Au moment où des voix s’élèvent partout en France pour exiger une police républicaine, la députée ardennaise B.Poletti soutient une proposition de loi visant à limiter le droit à l’information en publiant des images de violences policières et d’actes racistes. Le texte a été déposé à l’Assemblée nationale le 26 mai dernier par Eric Ciotti, député Les Républicains extrémiste de droite à ses heures!
Cette proposition vise à interdire de filmer les policiers et surtout de diffuser les images sur les réseaux sociaux sous peine de lourdes amendes ! Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) a déclaré à propos de ce texte: « filmer, photographier…..est un droit et doit le rester, il en va de la liberté de la presse ». De quoi ont peur ces parlementaires de droite? Qui craint donc une police si elle est irréprochable ? Les policiers ont toujours pris des photos des manifestations, pourquoi les citoyens n’auraient-ils pas les mêmes droits? La démarche de Mme Poletti est choquante : elle veut restreindre la liberté de faire circuler l’information, base de notre démocratie républicaine.

Comme toute la filière automobile, PSA rencontre des difficultés économiques renforcées depuis le début de la crise sanitaire. Mais le groupe automobile utilise la façon la plus contestable pour faire face à la récession économique. A l’occasion d’un comité social économique (CSE) extraordinaire le 12 juin dernier, la direction de PSA avait mis à l’ordre du jour « détachement de salariés de Opel en Pologne sur le si
Le PCF alerte depuis longtemps sur la situation dramatique des hôpitaux : les parlementaires communistes avaient engagé fin 2018 un tour de France des hôpitaux (Hubert Wulfranc était venu à l’hôpital de Charleville-Mézières) et ont déposé une proposition de loi à l’automne dernier, fruit des rencontres et traduisant la nécessité d’un le plan d’urgence pour l’hôpital public. L’épidémie est passée par là : c’est grâce aux soignants que l’hôpital a pu, envers et contre le système, prendre en charge convenablement les malades ! A Mulhouse, le Président de la République avait vanté le système public hospitalier « quoi qu’il en coûte ». Il a vite oublié ses propos ! Les revendications portées par le personnel et leurs organisations depuis plus d’un an doivent être satisfaites : des lits, des postes supplémentaires, des revalorisations salariales, car c’est l’avenir de l’hôpital public qui est en jeu.
Créées en 2016 les grandes régions avaient pour objectif d’instaurer des échelons territoriaux tous axés vers le gigantisme et donc de tenir éloignés les habitants de la gestion des collectivités territoriales. Pour le Grand Est ce sont quelques 5,5 millions d’habitants et 10 départements qui composent notre région. Ces derniers n’ont que très peu de cohérence entre eux. Ainsi, qu’existe t-il comme convergence entre les Ardennes et l’Alsace. D’ailleurs, les alsaciens eux mêmes, malgré la domination exercée sur la région souhaitent à 68% leur retrait du Grand Est. Car nombre d’Alsaciens sont, comme les autres habitants de la région, victimes du libéralisme.
Compte tenu de la situation sanitaire, le rassemblement annuel pour honorer la mémoire de Jean Meslier (1664-1729) ne pourra pas se tenir courant juin à Etrepigny.
Le taux de pauvreté dans les Ardennes (près de 20%) est largement au dessus de la moyenne nationale. Avec la crise sanitaire et sociale, cette situation va s’aggraver. Cela entraine des difficultés notoires à nombre de locataires pour payer leurs loyers à Habitat 08 et Espace Habitat. Face à cette réalité la décision du gouvernement de repousser au 31 juillet l’interdiction des expulsions locatives est un premier pas mais largement insuffisant. Il s’agit seulement de reculer l’échéance pour les locataires touchés par la pauvreté et incapables de faire face aux échéances. Rien que pour Habitat 08 le montant des impayés de loyers s’élève à 6 millions d’euros. Le bailleur dispose de près de 12 000 logements dans les Ardennes. Espace Habitat dispose d’un patrimoine a peu près semblable. Il est indispensable que des mesures soient prises afin d’éviter une crise majeure pour les locataires. Ainsi, nationalement, le gouvernement doit décider d’un moratoire sur les loyers impayés pour des raisons de précarité sociale. Contrairement à de nombreux pays d’Europe, aucun dispositif de soutien aux locataires n’a été mis en place dans notre pays.
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