INVITATION

La fédération des Ardennes du PCF et sa section de Charleville-Mézières présenteront leurs vœux le vendredi 16 janvier à 18 h au siège de la Fédération du PCF 08 et vous invitent à cette occasion à partager la galette républicaine.

Nouvelles des Ardennes interrompt sa parution pendant les fêtes : prochain numéro le 8 janvier. Bonnes fêtes et à l’année prochaine !

LE TEMPS DES PROMESSES 

Nous entrons dans la période des bilans et des résolutions ressemblant fortement à des promesses. Cette période et ses engagements ne laisse personne indifférent, notamment à l’approche de l’organisation des très prochaines élections municipales.

La plupart de maires sortants, candidats déclarés ou pas, n’échappent pas à la règle et beaucoup dressent un tableau final largement favorable à l’accomplissement de leur mandature, mais si l’on se donne la peine de regarder de près, les résultats sont bien moins flatteurs que ceux annoncés.

D’après un sondage récent la grande préoccupation des citoyens serait la sécurité. Bien entendu que la sécurité est importante, elle fait partie des conditions majeures à obtenir pour évoluer dans un quotidien rassérénant.

Mais le bien être de chacun.e ne tourne pas uniquement autour du nombre de caméras urbaines, ou de policiers et ou militaires armés.

L’environnement doit aussi répondre à certaines conditions afin que toutes les strates de la population s’épanouissent dans des conditions de vie menant à la tranquillité.

Ces conditions se doivent d’apparaître dans les futurs programmes électoraux qui vont être soumis à tous les électrices, électeurs des différentes communes des Ardennes.

Sans en faire un programme exhaustif voici quelques exemples qui seront portés et défendus par les candidats de gauche, communistes en particulier : maintien et développement des services publics, défense de l’enseignement public, continuité des cycles d’études supérieures là où ils sont implantés, soutien au monde associatif, accessibilité augmentée à la culture, développement des transports en commun aidant à la multi modalité, respect de l’environnement…

À chaque future électrice, électeur de porter la plus grande attention aux programmes de celles et ceux qui vont leur demander de voter en leur faveur.

Patrick LATTUADA

PLFSS les communistes pour la SÉCURITÉ SOCIALE

Face à l’imbroglio durant le long débat sur le PLFSS (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) les parlementaires et les militants communistes ont agi et expliqué avec une boussole, celle de faire vivre et durer le principe même de la sécurité Sociale porté par Ambroise CROIZAT, son fondateur : de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins.

Les parlementaires communistes ont révélé au grand jour le mensonge d’un déficit insurmontable de la Sécurité Sociale et combattu les forces réactionnaires qui veulent la détruire méthodiquement pour servir encore un peu plus le profit d’une minorité.

Malgré le leurre du pseudo moratoire sur la réforme des retraites, l’union des forces de gauche a obtenu quelques victoires : l’abandon de deux jours fériés, retour à l’indexation des pensions et minima sociaux, rejet des doublements des franchises médicales…

Face à ce bilan contrasté, les députés du groupe GDR ont choisi majoritairement de voter contre quand d’autres ont fait le choix de l’abstention !

On ne peut que constater que ce budget bâti sous la pression de toutes les droites, extrême comprise, reste encore très éloigné des besoins de notre système public de protection santé.

Le PCF fort de ses élu.es et militant.es poursuivra avec détermination le combat pour le développement de la Sécurité Sociale apportant une réelle réponse aux besoins de santé des citoyen.es.

Patrick LATTUADA

L’Économie Sociale et Solidaire, variable d’ajustement des budgets publics

L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) est ancrée dans la vie quotidienne de la population locale. Elle regroupe toutes les entreprises relevant des associations, des coopératives et de la (vraie) mutualité. Dans les Ardennes, cela représente près de 12% des emplois (plus de 220 000 dans le Grand Est pour près de 174 000 équivalents temps plein). Non seulement ces entreprises pèsent lourd dans l’emploi, mais elles jouent un rôle essentiel dans la société, en matière économique, de cohésion sociale, de solidarité… La plupart du temps, elles accomplissent des missions de service public pour l’Etat et les collectivités territoriales (reprises d’entreprises, accueil et accompagnement des jeunes, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, d’exclusion, complémentaire santé…).

