Une ambition pour le peuple, pour la France, pour la paix

Une conférence nationale a eu lieu samedi dernier au siège parisien du parti communiste. Deux camarades ardennais, Mézhoura et Joffrey y ont participé. Le but, établir une feuille de route.

Après une analyse franche et sincère, un travail fourni, des échanges riches et respectueux à la contribution et des débats tout au long de la journée, ce plan d’action a été adopté à une très large majorité. Le travail est immense et Fabien Roussel l’a bien résumé dans son discours de clôture après avoir rendu un hommage appuyé à André Lajoinie nourri de chaleureux applaudissements. Cette feuille de route est un point d’étape depuis le dernier congrès et la situation grave dans laquelle est plongée le pays.

Le secrétaire national a rappelé que le capital est partie prenante de cette situation et qu’il dicte la politique menée par Macron. L’abrogation de la réforme des retraites est voulue par le PCF et le NFP. Les marchés ne veulent pas l’abroger, c’est une vraie question démocratique. Qui décide en France ? Les élus ? Le peuple ? Un gouvernement ? Ni les uns ni les autres, ce sont les marchés.

Nous devons avoir une exigence de démocratie et de souveraineté démocratique. Nous devons relever les grands défis d’aujourd’hui. Il faut investir dans le climat avec notre plan climat Empreinte 2050 et les investissements colossaux que cela exige. Il faut former, embaucher.

Taxer le capital ne suffit pas, il faut reprendre la main sur le secteur bancaire avec son pôle public et la caisse des dépôts, il faut reprendre la main sur les richesses produites.

Ce sont nos propositions originales, au service des communs et du bien-être de la population.

Nous devons porter une exigence de révolution et de rupture. Il faut changer le rapport de force, faire grandir la conscience de classe et ses intérêts.

Unis, nous pouvons les défendre et gagner. Le parti doit jouer son rôle. Une opposition forte contre le nouveau gouvernement, arracher chaque victoire possible, montrer notre projet de société et notre utilité partout où nous sommes.

Les élections municipales seront déterminantes.

Pour les élections législatives, notre volonté c’est la victoire sans vision dogmatique mais pragmatique. Décider avec tout le monde pour gagner les meilleures candidatures de rassemblement à gauche. Il faut les préparer maintenant dans un esprit d’ouverture. L’objectif est que la gauche gagne.

Les présidentielles, pas de caricature, elles ne sont pas à l’ordre du jour. Une décision collective devra être prise le moment venu fin 2025, début 2026 lors d’une conférence nationale où d’un congrès. Aucune porte ne doit être fermée et les communistes ont toute leur légitimité à rassembler la gauche et les Français.

Le parti communiste va mener une campagne avec l’OLP pour la paix. Les communistes en sont à l’initiative et elle sera au cœur de notre activité dans les prochaines semaines.

Notre volonté est de défendre la paix comme nous sommes déterminés à battre Macron et l’extrême droite.

Le communisme est au cœur de notre projet.

Pas de jours heureux à +4°, sans usines et sans services publics, sans une grande ambition pour notre pays, sans un parti communiste fort.

Corine POSTAL

Communiqué du comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes Cataracte à Sedan : Pub du CHINA ou véritable service de proximité

Deux fois déjà que la presse locale communique sur des interventions de la cataracte à l’hôpital de Sedan et tout laisse à penser que c’est à la demande de la direction du CHINA (Centre hospitalier intercommunal du Nord Ardennes) souhaitant redorer son image de marque auprès de la population sedanaise après son abandon de la maternité.

Bonne nouvelle : cette intervention se fait sans dépassement d’honoraire, comme d’ailleurs à Charleville-Mézières. Remarquons que comme à Manchester, ce n’est pas dans le secteur public, mais dans la clinique privée, officiellement appelée « Polyclinique – GCS territorial Ardenne nord » hébergée dans les locaux hospitaliers. Avec deux questions : quelle conséquence financière pour l’hôpital, puisque la convention financière entre le public et le privé n’est pas connue ? Quel intérêt pour les médecins ?

