Contre les inondations, les collectivités agissent !

Les intempéries de ces dernières semaines font sortir de leur lit les cours d’eau. C’est le cas de la Meuse qui atteint des niveaux élevés. Cette situation nous remémore les fortes crues de 1993 et de 1995. A l’époque, au delà du traumatisme pour les habitants inondés, cette situation a engendré une catastrophe économique et sociale. En 1995 ce ne sont pas moins de 12 000 Ardennais qui ont eu à souffrir des inondations. Dans notre département ce sont 315 communes qui ont subit des inondations à des degrés divers et 800 entreprises touchées dont la fonderie ex PSA.
Face à ce déluge, les communes de Charleville-Mézières et de Warcq résistent. Avec la création d’un syndicat intercommunal de lutte contre les inondations entre ces deux collectivités dés 1993 (dissout en 2017) elles avaient pour objectif de lutter contre les inondations. Cela s’est traduit par des investissements conséquents sur plusieurs années (près de 60 millions). Complément indispensable pour renforcer l’action, des services publics des dispositifs ont vu le jour. La création d’un EPAMA (Établissement Public d’Aménagement de la Meuse) et d’un PPRI ( Plan de prévention des risques d’inondation) sont venus conforter les efforts des élus. Au côté de notre regretté René Visse, les élus communistes ont agit pour lutter contre les inondations. Résultat, même si le danger n’est pas complètement écarté, les travaux effectués évitent de subir des débordements destructeurs de la Meuse. Autres travaux qui ont permis de réduire les crues c’est la rénovation récente des 23 barrages sur la Meuse.
Malheureusement tous les efforts des collectivités sont entachés par l’absence d’entretien des berges de la Meuse. Ainsi, Voies Navigables de France (VNF) en sous effectif n’assume plus son rôle qui est d’enlever tous les arbres qui risquent de tomber à l’eau. Autre problème ce sont les autorisations de la Préfecture d’accorder des dérogations pour la réalisation de travaux sur des sites classés PPRI et donc potentiellement inondables. A Charleville-Mézières on a vu se construire au Mont Olympe le centre aquatique ou actuellement les travaux dans l’ancienne usine Deville. Il ne faudrait pas croire, parce que depuis une trentaine d’années il n’y a pas eu d’inondations destructrices que tous les dangers sont écartés.

Sylvain DALLA ROSA