Enfin Netto s’implante à la Ronde Couture

Toujours à la recherche d’un plan de communication, le maire de Charleville-Mézières, vient de poser la première pierre de la future supérette à la Ronde Couture. C’est la marque Netto qui est le constructeur de ce nouveau magasin. Le coût de la construction et l’aménagement du nouveau bâtiment, à laquelle la municipalité a participé est estimée à 3 millions environ. Alors que le groupe Iidl était implanté à la Ronde-Couture depuis de nombreuses années celui-ci a décidé en mars 2018 de fermer son magasin. Cela fait 7 ans que les habitants sont privés d’un commerce de proximité. Le motif invoqué par Lidl ne manquait pas d’un certain mépris pour les habitants du quartier. Le groupe allemand dont le siège social est à Francfort a décidé d’abandonner les quartiers populaires estimant que la population de la Ronde Couture, vu sa situation sociale, ne permettait pas des profits juteux ni la montée en gamme des produits vendus.

Dans cette affaire l’attitude du groupe Lidl est inacceptable. D’autant que la municipalité a versé une somme rondelette sur la base d’une prime d’éviction. Ce ne sont pas moins de 280 000 euros qui ont été payés, à l’époque, au groupe Lidl.

Le nouveau magasin construit à quelques mètres de l’ancien aura une surface de vente d’environ 1300 m². Après bien des péripéties l’annonce de l’ouverture d’une supérette sur la place L. Bauchart est un soulagement pour les habitants qui souvent n’ont pas de moyens de transport. Espérons que le futur magasin Netto (filiale d’Intermarché) réponde aux besoins des habitants. L’ouverture est envisagée pour le début 2026.

Sylvain DALLA ROSA

2025, bâtir un monde meilleur !

Alors que l’heure est à une grande ambition pour la paix, pour l’industrie, le développement des services publics, le soutien aux collectivités, le Premier ministre reste sur la ligne de l’austérité budgétaire. Alors que les solutions à la crise et pour éponger la dette française devraient porter sur le développement des recettes en taxant les milliardaires du CAC40 François Bayrou persiste à vouloir taxer les Français.

Parmi ses priorités il y a les collectivités locales et territoriales qui doivent pourtant être préservées et confortées dans leurs moyens. Il est inacceptable de les rendre responsables du déficit, alors qu’elles contribuent dans tous les territoires de la République à faire vivre le progrès social et participent, par l’investissement public, à la création de la richesse nationale. L’exemple de la communauté d’agglomération « Ardenne Métropole » qui regroupe près de la moitié de la population ardennaise va voir ses dotations diminuer de 5 %. Dans ses exigences le Premier ministre essaye de préserver les avantages pour les riches. C’est une provocation, particulièrement quand l’État étale ses défaillances lors des crises industrielles, sanitaires, énergétiques ou environnementales. C’est le pouvoir d’achat des Français qui est attaqué. Alors que les collectivités assument et dépassent leurs responsabilités elles sont les premiers soutiens des associations, initiatives citoyennes et économiques locales qui participent au dynamisme des territoires. Notre département est particulièrement victime de l’austérité. Avec un taux de chômage de pratiquement 10% nous sommes le département le plus touché par la casse industrielle du Grand Est. L’enjeu majeur est dans notre pays le progrès social et le développement industriel. Réparer les fractures impose de redonner les moyens aux services publics et d’assurer comme priorités l’emploi et la réindustrialisation.

Pour 2025 les communistes formulent le vœu de construire un monde meilleur. Une idée que les idéologues de droite combattent farouchement. Une idée dont les médias parlent rarement alors que l’histoire semble sans cesse se répéter. Dans ces circonstances censurer le gouvernement est un acte de résistance.

Si elles deviennent majoritaires ces idées peuvent déclencher une révolution. Elles peuvent mettre la société en ébullition sociale. Si nous arrivions à la mettre en évidence, au vu de toutes et tous, elles peuvent même devenir un remède qui change la vie.

Sylvain DALLA ROSA

Le castor pose problème ?

Le castor est une espèce protégée, disparu depuis quasiment deux siècles. Il était sorti de la mémoire collective, aujourd’hui il s’installe là où l’homme a depuis bien longtemps investi les lieux souvent sans se soucier des risques encourus et des conséquences diverses. Les inondations par exemple sont de plus en plus récurrentes et graves, c’est là aussi où le castor s’est réinstallé. Sans remonter bien loin, tout le monde a encore en tête les crues en 1993/95 de la Meuse et ses affluents.

