Une délégation ardennaise au banquet des 100 ans de la Dépêche de l’Aube

La délégation Ardennaise présente ce dimanche 31 octobre pour le banquet célébrant le centenaire de la Dépêche de l’Aube en présence de Fabien Roussel. Près de 300 participants pour fêter la pérennité du journal de la classe ouvrière du département, mais aussi pour continuer cette histoire au travers du défi des jours heureux que nous relèverons tous ensemble.

Merci à Jean Pierre Cornevin et aux camarades de la Fédération de l’Aube pour cette magnifique organisation.

Le gouvernement se fait du beurre sur le dos des collectivités

Sous le prétexte de favoriser le tri sélectif des déchets ménagers la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), augmentera de 400% en 2025, c’est la double peine qui nous est appliquée. Dans les Ardennes nous avons fait le choix de stocker nos déchets ménagers dans un centre d’enfouissement situé à Eteignières. A la fin des années 1990, il était question de construire une usine d’incinération pour les déchets ménagers. Majoritairement, à l’époque, nous avons refusé cette solution dans la mesure où une usine d’incinération nécessite des tonnages dont nous ne disposons pas et qui de fait aurait concurrencé le tri sélectif. Le centre d’enfouissement d’Eteignières est respectueux de l’environnement. Il n’est pas juste que la TGAP s’applique à nous alors que l’incinération y échappe par de multiples exonérations. Pour  l’agglomération Ardennes-Métropole, qui dispose de la compétence déchets, la TGAP représente 148 000 euros en dépense annuelle.

Sylvain DALLA ROSA

Pacte territorial de relance et de transition écologique

Le Conseil communautaire « Ardenne Métropole » s’est réuni le 26 octobre dernier. A cette occasion les élus ont débattu de la mise en place d’un Pacte territorial de relance et de transition écologique. Voici mon intervention dans ce débat :
« Ce Pacte de relance qui se fixe trois objectifs, la relance, la transition écologique, la cohésion territoriale et sociale, est séduisant sur le papier. S’il est appliqué il va aider au développement de notre territoire tant dans le domaine économique qu’environnemental. Il peut permettre d’initier des projets indispensables au développement de notre territoire. Cependant, j’ai bien regardé les fiches actions et nulle part je ne trouve trace d’un engagement financier de l’État qui est pourtant signataire de ce Pacte au coté de notre agglomération, de la Région et du département. Il est évoqué des moyens financiers renforcés. Je ne crois plus en la parole du gouvernement tellement ces dernières années nous avons souvent été roulés dans la farine. Je ne vais pas revenir sur les promesses de création d’entreprises comme CEVITAL à Charleville-Mézières ou encore Mercier à Revin.
Concernant la volonté de réindustrialiser notre territoire pour que cet engagement ne reste pas un vœu pieux il est nécessaire de préserver l’existant. Je pense particulièrement à l’entreprise Stellantis ex PSA. Celle-ci, qui est une fonderie aluminium, risque dans les années qui viennent de voir considérablement diminuer sa production en raison du changement de motorisation des véhicules. Les voitures électriques vont progressivement remplacer les voitures à essence ou diesel et par conséquent voir diminuer les pièces d’aluminium dans la composition des moteurs.
Enfin, concernant le financement de ce Pacte je ne peux m’empêcher de penser que le gouvernement nous reprend d’une main ce qu’il envisage de nous donner de l’autre. Puisque la transition énergétique et écologique est au cœur de ce dispositif je considère que les collectivités sont pressurées financièrement notamment avec la Taxe générale des activités polluantes (TGAP). Celle-ci va augmenter de 400% en 2025. Alors je voterai ce Pacte mais avec vigilance pour que le gouvernement respecte ses engagements.  »

Sylvain DALLA ROSA

Pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple

Il y aura 103 ans le 11 novembre 2021 que la guerre de 1914-1918 cessait par la signature d’un armistice entre la France et l’Allemagne avec l’accord du Royaume Uni et des USA. Cette 1ère guerre mondiale avait éclaté au moment où les puissances colonialistes avaient pratiquement terminé un partage du monde, la guerre cessait du fait de l’accord entre tous les belligérants. Cette guerre avait coûté 10 millions de morts et 20 millions de blessés et de mutilés. Tout au long de ces combats les soldats des deux camps montreront leur désespoir, leur refus de cette guerre impérialiste au premier chef. Les commandements français, devant cette colère, pour masquer leurs responsabilités, ont convoqué des conseils de guerre qui provoquèrent 2500 condamnations de soldats à être fusillés pour l’exemple dont 639 furent fusillés et les autres déportés.

Le PCF et la Jeunesse Communiste, dans leur pure tradition du combat pour la paix et pour la souveraineté des peuples, se battent pour la réhabilitation collective de ces fusillés pour l’exemple.

