Lors des débats de ces derniers jours menés au Conseil Départemental, le discours et les prises de position d’un élu de droite a jeté un malaise dans les rangs de la majorité départementale.
Le thème du débat reposait sur les mineurs non accompagnés (MNA). Il est important de savoir que ceux que l’on range dans la ‘’case MNA’’ sont des mineurs (-18 ans) arrivant sur notre territoire n’ayant pas la nationalité française.
Ces débats portaient sur la nécessité d’octroyer 900 000 € supplémentaires pour assurer l’accueil et l’accompagnement de ces jeunes.
Il est certain que le climat, souvent de guerre, de la situation internationale est un des facteurs déclenchant l’accélération de l’arrivée de ces enfants, car ce sont bien des enfants qui arrivent par leurs propres moyens dans le département.
Même s’il est vrai que dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, le désengagement de l’État est de mise, il est navrant de voir un élu, se prétendant républicain, jeter l’opprobre sur des innocents accusés d’accroître les risques de propagation de maladies vénériennes et de la prostitution.
Les vieux démons de la loi indigne ‘’immigration’’ sont toujours bien présents dans la classe politique de droite de plus en plus proche des doctrines de l’extrême droite.
Il est à souligner que le très démagogique élu cumulant les mandats de député et conseiller départemental, s’est abstenu sur la proposition d’adoption de cette enveloppe supplémentaire.
Patrick LATTUADA

Face à l’insupportable massacre des Gazaouis, la mobilisation continue pour la paix en Palestine. Vendredi dernier, les communistes étaient présents au rassemblement à Sedan à l’appel du Collectif pour une Paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.
Le Conseil départemental des Ardennes vient de rendre public les gros investissements qu’il entend réaliser avant la fin du mandat. Les plus importantes réalisations retenues, sont au nombre de quatre (maison du sport, lac des vieilles Forges et de Bairon et un collège dans la Vallée). Cette programmation atteint un montant prévisionnel sur le plan financier à hauteur de 43 millions d’euros. Certes la situation actuelle est difficile financièrement pour les collectivités mais le choix fait pour les investissements est discutable. Ainsi, rien ne semble programmé pour Charleville-Mézières. La construction d’un collège unique pour le quartier de la Ronde Couture est définitivement enterré. Les élus départementaux ont décidé de laisser tomber le quartier le plus peuplé des Ardennes. Il faut supposer qu’il en est de même pour une éventuelle subvention à la Communauté d’agglomération afin de construire une nouvelle piscine.
La fermeture annoncée de la librairie de Mohon est un double mauvais coup porté à ce quartier de Charleville-Mézières. Tout d’abord c’est un recul de la culture qui est programmé. Cette fermeture a également pour conséquence l’accélération de la désertification du quartier. La ville de Charleville-Mézières, qui est composée de communes issues de la fusion de 1966, centralise son pôle commercial dans le centre-ville autour de la place Ducale. Malgré une gesticulation des élus majoritaires peu de propositions concrètes sont formulées et mises en œuvre par la mairie. On laisse dépérir un quartier qui est historiquement peuplé par des cheminots à l’époque du développement de la SNCF. Preuve de cette histoire l’existence de Rotondes SNCF qui sont classées.
Les sénateurs communistes ont utilisé leur niche parlementaire pour qu’enfin ce texte soit examiné .
Notre département est loin de renouer avec le foot de niveau national. Relégué en régional 3 à la mi-2023 après un dépôt de bilan financier le Club de foot de Sedan Ardennes (CSSA) n’en finit pas de subir des revers et cela malgré des supporters toujours fidèles. Un projet de fusion pour constituer un club de portée nationale était au cœur des discussions entre les clubs de Prix les Mézières, l’Olympique de Charleville-Mézières et le Sedanais. Cette solution est en passe d’avorter en raison des exigences du CSSA.
Depuis plusieurs années, le secteur associatif n’est généralement plus subventionné pour son fonctionnement. Les associations ne perçoivent d’éventuelles aides publiques que sur la base de dossiers déposés en amont pour mener des actions liées à leur objet. Ces aides publiques sont toutes en baisse. Et, quand ces structures sont brutalement confrontées à un choc financier, comme aujourd’hui avec l’inflation et les coûts énergétiques, la catastrophe n’est pas loin.
Dans moins de trois mois vont se dérouler les élections européennes. C’est le moment de s’inscrire sur les listes électorales si vous ne l’êtes pas (avant le 1er mai par voie électronique sur le site de Service-public.fr), de vérifier que vous êtes bien inscrits en cas de déménagement (sur le même site). A Charleville-Mézières, lors des dernières élections départementales, nombre d’électeurs avaient eu la désagréable surprise d’avoir été désinscrits ! Selon l’INSEE 10 % de la population en âge de voter est absente de toute liste électorale ou mal inscrite (dans un lieu différent de celui de son lieu d’habitation)