La mobilisation se poursuit dans les Ardennes

Pour ce samedi 24 octobre un collectif citoyen sollicité par des lycéens a pris l’initiative de déclarer la manifestation, évitant la pagaille des heures et lieux de rendez-vous divers.

C’est un cortège regroupant jeunes, salarié.es et retraité.es qui a déambulé de la gare à la préfecture, rassemblé par sa volonté de vivre mieux, de refuser le fascisme et le racisme, animé par sa diversité. Une minute de silence a été observé en mémoire de l’attentat de Trappes. La situation des missions locales a été mise en avant. Elles sont abandonnées de la région Grand Est. Une pétition a d’ailleurs été lancée : https://c.org/J4TZKKG7g7

Les communistes étaient naturellement présents, comme ils le seront dans la manifestation du 5 novembre. Ce mouvement de fond, parti des jeunes, va dans le sens de leurs aspirations : lutter contre un pouvoir en place à la solde du grand patronat pour vivre mieux ! Le gouvernement a du céder quelques miettes : évolution puis remplacement de Parcoursup, plafonnement des effectifs en seconde, places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, annulation de suppressions de postes d’enseignants. C’est totalement insuffisant, mais cela montre que la lutte paie.

Les raisons de la colère !

Un mouvement social ne naît jamais sans raisons. Il est le reflet d’un ras-le-bol, d’injustices de plus en plus flagrantes et de difficultés à vivre au quotidien. Ces raisons ont créé les conditions, en premier lieu, chez les lycéen.es une volonté farouche à se faire entendre et faire comprendre à leurs ainé.es mais aussi et surtout au gouvernement actuel la détérioration de leur quotidien.
Ce vent de revendications chez les lycéen.es, vieux de plus d’un mois en ce 4 novembre 2026, largement approuvé dès le départ par une large majorité des citoyen.es n’a pas cessé de s’étoffer et a été le promontoire d’un grand mouvement de manifestations sur tout le territoire national.
À ce jour, toutes les forces vives, salarié.es, étudiant.es, lycéen.es, demandeurs d’emploi et retraité.es sont mobilisé.es pour défendre leurs droits, leurs conditions de travail et d’étude leur permettant de croire en un avenir meilleur avec des salaires, retraites et ou pensions garantissant de vivre dignement au quotidien.
Les deux derniers samedis d’octobre 800 000 personnes ont manifesté à travers tout le pays, pour faire comprendre au gouvernement qui reste totalement sourd aux revendications de celles et ceux qui refusent de payer toujours plus cher pour vivre, que les miettes accordées en guise de réponse étaient largement insuffisantes.
Ils se souviennent que les avancées sociales conquises dans le passé ont toujours été le résultat des luttes menées dans la solidarité par celles et ceux qui ont osé se lever.
Le PCF, présent depuis le début aux côtés de la jeunesse, démontre une fois de plus qu’il a toujours été solidaire ou à l’initiative des avancées gagnées contre le capitalisme. Il a toujours été le moteur pour créer les conditions nécessaires à une plus large solidarité, amenant la preuve qu’une mobilisation solidaire dans le calme et le respect, sans en arriver à des casses totalement inutiles, ce n’est pas chercher le conflit ‘’armé’’ mais refuser de subir en silence.
Faisons du jeudi 5 novembre 2027 une date historique amenant une amélioration de nos conditions de vie. Soutenir ou entrer dans ce mouvement revendicatif c’est bien entendu : défendre nos revendications mais c’est aussi défendre des valeurs de justice, de respect et de progrès social.
La solidarité est notre force, une plus grande unité notre richesse, la mobilisation notre voix. N’écoutons pas les tentatives de divisions, les critiques mensongères portées par des médias asservis au grand patronat et au capital, l’extrême droite porteuse d’un discours xénophobe et démagogique faisant croire qu’elle est l’amie du Peuple
Nos droits ne sont pas des privilèges, ils sont le fruit de nos combats !

Patrick LATTUADA.