C’est dans l’ADN du PCF que de se mobiliser pour la paix entre les peuples. Plus que jamais cela s’avère nécessaire. S’inscrivant dans le grand mouvement citoyen pour la paix de fin septembre, la Fédération des Ardennes du PCF organise deux moments pour un week end de la paix les 25 et 26 septembre à la salle Guy Canon (Route de Warcq à Charleville-Mézières). Le vendredi à 19 h 30 sera projeté le film « Marwan Barghouti, un espoir pour la Palestine » et le samedi à 15 h le film « A l’assaut du ciel, Cuba ou la solidarité impérialiste ». Débats, actions de solidarité et buvette au programme.
Auteur/autrice : fedepcf08
La casse de la Sécurité sociale au programme du gouvernement
Dans des décrets passés en catimini pendant l’été, le gouvernement a baissé les taux de remboursements de la Sécurité Sociale pour les soins dentaires, les transports sanitaires, les dispositifs médicaux et certains médicaments. Tant pis pour celles et ceux qui n’ont pas de complémentaires, et pour les autres cela se répercutera mécaniquement sur la cotisation.
Il s’agit là d’une volonté de réduire à néant la place incontestable de la Sécurité Sociale dans le modèle de solidarité français, pour faire place à l’assurantiel marchand.
La valse hésitation sur le plafond des franchises, qui, initialement devait être doublé et qui serait augmenté finalement de 40 % témoigne de la volonté du gouvernement de réduire, coûte que coûte, les dépenses publiques de santé. Mais il a du aussi un tant soit peu reculer devant les mobilisations !
Alors, on va mobiliser beaucoup plus fort, pour casser ce verrou fictif imposant la baisse des dépenses de la Sécurité Sociale.
Ramassage des cartons : un service public à deux vitesses ?
À Charleville-Mézières, une question revient de plus en plus souvent dans les discussions entre habitants : pourquoi est-il devenu si compliqué de faire ramasser ses cartons ?
Le constat est sans appel. Dans le centre-ville, les bacs jaunes sont collectés deux fois par semaine. En revanche, dans les quartiers extérieurs, la collecte n’a lieu qu’une fois tous les quinze jours. Une différence difficile à comprendre lorsque chacun paie les mêmes impôts et contribue au financement du même service public.
À cette inégalité s’ajoute une règle qui pénalise de nombreux habitants : si les cartons dépassent de la poubelle ou sont déposés à côté du bac, ils ne sont tout simplement pas ramassés. Les agents appliquent les consignes qui leur sont données, mais le résultat est toujours le même : les cartons restent sur le trottoir, au grand désarroi des riverains.
La réponse apportée par la collectivité est désormais bien connue : « Il suffit de les déposer en déchetterie. » Une réponse qui semble ignorer la réalité de milliers de personnes.
Tout le monde ne possède pas de voiture. Tout le monde ne peut pas charger plusieurs cartons dans un véhicule pour parcourir plusieurs kilomètres jusqu’à la déchetterie. Les personnes âgées, les étudiants, les familles modestes ou encore celles qui dépendent des transports en commun sont les premières victimes de cette organisation.
Une question mérite donc d’être posée : à quoi servent les impôts que nous payons si les services publics essentiels sont progressivement réduits ou reportés sur les usagers eux-mêmes ?
Le service public ne devrait pas être réservé à ceux qui disposent de moyens matériels pour pallier à ces insuffisances. Il doit garantir les mêmes droits à tous, quel que soit le quartier où l’on habite.
Cette situation illustre une logique inquiétante : celle d’un service public qui recule, où l’on demande toujours davantage aux citoyens tout en leur en offrant moins. Derrière une simple histoire de cartons se cache une question de fond : celle de l’égalité entre les habitants et de la place accordée à l’intérêt général.
Le Parti Communiste Français refuse cette logique. Nous défendons un service public de proximité, efficace et accessible à toutes et tous. La collecte des déchets n’est pas un luxe, c’est une mission essentielle de la collectivité.