Depuis plusieurs années déjà, les entreprises de l’ESS sont considérées, par les décideurs publics, comme des variables d’ajustement des politiques budgétaires. Mais, en 2026, un début de catastrophe risque bien de s’annoncer avec les budgets en cascade de la Sécurité Sociale (PFLSS), de l’État et des collectivités locales. Les augmentations de cotisations (mutualité) et les économies imposées aux entreprises de l’ESS risquent fort d’avoir raison de nombre d’entre elles. Par exemple, 1/3 des associations du secteur sanitaire, social et médico-social (IME…) se disent, aujourd’hui, en grande difficulté financière, une situation qui risque fort d’exploser en 2026.

Autre exemple : la population se dit très inquiète face à l’insécurité, une réalité dont le ressenti est accentué par les médias qui, pour de basses raisons d’audience, fabriquent une caisse de résonance aux faits divers. Certes, il ne faut pas ignorer l’insécurité, bien au contraire. Et justement, les entreprises de l’ESS, en particulier les associations par leur présence sur le terrain, peuvent encore plus être un vecteur essentiel de lutte contre l’insécurité.

Alors, non seulement les entreprises de l’ESS ne devraient pas être une variable court-termiste d’ajustement budgétaire, mais elles devraient être considérées, pour l’avenir de notre pays et des collectivités territoriales, comme l’une des principales solutions aux problèmes et aux tensions auxquels font face nos concitoyens.

Patrick TASSIN

Sacrifier des bêtes au capitalisme

Ce n’est pas pour rien, si le seul syndicat agricole à ne pas soutenir le mouvement de colère actuel des agriculteurs, c’est la FNSEA. C’est le syndicat dominé par les intérêts financiers de l’agro-industrie à l’image de son président, Arnaud Rousseau, céréalier, également à la direction de la multinationale agro-industrielle Avril, une firme présente dans les huiles.

La colère des éleveurs est justifiée : l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse pourrait être enrayée par la vaccination, mais cela ferait perdre à la France son statut de pays indemne et l’empêcherait d’exporter sa viande, selon la réglementation européenne. Alors la politique appliquée est l’abattage de toutes les bêtes d’un troupeau où il y a un cas ! Au mépris du respect des animaux, de la diversité génétique et du travail des éleveurs ! C’était déjà le retard à la décision gouvernementale de délivrer des vaccins qui avait amplifié la fièvre catarrhale touchant ovins et bovins dans les Ardennes l’année dernière.

À cela s’ajoute le MERCOSUR, cet accord avec les pays de l’Amérique du Sud que la Commission Européenne est prête à signer. Il s’agit de supprimer 91 à 92 % des droits de douane auxquels sont assujettis les biens et services. L’Europe ouvrirait ses portes à 99 000 tonnes de viande bovine assujetties à un droit de 7,5 % !

Mais la colère ne doit pas conduire à épouser les propositions du RN, devenu la roue de secours du grand capital, face à l’incurie gouvernementale !

Michèle LEFLON

LAÏCITÉ en DANGER 

Le 9 décembre 2025 un collectif, initié par la Libre Pensée, composé de, syndicats (CGT, UNSA, FSU), partis politiques (PCF, PS, génération s), la Ligue des Droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, ARAC et la CNL a organisé une soirée ouverte au public avec la projection d’un film (retraçant l’historique) et débats sur la loi du 9 décembre 1905 de la séparation de l’église et de l’état, dont on fêtait les 120 ans

Au cours du débat les participants ont souligné qu’il était surprenant que cet anniversaire soit passé sous silence par le chef de l’État et son gouvernement et constaté l’extrême discrétion observée des médias qu’ils soient journalistiques, radiophoniques ou télévisés.

À ce jour, seul le journal l’Humanité a eu une initiative spécifique sur cet anniversaire. Il a organisé un débat filmé sur sa chaine d’info YouTube, animé par deux de ses journalistes avec comme invités Nicolas CADÉNE, fondateur de ‘’ Vigie de laïcité’’ et Jérôme GUEDJ député PS.

Côté partis politiques seul le PCF a organisé une journée commémorative sur cette loi, c’était le 1er décembre en son siège national. Cette journée avait pour but de réaffirmer ses positions et sa détermination pour protéger cette loi garante du respect de tous les cultes, de la liberté d’expression et de la démocratie qui comme le disait Aristide Briand:

la loi doit protéger la foi, aussi longtemps que la foi ne prétendra pas dire la loi’’.