Plus généralement, le long des cours d’eau et à bonne distance, les prairies étaient de mise, petit à petit elles ont été remplacées par des cultures, des arbres, des constructions, des habitations etc autorisés ou non. Le castor est venu lui aussi occuper ces endroits. Comment peut-on s’étonner dans ces conditions de l’ampleur des dégâts lors des crues ? La puissance publique a autorisé et parfois été à l’initiative de ces situations, elle doit donc en assumer les suites et ne pas laisser les riverains seuls face aux conséquences. Il est plus facile de s’intéresser aux dégâts causés par les castors que de se remettre en cause. Si cet animal est protégé c’est entre chose pour le rôle de ses barrages sur les petits cours d’eau lors des crues et de la sécheresse bien en amont des rivières et des fleuves. Ses retenues sont des endroits de vie extraordinaire. Parmi les problèmes évoqués par le député P. Cordier (parution dans le journal local) sur la présence du castor dans les cours d’eau ardennais, il est évoqué le fait que certains poissons (la truite notamment) ne pourraient plus les remonter pour se reproduire. Au moyen-âge le bièvre (c’était alors son nom) occupait la quasi totalité des cours d’eau français, comment la truite a t-elle pu dans ces conditions, survivre jusqu’à aujourd’hui ?

Jean-Pol BOIS

Donner d’une main et reprendre de l’autre, c’est malhonnête !

Dans son discours de politique générale, le premier Ministre avait fait quelques annonces pour la santé : l’abandon de l’augmentation du ticket modérateur sur les consultations et les médicaments, une très légère augmentation de l’ONDAM (Objectif des dépenses de santé). Il a bien fallu qu’il entende les mobilisations qui montent, des personnels hospitaliers, des usagers. Même des organisations très corporatistes de médecins s’en étaient mêlées pour dénoncer l’aggravation de l’accès aux soins.

Depuis, les ballons d’essai se multiplient avec la complicité de la droite sénatoriale pour compenser ces concessions faites à la mobilisation sur le dos de la population, alors que l’on pourrait faire payer le grand capital : augmentation de la taxe payée par les mutuelles, évidemment répercutée dans les cotisations payées, journée de travail gratuite, taxation des retraités, réduction des indemnités d’arrêt de travail … Sans parler du ministre de l’intérieur qui persiste et signe sur cette horrible mesure de remettre en cause l’AME (l’Aide Médicale d’État à destination des personnes en situation irrégulière).

Bref, pas question pour le gouvernement de comprendre que la meilleure manière d’augmenter les recettes de la Sécurité Sociale, c’est d’augmenter les salaires, de lutter contres les inégalités hommes/femmes, de s’opposer au chômage en réindustrialisant le pays et en développant les services publics. Plutôt que de revenir sur les exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les grands groupes qui accumulent les profits, il préfère s’en prendre à toute la population.

Fondamentalement, c’est la poursuite des politiques du moins de Sécurité Sociale, pour plus d’assurances privées, le but inavoué d’E. Macron. Comme en témoigne ce récent décret permettant d’augmenter jusqu’à 35 % les tarifs des EHPAD non habilités à l’ASH, l’aide sociale à l’habitat, une manière de préparer l’opinion à une assurance dépendance obligatoire !

Alors, la mobilisation, il va falloir l’amplifier : vous pouvez compter sur les communistes.

Michèle LEFLON

IVG, 50 ans et des progrès à faire

La loi votée par l’Assemblée Nationale le 17 janvier 1975, légalisant l’interruption volontaire de grossesse dite loi Veil, a constitué une avancée sérieuse pour le droit des femmes. C’est au terme d’un long débat dans le pays que l’IVG fut légalisée. A l’époque le parlement ne comptait que 13 femmes députées. Les forces réactionnaires ont tenté de freiner cette décision, souvent au nom de la religion. La réalisation de cette avancée médicale avait un soutien populaire puissant.

Les chiffres de l’IVG montrent à eux seuls la nécessité du vote de cette loi. En 2023 ce sont 243 623 interventions qui ont eu lieu dont 361 dans les Ardennes. Dans cette bataille les communistes ont pris toute leur part. Depuis 50 ans les modifications enregistrées améliorent la loi qui est passée aujourd’hui à 14 semaines de grossesse comme délai maximum pour procéder à une intervention.

Cependant, il ne suffit pas de voter un texte pour que tout roule sans accrocs. Les difficultés rencontrées pour obtenir un rendez-vous et ensuite une intervention chirurgicale sont de plus en plus difficiles. Ces 10 dernières années 130 centres IVG ont été fermés. Le manque de moyens des hôpitaux publics est de plus en plus criant à l’image de la fermeture de la maternité de Sedan. De timides progrès sont cependant enregistrés. Le Grand Est vient de mettre en place un gynécobus pour palier aux difficultés de consultation notamment en zones rurales.

Sylvain DALLA ROSA

Drôle de semaine !

