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Non à une nouvelle atteinte aux retraites !

Sortie par la grande porte, une fois débarrassée de ses mensonges flatteurs grâce au mouvement social et à la bataille de tranchées parlementaire, la réforme des retraites reviendrait par la petite porte : l’allongement de la durée de cotisation et le report de l’âge de départ à taux plein à soixante-quatre ans seraient emballés dans l’enveloppe du budget de la sécu à l’automne prochain, comme si nous avions tous les mêmes durées de vie en bonne santé.
Les propos énigmatiques du Président de la République laissent craindre le pire !
D’autant plus que revient aussi par la petite porte la volonté de poursuivre l’« étatisation » de la Sécurité Sociale en renforçant le contrôle de l’État, en renforçant les règles pour mieux encadrer et réduire les dépenses sociales.
Et la prise en compte de la perte d’autonomie, telle qu’elle est conçue actuellement par le gouvernement, est aussi un moyen pour détourner la sécurité sociale de ses objectifs initiaux, répondre dans la solidarité aux aléas de la vie, et la transformer en un simple filet de sécurité pour les plus pauvres, laissant au monde de la finance le champs libre pour l’assurance privée !
La Sécurité Sociale, même dégradée par les gouvernement successifs, a montré, encore une fois au cours de l’épidémie, sa capacité à amortir les crises.
Ce n’est pas aux salariés, aux retraités, aux demandeurs d’emploi de faire les frais d’un « trou » construit à grand renfort d’exonérations pour le patronat, de cadeaux aux groupes financiers actionnaires de l’hospitalisation privée ou des laboratoires pharmaceutiques !
Il y a urgence à redonner à la Sécurité Sociale ses fondements démocratiques, à lui rendre son autonomie financière et à accroître ses ressources en privilégiant le travail par rapport au capital.
L’automne sera chaud ! Et ne sous-estimons pas le risque de mauvais coups pendant l’été !
Utilisons les urnes les 20 et 27 juin pour donner un signal au gouvernement ! Votons massivement pour les candidats communistes et les rassemblements dans lesquels ils sont avec les organisations de gauche et écologistes pour battre la droite (avec ses deux facettes LR et LREM) et rejeter l’extrême droite. Faire entrer au conseil départemental et au conseil régional des élus communistes sera un atout pour les luttes à venir !

Déferlement atlantiste contre la Biélorussie

Depuis presque deux semaines, la République de Biélorussie connaît un nouveau déferlement à son encontre de la part des forces et des institutions atlantistes et impérialistes. En 2020, la Biélorussie a été victime d’une ingérence extérieure sans précédent, qui se poursuit encore aujourd’hui. Cette situation est vécue à l’extérieur comme une révolution populaire, mais en fait, c’est une rébellion contre-révolutionnaire visant à éliminer la direction politique du pays et mettre fin à un État providence indépendant. Pourquoi les événements en Biélorussie ne peuvent-ils pas être qualifiés de révolution ? Toute révolution a des prérequis à la fois objectifs et subjectifs, et ce n’est pas le cas au Bélarus. La révolution consiste à briser l’ancien système et à le remplacer par une formation progressiste. En Biélorussie, cependant, un modèle social progressiste, qui dans ses caractéristiques est plus proche du socialisme, est attaqué pour être remplacé par un capitalisme sauvage. Les slogans anticommunistes, anti-soviétiques, nationalistes et russophobes sont la force motrice de la rébellion contre-révolutionnaire. Des éléments de la bourgeoisie nationale veulent plus d’influence sur la prise de décision et ont conclu un accord avec des forces extérieures qui poursuivent leurs objectifs géopolitiques contre la Biélorussie.
Bien entendu, les structures étrangères ne sont pas satisfaites du fait que la situation sociale au Bélarus reste stable; les entreprises, la sphère sociale fonctionnent comme d’habitude, les forces de l’ordre assurent la sécurité. La provocation aérienne du 25 mai 2021 a été utilisée par les États-Unis, la Grande-Bretagne et les pays satellites américains en Europe de l’Est pour appeler à un blocus aérien et économique de la république. Les plus actifs à cet égard sont la Pologne, la République tchèque, la Lituanie, la Lettonie et l’Ukraine, qui sont en fait devenues des centres opérationnels pour les actions de l’opposition.
Nous avons également été témoins du vandalisme d’État, lorsque des pays comme la Lettonie et la Lituanie insultent les symboles nationaux biélorusses et utilisent un symbole de protestation nationaliste pour indiquer leurs sympathies – le drapeau blanc-rouge-blanc, qui a été utilisé en Biélorussie pendant l’occupation allemande par les pro-nazis.
Les communistes de Biélorussie lancent un appel à tous les partis communistes et ouvriers du monde à fournir toute l’assistance possible et à faire preuve de solidarité internationale avec la République de Biélorussie.
Esteban EVRARD