Les Fédérations des Ardennes du PCF et du MJCF appellent largement à continuer ce combat pour la paix et la mémoire et exhortent l’ensemble des républicains à se conduire plus que jamais en soldats de la paix ce 11 novembre 2021, à 11h devant le buste de Jean-Baptiste Clément à Nouzonville.

Esteban EVRARD

Les communistes contre le racket

C’est avec l’ensemble des élus communistes, des militants, des sympathisants que Fabien Roussel souhaite « porter la parole populaire qui remonte chaque jour sur le terrain ».
La baisse du pouvoir d’achat des Français est confrontée à la hausse des tarifs de l’électricité, du gaz, de l’essence, mais aussi des légumes et de tous les produits de première nécessité. Cela vaut même pour le papier toilette impacté par la hausse du prix du papier. « Voilà des semaines que nous alertons le gouvernement et que nous demandons des mesures fortes, une augmentation des salaires et des pensions de retraite » répète Fabien Roussel. Il redit sa proposition d’un Smic à 1800 euros brut et insiste aussi sur une revalorisation de l’ensemble des salaires modestes.
Mais pour les communistes, les mesures que devrait prendre l’Etat ne s’arrêtent pas là. Avec leur Secrétaire National, ils insistent sur la baisse des taxes sur l’ensemble des produits de première nécessité, dont de l’électricité qui pourrait ainsi diminuer de 30%.
Il faut aussi que l’Etat prenne des mesures alternatives de long terme comme la gratuité des transports. Ce n’est pas en misant sur une aide de 3000 à 5000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique d’un coût de 40000 à 50000 euros que l’on va aider les classes populaires à rouler propre rappelle encore Fabien Roussel.

Crédit du Nord et Société Générale, quel avenir pour les agences ardennaises?

Dévoilée fin 2020, la fusion entre les banques, le Crédit du Nord et la Société générale, poursuit son chemin en toute discrétion. Cette opération va leur permettre en 2024 d’économiser 350 millions par an et à partir de 2025 ce sera 450 millions pour les années qui suivent. Pour atteindre cet objectif c’est un bilan social désastreux qui est programmé. L’estimation syndicale est de 3700 suppressions de postes. La CGT chiffre a environ 15% d’effectifs en moins après la fusion. Ce projet « stratégique est risqué et socialement coûteux » dénonce le syndicat. Même si la direction du Crédit du Nord a pris l’engagement qu’aucun départ ne serait contraint.

Cette fusion a également pour objectif de réduire de 650 agences en France les deux banques pour arriver à un total de 1450 agences contre 2100 actuellement. Dans ce contexte se pose la question des agences carolomacériennes et de celles implantées dans les autres communes des Ardennes. Que vont-elles devenir? Le 1er janvier 2023 le Crédit du Nord absorbera la Société Générale avec pour objectif unique de faire des profits supplémentaires.

Les directions des deux banques doivent dévoiler publiquement leur projet et la localisation des agences qui vont être supprimées. Le contraire serait méprisant pour les clients et les salariés.

Sylvain DALLA ROSA

30kms/h dans le centre ville de Charleville alors que les transports ne suivent pas Un faux débat municipal

Dans le cadre de l’amélioration du trafic urbain dans la cité carolo M. le Maire propose de réduire la part de l’automobile en ville, avec tout un tas de mesures allant de la création de plusieurs giratoires à la réduction de la vitesse routière dans le centre et sur certains axes. Ces propositions pourraient faire l’objet d’un débat mais en premier lieu la réelle question à se poser est : « est-ce que les usagers routiers disposent de transports alternatif collectifs pour se rendre sur Charleville (bus ou trains) ? »

Les transports ferrés pour les habitants ardennais ou des départements voisins ne sont pas équitables pour tous. Beaucoup de citoyens n’ont pas d’autres options que d’utiliser leur véhicule personnel dans une période où le pouvoir d’achat est l’une des priorités majeures des Français qu’ils soient actifs, à la recherche d’emploi, étudiants ou retraités.

Pour réduire la part automobile en France ou même européen il faudrait des gares en périphérie des villes, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Sur Charleville la question de création d’une halte ferroviaire en périphérie avec des possibilités de garer son véhicule doit être réfléchie. Pour ne prendre qu’un exemple : la gare de Tournes prendrait tout son sens dans le débat avant de discuter du nombres de voitures quotidiennes dans la cité de Gonzague. Pour conclure avant de parler d’aménagement de Charleville, discutons d’abord du plan de relance du rail qui s’inscrit dans les accords pour le climat, et qui augmentera le pouvoir d’achat des futurs utilisateurs qui diminueront leurs frais de transport.

