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5 juin pour l’abrogation de la réforme des retraites

Les députés communistes ont inscrit à l’ordre du jour de leur niche parlementaire du 5 juin une proposition de résolution visant à abroger la réforme des retraites. Le Gouvernement n’aura plus aucune parade pour échapper à un vote car ce type de texte ne peut être, en effet, ni amendé ni bloqué par l’article 40, ce qui garantit un vote clair et sans entraves des représentants du peuple.

Cette réforme des retraites s’est distinguée par sa brutalité inouïe, tant dans sa mise en œuvre que dans son objet. Jamais, une réforme des retraites n’était allée aussi loin dans les conditions imposées aux travailleurs et elle continue aujourd’hui de nourrir un sentiment d’injustice profond.

Enfin un vote à l’Assemblée Nationale ! Les députés devront se prononcer.

La CGT appelle à faire de cette journée une journée de grève et de mobilisation et à interpeller les députés. A Charleville-Mézières, un rassemblement est prévu à 11 h 30 face à la gare. La fédération des Ardennes du PCF appelle à y participer massivement.

Halte au génocide à Gaza

Que fait la France ?

Ne détournons pas les yeux face à l’horreur que vit le peuple palestinien dans l’indifférence de la communauté internationale !

A Gaza, le peuple palestinien meurt sous les bombes de l’armée israélienne. Plus de 50 000 morts déjà. Des femmes, des hommes et plus de 15 000 enfants, victimes d’un véritable nettoyage ethnique. Une famine délibérée, organisée par le gouvernement de Benjamin Netanyahou, menace des centaines de milliers de Gazaouis.

Le gouvernement d’extrême droite de B. Netanyahou se rend coupable de crimes de guerre et de crime contre l’humanité.

L’Assemblée générale de l’ONU a décidé de convoquer en juin à New York une « conférence internationale de haut niveau pour la mise en œuvre de la solution à deux États ». La France et l’Arabie saoudite ont été chargées de la présider.

La France doit prendre ses responsabilités. Le Parti Communiste Français exige que le gouvernement français reconnaisse d’urgence l’État de Palestine à côté de l’État d’Israël comme l’ont déjà fait près de 150 états dans le monde, proche de nous l’Espagne, l’Irlande. Il n’y a pas de conditions à mettre à cette reconnaissance !

Il est possible de s’appuyer sur les forces progressistes qui existent dans les deux peuples : elles doivent cesser d’être étouffées pour faire vivre le droit et la justice, les seuls remparts pour la paix et contre la haine.

Enfin, il est insupportable que l’accord d’association entre l’Europe et Israël ne soit pas encore suspendu.

Michèle LEFLON

FETE DE L’HUMANITE

Comme annoncé précédemment, la fédération de notre parti organise comme l’année passée un car le samedi 13 septembre 2025 pour la fête de l’Huma.

Le prix de la vignette cette année est fixé à 45€, 5€ de plus qu’en 2024.

Pour ce qui concerne le prix de la place pour le car, malgré une augmentation du transporteur, la fédération conserve le même tarif, 40€, afin de permettre au plus grand nombre possible de camarades et sympathisants de venir partager les bons moments de cette très belle fête.

Tous les détails d’organisation vous seront communiqués dès votre inscription avec un rappel une semaine avant. Notez déjà que le départ se fera de Charleville avec des ramassages entre Charleville-Mézières et Reims.

Fraudes à la Sécu

Cette année, ce qui est considérée comme un haut niveau de la vie sociale de la société Française, la Sécurité Sociale fête ses 80 ans. Pourtant des menaces pèsent sur ce conquis que la droite et le patronat voudraient bien rayer de la carte. Non seulement la Sécu comme on l’appelle couramment voit son budget se réduire comme peau de chagrin d’année en année mais d’autres menaces viennent la fragiliser.

