Surveiller et punir à l’heure de l’IA

L’Occident, qui fantasmait hier le crédit social chinois, en reproduit aujourd’hui les logiques.

L’expérimentation de la surveillance algorithmique à grande échelle est déjà menée à ses marges, internes comme externes. la Palestine en est l’exemple parfait, Israël y déploie ses logiciels tels que Gospel, Red wolf ou Lavender, pour exécuter son génocide et garder sous contrôle la population palestinienne.

Ces technologies ne restent pas confinées à ces espaces, des entreprises comme Palantir, sulfureuse pionnière étasunienne, en assure la circulation. En Amérique du Nord L’ICE ou le FBI font notamment appel à ses services. Mais l’Europe n’est évidemment pas en reste : en France, la DGSI y a recours depuis 2016, et a renouvelée en décembre dernier son contrat.

Profitant d’exceptions, qui ne le restent pas, et du climat sécuritaire l’utilisation de ces dispositifs est étendue et généralisée, rentrant petit à petit dans l’arsenal répressif de l’État.

Arthur BORDET

Concentration des moyens d’information : DANGER !

Les médias, écrits, parlés, télévisés  et la culture jouent un rôle primordial et central dans le bon fonctionnement des démocraties modernes.

Leur rôle est d’informer, analyser, mettre en perspective les politiques et le fonctionnement de ce qu’est et sera la société, afin que les citoyens puissent se forger une opinion et puissent décider si leur quotidien correspond aux promesses qui leur ont été faites pour gagner leur suffrage.

Cependant, lorsque ces outils d’influence tombent sous le contrôle de mouvements souverainistes et ou d’extrême droite les risques pour la société deviennent particulièrement préoccupants.

Dans un premier temps l’extrême droite tend à instrumentaliser les médias pour diffuser une vision du monde fondée sur la peur, le rejet de l’autre, particulièrement les étrangers. Les sujets majeurs deviennent la sécurité liée à l’immigration et la mise en « danger» de l’identité nationale. Souvent traités de manière biaisée amplifiant les tensions sociales les grands médias s’appliquent à faire croire que tout est à cause de l’autre !

L’information devient alors un outil de propagande plutôt qu’un moyen de compréhension. La concentration des médias entre les mains de quelques acteurs, ultras riches, et idéologiquement marqués entraînent l’extinction du pluralisme qui doit être et rester la fondation de la démocratie.

La question à ce jour n’est pas moins que : La France de 2026 est-elle encore une démocratie ?

La stratégie des : BOLLORÉ, NIEL, DRAHI, ARNAULT… est dramatiquement claire. Leur but commun est de réorienter radicalement les lignes éditoriales des médias qu’ils ont investis.

Aucune résistance n’est tolérée dans les entreprises qu’ils s’approprient, au mépris des savoir-faire, de l’histoire, des collectifs humains qui les font vivre. Mettant à la tête des cerbères totalement dévoués à leurs maîtres.

La dernière stratégie trompeuse mises en place par ces prédateurs consiste tout simplement à peopoliser le président du parti fascisant RN , allant jusqu’à lui trouver une fiancée issue d’une « grande » famille pour faire joli dans les magazines people.

Le MEDEF, représentant du patronat, toujours aussi prompt à suivre l’extrême droite bouclant la boucle en invitant cet extrémiste dans un de ces derniers colloques au nom du pluralisme et du respect de la démocratie.

Le PCF appelle solennellement à déployer des politiques puissantes des forces progressistes et de faire grandir un large front populaire face à ces entreprises de dévoiement et de destruction. La République doit être au rendez-vous 

Patrick LATTUADA

Santé et sécurité au travail : une priorité du programme communiste

Mardi 28 avril à 14h30 devant le siège du MEDEF, 1 avenue Gustave Gailly à Charleville-Mézières, nous serons présents au rassemblement à l’appel de l’Union Départementale CGT des Ardennes dans le cadre de la journée internationale de la santé et de la sécurité au travail.

Perdre sa santé, perdre sa vie au travail est inacceptable. Dans notre monde capitaliste, les inégalités devant la vie et devant les conditions de travail sont criantes : en témoigne l’accidentologie au travail qui touche d’abord les employés et ouvriers, les métiers à risque. L’actualité émaille de drames évitables : un jeune intérimaire de 22 ans affecté au travail de nuit en entreprise tué par un laminoir à pâtes le 17 avril dernier, un ouvrier du bâtiment tombé mortellement d’un toit, sans parler des maladies et risques professionnels sur le moyen et long terme qui touchent d’abord les ouvriers.