Nous demandons que les fréquences de collecte soient réévaluées, que des solutions adaptées soient proposées pour les habitants ne disposant pas de véhicule et que la qualité du service rendu soit la même dans tous les quartiers de Charleville-Mézières.
Parce que la propreté de notre ville est une responsabilité collective, mais aussi parce que l’égalité devant le service public ne doit jamais devenir une variable d’ajustement budgétaire.
Joffrey DEMEYER
Dernière ligne droite avant la fête de l’Humanité
Plus que quelques jours pour prendre son bon de soutien et réserver sa place dans le car qui conduira les Ardennais à la fête de l’Humanité le samedi 12 septembre (Renseignement au siège de la Fédération). C’est d’ailleurs le samedi que Fabien Roussel prononcera son discours de rentrée à 17 h 30.
C’est la rentrée !
C’est la rentrée scolaire, un moment toujours important pour les jeunes et leurs familles. L’enseignement public est sacrifié sur l’autel des réductions budgétaires. Au lieu d’utiliser la baisse démographique (qui n’existe d’ailleurs ni à tous les niveaux, en particulier pas à l’université, ni dans tous les territoires) pour une amélioration qualitative avec la diminution des effectifs de chaque classe, une augmentation du temps scolaire pour les élèves tout en réduisant le temps enseignant face aux élèves, le gouvernement préfère supprimer des moyens ! En plus il dissimule ses politiques austéritaires derrière une polémique sur l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, une réforme bâclée qui préfère la coercition à l’éducation !
Parcoursup et MonMaster ont entraîné un nouvel été de stress et d’insatisfactions qui confirme l’incapacité actuelle de l’enseignement supérieur à rendre possible tous les projets de poursuite d’études. Le tri social qui en résulte renforce les inégalités et signe le renoncement politique à une véritable démocratisation de l’accès aux études supérieures. Au-delà des injustices créées, un tel choix nous prive des ressources de formation pourtant nécessaires à notre avenir économique et social.
Pour le PCF, il faut investir dans l’éducation pour permettre une démocratisation réelle qui, à l’opposé des politiques de tri social, promeut l’accès aux savoirs et à la pensée critique pour toutes et tous. Il en va de l’émancipation intellectuelle, culturelle et sociale des citoyen·nes et de la capacité de notre pays à répondre aux enjeux climatiques, économiques et sociaux. Ces propositions peuvent être retrouvées dans le « projet communiste pour l’école de demain »
Cela nécessite des enseignants en nombre, considérés ! Comme vient de l’écrire Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dans une adresse aux enseignants : « Vous faites l’un des plus beaux métiers du monde mais il n’est pas reconnu comme il le devrait. (…) Votre rôle dans la société est immense, la question de l’attractivité des métiers de l’éducation est un enjeu majeur. Bien sûr il y a la question des salaires, mais aussi celle des conditions d’enseignement, du statut, notamment pour les AESH, de la formation initiale. Sur toutes ces questions, il faut des changements profonds, à la hauteur de vos missions et de l’enjeu de la démocratisation des savoirs dans toute la société. Vous seuls savez les moyens importants que la Nation doit avoir l’audace de mobiliser pour faire vivre une belle et grande école publique, garantissant la réussite scolaire à tous nos enfants, qu’ils grandissent dans l’hexagone ou dans les territoires dits d’Outre-mer, en ville ou à la campagne, qu’ils soient en situation de handicap ou pas. Votre engagement au service de l’école de la République n’est hélas pas reconnu à sa juste valeur : d’ailleurs, tous les ans, vous vous mobilisez pour vos salaires, pour vos conditions de travail et nous sommes à vos côtés. »
Michèle LEFLON
La face cachée de l’intelligence artificielle
Chat GPT (Open AI), Claude (Anthropic), Gemini (Google), … les logiciels d’intelligence artificielle sont de plus en plus présents dans notre vie quotidienne. Au delà de ces IA conversationnelles, des applications sont développées dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la fabrication industrielle, de l’énergie, …
Si l’intelligence artificielle constitue un progrès, elle est également une menace.
