Projet d’allocation de solidarité unifiée, en fait moins de solidarité !

Le gouvernement prépare un projet d’allocation de solidarité unifiée. C’est présenté comme une mesure de simplification, une mesure permettant de lutter contre le non recours. Il s’agirait d’harmoniser les bases de calcul du RSA, de la prime d’activité et des aides personnelles au logement (APL).

En intégrant les APL dans une allocation globale unifiée, le gouvernement déploie une logique purement comptable et budgétaire qui vise à faire disparaître la politique « logement » actuelle.

Si cette réforme est menée à budget constant, comme tout semble l’indiquer, fusionner des prestations sociales, cela veut dire redistribuer autrement et il y aura forcément des perdants ! Après la baisse de 5€ par mois des APL depuis 2017, ce projet pourrait porter un nouveau coup au pouvoir d’achat des locataires.

Pourtant, dans le cadre de la crise du logement actuel, comme le rappelle la CNL (Confédération Nationale du Logement) : « Le logement n’est pas une dépense comme les autres, c’est un droit fondamental ».

Les aides au logement doivent rester une prestation autonome, dédiée à l’accès et au maintien dans le logement.

La lutte contre le non recours est nécessaire, urgente : celui-ci est estimé à 30 à 40 % des personnes éligibles au RSA, 37 % des ménages pouvant bénéficier d’une APL. Mais cela ne peut se faire à budget constant !

Philippe PAQUIS

Des élus communistes à Charleville-Mézières pour la population

Au sortir des élections municipales marquées par une abstention préoccupante,  le Parti communiste français s’affirme comme une des principales forces politiques du pays avec des centaines de municipalités communistes élues, malgré notre absence totale des médias que nous dénonçons. Je veux saluer en particulier la victoire à Nîmes avec le maire communiste Vincent Bouget pour une ville de plus de 100 000 habitants.  

À Charleville-Mézières, le conseil municipal d’installation de la nouvelle municipalité s’est tenu vendredi 20 mars dernier. Avec quatre conseillers municipaux d’opposition à gauche (2 PS Damien Lerouge et Muriel Laval et 2 PCF Daniel Masson et moi-même), nous avons pris notre place en réaffirmant nos valeurs humanistes et le sens de notre engagement lors de l’intervention de Damien Lerouge. Il s’agit pour tous les quatre de construire une opposition exigeante dans l’intérêt des habitantes et des habitants de notre ville, dans l’intérêt de tous les quartiers. Nous serons vigilants au maintien et au renforcement des services publics, au traitement juste de chacune et chacun. Il ne peut pas y avoir des parties de la population laissées pour compte dans notre commune. Justice sociale et renforcement des services publics sont les valeurs qui nous porterons tout au long de ce mandat face à une majorité municipale de droite. Nous serons vigilants à ce que cette majorité ne se laisse pas tenter par les sirènes de l’extrême-droite représentée par deux élus d’opposition au conseil municipal, ces sirènes qui sont celles de la division, de la peur et de la médiocrité.

Nous voulons porter des projets exigeants de qualité pour des services publics forts, c’est à dire pour l’ensemble des habitantes et des habitants.

Cela sera également notre credo au conseil communautaire d’Ardenne Métropole où nous serons 3 conseillers communautaires d’opposition à gauche (2 PCF, Daniel Masson et moi-même et 1 PS avec Damien Lerouge) pour Charleville-Mézières.

Irène Perrin Toinin

Conseillère municipale et communautaire communiste d’opposition 

Rassemblement à gauche à Sedan

A Sedan, Anne du SOUICH, tête de liste, vient d’être élue au sein d’une liste d’Union regroupant des Écologistes, Communistes, Insoumis et citoyens sans attache politique ou membres d’associations.

Ce succès est la conséquence de la création d’un groupe d’action en 2017 dans un esprit de rassemblement et de travail collectif . « Alternative Citoyenne pour Sedan » s’était ainsi présentée aux municipales de Sedan en 2020.

