L’IVG dans la Constitution : avec quels moyens ?

L’inscription dans la Constitution de la liberté de recourir à l’IVG en France est une avancée majeure, résultat des luttes des femmes. C’est une avancée pour l’humanité tout entière : les femmes ont le droit de disposer de leur corps, le droit de donner la vie et d’éduquer des enfants désirés et aimés. La maternité ne peut être imposée. Pour être réussie, elle doit être choisie, partagée et non subie.

Les communistes ont été de ce combat, avec en particulier la proposition de loi de constitutionnalisation de l’IVG déposée dès 2017 par la sénatrice communiste Laurence Cohen.

Encore faut il que cela devienne un droit effectif ! Les nombreuses fermetures de centres IVG – près de 150 en quinze ans –, les difficultés à trouver des professionnels de santé disponibles, et les déserts médicaux partout sur notre territoire, placent de nombreuses femmes, aujourd’hui, en France, dans l’incapacité pratique d’exercer ce droit et ce malgré le développement des IVG médicamenteuses, 78 % des IVG actuellement. Encore faut il que les femmes gardent le choix de la technique, ce qui n’a pas toujours été le cas dans notre département. Sans parler les difficultés des jeunes à accéder à l’information et à la contraception.

Michèle LEFLON

Élections européennes : une liste pour la paix et le monde du travail

Les communistes ont voté dans chacune des fédérations de France du 8 au 10 mars 2024 pour la liste conduite par Léon Deffontaines aux prochaines élections européennes. Une large majorité a plébiscitée une liste du parti communiste français audacieuse ouverte à des figures marquantes de la gauche comme Emmanuel Maurel de la Gauche Républicaine et Socialiste et de la société civile, du monde du travail telle Sigrid Gérardin du SNUEP FSU.

À l’heure des discours va-ten-guerre de la part de nos dirigeants, ce scrutin européen qui se tiendra le 9 juin prochain a un enjeu considérable pour porter au niveau de l’Union européenne une politique de Paix, de Justice sociale.

À l’heure où les conflits dans le monde entraînent des exactions toujours plus insupportables à l’égard des civils, nous saluons le vote communiste à l’Assemblée nationale du 12 mars dernier contre l’escalade guerrière en Ukraine.

Philippe RIO, maire communiste de Grigny, faisait partie de la délégation du Parti qui s’est rendue en Israël et en Palestine il y a quelques jours : il nous dit «Il y a urgence à constituer un arc français et un bloc européen avec les nations à l’avant-poste du droit international. Pour la France, c’est une exigence politique, une première étape pour déconstruire la guerre. La grande histoire de l’humanité nous jugera et il reste peu de temps pour agir. »

Irène PERRIN TOININ

Dans les Ardennes, les communistes se sont prononcés à 90 % pour la liste de large rassemblement conduite par Léon Deffontaines

Décès de Bernard CHATEAU Vétéran du P.C.F

Bernard a adhéré à la Jeunesse Communiste en 1956 puis au Parti Communiste en 1957. Il a été secrétaire Fédéral de la Jeunesse Communiste des Ardennes de 1959 à 1961 et secrétaire à l’organisation de la Fédération des Ardennes du P.C.F de 1963 à 1970. Élu conseiller municipal de Bogny-sur-Meuse de 1977 à 1980, il a été 3ème adjoint au maire communiste de 1980 à 1983 et à nouveau conseiller municipal de 1995 à 2001.

La Fédération des Ardennes du P.C.F présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Une nouvelle vie pour les Rotondes SNCF

Abandonnées depuis de nombreuses années par la SNCF, les Rotondes de Mohon (à Charleville-Mézières) font aujourd’hui l’objet d’un nouveau projet. Celui-ci, porté par un industriel de l’Aube, envisage la construction d’un bâtiment de fabrication de wagons spéciaux et la rénovation des Rotondes. Cet engagement doit beaucoup à l’association « Les amis des Rotondes et ateliers de Mohon » qui pendant toutes ces dernières années a œuvré pour la sauvegarde du site et a été souvent méprisée par la SNCF.

L’intérêt que porte au site l’entrepreneur aubois redonne espoir à tous ceux qui œuvre pour la sauvegarde du patrimoine industriel Ardennais. Pour travailler au renouveau des Rotondes SNCF le déménagement du matériel roulant, stocké à Mohon, était nécessaire. On y trouve notamment deux locomotives à vapeur d’une conservation exceptionnelle. Une fois les travaux terminés il faudra veiller au rapatriement de ce matériel.

Il s’agit d’un projet de grande envergure qui doit faire l’objet d’une implication de toutes les parties prenantes dans cette réhabilitation à commencer par la SNCF qui ne peut se débarrasser du site. Celui-ci s’étend sur 2,5 hectares avec 12 000 m² de bâtiments. Construites en 1906 les Rotondes sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Sylvain DALLA ROSA

Haro sur les pauvres !