Menace à l’égard de la planète, et notamment de la ressource en eau. Selon une étude récente, l’empreinte hydrique des systèmes d’intelligence artificielle pourrait représenter entre 312,5 et 764,6 milliards de litres d’eau pour l’année 2025. Soit une quantité d’eau équivalente à la consommation mondiale annuelle d’eau en bouteille.
Cette eau est nécessaire pour le refroidissement des centres de données (data centers) d’une part, et pour refroidir les centrales thermiques ou nucléaires qui produisent l’électricité dont a besoin l’IA. La consommation électrique de l’Intelligence Artificielle est donc également une menace vis à vis des autres usages. En Irlande, les centres de données ont accaparé 21 % de l’électricité nationale en 2023, dépassant la consommation de l’ensemble des foyers urbains du pays. De plus, les centres de données nécessitent des emprises foncières de plus en plus importantes. L’emprise foncière des centres de données passera de 6 900 kilomètres carrés en 2025 à plus de 14 500 kilomètres carrés d’ici 2030, soit l’équivalent de deux fois l’aire métropolitaine de Jakarta et ses 32 millions d’habitants. Outre la menace que fait peser l’IA sur les ressources naturelles, elle représente plus largement « une menace pour l’humanité » comme le déclare un de ses pères fondateurs, Yoshua Bengio, professeur au département d’informatique de l’Université de Montréal. Il craint notamment une perte de contrôle « au niveau technologique », avec des IA « qui vont être de plus en plus autonomes et qui n’obéissent pas à nos instructions » (interview à France Inter – 26 février 2026). Des craintes qui se sont confirmées par un « incident sans précédent » survenu récemment. Le 21 juillet 2026, l’entreprise Open AI révélait que, pendant un test interne, une de ses IA a découvert seule des failles de sécurité inconnues, s’est évadée de son environnement sécurisé, et a piraté les serveurs d’une entreprise tierce.
Face à ces risques, un premier cadre juridique en matière d’IA au monde a été créé à l’échelle européenne. En effet, ce dimanche 2 août, l’IA Act est entré en vigueur dans l’Union Européenne. Cette nouvelle loi européenne sur l’IA introduit des principes éthiques pour contrôler et encadrer l’intelligence artificielle. Elle oblige notamment à informer les utilisateurs lorsqu’un contenu est généré grâce à elle.
Baptiste GAUTRON
Aginode, deux usines ardennaises sacrifiées sur l’autel d’une filière mal en point
Vrigne-aux-Bois et Fumay comptent parmi les dernières usines françaises à fabriquer des infrastructures pour les réseaux télécoms. Depuis le 2 juillet, elles sont en redressement judiciaire. Un délai de trois mois pour trouver un repreneur, ou la fermeture. 240 emplois sont sur la balance, alors que l’industrie recule depuis des années dans notre département.
À Vrigne-aux-Bois, 130 salariés produisent boîtiers, tiroirs et composants pour les réseaux télécoms. À Fumay, 110 ouvriers fabriquent des câbles en cuivre. Ces deux usines appartenaient à Nexans, poids lourd mondial du câble industriel, jusqu’en 2023. Le groupe s’en est séparé pour se recentrer sur les câbles d’électrification, laissant le champ libre au fonds d’investissement belge Syntagma Capital. Aginode était né.
Trois ans plus tard, le bilan est amer. À Fumay, l’activité partielle dure depuis décembre 2022, prolongée d’accord en accord jusqu’à fin 2025. La direction elle-même reconnaît, noir sur blanc, un marché télécoms en recul avec le ralentissement de la fibre optique et des investissements 5G réduits. À Vrigne-aux-Bois, six jours ont été chômés en juin. Pourtant l’outil industriel, lui, n’a rien d’obsolète : tôlerie, atelier thermoplastique, découpe-laser, presse relativement neuve. De quoi faire tourner l’usine encore longtemps, si les commandes suivaient.