Aussi surprenant que cela puisse paraître la fraude contribue à la casse de la Sécu. Même si le montant annuel ne représente que quelques pourcentages de son budget celui-ci a tendance à s’aggraver. Pour l’année 2024 l’Assurance Maladie enregistre nationalement 628 millions de fraudes. Cela représente 38 millions pour la région Grand Est et 2,17 millions pour le département des Ardennes. Pour celui-ci on recense quatorze plaintes pénales. A cela s’ajoute 24 pénalités financières qui peuvent se montrer très élevées, jusqu’à trois fois le montant de la fraude. Celle-ci se caractérise sous différents aspects, la principale cause émanant des professionnels de santé.

Le fondateur de la Sécu, Ambroise CROIZAT, ministre communiste à la libération, n’avait certes pas imaginé que 80 ans après sa mise en place que le fléau des arnaques contribuerait à déstabiliser la protection sociale. Pour l’instant il n’y a pas « péril en la demeure » mais il convient de ne pas prendre ce phénomène à la légère. Comme le réaffirment plusieurs organisations la Sécu c’est « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

On peut conseiller pour connaître l’engagement en 1945 un livre qui vient d’être édité « A. CROIZAT, justice sociale et humaniste en héritage ».(Éditions Geai bleu)

Sylvain DALLA ROSA

APPAUVRISSEMENT des TERRITOIRES

Les élus du comité régional, Grand Est, responsables de l’organisation des transports régionaux ont décidé de réorganiser les ouvertures et les services des gares SNCF de notre région.

Le président, Franck LEROY ancien maire d’Épernay, et les élus champardennais ont décidé d’appliquer une coupe sombre dans les gares et leurs horaires d’ouverture à la vente au public, laissant en grande partie comme unique moyen les automates distributeurs de billets, dont la fiabilité n’est pas irréprochable.

Ce n’est pas moins de 13 gares, sur le peu qu’il restait, qui sont concernées par cette nouvelle décision.

Pour les Ardennes les gares de Revin et de Rethel, communes loin d’être des villages, sont dans les prévisions de fermeture, même la gare de Charleville-Mézières, Préfecture du département, voit son amplitude d’ouverture revue à la baisse.

La fermeture progressive des guichets de vente dans les gares constitue une véritable régression pour les usagers et un recul des services publics accélérant la désertification de notre département.

Sans parler des personnes âgées et des voyageurs peu familiers avec l’outil numérique, c’est priver toute une partie de la population ardennaise d’un service de proximité augmentant encore la marginalisation des plus vulnérables. Cette politique uniquement motivée par des logiques économiques à court terme fragilise le lien social et contribue à la désertification des gares touchant autant les voyageurs que les cheminots. L’argument d’annoncer des prestations communes avec la Poste, qui de son côté applique la même politique de fermeture de ses agences, ressemble très fort à un leurre des plus grossiers.

On pourra noter que le maire de Charleville-Mézières et sa majorité municipale dont certains membres sont élus au conseil régional, laissent tranquillement dans le plus grand des silences appliquer ces actes appauvrissant encore un peu plus notre ville et véritable accélérateur à la perte de population.

Si la volonté de redynamiser économiquement Charleville-Mézières et sa démographie est réelle il est urgent de repenser cette orientation de suppression des services publics et de garantir un accès à des prestations territoriales et des services de qualité pour tous les citoyens.

Ceci étant au moins aussi important, si ce n ‘est plus que de pouvoir se baigner dans la Meuse !

Patrick LATTUADA

Mortalité infantile : « la palme française »

Entre 1990 et 2024, la France est passée de la 1ère à la 23ème place concernant la mortalité infantile, information passée sous le manteau mais qui commence à se propager. La France, un des bonnets d’âne à l’échelon européen concernant le nombre de décès d’enfants de moins de un an ; en bas du classement aux côtés des pays les plus pauvres comme la Pologne ou la Bulgarie par exemple.