C’était les 50 ans de la loi Veil légalisant l’IVG et l’investiture de D. Trump aux Etats-Unis.

La loi Veil, c’est l’histoire maintenant, direz vous. Pas tant que cela, car le combat pour que les femmes aient le droit de disposer de leur corps est toujours d’actualité et de nombreux pays interdissent encore l’IVG. En constitutionnalisant le droit à l’avortement en mars dernier, un nouveau pas a été fait dans notre pays, un frein supplémentaire à un retour en arrière. Les parlementaires communistes ont joué un rôle majeur : Gisèle Moreau, il y a 50 ans, une des rares femmes députées de l’époque, Laurence Cohen au Sénat, qui a mené la bagarre pour la constitutionnalisation.

Le droit à l’IVG est le symbole d’une société ouverte au progrès humain. Aux Etats Unis, des états ont interdit l’IVG. La victoire de D. Trump laisse craindre une généralisation. L’investiture du 47ème président des Etats Unis, en présence des dirigeants des principales forces d’extrême-droite et des grandes fortunes de la planète, a été suivie d’un discours violent, nationaliste, raciste. Sur la base d’une idéologie libertarienne et d’un identitarisme d’extrême-droite, la nouvelle administration américaine entend rompre avec le cadre démocratique, et déployer partout ses logiques de forces. Le PCF lance un appel aux forces communistes et de la gauche européenne pour prendre la mesure de la gravité des enjeux de ce nouveau moment historique et construire ensemble une alternative de paix et de progrès en Europe.

Michèle LEFLON

Justice et Vérité pour les militant-es Kurdes assassinées !

Le 9 janvier 2013, trois militantes Kurdes pionnières de la cause des femmes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez étaient assassinées en plein Paris du fait de leur engagement politique. Cet assassinat fut de toute évidence commandité par l’Etat turc.

Le 23 décembre 2022, Evîn Goyî, responsable du mouvement des femmes kurdes en France, qui a combattu Daesh au Rojava, Mîr Perwer et Abdurrahman Kizil perdaient à leur tour la vie en plein cœur de Paris. Leur assassin a clairement revendiqué ses motivations racistes et terroristes.

La France doit faire toute la lumière sur ces assassinats.

Le Parti Communiste Français était présent le samedi 11 janvier dernier aux manifestations organisées à Paris et partout en France pour réclamer la justice et la vérité pour les militant-es kurdes. Nous réclamons également la libération du leader Abdullah Öcalan, emprisonné dans les geôles turcs depuis 26 ans, ainsi que la décriminalisation du mouvement national kurde et la sortie du PKK de la liste des organisations terroristes.

Quel est le projet politique démocratique des Kurdes de Syrie ?

Après avoir repoussé et battu les fascistes de Daesh en 2015, les kurdes du Rojava, région du Nord-Est de la Syrie ont poursuivi la mise en place de leur projet politique expérimenté dans cette région dès les années 2012.

Ce projet de société démocratique trouve sa source dans la Commune de Paris de 1871. Il s’agit d’un modèle de société communaliste démocratique, avec un gouvernement égalitaire, pluraliste, démocratique, écologiste. La libération des femmes est au cœur du projet et la condition première de sa réussite. Le projet politique allie le communalisme à un système de fédéralisme intégral entre les communes et une coopération paritaire et multiethnique dans des organisations autogérées, à une économie de type collectiviste. Mouvement pluriethnique et internationaliste, les kurdes proposent une véritable révolution pour la Syrie, voire le Moyen-Orient : une Révolution qui a pour projet celui de la Paix des peuples, des droits et de la Justice, de l’égalité femme-homme.

Ce modèle démocratique est un espoir pour l’ensemble de la Syrie : c’est le seul modèle qui peut assurer la stabilité de la Syrie, alors que le modèle d’AlQaida, exprimé par HTS en ce moment, est un projet fasciste, ennemi de la démocratie, des femmes et de toute diversité. Le PCF soutient le modèle politique proposé par les kurdes et espère son application dans l’ensemble de la Syrie.

IPT

Contre les inondations, les collectivités agissent !