Ainsi, il est important de rappeler qu’en 2026, selon les études de l’INSEE, l’écart d’espérance de vie entre les cadres et les ouvriers est encore de plusieurs années. Ce sont plusieurs milliers de personnes qui meurent au travail chaque année, soit 3 personnes par jour. Parmi eux, ce sont aussi des mineurs qui meurent : ils sont surreprésentés dans les accidents du travail. Avec la réforme des lycées professionnels et le renforcement des CFA, cette situation des mineurs en entreprise ne va pas aller en s’arrangeant. Le gouvernement entend développer par cette réforme cynique le modèle de l’apprentissage. Ce nouveau système privilégie l’intérêt immédiat des entreprises au détriment de la formation en lycées fondée sur l’intérêt général. On le voit, c’est aussi la sécurité au travail des stagiaires mineurs qui est en jeu avec cette réforme.

Cette situation est  une injustice sociale insupportable qui ne peut pas être une fatalité. Cela passe par des moyens renforcés pour les représentants du personnel avec le rétablissement des CHSCT notamment, la reconnaissance des risques professionnels, l’application stricte des règles de sécurité au travail. Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop rares.  Cela passe par des moyens pour les services publics, notamment l’inspection du travail, l’indépendance de tous les acteurs de la santé au travail.

Travailler tue en toute impunité : nous disons que cela suffit !

Rendez-vous Mardi 28 avril à 14h30 devant le siège du MEDEF de Charleville-Mézières

Irène PERRIN TOININ

« Il faut que tout change pour que rien ne change »

Ou plutôt « rien ne change si rien ne change ».

Le 1er conseil communautaire après les élections municipales a eu lieu le 14 avril à 14h00. Bien sûr, aucune surprise, on prend les mêmes et on recommence !

Boris Ravignon, président en plus d’être maire de Charleville-Mézières, Didier Herbillon, vice-président en plus d’être maire de Sedan, etc, etc… Rien de nouveau sous le soleil ardennais ! Florian Lecoultre réélu vice-président à la culture.

Cette réunion, sans surprise et digne d’un marathon, n’a eu que peu d’intérêt n’étant qu’une pure manifestation d’autosatisfaction.

Sur 15 vice-présidences, seulement 3 femmes ! Quand la parité n’est pas obligatoire, forcément, ça dérape ! Idem pour les conseillers-délégués. Nous ne ferons pas la liste de tous les vice-présidents qui sont à peu près toujours les mêmes… Un peu d’ironie tout de même, dans le listing, la 10ème vice-présidente, Amel Bouderra est en charge de l’égalité des chances et de la politique de la ville !.. Égalité des chances ? Sans les femmes ???… De plus, convoquer le 1er conseil communautaire pendant une période de vacances scolaires, ça arrange bien les femmes mères de famille et c’est révélateur de la place qui leur est accordée !

Bref, une 1ère réunion d’une durée de 7 heures qui fut sans grand intérêt.

Les élu.es communistes attendent la prochaine prévue le 28 avril pour aborder les dossiers en cours et des choses concrètes.

Corine POSTAL

EXPLOSION DES PRIX !

La guerre déclenchée par Washington et Tel-Aviv n’est pas « là-bas ». Elle est déjà dans le porte-monnaie des Français.es. Elle vient s’ajouter au conflit en cours en Ukraine avec ses conséquences sur les peuples, bien au-delà des champs de bataille.

Même si une hypothétique perspective d’un cessez-le-feu se concrétisait, c’est déjà un tsunami budgétaire pour les ménages, mais aussi pour les entreprises, nos collectivités et nos services publics.

Le PCF (Parti Communiste Français) demande par la voix de Fabien Roussel de décréter l’état d’urgence énergétique et demande au gouvernement d’abandonner plus que jamais ses préjugés idéologiques qui nous emmènent collectivement dans le mur.

Face à la crise, il faut faire preuve d’audace et prendre des mesures exceptionnelles en bloquant les prix du carburant et en mettant à contribution l’industrie pétrolière.

Le PCF demande :

-De bloquer le prix à 1,60€ le litre pour l’essence sans plomb, à 1,50€ pour le gazole

-De taxer immédiatement les bénéfices de l’industrie pétrolière

– D’annuler l’augmentation des certificats d’économie d’énergie, décidée par le gouvernement effective depuis janvier 2026, qui représente jusqu’à 6 centimes par litre

-D’utiliser une partie des réserves stratégiques pour forcer la baisse des prix

Pour redonner du pouvoir d’achat aux Français.es, redonner des marges de manœuvre aux entreprises, la bataille de l’énergie doit être menée sur tous les fronts.