Les causes ? Elles sont nombreuses. En premier lieu, les déserts médicaux qui créent des inégalités. Les femmes ne sont pas égales à l’accouchement. En cinquante ans, les 3/4 des maternités ont fermé, à l’instar dans notre département de celles de Givet, Vouziers, Rethel, Revin et plus récemment Sedan. Il ne reste plus que celle de Charleville-Mézières dans les Ardennes ! Les temps de trajet ont donc mécaniquement augmenté et on sait par des études documentées que le taux de mortalité périnatal est en lien avec cet allongement. Les maternités de proximité ferment et les autres deviennent des « usines à bébés ». Celles-ci sont certes mieux équipées mais manquent de personnel et fonctionnent à flux tendu. Du coup, de moins en moins de sages-femmes acceptent de travailler dans les centres hospitaliers. Les professions médicales ne sont pas en reste et le prétexte est tout trouvé pour fermer ou « suspendre »… L’acte d’accouchement n’étant pas « rentable », il ne faut pas compter sur les structures privées ! Les ministres de la santé se succèdent et les dérives s’accentuent. Au bout du compte, ce sont les Français.es qui paient cash.

Autre cause, la PMI, organe public de la protection maternelle et infantile, est victime de la mort lente de la prévention par manque de moyens. Les territoires défavorisés sont les premiers touchés.

Les choix médicaux liés aux choix budgétaires peuvent aussi être questionnés. La France pratique moins de césariennes programmées que d’autres pays européens, la HAS (Haute Autorité de Santé) ayant plaidé pour sa diminution. Le nombre de césariennes n’a pas tant baissé mais le recours aux opérations d’urgence a augmenté avec des risques pour la mère et l’enfant.

La périnatalité et la prise en charge des prématurés est aussi problématique. Manque de lits en réanimation néonatale, moins de personnel suffisamment formé avec la pédiatrie et la néonatologie qui ont été supprimés du programme d’enseignement du diplôme infirmier en 2009 !

Enfin, d’après un professeur d’obstétrique, la France du XXIème siècle pratique toujours l’obstétrique du XIXème siècle ! Ventouse, forceps, spatule, instruments toujours utilisés pour les accouchements et qui peuvent causer de graves séquelles à l’enfant et multiplient les risques d’hémorragie cérébrale.

Concernant les fermetures de maternités, un moratoire sur 3 ans a été voté à l’Assemblée nationale : le début modeste d’un commencement ?…

Tant que la santé sera considérée comme un coût avec tous les ans un PLFSS (Projet Loi Financement Sécurité Sociale) bien en deçà des besoins de santé, il y a fort à parier que nous resterons dans le bas du tableau…

« L’ambition est d’assurer le bien-être de tous de la naissance à la mort… » disait Ambroise Croizat.

Commencer par la naissance est donc une évidence.

Corine POSTAL

Déportés, les Ardennes ont connu l’horreur

Il y a 80 ans, à Dachau, Buchenwald ou Auschwitz… les survivants des camps de concentration nazis étaient libérés.

Quand ils découvrent la réalité des camps, les soldats des armées alliées sont horrifiés. Les survivants sont squelettiques tant les privations de tout étaient la règle dans les camps. Les gardes étaient SS, ils avaient une volonté prioritaire, éliminer le plus grand nombre de Juifs. Au-delà de la Shoah ce sont tous les démocrates qui sont envoyés dans les camps. Au premier rang desquels on trouve les communistes.

La déportation touche tous les départements y compris les Ardennes. Élément peu connu 288 Juifs sont emprisonnés transitoirement dans un camp implanté sur le territoire de la commune des Mazures. Peu d’entre eux sortiront vivants de cet internement.

Il est important de se souvenir de ces horreurs sous peine que ces crimes contre l’Humanité se reproduisent.

Sylvain DALLA ROSA

Esclavage : la lourde dette de la France à Haïti

Ce 10 mai, lors de la cérémonie officielle de Commémoration des Mémoires de l’Esclavage, Christine Depuiset, secrétaire de la section des Ardennes de la Ligue des Droits de l’Homme, a rappelé l’insupportable sanction économique appliquée par la France à Haïti en échange de son indépendance.

