Plan climat « empreinte 2050 »

Le PCF a fait un point d’étape de son plan climat « empreinte 2050 » ce lundi soir.

Ce plan, mis en débat depuis deux ans, vise à annuler l’empreinte carbone. En introduction, Amar Bellal, responsable de la commission écologie du PCF, soulignait l’accueil favorable du secrétaire national, Fabien Roussel qui a largement contribué à sa popularisation. Le PCF est la seule formation politique à avoir un plan complet conduisant à la neutralité carbone. Depuis deux ans, les nombreuses rencontres avec des citoyens, des organisations syndicales, des associations, des sociétés savantes, des représentants d’entreprise du secteur de l’énergie, des personnalités, comme des membres du GIEC, ont contribué à enrichir ce plan dont une nouvelle version sera présentée à l’automne.

« Empreinte » aura prochainement un petit frère : un plan d’adaptation au réchauffement climatique, celui-ci étant déjà une réalité. Un plan, lui aussi « en rupture avec le capitalisme ».

Amar Bellal a insisté. Ce plan s’articule à la visée communiste. « C’est une question sociale que de s’occuper d’écologie. Faire du social sans écologie est un leurre. Nous tentons de démontrer qu’il est possible d’avoir et le climat et les « Jours heureux ». « Empreinte 2050 » n’a pas opté pour des « changements individuels brutaux » en matière de consommation, et s’articule autour des moyens technologiques actuels.

Le plan vise la neutralité carbone à l’horizon 2050. Il réduira également les émissions liées à nos importations, les émissions de gaz à effets de serre ne connaissant pas les frontières. C’est une démarche globale replaçant au centre la solidarité et la coopération internationale, remettant en cause les politiques de délocalisation faisant porter de façon injuste l’effort climatique aux autres pays, souvent plus pauvres et disposant de moins de moyens.

« Empreinte 2050 » prévoit une forte réindustrialisation pour répondre aux besoins nationaux, une électrification massive du pays pour limiter le recours aux ressources fossiles, la transformation des pratiques agricoles, la reforestation. Cela nécessite planification et des investissements massifs.

Michèle LEFLON