Le castor est une espèce protégée, disparu depuis quasiment deux siècles. Il était sorti de la mémoire collective, aujourd’hui il s’installe là où l’homme a depuis bien longtemps investi les lieux souvent sans se soucier des risques encourus et des conséquences diverses. Les inondations par exemple sont de plus en plus récurrentes et graves, c’est là aussi où le castor s’est réinstallé. Sans remonter bien loin, tout le monde a encore en tête les crues en 1993/95 de la Meuse et ses affluents.
Plus généralement, le long des cours d’eau et à bonne distance, les prairies étaient de mise, petit à petit elles ont été remplacées par des cultures, des arbres, des constructions, des habitations etc autorisés ou non. Le castor est venu lui aussi occuper ces endroits. Comment peut-on s’étonner dans ces conditions de l’ampleur des dégâts lors des crues ? La puissance publique a autorisé et parfois été à l’initiative de ces situations, elle doit donc en assumer les suites et ne pas laisser les riverains seuls face aux conséquences. Il est plus facile de s’intéresser aux dégâts causés par les castors que de se remettre en cause. Si cet animal est protégé c’est entre chose pour le rôle de ses barrages sur les petits cours d’eau lors des crues et de la sécheresse bien en amont des rivières et des fleuves. Ses retenues sont des endroits de vie extraordinaire. Parmi les problèmes évoqués par le député P. Cordier (parution dans le journal local) sur la présence du castor dans les cours d’eau ardennais, il est évoqué le fait que certains poissons (la truite notamment) ne pourraient plus les remonter pour se reproduire. Au moyen-âge le bièvre (c’était alors son nom) occupait la quasi totalité des cours d’eau français, comment la truite a t-elle pu dans ces conditions, survivre jusqu’à aujourd’hui ?
Jean-Pol BOIS

Depuis, les ballons d’essai se multiplient avec la complicité de la droite sénatoriale pour compenser ces concessions faites à la mobilisation sur le dos de la population, alors que l’on pourrait faire payer le grand capital : augmentation de la taxe payée par les mutuelles, évidemment répercutée dans les cotisations payées, journée de travail gratuite, taxation des retraités, réduction des indemnités d’arrêt de travail … Sans parler du ministre de l’intérieur qui persiste et signe sur cette horrible mesure de remettre en cause l’AME (l’Aide Médicale d’État à destination des personnes en situation irrégulière).
La loi votée par l’Assemblée Nationale le 17 janvier 1975, légalisant l’interruption volontaire de grossesse dite loi Veil, a constitué une avancée sérieuse pour le droit des femmes. C’est au terme d’un long débat dans le pays que l’IVG fut légalisée. A l’époque le parlement ne comptait que 13 femmes députées. Les forces réactionnaires ont tenté de freiner cette décision, souvent au nom de la religion. La réalisation de cette avancée médicale avait un soutien populaire puissant.
C’était les 50 ans de la loi Veil légalisant l’IVG et l’investiture de D. Trump aux Etats-Unis.
Le 23 décembre 2022, Evîn Goyî, responsable du mouvement des femmes kurdes en France, qui a combattu Daesh au Rojava, Mîr Perwer et Abdurrahman Kizil perdaient à leur tour la vie en plein cœur de Paris. Leur assassin a clairement revendiqué ses motivations racistes et terroristes.
Les intempéries de ces dernières semaines font sortir de leur lit les cours d’eau. C’est le cas de la Meuse qui atteint des niveaux élevés. Cette situation nous remémore les fortes crues de 1993 et de 1995. A l’époque, au delà du traumatisme pour les habitants inondés, cette situation a engendré une catastrophe économique et sociale. En 1995 ce ne sont pas moins de 12 000 Ardennais qui ont eu à souffrir des inondations. Dans notre département ce sont 315 communes qui ont subit des inondations à des degrés divers et 800 entreprises touchées dont la fonderie ex PSA.
Il est rare que les élus de la Région Grand Est votent une décision à une écrasante majorité. En septembre dernier l’application sur le territoire d’une écotaxe payée par les poids lourds de plus de 3,5 tonnes a été décidée. Il s’agit d’une «redevance kilométrique» qui sera appliquée sur les 524 kilomètres retenus par la Région.
Retranché sur les mêmes valeurs et arguments d’une droite antisociale le discours de politique générale du nouveau 1er ministre n’a apporté aucune garantie sur l’amélioration du niveau de vie de la majorité des citoyens français.
Une partie du capital, qui a porté le président de la République aux affaires, pense qu’au vu de sa fragilité politique il est décrédibilisé et qu’il serait en bout de course pour pouvoir mener à bien les intérêts des forces de l’argent.
Depuis la pandémie de Covid-19, la productivité de l’économie française a chuté. Une situation inédite dans notre pays qui se distinguait jusqu’alors de ses voisins justement par son efficacité productive élevée. « La faute aux salariés fainéants !», se hâtent de conclure certains. Les Ardennes ont toujours su maintenir un savoir faire et une productivité importante notamment dans l’industrie. Ainsi dans notre département le taux d’exportation demeure important malgré la crise économique. Dans ce contexte la fonderie tient une place importante dans l’industrie car elle alimente au moins les 20% de la production nationale.