L’Occident, qui fantasmait hier le crédit social chinois, en reproduit aujourd’hui les logiques.
L’expérimentation de la surveillance algorithmique à grande échelle est déjà menée à ses marges, internes comme externes. la Palestine en est l’exemple parfait, Israël y déploie ses logiciels tels que Gospel, Red wolf ou Lavender, pour exécuter son génocide et garder sous contrôle la population palestinienne.
Ces technologies ne restent pas confinées à ces espaces, des entreprises comme Palantir, sulfureuse pionnière étasunienne, en assure la circulation. En Amérique du Nord L’ICE ou le FBI font notamment appel à ses services. Mais l’Europe n’est évidemment pas en reste : en France, la DGSI y a recours depuis 2016, et a renouvelée en décembre dernier son contrat.
Profitant d’exceptions, qui ne le restent pas, et du climat sécuritaire l’utilisation de ces dispositifs est étendue et généralisée, rentrant petit à petit dans l’arsenal répressif de l’État.
Arthur BORDET