Soyons offensifs en renouant avec l’esprit d’une France qui bâtit, qui produit et qui innove, en assurant à nos concitoyens une qualité et un niveau de vie élevé tout en planifiant son économie et la transition écologique.

Le PCF propose de créer un pôle public de l’énergie, en réintégrant nos industries productrices et distributrices d’électricité, de gaz et de pétrole. C’est dans cet esprit que nous proposons la nationalisation  de Total Énergie.

La France peut compter sur ses millions de travailleurs formés, sur ses ingénieurs, sur ses savoir-faire et ses services publics.

Construisons avec eux arrêtons d’opposer les énergies !

Extraits déclaration Fabien ROUSSEL

Fausses Promesses du Maire de Sedan 

Vous le savez,  la droite et la macronie ne sont intéressées que par l ‘appât du gain… et se moquent du service public,  bref, c’est la droite ! Alors partout,  ils privatisent petit à petit la SNCF,  la poste, l’hôpital…. et des maternités disparaissent,  comme à Sedan. 

Grâce au vote favorable du maire de Sedan et de son Conseil municipal, la fusion des hôpitaux Nord Ardennes a été actée et le département se retrouve avec UNE SEULE maternité à Charleville-Mézières pour tout le territoire : honteux !

Le plus écœurant est que le maire de Sedan a osé dire et écrire pendant sa campagne électorale des municipales,  qu’il continuerait à se battre pour la réouverture de la maternité. Or, lors d’une interview à l’Ardennais,  le 10 avril,  il ne parle plus de se battre  mais plutôt,  de trouver une autre utilisation pour ces locaux…. qui commencent d’ailleurs à se remplir par des malades suivis par les Urgences !

Comment dégoûter les citoyen.es de la politique ? En ne tenant pas ses promesses !

Les futurs parents et toutes les femmes ne vous remercient pas d’abandonner notre maternité,  Mr le Maire et vos co-listier.es.  Ni vous, Mr le député de la 3ème circonscription qui votez la baisse des budgets des hôpitaux à l’Assemblée Nationale !

La dernière information serait que l’autorisation d’exercer de la maternité de Sedan ne serait pas renouvelée… La fermeture serait donc officielle…

Catherine PERIGNON

Total Energies : une nationalisation nécessaire

Depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les tarifs affichés dans les stations-service atteignent des niveaux jamais vus auparavant. Total Energies vient de prolonger le blocage des prix à 1,99 € le litre pour l’essence dans ses stations jusqu’à fin avril. Mais est-ce que la multinationale a précisé avoir réalisé un superprofit de 1 milliard de dollars en mars grâce à une opération de pure spéculation, selon un article du « Financial Times » ?

Pendant que les populations du Moyen-Orient meurent, les compagnies pétrolières comme Total Energies se remplissent les poches. En effet, l’augmentation des prix à la pompe est largement supérieure à celle des prix sous-jacents du pétrole brut (rapport de l’ONG Greenpeace). C’est la raison pour laquelle le PCF appelle à une intervention immédiate de L’État pour bloquer les prix, encadrer les marges et nationaliser Total Énergies !

Baptiste GAUTRON

Travailler encore, travailler encore…

Alors que les Français souffrent encore plus avec la hausse du prix du pétrole, l’urgence du gouvernement est de vouloir qu’ils travaillent encore plus pour consommer plus de carburants sans doute !

Travailler le 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et rémunéré. Faut-il le rappeler, ce n’est pas « la fête du travail », c’est la journée internationale des travailleurs. Le 1er mai 1891 à Fourmies, l’armée française tire sur une manifestation pacifique revendiquant la journée de 8 heures : 9 morts dont 2 enfants, 35 blessés. Le comble, c’est que c’est la France qui a impulsé en 1889 une coordination syndicale internationale qui a permis que ce jour soit férié dans 163 pays du monde !

Cette loi est faite pour profiter aux grands groupes, comme s’ils en avaient besoin ! Pour essayer de faire passer la pilule un peu grosse à avaler ce serait sur la base du volontariat, on connaît déjà pour le travail du dimanche ! C’est le patron qui fixe le salaire, les horaires, le contenu du travail et peut licencier.

De plus, pas de débat à l’Assemblée nationale. Le camp gouvernemental, soutenu par la droite et l’extrême droite, a empêché toute discussion en déposant à la dernière minute une motion de rejet de son propre texte ! Résultat, aucun débat et un passage en force assumé. Vive la démocratie parlementaire ! Le but est de faire adopter la loi le plus rapidement possible pour qu’elle soit applicable par un décret le 1er mai prochain ! Là est l’urgence du moment !

