Actualités

Cérémonie du souvenir

Présente ce matin au mémorial de Berthaucourt, aux sons du chant des Partisans et du chant des Marais, en mémoire des victimes et héros de la déportation de la seconde guerre mondiale.

Je souligne l’importance de la transmission : connaître son histoire pour construire un avenir de Paix où chacun peut vivre libre dans le respect de la Liberté de l’autre.

Aujourd’hui, plus que jamais, soyons vigilants contre ceux qui divisent la société.

« Chantez, Compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute. » (Chant des Partisans)

Irène PERRIN TOININ

Conseillère municipale de Charleville-Mézières

LOGEMENT

La crise du logement, comme beaucoup de préoccupation de nos concitoyens, est plus que jamais d’actualité.

Le logement est un des premiers besoins vitaux du bien vivre, il est un facteur clé de la qualité du quotidien. L’alarme a été maintes fois donnée par les tous les acteurs concernés.

Tout le monde parvient aux mêmes conclusions la situation est explosive.

Les constats sont identiques partout, dans les métropoles, moyennes et petite villes les sans-abri pullulent, les services d’urgence sont saturés. La première des répercussions, et non des moindre, est le nombre de décès liés à cette carence. L’espérance de vie actuelle est de 80 ans environ, pour les sans logements elle chute à 50 ans. On perd 30 ans de vie à vivre dans la rue ou dans des squats insalubres. 

Cette situation perdure et s’amplifie dans une totale indifférence et un relatif silence médiatique, sauf aux dates clés du rétablissement ou d’autorisation du droit d’expulsions, appuyés très souvent par des témoignages de marchand de sommeil n’ayant pour but que leur profit.

Un État qui se donne pour seul objectif « d’abriter » ses concitoyen.es mérite-t-il le qualificatif d’État de droit ?

Les demandes de logement social ont pratiquement doublé en 10 ans : en 2013 on comptait 1,4 millions de demandes, en juin 2024 (derniers chiffres connus) on dénombrait 2,7 millions de demandes en cours.

Cette pénurie concourt directement à l’augmentation des prix qui engendre une dépense exponentielle dans le budget des ménages. La courbe montante des loyers voit son écart se creuser fortement en comparaison avec celui du revenu de la majorité des citoyen.es

Un des rares remèdes, (si tant est que l’on puisse appeler ça un remède) proposé par le 1er Ministre actuel, autoriser à nouveau, la location de ce que l’on appelle les passoires thermiques sous certaines conditions qu’il n’a pas encore communiquées. Puis il a proposé un hypothétique projet d’une « troisième génération » de renouvellement urbain pour la « période 2030-2040 » ( !) Lorsque l’on cherche et voit les résultats des derniers renouvellements de 2014 et 2022, le constat est vite fait, l’amélioration reste minime.

Patrick LATTUADA

Nouvelles d’Europe

Hélène BIDARD, il est certain que ce nom n’a pas fait la une des journaux dernièrement. Pourtant Hélène BIDARD l’aurait mérité, car elle est la première femme communiste française à avoir été élue 1ére vice-présidente du Parti de la gauche européenne (PGE), à l’issue de son 8ème congrès qui s’est tenu à Bruxelles les 17 et 18 avril 2026.

Cette élection démontre la reconnaissance pour le PCF du travail qu’il a mené au niveau européen.

Dans une période marquée par les crises et les tensions, les militants communistes continuent de porter une autre voie : celle de la justice sociale et climatique, de la paix, de l’égalité entre les peuples et du progrès.

La délégation du PCF a pris une part active et remarquée aux travaux. Face au durcissement porté par des politiques autoritaires de l’extrême droite, l’accélération des logiques de guerre ont boosté une prise de conscience massive pour les forces progressistes du continent.

Autre temps fort de ce congrès, la rencontre avec des représentants progressistes venus des États- Unis, issus du Parti démocrate et de la gauche américaine qui ont permis d’ouvrir des perspectives de coopération et de convergence.

Au-delà des constats, ce congrès a permis de dégager des perspectives politiques claires : renforcer les mobilisations sociales, construire des campagnes coordonnées à l’échelle européenne, développer encore plus des solidarités internationales et structurer une alternative politique capable de répondre à la crise sociale, écologique et démocratique qui mènera à la paix.

La montée de l’extrême droite rend nécessaire la construction d’une gauche européenne offensive prenant source dans la lutte des peuples.

Extrait ‘’Communistes’’ n°1083 (Hélène Bidard)

Une histoire dans le siècle

Le 1er numéro de « L’Humanité dimanche » paraît le 3 octobre 1948, date à laquelle les mineurs entament une grande grève face au gouvernement. Une répression brutale commence avec la mobilisation de l’armée et ses tanks dans les corons. Des morts, de nombreux blessés pour des gueules noires qui défendaient un niveau de vie décent.

