Quand Fabien Roussel parle d’égalité entre tous les territoires, le gouvernement poursuit sa politique de désamènagement de notre pays !
Tous les artifices sont bons et plutôt que de restaurer l’attractivité de l’hôpital pour les médecins, il limite drastiquement le recours à l’intérim (qui reste souvent moins rémunérateur que le secteur privé! ).
Après la fusion administrative des hôpitaux du Nord Ardennes, décidée avec l’accord des maires de Charleville-Mézières, de Fumay (l’ancien maire) et de Sedan, la maternité de Sedan était évidemment menacée. Encore fallait il un prétexte pour faire croire au respect des engagements pris !
Et voilà la maternité de Sedan menacée de fermeture dans les jours à venir ! Les communistes ne laisseront pas faire et appellent la population à se mobiliser massivement.
Le non respect des engagements pris se traduisait déjà dans la fermeture de lits de SSR à Sedan, sans même consultation des instances, avec des conséquences dramatiques pour les personnels, une véritable perte de proximité pour les usagers et leur orientation éventuelle vers la polyclinique du Parc, appartenant au groupe Orpéa Clinéa (100 M d’€ de bénéfices nets au premier semestre 2021 en progression de 40%). Un rassemblement était déjà annoncé pour ce vendredi 22 octobre à 12h devant l’entrée principale de l’hôpital de Sedan.
La fusion des hôpitaux a d’autres conséquences : les hôpitaux de Nouzonville et de Fumay ne peuvent plus bénéficier des financements spécifiques qu’ils auraient eu en gardant leur autonomie au titre d’hôpitaux de proximité dont ils remplissent toutes les conditions !
A l’heure du débat parlementaire sur le projet de loi 2022 du financement de la Sécurité Sociale, les communistes ne laisseront pas faire ce démantèlement de l’hôpital public et la fédération des Ardennes du PCF appelle à participer à toutes les mobilisations pour la défense de l’hôpital de Sedan et de sa maternité.
Michèle Leflon

Les deux événements carolomacériens qui marquent la vie culturelle locale, le festival mondial des théâtres de Marionnettes et le Cabaret Vert, ont cette année occupé les locaux de l’ancienne usine la Macérienne à Mézières. Ces bâtiments industriels ont été construits en 1894 pour accueillir, à l’époque, la fabrication de pièces automobiles. L’usine la Macérienne cessa progressivement toutes ses activités et la fermeture définitive est intervenue en 1984. En 1970 travaillait encore 450 salariés sur le site.
Après Billom, c’est à la fête de l’Humanité de Haute Garonne, à Ramonville, que s’est tenue la seconde rencontre des jours heureux, consacrée à la santé et à la recherche.
Le comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes a tenu son assemblée générale le mardi 5 octobre à la salle Guy Canon à Charleville-Mézières avec la participation d’adhérents de l’agglomération carolomacérienne, mais aussi du Sedanais et de la Pointe.
Pour la presse locale il n’existe qu’une parole locale c’est celle du maire de Charleville-Mézières. La double page qui lui est accordée s’inscrit dans cette logique. Au fil des questions complaisantes pas grand-chose de nouveau. L’axe majeur des propositions reste la sécurité. Mais sur cette question qui préoccupe légitimement les Carolomacériens pas de revendications à l’égard du gouvernement. Pas évoquées la réouverture d’antennes de commissariat dans les quartiers et l’application de l’îlotage. A la place on a les choses habituelles, le renforcement de la police municipale et des caméras de vidéo surveillance. Pour les résultats que l’on connaît. L’objectif à terme de cent caméras va t-il régler les problèmes d’insécurité que l’on rencontre dans les quartiers? Pas un mot non plus sur l’affaiblissement du service public municipal ou les réalisations, déjà appliquées, du schéma des mobilités alors qu’un référendum aura lieu le 28 novembre…..
A l’initiative de militants(es) Ardennais de gauche (politiques, syndicalistes, citoyens…) le 8 octobre dernier une réunion constitutive d’un comité affichant « Dehors Macron et sa politique » a eu lieu. Cette rencontre récente à Charleville-Mézières a permis un échange fructueux et combatif. Les participants ont tous constaté la nécessité d’engager une dynamique de luttes dans l’unité et l’urgence de recentrer le débat sur l’emploi et le développement économique. « Pas un seul licenciement et maintien de tous les emplois » ce thème aura été au cœur des débats. Des craintes pour l’emploi dans les Ardennes, chez PSA aux Ayvelles ou Walor à Bogny sur Meuse…..ont été évoquées. A contre-courant des problèmes débattus dans les médias, se concentrant sur l’immigration ou le duel à l’extrême droite, les échanges ont montré qu’il est indispensable de faire venir le débat sur les questions économiques et l’emploi dans la période électorale qui démarre.
La première étape des Rencontres des Jours heureux s’est déroulée mercredi 6 octobre 2021 à Billom dans le Puy-de-Dôme à l’issue d’une journée de rencontres de Fabien Roussel sur le Sommet de l’élevage, où le candidat communiste à l’élection présidentielle était accompagné d’André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et de Jean-Paul Dufrègne, député de l’Allier.
Le 26 septembre le rideau est tombé sur le festival 2021 des Théâtres de Marionnettes. Celui-ci, malgré la situation sanitaire, a connu pendant dix jours une affluence qui marque l’ancrage de ce festival dans la culture carolomacérienne. Ce ne sont pas moins de 45 000 billets pour des spectacles qui ont été diffusés. De festival en festival, Charleville-Mézières assoit sa position de capitale mondiale de la Marionnette. L’exubérante ministre de la culture a même tenu à rappeler l’engagement gouvernemental d’attribuer un label national pour les Arts de la Marionnette.