Un engagement au service de la collectivité

Le dévouement des élus locaux est largement reconnu. Particulièrement ceux qui occupent un mandat local au service des communes. C’est à ce titre que le 8 mai dernier un hommage a été rendu à l’ancien maire communiste de Deville, Jean Claude BAUER. Cette reconnaissance il la doit au poste de premier magistrat de sa commune qu’il a occupé de 1983 à 2020.

Sous son mandat la commune a poursuivi son développement. La disponibilité de Jean-Claude pour défendre sa collectivité était largement reconnu. C’est pour son dévouement qu’il a été décoré de la médaille d’or communale. Cette distinction lui a été remise par le maire actuel, D. Cosenza, qui a tenu à réaffirmer la qualité du mandat électoral de Jean-Claude.

Au nom des élus PCF, Sylvain DALLA ROSA a adressé toutes nos félicitations au récipiendaire.

L’art macronien de la communication faisandée

« Choose France », ça vous parle ? Pour Macron, c’est évidemment plus classe que « Choisir la France » ou que le ringard Montebourg avec son « Made in France ». De quoi s’agit-il donc ? Eh bien, chaque année, depuis 2018, Macron s’offre ce qu’il appelle un sommet organisé avec moult patrons français et étrangers qui ne se font pas prier, fiscalement choyés qu’ils sont par le Président de la République depuis son premier mandat. A cette occasion, on voit poindre annuellement un paquet de milliards d’investissements économiques sensés réindustrialiser la France. Mais quand on gratte un peu, on voit rapidement qu’il s’agit en bonne partie d’une grande campagne de « com », souvent vide de concrétisation. Et les Ardennes en ont hélas trop souvent fait les frais : on se souvient facilement des centaines d’emplois promis par les cycles Mercier à Revin ou, mieux, le millier d’emplois parrainés à grands renforts médiatiques par Macron lui-même en 2018, en compagnie du patron de Cevital, emplois qui sont vite partis sous le tapis. Mais, cette année, c’est le pompon : pensez, 15 milliards d’euros annoncés pour l’économie française, un record paraît-il. Malheureusement, à y regarder de près, il s’agit surtout du recyclage d’annonces maintes fois serinées depuis pas mal de temps. Mais, cocorico, les Ardennes ne sont pas oubliées ! Pensez : 6 nouvelles éoliennes sont annoncées en sus des centaines de moulins déjà existants ou à l’étude. Bigre ! Hélas, non seulement il ne s’agit pas d’un projet nouveau, loin s’en faut, mais ces 6 éoliennes, d’ailleurs fabriquées loin de chez nous, ne sont pas vraiment de nature à relancer notre industrie.

Patrick TASSIN

Une loi aux relents coloniaux

Le projet de loi examiné et voté le 13 mai portant modification du corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province de la Nouvelle Calédonie ouvre la voie à son adoption par le Congrès.

Le sujet a remis le feu aux poudres et il fallait s’y attendre !

Une énième tentative de passage en force dénoncée lors de son examen au Sénat le 26 mars par le sénateur du groupe CRCE-K, Robert Xomie.

Le rapporteur de la loi : Nicolas Metzdorf, député anti-indépendantiste rallié à Renaissance !

Vouloir modifier le corps électoral gelé en 1998 par l’accord de Nouméa est suicidaire. Il consacre la citoyenneté calédonienne et définit 3 corps électoraux. Tout d’abord pour les référendums, ensuite pour les provinciales et enfin pour les municipales, législatives et présidentielles où tous les résidents peuvent voter.

La relance du dégel du corps électoral sous couvert de démocratie divise le pays.

Le 26 mars, le FLNKS a d’ailleurs réagi dénonçant ceux qui cherchent à déstabiliser les institutions et le pays pour espérer récupérer le pouvoir par la force.

Par l’intermédiaire de son ancienne ministre Sonia Backès, Emmanuel Macron veut s’attaquer au gouvernement à majorité indépendantiste. Elle joue à Paris les démocrates et à Nouméa s’en prend violemment au gouvernement de Louis Mapou en targuant qu’il n’est plus légitime !

Le chef du gouvernement, lui, a dénoncé des visées électoralistes, les provinciales déjà reportées devant se tenir avant la fin de l’année.