En 1948, le gouvernement prétextant le manque de papier décide de supprimer l’édition des quotidiens le dimanche. Cela visait plus particulièrement « L’Huma », meilleure vente de la semaine. Pour contourner l’obstacle et surmonter les attaques commerciales et politiques, André Carrel, résistant, vice-président du Comité parisien de la Libération et rédacteur en chef de 1957 à 1981, crée « L’Humanité dimanche ». Grand format, son contenu diffère du quotidien avec des jeux, des fictions littéraires, des rubriques loisirs. Il est vendu dans les kiosques et surtout dans les 13 000 comités de défense de l’Humanité mais aussi en portage musette à l’épaule, en porte à porte et ventes de masse ce qui structurent l’activité militante des années 50.

L’hebdomadaire change de formule, s’adapte aux attentes de son lectorat selon l’époque. Paix au Vietnam, guerre d’Algérie, spécial « Pétrole » en 1973 vendu à plus d’1 million d’exemplaires, programme commun, campagnes présidentielles, projet de Constitution européenne, luttes sociales.

La première génération, ce fut de grands résistants, une 2ème a « trempé » dans les luttes anticoloniales.

Des grands noms ont écrit, dessiné et photographié pour l’« HD », la vie politique, les luttes sociales, le combat pour la paix, la solidarité internationale, les sciences, la vie des idées avec l’intervention de grand chercheurs de tous horizons ont marqué son existence.

En 1997, l’HD devient « Humanité hebdo ».

En Mars 1999, le magazine disparaît puis est relancé en 2006 et renaît en plein mouvement contre le CPE. Il suit les luttes dans le pays mais aussi les combats menés à l’international. Il participe à révéler des scandales comme la fraude fiscale à UBS en 2012 et plus récemment le management toxique du festival de BD d’Angoulême et sa refondation prévue en 2027.

En janvier 2022 l’« HD » devient « L’Humanité magazine ». Féminisme et combats écologiques y tiennent une grande place mais aussi des sujets sociaux et des reportages sur celles et ceux qu’on ne voit pas à la télé.

Malgré l’évolution des usages numériques, la vente militante est installée dans le patrimoine national. Faire circuler la presse communiste durant certaines périodes nécessitait du courage, notamment dans les années 50 au cours des affrontements liés aux guerres coloniales et certains l’ont payé de leur vie pendant l’Occupation. Aujourd’hui encore, des centaines de communistes engagés frappent toujours aux portes ou tiennent des postes de vente. Magazine tant de fois censuré, étranglé, il fait se lever chaque semaine l’espoir grâce à un dévouement sans pareil.

Alors, avec ce numéro 1000, longue vie à l’« Humanité magazine » ! Une presse rebelle et pleine d’humanité.

Corine POSTAL

Surveiller et punir à l’heure de l’IA

L’Occident, qui fantasmait hier le crédit social chinois, en reproduit aujourd’hui les logiques.

L’expérimentation de la surveillance algorithmique à grande échelle est déjà menée à ses marges, internes comme externes. la Palestine en est l’exemple parfait, Israël y déploie ses logiciels tels que Gospel, Red wolf ou Lavender, pour exécuter son génocide et garder sous contrôle la population palestinienne.

Ces technologies ne restent pas confinées à ces espaces, des entreprises comme Palantir, sulfureuse pionnière étasunienne, en assure la circulation. En Amérique du Nord L’ICE ou le FBI font notamment appel à ses services. Mais l’Europe n’est évidemment pas en reste : en France, la DGSI y a recours depuis 2016, et a renouvelée en décembre dernier son contrat.

Profitant d’exceptions, qui ne le restent pas, et du climat sécuritaire l’utilisation de ces dispositifs est étendue et généralisée, rentrant petit à petit dans l’arsenal répressif de l’État.

Arthur BORDET

Concentration des moyens d’information : DANGER !

Les médias, écrits, parlés, télévisés  et la culture jouent un rôle primordial et central dans le bon fonctionnement des démocraties modernes.

Leur rôle est d’informer, analyser, mettre en perspective les politiques et le fonctionnement de ce qu’est et sera la société, afin que les citoyens puissent se forger une opinion et puissent décider si leur quotidien correspond aux promesses qui leur ont été faites pour gagner leur suffrage.

Cependant, lorsque ces outils d’influence tombent sous le contrôle de mouvements souverainistes et ou d’extrême droite les risques pour la société deviennent particulièrement préoccupants.