Mais la localisation sedanaise ne concerne que l’intervention, ni la ou les consultations préopératoires, ni les suites de l’intervention ! Pour cela, il faut aller à Charleville-Mézières et là pas de médecin ophtalmologue en secteur 1 et donc à priori des frais non remboursés, sans parler des frais de transport.

Il ne s’agit donc pas d’une prise en charge globale de la population de Sedan et de tout l’est ardennais, que ce soit en terme d’accessibilité géographique ou financière, mais simplement d’un petit arrangement pour désencombrer le bloc opératoire de Manchester ! Tant mieux pour les personnes qui pourront se faire opérer à Sedan, mais ce n’est qu’un bout de la réponse aux besoins.

Cela ne doit pas faire oublier que la fusion administrative des hôpitaux a surtout été un pillage de Sedan au profit du chef lieu avec des conséquences redoutables pour la population et globalement des Ardennais.e.s se plaignant de plus en plus des prises en charge hospitalières, malgré le dévouement du personnel, en particulier des délais d’attentes aux urgences ou pour des prises en charge programmées (rendez-vous, interventions …)

Les étrennes de Nouvelles des Ardennes

Nouvelles des Ardennes, c’est une information libre des Ardennaises et des Ardennais, au service des travailleurs, des jeunes, des retraités.

Cela n’est évidemment pas sans incidence financière.

N’oubliez pas Nouvelles des Ardennes dans vos étrennes :

chèque à l’ordre de ADF PCF08

18 rue de l’Arquebuse – 08000 Charleville-Mézières.

Le patronat a la rancune tenace

Sans revenir sur l‘épisode particulièrement douloureux des deux unités WALOR à Vouziers et Bogny-sur-Meuse qui a jeté dans les affres du chômage plus de 100 salariés et leur famille malgré une résistance digne des salariés résultant sur une indemnisation indigne.

Le repreneur expliquait qu’économiquement il lui était impossible de faire plus, mais avait bon espoir de relancer très vite une production offrant la possibilité de (re)créer des embauches.

Par contre rien ne l’a empêché de trouver un prétexte en deux jours pour convoquer le délégué syndical (CGT) de l’unité de Bogny-sur-Meuse. Son entretien préalable est fixé le 18 décembre 2024. Pour le soutenir, rendez-vous à 8h15 sur le site Forgex avenue des Marguerites à Bogny-sur-Meuse.

Le vieil adage ‘’si tu veux tuer ton chien tu dis qu’il a la rage’’ se vérifie une fois de plus !

Comment sortir de la crise politique ?

L’actualité politique de ces derniers mois a été intense. Après une dissolution de l’Assemblée Nationale incompréhensible les partis politiques de gauche ont réussi à faire voter une motion de censure entraînant la démission du gouvernement de droite. A ces événements il faut rajouter, pour les Ardennes, la démission surprise du député d’extrêmedroite de la 1ère circonscription Mézières/Rethel. Notre société connaît une véritable crise politique dont les premières victimes sociales sont les Français.

La démission du député de la 1ere circonscription a entraîné une élection législative partielle qui s’est déroulée les 1er et 8 décembre derniers. En tête au 1er tour avec un taux d’abstention record de 70% des électeurs, le candidat du RN est battu d’une poignée de voix au 2ème tour (372 suffrages d’écart). C’est L. Vuibert, candidat macroniste, qui est élu dans un mouchoir de poche. Échaudé en juin dernier avec la perte de son siège de député celui ci a bien pris soin de se déclarer sans étiquette. Le candidat du Nouveau Front Populaire a été battu dès le 1er tour. Désabusée par le climat politicien actuel la majorité des électeurs a choisi l’abstention. C’est un véritable défi démocratique qui est devant nous.

Reçue par le président de la République, comme les autres groupes qui siègent à l’Assemblé Nationale et au Sénat, dans la perspective de la nomination d’un nouveau gouvernement, la délégation du PCF a déclaré : « A cette heure, face à l’absence de toute réponse et d’engagement de la part du camp présidentiel, nous appelons solennellement le président de la République à ne pas prolonger davantage cette crise démocratique qui n’a que trop duré, en nommant, un Premier ministre issu de l’alliance électorale qui a recueilli le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée prête aujourd’hui à gouverner le pays. »

Autre sujet d’inquiétude ce sont les conflits armés qui se déroulent dans plusieurs endroits de la planète. Dans certains pays la situation est une véritable poudrière. Après l’Ukraine et le génocide des palestiniens de Gaza, c’est au tour de la Syrie de se retrouver dans une situation de guerre. L’élection de Trump aux États Unis, parmi les premières puissances mondiales, ne va pas dans le sens d’une paix durable sur la planète.