Alors que la pauvreté frappe de plus en plus, le gouvernement a lancé, il y a 1 an, une modification expérimentale pour l’attribution du Revenu de Solidarité Active (RSA). Dans un premier temps celle-ci a été mise en place dans 18 départements dont les Ardennes. Sans attendre les résultats de ces premières expérimentations le gouvernement a décidé de rajouter 29 autres départements. Soit au total 47 départements qui sont chargés d’expérimenter le nouveau dispositif. Cette réforme pour l’attribution du RSA devra concerner, à l’horizon 2025, tous les départements qui devront adopter ce dispositif. Pour obtenir cette allocation il faudra, en échange, que la personne justifie de 15 heures d’activité par semaine.

Dans notre département cela concerne prés de 10 000 personnes. C’est le Conseil Départemental qui gère, avec bien des difficultés, les fonds nécessaires au versement du RSA. Si on en croit les responsables de la majorité qui acceptent de commenter cette opération il s’agit de combattre le chômage. Fin janvier dernier le Premier ministre a confirmé la démarche et souhaite conditionner le versement du RSA à 15 heures de travail hebdomadaire.

Incapable d’assurer le plein emploi, le gouvernement cherche à faire des économies sur le dos… des plus défavorisés. Cette position a des relents d’exclusion de la sphère sociale avec l’éternelle rengaine sur les profiteurs. Les chiffres sont pourtant clairs il existe 34% des personnes qui pourraient avoir droit au RSA et qui n’en font pas la demande. C’est souvent ceux qui sont les plus défavorisés et qui sont confrontés à une détresse sociale qui ne font pas valoir leur droit.

Sylvain DALLA ROSA

DROITS des FEMMES, EUROPE, PAIX… !

Ces trois sujets de l’actualité du moment concernant au plus près le quotidien des Françaises et des Français, sont dans les axes politiques principaux portés par le PCF.

Droits des femmes : le 4 du mois de mars 2024 est entré dans l’histoire, il est le jour où le Congrès a voté l’entrée du droit à l’avortement (IVG) dans la constitution française.

Il est important de rappeler que les sénatrices et sénateurs communistes ont porté cette proposition de constitutionnalisation dès 2017. Le gouvernement actuel n’a fait que reprendre une idée de notre parti qui avait compris que cette entrée dans la constitution est un réel vecteur de protection de ce qui n’est pas seulement une liberté mais un droit fondamental qui doit être défendu contre les forces réactionnaires auxquelles une part de plus en plus importante des grands médias donnent la parole.

Cette entrée dans la constitution française ne représente qu’une première victoire d’étape, la prochaine conquête étant l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte européenne des droits fondamentaux.

Ce qui m’amène au second mot du titre de cet article « Europe » :

Les élections européennes sont pour ‘’demain’’. Le PCF a fait le choix d’une stratégie audacieuse, en présentant un rassemblement emblématique conduit par Léon DEFFONTAINES plébiscité par une large majorité de son Conseil national (CN).

Ce rassemblement qui n’a rien d’hétéroclite, s’articule autour de figures marquantes comme Emmanuel MAUREL (gauche républicaine et socialiste), Muriel RESSIGUIER (ex lfi), Isabelle AMAGLIO-TERISSE (radicaux de gauche) on y trouve également des noms moins connus venant directement du monde du travail et es mouvement sociaux engagés sans oublier les personnalités marquantes de notre parti comme André CHASSAIGNE et Fabien ROUSSEL.

Il est important de ne pas négliger ces élections européennes qui offrent la possibilité de montrer l’engagement et la volonté du PCF de construire une Europe plus juste, démocratique et solidaire pour aller vers un monde vivant dans la Paix et le respect des droits humains.

La PAIX : voilà le 3ème sujet faisant l’objet du titre de cet article. Sans revenir sur toutes les guerres qu’une grande partie de la population mondiale traverse, semant misère, désolation, famine et horreur, deux de ces épisodes de guerres touchent particulièrement notre Pays car ils sont aux portes de l’Europe, la guerre en Ukraine et le conflit israélo-palestinien.

Emmanuel MACRON et son gouvernement ébranlé, une fois de plus, par un conflit social, celui du monde agricole, par tactique politicienne, a tenté d’allumer un contre feu pour détourner l’attention publique.

Ses déclarations, suite à la conférence sur l’Ukraine tenue à Paris, sur la possibilité de l’envoi de troupes au sol et la fourniture à l’Ukraine de missiles longue portée, n’ont pas reçu l’approbation des principaux dirigeants européens. Ces déclarations sont irresponsables et dangereuses, bien entendu il n’est pas question d’oublier ni d’admettre que le régime totalitaire et nationaliste de POUTINE a fait le choix criminel d’avoir recours à la guerre.

