La campagne et les élections des municipales ont constitué un moment politique majeur pour les militants communistes au niveau national comme au niveau local. En amont comme tout au long de la campagne les militants communistes ont pris leurs responsabilités en élaborant une stratégie et des programmes en corrélation avec leurs convictions et les attentes des citoyen.es.
Cette campagne a permis au grand public de rencontrer des militants en action sur le terrain, d’échanger avec eux de leurs problèmes et des difficultés qu’il rencontrait face à la politique appliquée depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel MACRON et de ses réplicants au niveau local.
Mais nous ne devons pas nous aveugler, le grand gagnant de ce dernier scrutin reste, comme c’est le cas depuis trop longtemps, l’abstention. La droite et le centre droit, sous couvert des ‘’sans étiquettes’’, dirigent encore une large majorité des communes dans notre département comme au niveau national, avec une percée inquiétante de l’extrême droite dans un certain nombre de conseils municipaux.
Cette séquence municipale nous appelle donc à une double exigence : celle du travail accompli mais aussi conserver toute notre lucidité de l’ampleur de la tâche qui nous reste à accomplir sur les défis à venir.
En cette deuxième partie de l’année 2026, l’opportunité de préparer au mieux ces futurs défis passe par la tenue de nos différents congrès, national, fédéral et de section.
Il s’agit aujourd’hui de franchir une étape décisive : doter le PCF d’une démarche dans la durée, réaffirmer sa place centrale dans le paysage politique français et prépondérante dans la gauche nationale.
La crise systémique du capitalisme suscite de profonds bouleversements, guerres, menaces nucléaires, dérèglement climatique, crise sociale, crise démocratique…
Dans ce contexte la France s’enfonce dans une crise majeure. L’alignement des derniers gouvernements « macronistes » sur l’impérialisme états-unien l’affaiblit. Ce déclassement est indissociable des choix économiques et sociaux appliqués depuis plusieurs décennies dictés par la politique néolibérale appliquée.
C’est par l’information et la mobilisation des travailleurs, étudiants, retraités et demandeurs d’emploi qu’il sera possible d’inverser le rapport de force. C’est au travers des différents congrès qu’il appartient aux communistes de réunir les conditions utiles pour parvenir à entreprendre la construction d’une société d’émancipation pour parvenir à de nouveaux jours heureux.
Patrick LATTUADA

L’école républicaine, laïque, est le ferment du vivre ensemble ! Ses difficultés actuelles, en lien avec la volonté d’économies du gouvernement, mais aussi celle du tri social, celle de priver une partie des jeunes de l’accès à un haut niveau d’études, émancipatrices, conduit de plus en plus de parents des classes aisées à inscrire leurs enfant à l’école privée, des écoles de ségrégation sociale. Et le Conseil départemental des Ardennes suit, accordant des subventions aux collèges privés. C’est remettre en cause l’école républicaine, l’égalité inscrite aux frontons de nos mairies, la laïcité.
Ces dernières semaines l’actualité de notre département et de notre région, Grand Est, une fois les élections municipales passées, a principalement été occupée par les écoles publiques et ou privées.
La carte scolaire 2026 confirme une orientation préoccupante : face à la baisse du nombre d’élèves, l’État choisit une nouvelle fois de réduire les moyens plutôt que d’améliorer les conditions d’apprentissage. Pour le Parti Communiste Français (PCF), cette logique est inacceptable.
Le gouvernement prépare un projet d’allocation de solidarité unifiée. C’est présenté comme une mesure de simplification, une mesure permettant de lutter contre le non recours. Il s’agirait d’harmoniser les bases de calcul du RSA, de la prime d’activité et des aides personnelles au logement (APL).
Au sortir des élections municipales marquées par une abstention préoccupante, le Parti communiste français s’affirme comme une des principales forces politiques du pays avec des centaines de municipalités communistes élues, malgré notre absence totale des médias que nous dénonçons. Je veux saluer en particulier la victoire à Nîmes avec le maire communiste Vincent Bouget pour une ville de plus de 100 000 habitants.
A Sedan, Anne du SOUICH, tête de liste, vient d’être élue au sein d’une liste d’Union regroupant des Écologistes, Communistes, Insoumis et citoyens sans attache politique ou membres d’associations.
Les élections municipales appartiennent au passé. Au lendemain de ce type de scrutin les partis politiques se sentent dans l’obligation d’annoncer que leur camp sort vainqueur de cette campagne, se raccrochant aux victoires acquises, même les plus courtes et dans les plus petites communes, en guise de preuves irréfutables. En se gardant bien d’avouer le plus souvent que ses pseudos victoires sont dues à des alliances improbables sous l’œil bien veillant de médias complices.
La guerre au Moyen Orient, cette politique de la force et du chaos, portée par deux gouvernements d’extrême-droite, celui de Trump et de Netanyahou, et les surenchères de la dictature islamiste iranienne ne feront comme victimes que les peuples.