La crise du logement, comme beaucoup de préoccupation de nos concitoyens, est plus que jamais d’actualité.
Le logement est un des premiers besoins vitaux du bien vivre, il est un facteur clé de la qualité du quotidien. L’alarme a été maintes fois donnée par les tous les acteurs concernés.
Tout le monde parvient aux mêmes conclusions la situation est explosive.
Les constats sont identiques partout, dans les métropoles, moyennes et petite villes les sans-abri pullulent, les services d’urgence sont saturés. La première des répercussions, et non des moindre, est le nombre de décès liés à cette carence. L’espérance de vie actuelle est de 80 ans environ, pour les sans logements elle chute à 50 ans. On perd 30 ans de vie à vivre dans la rue ou dans des squats insalubres.
Cette situation perdure et s’amplifie dans une totale indifférence et un relatif silence médiatique, sauf aux dates clés du rétablissement ou d’autorisation du droit d’expulsions, appuyés très souvent par des témoignages de marchand de sommeil n’ayant pour but que leur profit.
Un État qui se donne pour seul objectif « d’abriter » ses concitoyen.es mérite-t-il le qualificatif d’État de droit ?
Les demandes de logement social ont pratiquement doublé en 10 ans : en 2013 on comptait 1,4 millions de demandes, en juin 2024 (derniers chiffres connus) on dénombrait 2,7 millions de demandes en cours.
Cette pénurie concourt directement à l’augmentation des prix qui engendre une dépense exponentielle dans le budget des ménages. La courbe montante des loyers voit son écart se creuser fortement en comparaison avec celui du revenu de la majorité des citoyen.es
Un des rares remèdes, (si tant est que l’on puisse appeler ça un remède) proposé par le 1er Ministre actuel, autoriser à nouveau, la location de ce que l’on appelle les passoires thermiques sous certaines conditions qu’il n’a pas encore communiquées. Puis il a proposé un hypothétique projet d’une « troisième génération » de renouvellement urbain pour la « période 2030-2040 » ( !) Lorsque l’on cherche et voit les résultats des derniers renouvellements de 2014 et 2022, le constat est vite fait, l’amélioration reste minime.
