Les élus de la majorité départementale et municipale pour Charleville-Mézières, très proches pour ne pas dire épousant la ligne politique des différents derniers gouvernements macronistes semblent avoir un réveil difficile et une amnésie subite.
Ces symptômes se sont révélés ces dernières semaines face à la brutalité des propositions de budget proposé par le énième nouveau Premier ministre LECORNU.
Ce réveil brutal a obligé le Conseil Départemental, comme nous l’avions déjà mentionné dans le précédent NDA, à reporter le vote de son budget à une date ultérieure. Que dire du Maire de Charleville-Mézières et Président d’ARDENNE MÉTROPOLE qui s’épand dans la presse locale en hurlant à la mort par asphyxie des structures territoriales, dont les projets à l’approche de la campagne électorale des prochaines élections municipales sont en totale contradiction avec la politique qu’il applique depuis dix ans. Exemples flagrants, ouverture d’une maison de services sur le quartier de la Houillère alors qu’il l’a supprimée il y a plusieurs années. Redéploiement de la police municipale de proximité, avec embauche, alors que la présence de police de proximité qui est et devrait être une mesure régalienne de l’état a été supprimé par son mentor politique qu’il soutient et défend toujours, un certain Nicolas SARKOZY.
Sans parler du Maire de Rethel, lui aussi en précampagne, qui organise une manifestation le 22 novembre prochain pour dénoncer la fermeture de la gare de sa cité, décrétée par la majorité du Conseil Régional dont il a toujours été proche. Le syndicat CGT des Cheminots n’a pas attendu la fermeture définitive pour alerter. Il appelle à participer à la manifestation du 22.
Ces pseudos retours en arrière sont exécutés pour masquer et faire oublier que ces élus de droite continuent à défendre les politiques d’austérité et de libéralisme économiques contre vents et marées, ignorant délibérément la réalité des classes populaires qui subissent de plein fouet les effets dévastateurs de leurs choix.
Patrick LATTUADA

Alors que nous étions mobilisés le 11 novembre pour commémorer l’armistice de 1918, marquant la fin de la boucherie humaine qu’a été la 1ère Guerre Mondiale, nous entrons maintenant dans le temps des commémorations des 10 ans des attentats des terroristes islamistes du 13 novembre 2015 à Paris.
L’Union Départementale CGT des Ardennes, les syndicats CGT CPAM et CAF 08 vous convient à la représentation du
Plus de 200 milliards d’aides aux entreprises sans contrepartie ! D’après le Président de la République, ça devait ruisseler !
Faute de visibilité, le Conseil Départemental a repoussé le vote de son budget au début de l’année 2026. La situation financière des départements est particulièrement précaire du fait de leurs compétences sociales (RSA, APA …) mal compensées par l’État, même si celui-ci décide souvent ! Cela est particulièrement vrai pour les Ardennes du fait de l’importance du taux de pauvreté.
Le vieillissement de la population ardennaise avec des retraités de plus en plus nombreux a des conséquences inattendues comme la baisse des Ardennais au RSA (revenu de solidarité active). Ainsi, le dernier recensement montre une baisse de 467 titulaires du RSA sur les quelques 8000 que compte notre département.
Les récents chiffres de la démographie sont un indice révélateur du développement d’un pays. Ceux-ci révélés en mai dernier font apparaître un solde négatif actuel sur le plan national. Sur l’année écoulée il y dans notre pays 651 200 décès contre 650 400 naissances (chiffres INSEE). Les conséquences ne sont pas totalement imputables au COVID19. Faut-il y voir un des effets du déclin industriel ?
Nous traversons une période troublée, la montée de l’extrême droite internationalement, comme nationalement prend des proportions inquiétantes pour la démocratie.
L’édito du NDA du 14/12/23 était consacré à la COP 28 avec un constat alarmant.
Le projet de budget 2026 de la Sécurité Sociale est une agression sociale sans précédent ! De 5,5 milliards d’« économies » prévues par le projet Bayrou, celles-ci passent à 7,1 milliards, essentiellement supportés par les malades, les retraité.es, les hôpitaux… Si ce budget restait en l’état, les restes à charge pour les malades augmenteraient avec le doublement des franchises, la hausse des tarifs des complémentaires taxées par le gouvernement. La majoration des allocations familiales n’interviendrait plus à 14 ans, mais à 18, comme si un adolescent ne mangeait pas plus qu’un enfant d’école maternelle. La liste est longue des reculs avec aussi la non revalorisation des retraites …