dénonçons la sortie honteuse du député CORDIER à l’Assemblée nationale qui fait la part belle à l’organisation terroriste OAS, au détriment des résistants du FLN. Nous avons pu consulter le 1er novembre cette sortie sur les transcriptions des dialogues de l’Assemblée et par respect pour les victimes nous ne reproduirons pas ces lignes. Combien de victimes a causé cette organisation d’extrême droite durant les heures sombres de la guerre d’Algérie, jusqu’à vouloir mener le pays vers la guerre civile ?

Nous appelons le député de droite à la raison. Il est temps de se ressaisir et de ne pas tomber dans l’ornière de l’extrême-droite antirépublicaine.