Dans un premier temps l’extrême droite tend à instrumentaliser les médias pour diffuser une vision du monde fondée sur la peur, le rejet de l’autre, particulièrement les étrangers. Les sujets majeurs deviennent la sécurité liée à l’immigration et la mise en « danger» de l’identité nationale. Souvent traités de manière biaisée amplifiant les tensions sociales les grands médias s’appliquent à faire croire que tout est à cause de l’autre !

L’information devient alors un outil de propagande plutôt qu’un moyen de compréhension. La concentration des médias entre les mains de quelques acteurs, ultras riches, et idéologiquement marqués entraînent l’extinction du pluralisme qui doit être et rester la fondation de la démocratie.

La question à ce jour n’est pas moins que : La France de 2026 est-elle encore une démocratie ?

La stratégie des : BOLLORÉ, NIEL, DRAHI, ARNAULT… est dramatiquement claire. Leur but commun est de réorienter radicalement les lignes éditoriales des médias qu’ils ont investis.

Aucune résistance n’est tolérée dans les entreprises qu’ils s’approprient, au mépris des savoir-faire, de l’histoire, des collectifs humains qui les font vivre. Mettant à la tête des cerbères totalement dévoués à leurs maîtres.

La dernière stratégie trompeuse mises en place par ces prédateurs consiste tout simplement à peopoliser le président du parti fascisant RN , allant jusqu’à lui trouver une fiancée issue d’une « grande » famille pour faire joli dans les magazines people.

Le MEDEF, représentant du patronat, toujours aussi prompt à suivre l’extrême droite bouclant la boucle en invitant cet extrémiste dans un de ces derniers colloques au nom du pluralisme et du respect de la démocratie.

Le PCF appelle solennellement à déployer des politiques puissantes des forces progressistes et de faire grandir un large front populaire face à ces entreprises de dévoiement et de destruction. La République doit être au rendez-vous 

Patrick LATTUADA

Santé et sécurité au travail : une priorité du programme communiste

Mardi 28 avril à 14h30 devant le siège du MEDEF, 1 avenue Gustave Gailly à Charleville-Mézières, nous serons présents au rassemblement à l’appel de l’Union Départementale CGT des Ardennes dans le cadre de la journée internationale de la santé et de la sécurité au travail.

Perdre sa santé, perdre sa vie au travail est inacceptable. Dans notre monde capitaliste, les inégalités devant la vie et devant les conditions de travail sont criantes : en témoigne l’accidentologie au travail qui touche d’abord les employés et ouvriers, les métiers à risque. L’actualité émaille de drames évitables : un jeune intérimaire de 22 ans affecté au travail de nuit en entreprise tué par un laminoir à pâtes le 17 avril dernier, un ouvrier du bâtiment tombé mortellement d’un toit, sans parler des maladies et risques professionnels sur le moyen et long terme qui touchent d’abord les ouvriers.

Ainsi, il est important de rappeler qu’en 2026, selon les études de l’INSEE, l’écart d’espérance de vie entre les cadres et les ouvriers est encore de plusieurs années. Ce sont plusieurs milliers de personnes qui meurent au travail chaque année, soit 3 personnes par jour. Parmi eux, ce sont aussi des mineurs qui meurent : ils sont surreprésentés dans les accidents du travail. Avec la réforme des lycées professionnels et le renforcement des CFA, cette situation des mineurs en entreprise ne va pas aller en s’arrangeant. Le gouvernement entend développer par cette réforme cynique le modèle de l’apprentissage. Ce nouveau système privilégie l’intérêt immédiat des entreprises au détriment de la formation en lycées fondée sur l’intérêt général. On le voit, c’est aussi la sécurité au travail des stagiaires mineurs qui est en jeu avec cette réforme.

Cette situation est  une injustice sociale insupportable qui ne peut pas être une fatalité. Cela passe par des moyens renforcés pour les représentants du personnel avec le rétablissement des CHSCT notamment, la reconnaissance des risques professionnels, l’application stricte des règles de sécurité au travail. Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop rares.  Cela passe par des moyens pour les services publics, notamment l’inspection du travail, l’indépendance de tous les acteurs de la santé au travail.

Travailler tue en toute impunité : nous disons que cela suffit !

Rendez-vous Mardi 28 avril à 14h30 devant le siège du MEDEF de Charleville-Mézières

Irène PERRIN TOININ

« Il faut que tout change pour que rien ne change »

Ou plutôt « rien ne change si rien ne change ».

Le 1er conseil communautaire après les élections municipales a eu lieu le 14 avril à 14h00. Bien sûr, aucune surprise, on prend les mêmes et on recommence !

Boris Ravignon, président en plus d’être maire de Charleville-Mézières, Didier Herbillon, vice-président en plus d’être maire de Sedan, etc, etc… Rien de nouveau sous le soleil ardennais ! Florian Lecoultre réélu vice-président à la culture.

