AESH méprisées

Le Parti communiste partage les préoccupations des organisations syndicales concernant les AESH (Accompagnement des élèves en situation de handicap).

En effet, la situation des AESH était au cœur des échanges organisés la semaine dernière entre les élus représentant les personnels et la Directrice académique des services de l’Éducation nationale. À l’approche de la prochaine rentrée scolaire, plusieurs questions ont été soulevées concernant l’avenir des accompagnants d’élèves en situation de handicap, notamment avec la mise en place progressive des PAS (Pôle d’Appuis à la Scolarité) venant remplacer les PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnements Localisés).

Lors de cette audience, les représentants des personnels ont fait remonter les fortes inquiétudes exprimées par les AESH face à cette réforme. Déjà confrontés à des conditions de travail difficiles : contrats précaires, temps incomplets imposés, faibles salaires et manque de reconnaissance — les personnels craignent que le passage des PIAL aux PAS entraîne une nouvelle dégradation de leur quotidien professionnel.

Pour la CGT Éducation, cette réforme s’inscrit dans une logique de gestion comptable de l’école inclusive. Les AESH redoutent une mutualisation encore plus importante des accompagnements, avec davantage de déplacements, des changements d’affectation plus fréquents et un nombre d’élèves toujours plus élevé à suivre. Une organisation qui risque de fragiliser autant les personnels que les élèves accompagnés.

Les élus du personnel ont ainsi demandé des garanties précises concernant les affectations, les conditions de travail et le maintien d’un accompagnement humain de qualité pour les élèves en situation de handicap. Ils ont rappelé que l’école inclusive ne peut fonctionner sans moyens humains suffisants ni sans une véritable reconnaissance du métier d’AESH.

Le Parti communiste partage ces préoccupations et soutient les revendications portées par les personnels et les organisations syndicales. Les communistes dénoncent une réforme menée sans moyens supplémentaires et défendent au contraire une école inclusive fondée sur des recrutements massifs, la titularisation des AESH, une revalorisation salariale et un véritable statut garantissant des conditions de travail dignes.

Face aux interrogations soulevées, la Directrice académique a indiqué que des précisions seraient apportées dans les prochaines semaines concernant l’organisation concrète des PAS à la rentrée. En attendant, les représentants des personnels restent vigilants et entendent poursuivre la mobilisation afin que cette réforme ne se fasse ni au détriment des AESH, ni au détriment des élèves qu’ils accompagnent au quotidien.

Au Parlement, les élus communistes ont voté contre les mesures liées aux PAS et ont soutenu les revendications des AESH pour :

un vrai statut de fonctionnaire,

une hausse des salaires,

la fin de la précarité,

davantage de moyens pour l’école inclusive.

Mezhoura NAIT ABDELAZIZ