L’État semble avoir choisi son camp. Tous les dirigeants actuels se sont prononcés pour le maintien de la KFC dans la France. Une mission de médiation a été demandée par le FLNKS dans le cadre du processus de décolonisation irréversible engagé.

En mars dernier, le risque d’embrasement réel avait été rapporté par les membres de la mission.

Aujourd’hui, la Kanaky s’est enflammée et le gouvernement, responsable de cette situation condamne et réagit avec ses muscles plutôt que de chercher à apaiser la situation.

Le 14 mai, André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale est intervenu en dénonçant la grave erreur du gouvernement de vouloir passer en force, expliquant qu’une discussion préalable avec les différentes parties aurait dû permettre de pouvoir arriver à un consensus.

Après avoir allumé le feu, le président de la République est dans l’avion pour essayer de l’éteindre…
Dont acte, nous attendons la suite…

Corine POSTAL

Esclavage, entre souvenir et combat d’aujourd’hui

Mise en place en 2006 la condamnation et le souvenir de l’Esclavage a lieu tous les 10 mai. C’était le cas à Charleville-Mézières où sur les bords de la Meuse rue Victor Schoelcher le Préfet des Ardennes, soutenu par les collectivités et plusieurs associations, avait programmé une cérémonie afin que la mémoire des décennies d’esclavage ne s’oublie pas.

C’est Victor Schoelcher qui fut en 1848 l’artisan de l’abolition de l’esclavage en France. La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et l’association Stop la Haine ont tenu à affirmer pourquoi le rappel de cette bataille contre l’esclavage et son lot de souffrances est indispensable. Cette abolition, il y a 176 ans, ne doit pas nous faire oublier les atteintes aux droits et à la liberté qui perdurent aujourd’hui.

Pour la LDH Christine Depuiset a rappelé les conditions de vie, aujourd’hui encore, que connaissent des centaines de personnes sur notre territoire. Dans son intervention elle devait rappeler que  » l’Europe compte environ 4 à 5 millions de personnes sans papier….ceux ci ont un accès limité ou inexistant aux droits……Dans les grandes entreprises de hôtelleries, du bâtiment….au cœur de ce système des êtres humains subissent des conditions de travail dégradées accompagnées de discriminations raciales« .

Nos combats d’aujourd’hui, pour que chacun dans notre pays puissent vivre dignement, passent par une prise de conscience et une mobilisation de tous les démocrates. C’est avec cette conviction que plusieurs militants du PCF ont participé à cette cérémonie.

Sylvain DALLA ROSA

Les anti-révolutionnaires ne désarment pas

En mai 2022 un élément du patrimoine Français a subi des dégâts importants en raison de la tempête. Il s’agit du Moulin de VALMY (Marne). Les dégâts sur l’édifice sont importants notamment avec la perte des ailes du Moulin. Pour une remise en état le montant des travaux s’élève à 164 000 euros.

L’histoire de ce symbole de la République remonte à 1792. En septembre de cette année là les troupes révolutionnaires devaient battre les Prussiens dont la volonté étaient de combattre la Révolution Française pour réinstaurer le roi et la monarchie.

La commémoration de ce monument historique devrait amener les collectivités territoriales à se porter garantes du patrimoine et à tout faire pour rénover ce Moulin.

Pourtant, à l’occasion d’un récent débat au Conseil Régional Grand Est, la majorité de droite a refusé de financer les travaux. Cette attitude range les conseillers régionaux de droite du côté des troupes anti-révolutionnaires. C’est une remise en cause de l’Histoire de notre pays. Devant le tollé qu’a suscité cette attitude aujourd’hui le discours de la droite a évolué. La Région veut bien participer au financement des travaux seulement si un dossier complet est présenté.

La visite du Moulin est toujours possible. Ceux qui passent dans la Marne peuvent, par leur présence, montrer la solidarité pour exiger la rénovation du Moulin.

Sylvain DALLA ROSA

Le niveau culturel en danger

Le dynamisme d’un territoire se mesure à son développement économique mais également à son animation et sa politique culturelle. Sur ce dernier point Charleville-Mézières s’appauvrit régulièrement. Après avoir renoncé au projet labellisé de SMAC (scène de musique actuelle) c’est la fermeture de l’Espace Manureva et l’annonce de la disparition de la librairie de Mohon que nous avons appris ces derniers mois.