Au niveau départemental, le 10 avril, jour où la proposition de loi était présentée à l’Assemblée nationale, des rassemblements ont été organisés par la CGT devant les permanences des 3 députés ardennais, les communistes y ont pris part. Cette loi avait été votée par le Sénat à majorité LR en juillet dernier.

Une pétition est en ligne : « Non au passage en force sur le 1er mai ».

Comme l’a dit le vice-président communiste du sénat, Pierre Ouzoulias, « si les patrons veulent bosser, qu’ils y aillent, rien ne les en empêche ! Mais qu’ils laissent aux travailleurs ce jour qui leur appartient ».

Non au travail du 1er mai, un jour chômé, payé et conquis !

Face à la mobilisation et à la menace de censure de la gauche, le gouvernement a reculé !

Le 1er mai reste donc chômé, rémunéré et conquis !

« Ne parlez pas d’acquis, le patronat ne désarme jamais ».

Rendez-vous en 2027 !…

Corine POSTAL

Pour la défense des consommateurs  !

L’information vous a peut être échappé mais le gouvernement vient tout simplement de supprimer par décret l’Institut National de la Consommation (INC). Cet organisme de défense des consommateurs créé par l’État en 1966 constituait un centre de ressources et d’expertise au service des citoyens et des associations. Avec cette liquidation, c’est l’émission de télévision Consomag qui disparaît, et l’emblématique magazine 60 millions de consommateurs qui est mis en vente. Le mensuel est reconnu pour ses enquêtes indépendantes sur les produits et services du quotidien, comme celle sur la présence de pesticides dans les protections hygiéniques. Il reste une référence dans le paysage de la presse consumériste. Une fois de plus, l’état choisit de faire des économies sur le dos du service public et de ses usagers !

Baptiste GAUTRON, secrétaire de la cellule Rimbaud du PCF

Disparition programmée d’une deuxième chance pour les jeunes en difficulté dans les Ardennes

Le journal L’Union a fait état, les 2 et 3 avril, des difficultés du groupe de formation champardennais Alméa. Ce groupe, d’origine châlonnaise, avait repris en 2016 l’ensemble des CFA des métiers artisanaux (restauration, boucherie, charcuterie, boulangerie, coiffure, …) de Champagne-Ardenne. Il semble que l’origine des difficultés du Groupe Alméa relève de la baisse récente des financements de l’apprentissage qui avaient pourtant été fortement augmentés depuis quelques années.

Au détour de l’annonce de ces difficultés, le Groupe Alméa prévoit le « transfert » à Reims de l’École de la 2ème chance ardennaise (E2C). Pourtant, l’E2C n’a aucun lien direct avec les financements de l’apprentissage. Cette école s’adresse aux jeunes qui ont eu un parcours de vie et scolaire très difficile. Son objectif est de faire accéder ces jeunes à une formation qualifiante et à un emploi. L’E2C champardennaise avait été créée sur le seul site de Châlons-en-Champagne en 2002 par la Région, le CESER et le CFA local. Très rapidement, le constat avait été fait que cette école n’avait rien de régional pour la raison évidente que les jeunes concernés sont très peu mobiles. La région Champagne Ardenne étant passée à gauche en 2004, l’E2C a été réellement régionalisée sous l’impulsion de Michèle LEFLON, alors Vice-Présidente communiste du Conseil régional en matière de formation. C’est ainsi que des sites de l’E2C ont été créés dans les 4 départements champardennais pour permettre à un maximum des jeunes en difficultés de bénéficier de ce dispositif.

Annoncer aujourd’hui le « transfert » de l’E2C 08 à Reims revient en fait à annoncer purement et simplement sa fermeture puisque les jeunes ardennais en difficultés, concernés, étant très peu mobiles, n’iront probablement pas à Reims, ce qui avait été constaté par la Région et le CESER dès 2004.

Fermer l’École de proximité pour une deuxième chance pour ces jeunes ne serait pas seulement un recul. Ce serait une aberration au moment où le nombre de jeunes ni en emploi, ni en formation est en augmentation, et alors que 80 000 jeunes quittent, chaque année, l’école traditionnelle sans qualification, donc avec très peu de chance de pouvoir s’insérer dans l’emploi.

À nouveau, ce sont les départements les plus en difficultés qui pâtiraient d’une telle décision si elle était confirmée, ce qui serait inadmissible.

Patrick TASSIN – Ancien Président du CESER de Champagne-Ardenne et du Grand Est