Dans ce contexte le PCF est plus que jamais une force d’avenir qu’il faut renforcer.

Sylvain DALLA ROSA

Suppression du Fret SNCF, un danger

Après la division en plusieurs branches ( SNCF réseau – Gares ou voyageurs), la SNCF poursuit son offensive pour démanteler le groupe ferroviaire. A terme l’objectif recherché est la privatisation totale.
Alors qu’il est envisagé de supprimer des TGV entre Paris et Sedan, notamment celui de certain soir, la SNCF s’attaque au fret. Il est envisagé au 1er janvier 2025 de privatiser le transport marchandises et de matériaux par le rail. Les conséquences de cette suppression aurait pour résultat de multiplier les camions sur les routes. Cette mesure serait une aggravation de la pollution et de la dangerosité.
Pour notre département un autre problème se poserait, celui du transport des déchets radioactifs de la centrale nucléaire de Chooz. Transporter ces déchets par la route aurait non seulement un impact écologique négatif mais serait dangereux. Cette nouvelle privatisation est largement condamnée par les organisations syndicales. Une pétition est lancée pour interpeller la SNCF et les pouvoirs publics. Au nom des élus communistes j’ai signé cette pétition que l’on trouve sur internet !
Sylvain DALLA ROSA

Bâtiments religieux, il faut faire respecter la laïcité

Depuis 1905 et l’adoption de la loi sur la séparation de l’Église et de l’État ce sont les communes qui ont la responsabilité d’entretenir les lieux du culte catholique. Pour la rénovation de Notre Dame de Paris, estimée à 700 millions, ce chantier a reçu le soutien de 350 000 donateurs (des particuliers comme des entreprises). La collecte s’élève à 836 millions d’euros. Largement au dessus du coût des travaux qui ont duré cinq ans. Un incendie avait ravagé la cathédrale le 15 avril 2019. A des niveaux différents ce sont pratiquement 2000 artisans qui ont travaillé à la remise en état du bâtiment en cherchant à respecter la qualité historique de celui-ci. Ne respectant pas la séparation de l’Église et de l’État le président de la République a participé à la cérémonie de fin des travaux au côté des responsables de l’épiscopat.
Les travaux de réhabilitation de Notre Dame de Paris ne doivent cependant pas cacher le délabrement de milliers d’Églises ou de basiliques sur notre territoire. L’Observatoire du patrimoine religieux estime que quelques 5000 églises seront abandonnées dans les années à venir.
Ainsi, la commune de Foisches dans les Ardennes lance à son tour une souscription pour refaire l’église du village qui a besoin de travaux de rénovation et de mise en sécurité pour un montant de 100 000 euros. Il existe de nombreuses collectivités qui sont dans la même situation. A Charleville-Mézières, il y a quelques années, ce sont des travaux sur la basilique de Mézières qui dispose d’un patrimoine d’art sacré remarquable ou sur l’église St Lié à Mohon (réfection des vitraux et de l’orgue) qui ont été financés en partie par la collectivité.
Élément d’un processus de laïcisation commencé sous la Révolution française, la loi de 1905 n’a pas établi la « laïcité ». Le mot, d’ailleurs, n’y figure pas ! Les débats actuels, en particulier ceux portant sur le port de signes religieux à l’école, n’ont que très peu à voir avec la loi de 1905. La loi de séparation des Églises et de l’État doit être revue pour libérer les collectivités de la charge de gestion des bâtiments cultuels. Le texte précise même « La République ne reconnaît ne salarie et ne subventionne aucun culte. »
Sylvain DALLA ROSA
Libre Penseur