Les intempéries de ces dernières semaines font sortir de leur lit les cours d’eau. C’est le cas de la Meuse qui atteint des niveaux élevés. Cette situation nous remémore les fortes crues de 1993 et de 1995. A l’époque, au delà du traumatisme pour les habitants inondés, cette situation a engendré une catastrophe économique et sociale. En 1995 ce ne sont pas moins de 12 000 Ardennais qui ont eu à souffrir des inondations. Dans notre département ce sont 315 communes qui ont subit des inondations à des degrés divers et 800 entreprises touchées dont la fonderie ex PSA.
Face à ce déluge, les communes de Charleville-Mézières et de Warcq résistent. Avec la création d’un syndicat intercommunal de lutte contre les inondations entre ces deux collectivités dés 1993 (dissout en 2017) elles avaient pour objectif de lutter contre les inondations. Cela s’est traduit par des investissements conséquents sur plusieurs années (près de 60 millions). Complément indispensable pour renforcer l’action, des services publics des dispositifs ont vu le jour. La création d’un EPAMA (Établissement Public d’Aménagement de la Meuse) et d’un PPRI ( Plan de prévention des risques d’inondation) sont venus conforter les efforts des élus. Au côté de notre regretté René Visse, les élus communistes ont agit pour lutter contre les inondations. Résultat, même si le danger n’est pas complètement écarté, les travaux effectués évitent de subir des débordements destructeurs de la Meuse. Autres travaux qui ont permis de réduire les crues c’est la rénovation récente des 23 barrages sur la Meuse.
Malheureusement tous les efforts des collectivités sont entachés par l’absence d’entretien des berges de la Meuse. Ainsi, Voies Navigables de France (VNF) en sous effectif n’assume plus son rôle qui est d’enlever tous les arbres qui risquent de tomber à l’eau. Autre problème ce sont les autorisations de la Préfecture d’accorder des dérogations pour la réalisation de travaux sur des sites classés PPRI et donc potentiellement inondables. A Charleville-Mézières on a vu se construire au Mont Olympe le centre aquatique ou actuellement les travaux dans l’ancienne usine Deville. Il ne faudrait pas croire, parce que depuis une trentaine d’années il n’y a pas eu d’inondations destructrices que tous les dangers sont écartés.

Sylvain DALLA ROSA

Ecotaxe, tenir bon

Il est rare que les élus de la Région Grand Est votent une décision à une écrasante majorité. En septembre dernier l’application sur le territoire d’une écotaxe payée par les poids lourds de plus de 3,5 tonnes a été décidée. Il s’agit d’une «redevance kilométrique» qui sera appliquée sur les 524 kilomètres retenus par la Région.
Ce sont les questions d’intensité de la circulation des poids lourds et de protection de l’environnement qui ont conduit les élus à prendre cette décision. Depuis l’application d’une taxe similaire en Allemagne, la fréquentation des poids lourds sur le réseau routier français s’est nettement renforcé, plus 30% en 2024. Seul le rassemblement national s’est opposé à cette mesure qui pourtant touche à la sécurité routière et à combattre la dégradation et l’impact du trafic routier sur l’environnement.
Il y avait déjà eu une une tentative similaire sur les routes nationales qui devait entrer en fonction au 1er janvier 2014. Les patrons des entreprises de transport avaient obtenu le retrait de cette disposition. On voit encore les portiques sur nos routes. Ceux ci n’ont jamais servi. Ce recul gouvernemental a eu un coût financier de 839 millions d’euros.
L’application de cette écotaxe dans le Grand Est entrera en fonction en 2027. Espérons que la droite ne fera pas marche arrière devant la pression du Medef.

Sylvain DALLA ROSA

Un discours pour pas grand-chose 

Retranché sur les mêmes valeurs et arguments d’une droite antisociale le discours de politique générale du nouveau 1er ministre n’a apporté aucune garantie sur l’amélioration du niveau de vie de la majorité des citoyens français.
La réforme des retraites imposée par le gouvernement BORNE avec le recours du 49.3 n’a pas été remise en cause. Alors que c’est une des demandes majeures par une très large majorité des salariés.es et de l’opposition, majoritaire à l’Assemblée Nationale, cela démontre l’état d’esprit de ce gouvernement obéissant à un parti représentant 4,5% des suffrages exprimés lors des dernières législatives, lui-même aux ordres des dirigeants et représentants de la grande finance.
Quelle espérance de progrès va apporter le PLFSS (le budget de la Sécu) afin que chacune, chacun puisse avoir accès au meilleur en matière de protection sociale et de soins et sans restriction géographique.
Ce gouvernement se voit dans l’obligation de suivre la politique imposée par un Président de la République de plus en plus isolé et déconnecté de la réalité.
Les forces vives et progressistes qu’elles soient politiques ou syndicales vont devoir faire preuve d’une volonté sans faille pour forcer la droite à prendre en considération leurs revendications.
Le péril pour la France ce n’est pas la dette, c’est la finance ! C’est le coût du capital qui place notre pays sous la tutelle des marchés financiers.
Il ne fait aucun doute que les communistes français fidèles à leurs engagements seront à la tête de cette bataille sociale nécessaire au progrès pour que chaque citoyen puisse arriver à un véritable niveau de vie confortable.
Patrick LATTUADA