Cette liste, ancrée à gauche dans ses valeurs et son programme, a vécu une campagne électorale nauséabonde et fait le constat que contrairement au discours ambiant ( médiatique, politique…), l’esprit de fraternité et de concorde est possible, et s’inscrit dans la vie publique sedanaise avec désormais un siège au Conseil Municipal.

Catherine PERIGNON

Le grand silence

Les élections municipales appartiennent au passé. Au lendemain de ce type de scrutin les partis politiques se sentent dans l’obligation d’annoncer que leur camp sort vainqueur de cette campagne, se raccrochant aux victoires acquises, même les plus courtes et dans les plus petites communes, en guise de preuves irréfutables. En se gardant bien d’avouer le plus souvent que ses pseudos victoires sont dues à des alliances improbables sous l’œil bien veillant de médias complices.

Sans vouloir tomber dans un pathétisme outrancier et adopter une attitude de malheureuse victime, il est indéniable de constater qu’un étrange silence et black out règne depuis le 15 mars 2026 dans la plupart, pour ne pas dire tous, les médias nationaux à propos des résultats du Parti Communiste Français (PCF).

Il faut savoir que plus de 250 maires communistes avaient été élus ou réélus dès le premier tour. Ces 250 maires étant rejoints par plusieurs dizaines, lors du second tour dont plus de 70 communes étant au-dessus de 3 500 habitants.

Ce silence médiatique qui entoure les victoires du PCF, interroge. Alors que chaque élection locale est censée refléter les dynamiques politiques de la nation, certaines réussites semblent passer sous les radars. Comme si elles n’étaient que des incidents ou épiphénomènes ne correspondant pas à une véritable attente des populations ayant voté.

Le PCF continue pourtant d’ancrer son influence, même lorsqu’il n’a pas obligatoirement la tête de liste, mais est suffisamment représenté par des candidats garantissant l’application d’une politique tournée vers plus de service publics, d’équité et de liberté.

On a pu une nouvelle fois constater que les médias sont plus prompts à donner une image erronée de la réalité du terrain en privilégiant les victoires, en trompe l’œil, d’une droite exsangue, totalement dévouée à la politique et la gestion macroniste ainsi qu’au grand capital, n’hésitant pas à s’allier avec l’extrême droite dans certains cas.

Ce traitement met en évidence la question du pluralisme de l’information. Pluralisme devenu quasi inexistant depuis l’arrivée d’Emmanuel MACRON à l’Élysée.

Le silence n’est jamais neutre, il traduit par le biais des éditoriaux et des lignes rédactionnelles, des logiques d’audience et une fausse hiérarchisation des courants et forces politiques. Il aide à développer une méfiance poussant à la déconnexion les citoyens qui ne croient plus en la politique. La progression de l’abstentionnisme en étant une preuve récurrente et flagrante.

Cette marque de l’abstention doit être entendue comme une alerte sérieuse pour notre démocratie. La troisième place, comme force politique du PCF, nous incite à poursuivre l’échange avec nos concitoyen.es pour résister aux forces réactionnaires d’extrême droite et transformer la colère et l’incompréhension en victoires sociales et politiques comme seule une gauche unie peut le proposer.

Patrick LATTUADA

Paix !

La guerre au Moyen Orient, cette politique de la force et du chaos, portée par deux gouvernements d’extrême-droite, celui de Trump et de Netanyahou, et les surenchères de la dictature islamiste iranienne ne feront comme victimes que les peuples.

Le PCF condamne avec fermeté l’intervention militaire des États Unis en Iran qui intervient en contradiction avec la charte des Nations Unies et a été déclenché sans l’aval du Congrès des États-Unis. C’est au peuple iranien, opprimé par la dictature théocratique au pouvoir et qui subit une répression sanglante, de décider en toute souveraineté des conditions dans lesquelles sera rétablie la démocratie, sans ingérence, ni tentative de lui imposer une nouvelle autocratie. Non seulement les bombes de Trump et de Netanyahou ne le permettront pas, mais elles risquent d’aggraver les souffrances du peuple iranien, voire d’accentuer la dictature qui l’opprime depuis trop longtemps.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec les forces progressistes et patriotiques qui agissent pour un Iran souverain et démocratique, notamment avec le parti Toudeh d’Iran.