Cette réunion, sans surprise et digne d’un marathon, n’a eu que peu d’intérêt n’étant qu’une pure manifestation d’autosatisfaction.

Sur 15 vice-présidences, seulement 3 femmes ! Quand la parité n’est pas obligatoire, forcément, ça dérape ! Idem pour les conseillers-délégués. Nous ne ferons pas la liste de tous les vice-présidents qui sont à peu près toujours les mêmes… Un peu d’ironie tout de même, dans le listing, la 10ème vice-présidente, Amel Bouderra est en charge de l’égalité des chances et de la politique de la ville !.. Égalité des chances ? Sans les femmes ???… De plus, convoquer le 1er conseil communautaire pendant une période de vacances scolaires, ça arrange bien les femmes mères de famille et c’est révélateur de la place qui leur est accordée !

Bref, une 1ère réunion d’une durée de 7 heures qui fut sans grand intérêt.

Les élu.es communistes attendent la prochaine prévue le 28 avril pour aborder les dossiers en cours et des choses concrètes.

Corine POSTAL

EXPLOSION DES PRIX !

La guerre déclenchée par Washington et Tel-Aviv n’est pas « là-bas ». Elle est déjà dans le porte-monnaie des Français.es. Elle vient s’ajouter au conflit en cours en Ukraine avec ses conséquences sur les peuples, bien au-delà des champs de bataille.

Même si une hypothétique perspective d’un cessez-le-feu se concrétisait, c’est déjà un tsunami budgétaire pour les ménages, mais aussi pour les entreprises, nos collectivités et nos services publics.

Le PCF (Parti Communiste Français) demande par la voix de Fabien Roussel de décréter l’état d’urgence énergétique et demande au gouvernement d’abandonner plus que jamais ses préjugés idéologiques qui nous emmènent collectivement dans le mur.

Face à la crise, il faut faire preuve d’audace et prendre des mesures exceptionnelles en bloquant les prix du carburant et en mettant à contribution l’industrie pétrolière.

Le PCF demande :

-De bloquer le prix à 1,60€ le litre pour l’essence sans plomb, à 1,50€ pour le gazole

-De taxer immédiatement les bénéfices de l’industrie pétrolière

– D’annuler l’augmentation des certificats d’économie d’énergie, décidée par le gouvernement effective depuis janvier 2026, qui représente jusqu’à 6 centimes par litre

-D’utiliser une partie des réserves stratégiques pour forcer la baisse des prix

Pour redonner du pouvoir d’achat aux Français.es, redonner des marges de manœuvre aux entreprises, la bataille de l’énergie doit être menée sur tous les fronts.

Soyons offensifs en renouant avec l’esprit d’une France qui bâtit, qui produit et qui innove, en assurant à nos concitoyens une qualité et un niveau de vie élevé tout en planifiant son économie et la transition écologique.

Le PCF propose de créer un pôle public de l’énergie, en réintégrant nos industries productrices et distributrices d’électricité, de gaz et de pétrole. C’est dans cet esprit que nous proposons la nationalisation  de Total Énergie.

La France peut compter sur ses millions de travailleurs formés, sur ses ingénieurs, sur ses savoir-faire et ses services publics.

Construisons avec eux arrêtons d’opposer les énergies !

Extraits déclaration Fabien ROUSSEL

Fausses Promesses du Maire de Sedan 

Vous le savez,  la droite et la macronie ne sont intéressées que par l ‘appât du gain… et se moquent du service public,  bref, c’est la droite ! Alors partout,  ils privatisent petit à petit la SNCF,  la poste, l’hôpital…. et des maternités disparaissent,  comme à Sedan. 

Grâce au vote favorable du maire de Sedan et de son Conseil municipal, la fusion des hôpitaux Nord Ardennes a été actée et le département se retrouve avec UNE SEULE maternité à Charleville-Mézières pour tout le territoire : honteux !

Le plus écœurant est que le maire de Sedan a osé dire et écrire pendant sa campagne électorale des municipales,  qu’il continuerait à se battre pour la réouverture de la maternité. Or, lors d’une interview à l’Ardennais,  le 10 avril,  il ne parle plus de se battre  mais plutôt,  de trouver une autre utilisation pour ces locaux…. qui commencent d’ailleurs à se remplir par des malades suivis par les Urgences !

Comment dégoûter les citoyen.es de la politique ? En ne tenant pas ses promesses !

Les futurs parents et toutes les femmes ne vous remercient pas d’abandonner notre maternité,  Mr le Maire et vos co-listier.es.  Ni vous, Mr le député de la 3ème circonscription qui votez la baisse des budgets des hôpitaux à l’Assemblée Nationale !

La dernière information serait que l’autorisation d’exercer de la maternité de Sedan ne serait pas renouvelée… La fermeture serait donc officielle…

Catherine PERIGNON