Sauvegarder notre patrimoine

La Fondation du Patrimoine lance un concours pour la sauvegarde des sites historiques sur notre territoire. Des projets portent sur divers sites et sont soumis au vote des habitants. Parmi les sites retenus on ne trouve aucun qui porte sur le Patrimoine industriel.
Le département des Ardennes compte plusieurs sites qui mériteraient d’être soumis au vote des ardennais. Il en est un qui est particulièrement représentatif c’est celui de la sauvegarde et la rénovation des Rotondes SNCF situé à Charleville-Mézières dans le quartier de Mohon. Ces bâtiments témoignent de l’importance du patrimoine ferroviaire ardennais.
Une association dynamique, les Amis des Rotondes et Ateliers de Mohon, œuvre depuis plusieurs années à la requalification des Rotondes. Cette activité rencontre un écho particulièrement important dans la population. Ainsi, à l’occasion des récentes journées du Patrimoine, ce sont 2149 personnes qui ont visité ces Rotondes. Ajouter celles-ci à la liste des projets qui peuvent être retenus, voir d’autres sites au riche passé industriel, permettrait d’élargir encore leur rayonnement. D’ailleurs un investisseur privé a déjà fait part de son soutien à la rénovation des Rotondes.
Sylvain DALLA ROSA

Rassemblement des retraités

Les militants communistes étaient bien présents ce mardi 3 décembre devant la préfecture à l’appel des organisations syndicales de retraités réclamant l’augmentation des pensions et le rattrapage du pouvoir d’achat.

La bosse d’Étion se creuse…

La réunion publique d’assemblée d’habitants (ADH) du secteur 2 qui a eu lieu le 25 novembre a réuni peu de monde et les habitants ont exprimé leur désarroi ou leur dégoût (article presse locale 29/11).
Pour y avoir participé dans le passé en tant qu’habitante et plus anciennement en tant que membres des feus conseils citoyens, ces réunions n’attirent jamais les foules et se poser la question du pourquoi semble légitime.
Beaucoup de questions restent souvent sans réponse de la municipalité ou alors une, employée à l’envi : faire remonter aux services concernés mais bien souvent sans résultat concret…
La plupart des doléances ne peuvent pas être solutionnées par les assemblées d’habitants car leurs prérogatives et leur périmètre d’intervention sont très limités et elles n’ont bien évidemment pas de compétences municipales. Du coup les habitants sont inévitablement frustrés et reviennent ou pas aux réunions publiques.
Ce quartier de Charleville-Mézières est effectivement délaissé. L’adjointe au maire semble rejeter la faute à l’assemblée d’habitants en déclarant que 6 projets sur 130 ont été déposés par l’ADH du secteur 2 ! Les projets sont une chose quand ils peuvent se concrétiser, l’investissement de la ville dans les quartiers en est une autre !
L’arboretum en est un symbole qui résume bien la situation. Ce projet abouti qui avait été à l’initiative d’un habitant engagé est laissé à l’abandon depuis longtemps. Déchets en tous genre, poubelles à disposition mais vidées trop peu souvent. À chaque tempête ou forts coups de vent des branchages voire des arbres tombent au risque de mettre la vie d’autrui en danger puisqu’une allée pédestre dessert les logements locatifs du grand Rulut, le ruisseau du même nom n’étant d’ailleurs jamais nettoyé et du coup déborde à chaque épisode intense de pluie.
Pour respecter la biodiversité, plus de tonte mais une fois par an le site est saccagé par des engins disproportionnés qui débroussaillent à la hussarde !
Au-delà et comme l’a bien résumé l’animatrice de l’ADH : « La seule chose qui bouge c’est une école qui ferme ».
Non seulement l’école maternelle Calmette a été fermée par le maire de Charleville-Mézières mais aussi le collège La Fontaine par le conseil départemental et l’année prochaine le lycée Simone Veil par le conseil régional.
Point commun, une majorité de droite dans ces 3 assemblées !
Comment redynamiser un quartier quand la jeunesse est à ce point méprisée !
Cerise sur le gâteau, le lycée, même pas fermé, le maire de Charleville-Mézières dévoile son projet pour cet établissement : une partie des locaux serait proposée à des associations.
Quelle indécence !
Les élèves, leurs parents et le personnel apprécieront…
Habitante de « La Bosse » depuis de nombreuses années, je ne peux que constater le peu d’ambition municipale pour ce quartier.

Corine POSTAL