Jaurès le disait déjà. Le respect du droit international comme pierre angulaire d’une politique de paix se décline en deux volets : une procédure d’arbitrage selon des règles communes d’une part, et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, d’autre part. C’est une condition de lutte contre la loi du plus fort, contre les politiques impérialistes de dominations.

Faire payer les malades, un déni de solidarité !

Le Premier ministre s’était engagé à ne pas augmenter les franchises médicales pour obtenir des députés un vote pour son projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. Il tient parole, pour l’instant, en faisant payer autrement les malades : c’est une forme de parjure ! C’est par décret que les décisions sont prises : des augmentations de 15 à 33% ! Elles touchent dès le 1er mars le forfait journalier hospitalier et le forfait patient urgence, comme si les malades étaient responsables de venir aux urgences pour une pathologie ne nécessitant pas d’hospitalisation alors que trouver un médecin en urgence est souvent une gageure. Et au 1er avril, ce sera la « participation forfaitaire » facturée en cas de soins lourds et coûteux !

Au moment où le rapport du sénateur communiste Fabien Gay a révélé 211 milliards d’aides aux entreprises sans transparence ni contreparties, où rien n’a été fait pour limiter les exonérations sociales dont bénéficient les entreprises, la population ne peut comprendre cette volonté de faire payer les malades au nom de la réduction des dépenses publiques.

Il est nécessaire d’aller vers une prise en charge des soins prescrits à 100% par la Sécurité Sociale. Une société qui ne fait pas vivre la solidarité est une société qui s’appauvrit !

N’hésitez pas à participer à l’Assemblée Générale du comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes le 26 mars.

Invisibilité du PCF dans les médias … et pourtant !

Dès le premier tour, des centaines de maires communistes ont été élus ou réélus, dans au moins 72 communes de plus de 3500 habitants, parmi elles Montreuil en Seine St Denis, une ville de plus de 100 000 habitants et Saint Amand les Eaux, où le secrétaire national du PCF a été réélu dès le premier tour. D’autres succès sont à attendre dimanche prochain.

Mais les médias n’en ont que pour le Rassemblement National et la France Insoumise, un insupportable discours, visant à mettre dans le même sac un parti fasciste, raciste, diviseur et une formation progressiste, visant aussi à diviser la gauche pour soutenir le parti du capital et le gouvernement dans leurs politiques foncièrement antagonistes de l’intérêt général.

Le PCF est oublié. C’est vrai qu’il est beaucoup plus dangereux pour le capital ! Non seulement il veut rassembler largement à gauche comme il l’a montré dans ces élections municipales sans oukases, mais il porte aussi des idées révolutionnaires, gagner non seulement le pouvoir politique, mais aussi le pouvoir économique, aller vers une vraie république sociale avec des propositions comme donner de vrais droits d’intervention aux salariés dans la gestion de leurs entreprises ou de retransformer la CSG en cotisations sociales pour reprendre une part de la valeur créée par le travail pour la solidarité, une part accaparée par le capital. C’est nécessaire pour remettre l’économie sur de bons rails, ceux de la satisfaction des besoins de la population et non des ultra-riches.

Comme l’a écrit Fabien Roussel, « l’heure est à mettre dehors les politiques libérales qui fracturent, divisent, et mettre dehors également tout ce qui brutalise la vie politique et divise nos concitoyens. Pour construire des villes apaisées, il faut des majorités apaisantes. ».

Pas étonnant que la gauche se rassemble pour le second tour dans les villes où les campagnes de premier tour se sont faites contre la droite, pour répondre aux besoins de la population et que ce rassemblement ne puisse se faire là où la LFI a basé sa campagne sur l’injure au reste de la gauche !

Michèle LEFLON

Les urnes ont parlé 

Suivant le contexte dans lequel on se place, le résultat des élections municipales où il n’y aura pas de second tour, peut être interprété de plusieurs façons.