Elles ne suivent plus, ou plus assez. Et c’est là que l’histoire ardennaise rejoint une histoire plus large. Car la filière câble française, prise dans son ensemble, n’a jamais été aussi porteuse : 200 millions d’euros d’investissements annoncés pour 2026, tirés par l’électrification, les data centers, la transition énergétique. Le problème n’est pas la filière. C’est la place qu’y occupent Vrigne-aux-Bois et Fumay : deux usines construites pour un marché télécoms, fibre et 5G, qui a fini de se déployer, quand la croissance se loge désormais ailleurs.
Ce décalage n’est pas une fatalité, propre aux Ardennes. C’est un choix industriel français, celui d’un secteur entier qui a laissé filer, faute d’investissement et d’anticipation, deux usines capables de se reconvertir pleinement vers le câblage des data centers ou des réseaux d’entreprise. Reste une question qui dépasse le seul département : pourquoi la France, qui investit massivement dans l’électrification de son réseau, laisse-t-elle un savoir-faire centenaire sans plan de bascule vers ces marchés porteurs ? D’ici l’automne, un repreneur devra répondre. Les Ardennes, elles, attendent une réponse depuis bien plus longtemps que trois mois – et avec elles, une partie de la souveraineté industrielle du pays.
Esteban EVRARD
Un bus pour la fête de l’Huma
La fête de l’Humanité, le journal de Jaurès est le grand rendez-vous politique de la rentrée. C’est aussi un grand rendez-vous culturel, musical …
Elle aura lieu les 11, 12 et 13 septembre à la base 207 au Plessis Pâté, comme les années précédentes.
Comme à l’habitude, la Fédération des Ardennes y tiendra un stand. Les volontaires sont les bienvenus pour renforcer l’équipe.
Un car est organisé au départ des Ardennes le samedi 12 septembre au prix de 85 € comprenant le bon de soutien permettant l’entrée sur la fête.
Renseignements et inscriptions au siège de la Fédération des Ardennes du PCF. Tel : 03 24 56 40 43. (la fédération sera fermée du 15 au 30 août mais les réservations resteront possibles par mail : pcfardennes@gmail.com)
Plan Empreinte 2050, plus que jamais d’actualité !
La canicule avec la sécheresse et les incendies est à l’ordre du jour des débats politiques et sera sans doute oubliée à l’automne pour passer à d’autres sujets, comme l’obsession du gouvernement et de la droite, réduire les dépenses publiques ! Avec des débats traités souvent de manière simpliste : pour ou contre la climatisation par exemple !
Cette canicule est le témoin du réchauffement climatique ! La France doit s’y adapter, mais aussi investir dans le long terme ! A ce jour, le Parti Communiste Français est la seule force politique à avoir présenté un plan global pour lutter contre le réchauffement climatique dans un document de 104 pages avec l’objectif d’arriver à la neutralité carbone en 2050.
Ce plan aborde tous les sujets : l’investissement dans un mix énergétique, dans l’isolation des bâtiments, mais aussi une trajectoire neutralité carbone pour l’agriculture, le logement, les déplacements, l’industrie, les services publics.
Fabien Roussel a été en juin l’invité du colloque de l’Union Française de l’Électricité au côté d’autres responsables politiques. Là où le débat était pour ou contre l’énergie nucléaire, pour ou contre les énergies renouvelables et surtout pour laisser faire le marché, Fabien Roussel a détonné en étant le seul responsable d’un parti politique doté d’un véritable plan climat et en revendiquant à la fois le nucléaire et le renouvelable dans le cadre d’un pôle public !
Michèle LEFLON
Aginode (Suite)
Les communistes ardennais étaient présents devant le tribunal de commerce de Sedan jeudi dernier pour soutenir les salariés d’Aginode.
Le site de Vrigne aux Bois comme celui de Fumay ont été placés en redressement judiciaire. L’un et l’autre doivent trouver un repreneur d’ici le 17 septembre…