Après l’abolition de l’esclavage lors de la révolution française, son rétablissement par Napoléon Ier entraîne des révoltes et Haïti sera le premier pays à déclarer son indépendance à la suite d’une révolte d’esclaves en 1805. Il faudra 20 ans pour que cette indépendance soit reconnue par la France, en échange d’une rançon faramineuse pour indemniser les anciens colons esclavagistes. Ce n’est qu’en 1952 que les agios de la dette contractée par Haïti seront remboursés. Ce pacte néocolonial a lourdement entravé le développement du pays. Deux cents ans plus tard, le Président de la République française a reconnu, le 17 avril, une « forme d’injustice initiale (…) qui a frappé Haïti dès sa naissance ». Un premier pas comme l’a souligné Christine Depuiset, mais qui en appelle d’autres. En fait de dette, c’est la France qui a une dette vis à vis de Haïti. En 2015, François Hollande l’avait évoqué et promis : « J’acquitterai à mon tour la dette que nous avons. » Mais, dès le lendemain, l’Élysée avait rectifié : Hollande parlait d’une « dette morale ».

ABOLITION de L’ESCLAVAGE 

Samedi 10 mai 2025, la fédération de PCF des Ardennes a répondu à l’invitation de la LDH (ligue des droits de l’homme) pour commémorer l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage.

Les idées nauséabondes du fascisme reviennent régulièrement dans les discours totalement désinhibés de certains médias occupés uniquement à stigmatiser les étrangers, sans oublier un exécutif laissant le 11 mai dernier les rues de Paris à un défilé affichant clairement ses idées xénophobes sous la protection des forces de l’ordre. la voie publique de la capitale, sous la protection des forces de l’ordre, à un défilé affichant clairement ses idées xénophobes le 11 mai dernier. Cette commémoration est une occasion importante pour se souvenir d’un moment fondamental de l’histoire.

Ce 10 mai marque la lutte pour la liberté, la dignité et les droits humains.

L’abolition de l’esclavage symbolise la victoire de la justice sur l’oppression, la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme et rappelle l’importance de continuer à défendre l’égalité et la paix entre tous les êtres humains. C’est également rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui se sont battus, souvent au prix de leur vie, pour ces causes.

En participant à cette commémoration, les militants communistes ont confirmé leur engagement à combattre toutes les formes d’injustices et de discriminations afin que la liberté et les droits fondamentaux de toutes et tous soient entièrement garantis.

Patrick LATTUADA

Politique environnementale, une consultation « à minima »

Une consultation est en cours concernant le SRADDET (schéma régional d’aménagement, de développement durable des territoires). Ce dispositif est piloté par la région Grand Est. Ce schéma régional fixe les objectifs de moyen et long termes pour une gestion plus soucieuse de l’environnement.

Le SRADDET est un texte de loi voté nationalement en 2019. Il fixe les objectifs environnementaux qui doivent être appliqués dans la politique régionale. En décembre 2024 la région Grand Est a décidé dengager la modification du SRADDET. L’objectif de ce vote consiste à prendre en compte les modifications qui s’imposent avec le changement climatique. Des dispositions nouvelles sont soumises au débat et pour lesquelles la région s’engage. Il s’agit de mieux prendre en considération des aspects comme la gestion des déchets ou être plus attentif à la gestion foncière. Il ne s’agit nullement de figer toutes les opérations foncières mais d’être plus attentif au respect de l’environnement. Un élément de réflexion manque pourtant, il aurait été souhaitable que la région saisisse ce débat pour engager l’implantation d’une Forêt Primaire.

Ces modifications apportées au SRADDET font l’objet d’une concertation publique. Les habitants.es sont sollicités.es pour donner leur avis jusqu’au 31 mai prochain sur le site de la région. Cette consultation est importante, elle touche notamment les territoires ruraux et leur nécessaire désenclavement mais aussi des domaines sensibles comme l’habitat ou la lutte contre l’artificialisation des sols.

Il est regrettable que la région ne communique pas plus sur cette consultation en cours. La politique qui sera prise en compte touche pourtant des sujets qui engagent l’avenir de notre territoire. Les intercommunalités pourraient également mettre cette politique à l’ordre du jour de leur réunion.

Sylvain DALLA ROSA