Pour ce qui concerne Charleville-Mézières, on peut considérer du point de vue communiste qu’il y a un certain progrès. Certes progrès minime, mais qui démontre que l’engagement des communistes, tout au long de la campagne, a été reconnu et se trouve quelque peu récompensé.

Si l’on ose comparer avec les élections de 2020, toutes proportions gardées suite au COVID, nous passons d’un élu communiste, municipal et communautaire, Sylvain DALLA ROSA, à deux communistes conseillers municipaux et communautaires, Irène PERRIN TOININ et Daniel MASSON.

Élus à qui nous souhaitons bon courage et avons une totale confiance pour porter clairement la vision et la parole communiste sur la gestion d’une municipalité et d’une agglo de communes.

La liste ‘’Ensemble : une autre ville’’, composée sur les mêmes bases politiques qu’en 2020 avec l’apport d’une association de citoyens, a obtenu 20% des suffrages exprimés contre 12,24% en 2020. Avec, malgré une abstention remarquée dans les quartiers Ronde Couture, la Houillère et Manchester une progression significative en nombre de voix.

Ce résultat n’est pas une fin, loin s’en faut, il constitue une étape. Il ouvre et montre la voie à de nouvelles perspectives et prépare le terrain pour les prochaines échéances électorales qui nous attendent dès l’année prochaine.

Les résultats de cette élection traduisent également une autre caractéristique, le rejet de l’extrême droite. Malgré une abstention, encore trop importante notamment dans les principales villes du département, aucune cité ardennaise n’est tombée dans les filets et les promesses mensongères de cette politique réactionnaire.

Cette issue ne doit pas être perçue comme une victoire ni un aboutissement, mais comme une prise de conscience et une responsabilité collective. Elle nous invite à poursuivre les efforts pour se faire mieux entendre et comprendre par les citoyens que nous sommes les plus aptes à répondre à leurs attentes.

Ces résultats serviront de promontoire aux prochains objectifs des militants communistes de tout le département et les aideront fortement à faire des propositions concrètes lors de leurs prochains congrès locaux et nationaux.

Patrick LATTUADA

Muriel MARTIN

Retraitée de l’Éducation Nationale, défenseur du service public, de l’éducation pour l’égalité des chances mais aussi sensible à l’écologie,

indispensable à l’échelle de notre agglomération.

Aymeric Aydin BARAN

J’ai 41 ans et je suis interprète/traducteur assermenté auprès de la cour d’appel de Reims.

Je suis membre du Parti Communiste Français (PCF) depuis 2004. Le PCF est, selon moi, le parti politique français qui véhicule le mieux la culture française héritée de la Révolution française. C’est un parti politique qui vise à freiner les méfaits du pouvoir politique et le pouvoir des patrons contre les concitoyens qui n’ont ni pouvoir ni argent. Le PCF est le parti d’une société, composée de concitoyens, qui aspirent à rester libres et égaux dès la naissance. Il lutte pour que la France devienne une république démocratique, libre, émancipatrice des travailleurs, des femmes et de tous les habitants du pays et des peuples du monde.

En tant qu’habitant de Charleville-Mézières, je veux porter et promouvoir ces principes fièrement. Les élections municipales sont un pilier important de la démocratie locale. Sans principes solides et sans compréhension historique, les institutions régies par ces élections peuvent devenir le repaire des profiteurs et des opportunistes : au lieu de servir les habitants de la ville, ces personnes visent le profit personnel et immédiat. Il est pratiquement prouvé que le pouvoir corrompt, le délai maximum pour échapper à la corruption est de 8 ans. Peu importe les résultats, le maire actuel de notre ville est assis sur ce siège depuis 12 ans. Sans changement, l’eau stagnante de la démocratie ne peut que se troubler. Il est temps de changer.

Le PCF, avec ses alliés, est candidat pour participer à ce changement. Peu importe où nous sommes, en notre présence, l’intérêt de ceux qui ne sont pas au pouvoir passera toujours avant ceux qui gouvernent.