Les fondamentaux pour préserver et conserver la démocratie reposent sur des principes essentiels : le pluralisme politique, un État de droit, la protection de la liberté de pensée, sans omettre le respect des minorités…
Préserver la démocratie implique donc une vigilance constante traduite par le respect des résultats des consultations électorales, la liberté d’expression et l’indépendance des moyens d’informations tels que la presse écrite, parlée télévisée et la libre expression de la culture.
Historiquement, les mouvements d’extrême droite ont toujours tenté de développer une vision politique fondée sur leur unique façon de concevoir une société basée sur le nationalisme exclusif.
Actuellement, sous l’œil presque bienveillant des derniers gouvernements «macronistes » l’ombre sombre des idées nationalistes tisse sa toile avec l’assentiment des forces de droites de moins en moins républicaines.
Le plus bel exemple de cet inquiétant phénomène est illustré par Vincent BOLLORÉ qui affiche clairement sa volonté de vouloir posséder tous les outils de production, de diffusion et de distribution de la culture et des médias. Il n’a pas hésité à établir une liste noire des résistants à sa stratégie via la voix d’un de ses vassaux (le Président de Canal+) lors du dernier festival cinématographique de Cannes, qui historiquement a été créé en 1946 par les forces progressistes de l’époque en réponse à la MOSTRA de Venise, créée en 1938, sous l’influence des forces fascistes et nazies.
Dernier fait significatif de cette dérive ultra droitière la mise en examen de Sophie BINET, secrétaire générale de la CGT et Fabien GAY, directeur de publication du journal L’HUMANITÉ.
Ces deux mises en examen traduisent parfaitement la chasse aux sorcières appliquée par les forces de droites pour contrer toute contre-offensive venant d’opposants porteurs d’un discours anti capitaliste.
Le PCF réaffirme par communiqué de presse de Fabien GAY dans l’Humanité que la liberté de la presse et la liberté syndicale ne sont pas négociables. Elles sont au cœur de l’État de droit et des conquêtes démocratiques et sociales de notre pays.
Patrick LATTUADA