Il est indispensable d’aider les peuples victimes de la guerre sans entrer dans une escalade qui ne garantit pas d’apporter la paix, la sécurité et la liberté aux populations victimes des guerres. La Fédération du PCF appelle à manifester samedi 9 mars à 15h à partir de la place Ducale avec d’autres organisations pour les enfants de Palestine.

Patrick LATTUADA

Hommage à Missak et Mélinée Manouchian

L’initiative de la section du PCF de Charleville-Mézières d’hommage à Missak et Mélinée Manouchian a rencontré un succès au-delà des ses rangs. D’abord sur la place Ducale, avec, entre autres, la chanson de Ferré, « l’affiche rouge « . Puis dans les locaux de la fédé, avec la projection du film : »Les FTP-MOI dans la résistance ».

Mise en concurrence des TER

Une décision insupportable : le conseil régional à majorité de droite a voté l’ouverture à la concurrence de tout le réseau de TER appelé l’étoile de Reims, en gros le réseau de TER et de cars de la SNCF de l’ancienne Champagne Ardenne de Dijon à Givet !

C’est la possibilité ouverte de confier ces lignes à une entreprise privée, avec les rames financées par l’argent public. Comment oser affirmer que cela permettra de développer l’accès au train ? Il n’y a pas de secret : si une entreprise privée s’engage dans cette voie, ce sera pour en tirer bénéfice, faire des profits et cela sera au détriment donc des voyageurs et des agents.

Le réchauffement climatique nécessite pourtant de développer le transport ferroviaire ! Quelle garantie sur les tarifs ? La division en lot du réseau du Grand Est est une étape de plus, après les décisions prises nationalement par les gouvernements successifs de régionalisation des trains. Il y avait avant solidarité tarifaire qui faisait que le km parcouru en train ne coûtait pas plus cher dans les zones peu denses que dans les trains bondés. Curieusement, le Grand Est commence sa mise en concurrence par la partie la moins peuplée de la région !

Les élus communistes ont voté contre cette décision.

Michèle LEFLON

De plus en plus de pauvres

Un des fléaux de notre société capitaliste est le taux de pauvreté qui touche les ménages. Notre département est particulièrement frappé par cette régression sociale. Ainsi la Banque de France, qui vient de publier les chiffres du surendettement, pointe le nombre de dossiers pour 2023 dans les Ardennes. Celui-ci passe de 476 dossiers en 2022 à 560 en 2023. Globalement ce sont 19,4% des Ardennais qui sont en situation de pauvreté. Cette tendance à la hausse est devenue durable. Avec une inflation qui repart (+ 4%) la vie quotidienne devient de plus en plus dure pour nombre d’Ardennais.

Ce sont les dépenses qui touchent à la consommation courante qui s’aggravent. Pour les ménages ardennais cela concerne 36% des dossiers déposés. Conséquence, nombre de foyers se privent sur l’essentiel. Le pouvoir d’achat est d’ailleurs l’une des préoccupations premières des Français dans un contexte où les salaires stagnent. Parmi les villes les plus touchées par le fort taux de pauvreté c’est la commune de Sedan qui est sur la première marche du podium. Juste derrière se trouve Charleville-Mézières et Nouzonville. Les associations caritatives tirent le signal d’alarme car elles ont de plus en plus de difficultés à faire face à la demande.

Pourtant ces fins de mois difficiles ne touchent pas tout le monde. Les entreprises du CAC 40 ont reversé l’année dernière 97,1 milliards d’euros à leurs actionnaires. Soit une progression de 21% par rapport à l’année dernière. Cette situation d’inégalités sociales touche même les instances qui dirigent notre pays. La moitié des membres du gouvernement dispose d’un patrimoine de plus d’un million d’euros.

Il est temps de revoir de fond en comble la façon de redistribuer les richesses produites dans notre pays. Cela passe notamment par une hausse généralisée des salaires.

Sylvain DALLA ROSA

Honte aux promoteurs de l’extrême-droite

Les médias, notamment les chaînes de télévision, façonnent de plus en plus la vie politique française. C’est dans ce cadre que se profile la campagne des européennes. Aux yeux des supposés journalistes il n’existe que ceux qui méritent d’être sur le devant de l’actualité. Le choix fait est loin d’être anodin et de refléter le pluralisme politique.

Ainsi, la promotion du candidat de l’extrême-droite est omniprésente. La couverture médiatique du salon de l’agriculture est de ce point de vue significative. C’est particulièrement vrai avec la promotion du responsable du rassemblement national (ex FN) candidat en juin prochain aux élections européennes. Pourtant dans l’actualité récente l’extrême-droite a été singulièrement absente des événements qui ont marqué la vie sociale. C’est vrai pour la bataille des retraites ou dans le soutien au monde agricole. Si on regarde plus loin, bien malin celui qui peut dire la position du FN de l’époque sur le traité de Lisbonne mettant en place la constitution européenne.

Cela ne gène pas les médias de promouvoir des idées néfastes pour la société. Honte à ceux qui cautionnent la haine.

Sylvain DALLA ROSA