On pouvait s’attendre à un sursaut de la municipalité. Malheureusement on ne voit rien venir. Pire des rumeurs persistantes font état d’une possible fermeture du Caveau, place Ducale, lieu d’exposition pour les artistes locaux. La même rumeur envisage une possible fermeture de l’espace Lebon situé rue du Petit Bois. La municipalité vient de confirmer la fermeture du Caveau.

On peut se retrancher derrière la tenue, tous les deux ans, du festival des Marionnettes, du rassemblement annuel du « Cabaret Vert » ou de l’assemblée des Confréries. Ce sont les arbres qui cachent le désert culturel qui nous menace. En dehors du festival musical annuel aucun spectacle d’envergure ne se produit à Charleville-Mézières faute d’une salle de spectacle permettant une acoustique de qualité.

Il y a quelques années une enquête auprès des cadres supérieurs précisait qu’avant d’accepter une mutation ceux-ci regardaient le niveau culturel et les animations se déroulant sur le territoire où ils pouvaient être mutés. Indéniablement le culturel rejoint l’économie.

Dans ce domaine comme dans quelques autres il est urgent de se ressaisir.

Sylvain DALLA ROSA

Reprenons la main le 9 juin

Dans moins d’un mois auront lieu les élections européennes. Des élections pas importantes ? Oh que si ! Ce sont les politiques européennes qui mettent en concurrence les salariés entre eux pour tirer vers le bas les salaires. Ce sont elles aussi qui exigent des réductions dans les dépenses publiques menaçant l’école, la santé, la justice … La liste des conséquences des politiques européennes menées pour la finance, contre les peuples, est longue. Ceci n’exonère bien sur pas nos gouvernants de leur responsabilité. Ils pourraient s’opposer à ces politiques, ils ne font que les défendre !

Alors le 9 juin, il faudra aller voter. Comme à chaque élections les médias dominants nous présentent volontiers ces élections comme un duel entre l’extrême droite et la Macronie oubliant tout le mouvement progressiste. Ce sont pourtant les seules élections véritablement à la proportionnelle où chaque voix compte pour un. Un unique bémol : seules les listes ayant plus de 5 % des voix se partagent les sièges des députés européens. Mais avec 5 % la liste de la Gauche Unie pour le monde du travail, conduite par Léon Deffontaines, aura 5 élus pour porter nos idées dans les institutions européennes !

Un duel entre l’extrême droite et la Macronie ? La Macronie, chacun a compris à quel point elle ne défend qu’une élite. L’extrême droite, entendons nous souvent, « on n’a pas essayé ». Pourtant, on peut démonter son programme économique, qui, masqué par des propos démagogiques, constitue surtout une roue de secours pour le patronat. Mais venez donc voir ce que le Front National a fait à Béziers depuis qu’il dirige cette ville. La Fédération des Ardennes du PCF a le plaisir d’accueillir le mercredi 23 mai Daniel Kupferstein, réalisateur d’un film « Béziers, l’envers du décor ». Après la projection de ce film nous pourrons échanger avec le réalisateur. Ce sera le 23 mai à 20 h au centre social André Dhôtel.

Des élections pas importantes, des élections jouées d’avance … tout est fait pour que les vraies questions, celles qui touchent à la vie des gens, le travail, les salaires, les retraites, l’alimentation, la santé, l’école … ne soient pas abordées. Ce sont ces questions sociales que la liste conduite par Léon Deffontaines met dans la campagne avec des propositions pour nous sortir de la crise actuelle. Notez déjà la date du 3 juin. A 18 h salle de Nevers à Charleville-Mézières aura lieu une réunion publique avec deux candidates de la liste, Irène Perrin-Toinin, la locale de l’étape, secrétaire de la section du PCF de Charleville-Mézières et Marie Claire Cailletaud, syndicaliste, conseillère honoraire du CESE. On pourra parler réindustrialisation de notre pays, énergie, écologie, services publics …

Michèle LEFLON

« Place nette » un petit tour et puis s’en va !

La sécurité est une des priorités exprimées par les français. C’est le cas dans les Ardennes où la délinquance en 2023 est en hausse de 3,5% selon les chiffres publiés par la Préfecture. Cette situation nécessiterait des mesures fortes notamment en renforçant de façon permanente les effectifs de police et la dotation de matériel nouveau et performant.