André GIRAUX

Contournante, gabegie financière et écologique

Après plus de vingt cinq ans de tergiversation le barreau de raccordement à l’autoroute A34 semble définitivement enterrée. Le Conseil Départemental, qui pilote ce dossier, avait consulté la population en 2003 et retenu un tracé qui devait relier l’A34 à la Vallée de la Meuse. Le chantier était chiffré financièrement à 30 millions d’euros. L’objectif étant de détourner le trafic, notamment les camions, qui aujourd’hui passent par l’avenue Charles de Gaulle et traversent Charleville-Mézières. Dans un jugement de juillet 2019 le Tribunal Administratif avait considéré, légitimement, que le tracé retenu mettrait en danger des espèces animales protégées. Dernier rebondissement, en juillet dernier, le Conseil d’État, en acceptant juridiquement la réalisation du barreau, a mis un terme à la procédure judiciaire en acceptant le tracé voulu par le Conseil Départemental.

Mais c’était sans compter sur l’attitude de renoncement du Conseil Départemental qui a décidé de laisser tomber la réalisation du barreau. Pourtant des dépenses financières, à hauteur de 3 millions d’euros ont déjà été engagées. Que va devenir le pont déjà réalisé et qui ne mène nulle part? Le trafic dans Charleville-Mézières va continuer avec ses nuisances sonores et environnementales. Plutôt que d’abandonner purement et simplement cette réalisation, le Conseil Départemental serait bien inspiré de reprendre le dossier en mettant autour de la table les collectivités, les associations de défense de l’environnement et le groupement d’entreprises retenu pour la construction du barreau. Il est surprenant dans ce dossier de ne pas entendre la ville de Charleville-Mézières concernée au premier chef.

Sylvain DALLA ROSA

Pour un avenir meilleur, les Communistes réunis

Réunis ce samedi 23 octobre en assemblée générale, les adhérents de la Fédération des Ardennes du PCF ont débattu et fixé nombre d’objectifs pour les semaines à venir. La lutte pour le pouvoir d’achat du peuple de France est une priorité. Il a été rappelé à de nombreuses reprises que les factures augmentent sans cesse, tout comme le prix des biens de première nécessité mais que les salaires, eux, stagnent tout comme les pensions des retraités. Face à cela, il n’est pas question de mesurettes, mais bien d’une visée politique permettant de reconstruire la France : c’est le défi des jours heureux ! Nous luttons pour l’augmentation immédiate des salaires, avec comme première pierre à ce grand mur républicain, le SMIC à 1800€ brut ! Une grande nation est une nation qui permet à chacun d’avoir un travail émancipateur et un salaire digne !

Face à la flambée des prix du gaz et de l’électricité, nous exigeons la renationalisation d’EDF et d’ENGIE pour une maîtrise publique totale des prix, des investissements, de la maintenance, de la production et de la distribution ! Il a été rappelé que seuls le progressisme et la coopération entre des nations souveraines permettront de combattre le réchauffement climatique, et la flambée de ces prix.

C’est à cette occasion que les communistes Ardennais iront à la rencontre de la population pour débattre de cette question de l’énergie et combattre le racket imposé par l’Etat et les grandes multinationales, et plus globalement pour porter un projet émancipateur, concret, dans la continuité de la campagne de Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle.

Esteban EVRARD

5 fruits et légumes par…train !

Le train des primeurs a redémarré. Nous ne pouvons que nous en féliciter mais il faut rester vigilant quant à sa pérennité.
À l’origine de cette victoire, notamment la CGT et les cheminots du fret. Fret qui a subi une vraie casse sociale depuis 20 ans comme l’a signalé le secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, présent à l’initiative du 21 octobre. 12 wagons ont roulé le 22 octobre soit l’équivalent de 18 camions. Le compte n’y est pas pour assurer la pérennité de la ligne. En 2019, le train comptait 25 wagons. Le train va faire des rotations 5 fois par semaine. Pour l’instant, les producteurs locaux ne prendront malheureusement pas place à bord car seul un opérateur a contractualisé son activité avec la SNCF. Pour Jean-Luc Gibelin, élu communiste en charge des transports dans la région Occitanie, des questions se posent et avec le groupe CRC, il compte bien continuer à mettre la pression pour que la production départementale puisse prendre ce train. D’ailleurs, à l’initiative de ces élus, une réunion au marché Saint-Charles a eu lieu avec la direction, des représentants d’importations, des grossistes et les acteurs du bio. Pour les élus, si seulement 25% du transport des fruits et légumes prenaient le train, la liaison ferroviaire serait pérennisée. Il est aussi pertinent qu’il y ait du fret sur le retour entre l’Île de France et l’Occitanie. D’autres solutions existent aussi. L’une d’entre elles est le transport combiné : container réfrigéré ou pas posé sur un train. Solution moins coûteuse qui évite le déchargement du camion ou le chargement à bord d’un train. Pour JL Gibelin, il ne faut pas opposer le transport combiné et le train des primeurs. Restons attentifs car le gouvernement actuel est en pleine campagne électorale et c’est le 1er ministre en personne qui a « sifflé » le départ du train le 22 octobre ! Ce sont les cheminots du fret qui ont lancé l’alerte et, comme l’a dit le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, un grand plan d’investissement dans le ferroviaire s’impose pour que la volonté de réduire l’empreinte carbone des primeurs destinés au marché de Rungis devienne réalité.