Car comme il est régulièrement annoncé ces derniers temps, la laïcité n’est pas seulement remise en cause par les intégristes musulmans, mais par tous les intégristes, allant de MENARD, maire de Bézier, à TRUMP et autres CIOTTI, RETAILLEAU…à qui l’on offre la parole, tous porteurs du message réactionnaire de l’extrême droite ayant pour unique objectif de fragiliser cette loi au nom du respect de la laïcité vu par le prisme du catholicisme et la stigmatisation de l’islam.

Patrick LATTUADA

Laïcité : et le concordat en Alsace Moselle ?

En Alsace-Moselle, une singularité vieille de plus d’un siècle perdure : le régime concordataire. À l’occasion du 120e anniversaire de la loi de séparation de l’Église et de l’État, la fédération de Moselle du PCF lance un appel : ce système particulier doit évoluer jusqu’à sa disparition.

« Le Concordat, instauré par Napoléon en 1801, a été abrogé par la loi du 9 décembre 1905. Mais en raison du rattachement de l’Alsace-Moselle à l’empire allemand à cette époque, il continue aujourd’hui de s’appliquer.

Nous pensons qu’il est temps de mettre fin à cette exception.

L’État rémunère encore les ministres des cultes catholiques, réformés et israélites.

Des cours de religion sont dispensés sur le temps scolaire, alors même que la pratique religieuse recule fortement et que la majorité des élèves n’y participe plus.

Chaque année, près de 60 millions d’euros sont consacrés au Concordat.

Il est essentiel de rappeler que ce régime n’a rien à voir avec le droit social local, héritage des luttes ouvrières sous l’empire allemand. La confusion entretenue par certains sert à préserver le Concordat, mais elle doit être levée.

Nos propositions pour une République pleinement laïque

– Arrêter la rémunération des nouveaux ministres du culte , en garantissant les droits acquis des personnels en place, et réaffecter ces moyens au service public d’éducation.

– Réduire puis supprimer les subventions pour l’entretien des édifices religieux , et affecter ces sommes à la vie associative.

– Mettre fin au caractère obligatoire de l’enseignement religieux à l’école et le sortir du temps scolaire, pour respecter les programmes et l’esprit de l’école républicaine.

– Cesser le recrutement de personnels chargés de l’enseignement religieux dans les établissements scolaires.

Ces propositions doivent être débattues et peuvent rassembler largement. Elles pourraient permettre une extinction progressive et apaisée du Concordat, comme cela a été fait au Luxembourg.

Édito

La campagne des élections municipales se poursuit avec la liste de l’union de la gauche, menée par Damien Lerouge du parti socialiste avec ses colistiers du parti communiste, dont je suis en deuxième position, les écologistes, l’association citoyenne « Unis vers l’Ardenne », Génération.s et soutenu par L’Après et Debout. Dans ce contexte politique, délicat et incertain, nous portons haut les couleurs de fraternité, de justice sociale, et de bien-vivre ensemble à Charleville-Mézières. Nous étions mardi soir présent à la soirée organisée par l’association La Libre Pensée qui a diffusé le film La Séparation à l’occasion des 120 ans de la loi sur la laïcité.

Pierre Ouzoulias, vice-président PCF du Sénat, appelle à rebâtir un cadre législatif autour de la loi de 1905. Dans une interview au journal La Marseillaise, il explique : « Cette loi arrive très peu de temps après l’affaire Dreyfus, qui a été le moment paroxysmique où l’armée et l’Église se sont entendues pour faire avancer une vision très nationaliste et antisémite de la Nation. C’est l’époque où on explique que les juifs ne seront jamais de bons Français, qu’ils sont des Français de papier. On retrouve parfois aujourd’hui, dans la façon dont les Français de confession musulmane sont montrés du doigt, quelque chose de similaire. En 1905, c’est au contraire le moment où la République affirme que tous les Français sont des citoyens de plein exercice, indépendamment de leur origine, de leur couleur de peau, de leur confession ou de leur non-confession. La loi de 1905 donne sa pleine puissance au projet républicain d’émancipation du citoyen. »

Avec la laïcité et son plein exercice, l’enjeu est celui de l’émancipation des citoyennes et citoyens au sein d’une République apaisée.

Irène PERRIN TOININ

Secrétaire de section de Charleville -Mézières

Rassemblement du 2 décembre

Les militants communistes étaient bien présents dans le rassemblement du 2 décembre à l’appel de CGT, FSU et Solidaires pour réaffirmer que nous ne voulons pas de ces budgets d’austérité. Avec les 211 milliards d’aides aux entreprises sans contrepartie révélés par le rapport du sénateur communiste Fabien Gay, il y a de la marge pour une autre politique !