Pourtant ce n’est pas le chemin sur lequel s’engage le gouvernement. Deux aspects de cette politique démontrent la façon très austéritaire qu’il pratique. Simultanément on apprend que la construction d’un nouveau commissariat à Sedan n’est plus d’actualité et que le ministre de l’Intérieur expérimente une opération contre le trafic de drogue appelée « Place nette ». Cette appellation fait bien rire les dealers ! Ce dispositif n’est ni plus ni moins qu’une pure campagne de com.

Ce nouveau dispositif vient d’être expérimenté dans notre département, dans les quartiers de Revin, Rethel ou Vivier-au-Court. Presque 500 gendarmes avaient été mobilisés pour cette opération. Celle-ci à duré quatre jours avec des résultats sans commune mesure avec le développement des quantités de drogue qui circulent. Depuis cette opération coup de poing, au dire des riverains, le trafic continue mais……………. les forces de gendarmerie sont déjà reparties !…

Nous sommes loin de la police de proximité et de l’îlotage qui avaient permis de faire reculer les actes de délinquance.

Sylvain DALLA ROSA

L’IA contre l’emploi et la confidentialité

Les progrès de la science sont de jour en jour de plus en plus présents dans notre société. C’est le cas de l’Intelligence Artificielle (IA) que le gouvernement veut mettre « au service » des Français. En réalité, derrière ces bonnes intentions, c’est la suppression d’emplois qui se profile et des atteintes à la confidentialité sur des données personnelles. A l’occasion d’un récent déplacement dans les Hauts-de-Seine, le Premier Ministre G. Attal a déclaré vouloir permettre avec l’IA de « débureaucratiser l’administration et ramener les services publics sur le terrain ».

L’IA serait une intelligence capable de réaliser n’importe quelle tâche administrative comme le ferait un humain. Son utilisation permettrait de transformer de nombreux secteurs d’activité. On trouve notamment dans ses domaines d’intervention, la médecine, l’administration ou la finance. Une récente étude affirme que d’ici quelques années plus de 300 millions d’emplois viendront à disparaître sur la planète découlant de l’application de l’IA. Outre l’emploi, une autre question se pose, l’IA aura-t-elle accès aux données personnelles? Ce n’est plus de la fiction mais une réalité d’ores et déjà bien présente.

Comment ces questions vont elles être appréhendées par les collectivités comme Charleville-Mézières, Sedan ou Ardenne Métropole. Il ne serait pas superflu qu’un groupe de réflexion soit mis en place, sous l’égide du conseil départemental, pour appréhender l’évolution de ces découvertes et limiter leur impact. Nous sommes déjà dans le futur…….

Sylvain DALLA ROSA

120 ans !

C’est l’âge du journal L’Humanité, le plus beau nom qu’on pouvait donner à un quotidien.

En plein essor du capitalisme, Jean Jaurès, député du Tarn, avait saisi le rôle décisif de la presse. Il y fixe deux règles : la recherche d’information pour donner le moyen de comprendre et juger les évènements du monde et l’indépendance financière.

Faire vivre un grand journal sans qu’il soit à la merci d’aucun groupe d’affaires reste aujourd’hui encore un problème difficile et un combat au quotidien. L’ultra concentration des médias, l’information jetable ou recyclée occupent et phagocytent l’espace médiatique. L’Huma est devenue une véritable exception dans un pays où 9 milliardaires se partagent l’essentiel de la presse française et où l’extrême droite occupe de plus en plus de place pour imposer ses idées réactionnaires et attiser la haine de l’autre.

L’information n’est pas une marchandise à vendre à des consommateurs mais un bien collectif indispensable à la citoyenneté et la démocratie en dehors de toutes influences et censures politiques ou mercantiles. Si L’Humanité tient bon, c’est par une richesse qui n’est pas cotée en Bourse !

Ses lectrices et lecteurs ne se résignent jamais et puisent dans les articles le désir de s’engager pour un monde meilleur. Fêter l’anniversaire de L’Huma, c’est avoir un regard contemporain sur 120 ans d’histoire politique. Ce grand quotidien national a su s’adapter, se remettre en question sans jamais se renier ni perdre sa boussole et sa force de caractère.

Cet anniversaire est l’occasion de rappeler que nous avons toutes et tous plus que jamais besoin d’HUMANITÉ.

Corine POSTAL