Assurance chômage en danger

Le décret du 30 mars 2021 sur l’assurance chômage comprend plusieurs mesures qui pourraient avoir pour effet de réduire encore les allocations des chômeurs : tout d’abord les congés maladie, maternité et périodes de chômage partiel seront dorénavant considérés comme des périodes non travaillées, ce qui va faire baisser le montant des allocations chômage, les travailleurs les plus pénalisés étant les plus précaires. Ensuite, cette réforme pourrait causer une réduction du salaire journalier de référence pouvant aller jusqu’à 43%, ce nouveau mode de calcul va creuser les inégalités entre personnes privées d’emploi, selon par exemple qu’elles aient été en congé maternité ou non. Les privés d’emploi ayant eu les plus haut revenus verront leurs indemnités diminuer au bout d’un délai de 7 mois. Enfin, la nouvelle loi prévoit de fixer le montant minimum des allocations à 659 euros par mois, pour les salariés ayant travaillé pour le SMIC, montant très insuffisant pour garantir un niveau de vie décent.
Les allocations de chômage doivent rester un revenu de remplacement qui permet de retrouver du travail. Diminuer d’autant les allocations de chômage risque de forcer les privés d’emploi à accepter n’importe quel travail, juste pour pouvoir survivre ; au lieu d’avoir le temps de retrouver un emploi comparable à leur emploi précédent et correspondant à leur qualification.
En novembre 2020, suite à un recours des syndicats, le Conseil D’État avait déclaré illégales deux dispositions. Il a annulé un mode de calcul du salaire journalier de référence qui ne respectait pas l’égalité entre chômeurs en emploi continu et discontinu. Des mobilisations d’artistes et de salariés privés d’emploi ont déjà eu lieu, demandant le retrait de la réforme de l’assurance chômage. Il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser contre cette réforme injuste, qui ne fait que prolonger la politique de casse sociale du gouvernement et s’attaque une fois de plus aux plus précaires.
Le PCF propose de mettre en place une sécurité d’emploi et de formation, permettant de passer d’un emploi à une formation et inversement, sans perte de revenus et pour arrêter les vies en pointillés.

En gare de Revin

Mardi matin, les communistes étaient présents au rassemblement à l’initiative de la CGT pour défendre la ligne ferroviaire Charleville-Givet ainsi que ses passagers. Avec les camarades, nous luttons pour qu’aucun territoire ne soit relégué en seconde zone, sans moyen de transport rapide et efficace. Pour cela, il faut défendre le train, le train comme service public.

Manchester : de la répression mais aussi du social !

Ce dimanche 30 mai, les habitants du quartier de Manchester ont encore été témoins d’une violence incompréhensible. En effet, dès 14h des feux de poubelles ont été signalés, puis s’en est suivie la destruction de quatre caméras par des individus cagoulés, tout cela sur fond d’intimidations.

Nous condamnons fermement ces actes et nous appelons à analyser les faits avec lucidité. Cette violence est bel et bien organisée et liée aux trafics en tout genre. La République doit reprendre le pouvoir dans le quartier, et cela passe par deux choses : la répression et le social. Jamais nous ne laisserons de tels actes sans réponse, cette violence pourrit la vie des travailleurs et des locataires ! Pour autant, le constat est clair : le tout sécuritaire libéral prôné par la droite ne fonctionne pas. Il faut faire de la question sociale une question majeure et prioritaire, il faut donner des perspectives d’avenir aux jeunes, un emploi ou une formation. C’est ce que propose la liste de gauche menée par Esteban Evrard et Christine Caruzzi sur le quartier pour les élections départementales des 20 et 27 juin.

Il est urgent de créer nationalement 30 000 postes de policiers et de remettre en place une police nationale de proximité permettant à L’État d’accomplir son devoir régalien.

Elles ont gagné !

Contrairement aux propos de certains détracteurs, la lutte paie. Après 2 ans de lutte, des salariées invisibles ont obtenu la grande majorité de leurs revendications face au groupe Ibis : excusez du peu !

Les premières de corvée, les indispensables qui étaient et sont toujours ignorées et méprisées ont fait plier le capital.

Pour gagner, il faut se battre et parfois rester pugnace et déterminé pendant longtemps… Ce n’est pas ringard comme certains aiment à nous le rabâcher, c’est la réalité !

A l’image des « 1336 », les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, soutenues par le syndicat CGT HPE viennent de signer un protocole d’accord qui met fin à un conflit de presque 2 ans.

Augmentation de 250 à 500 euros mensuels, diminution des cadences infernales, annulation des mutations de 2 délégués de site, obtention d’une prime panier.

Ce combat historique par sa durée dans l’histoire sociale de l’hôtellerie est celui de la sous-traitance qui gangrène bon nombre d’entreprises mais aussi de services publics.

Mais c’est surtout celui de femmes, souvent travailleuses immigrées, contraintes à des temps partiels subis, indispensables à des groupes qui les méprisent et les exploitent sans vergogne.

Bravo Mesdames, vous pouvez être fières du combat mené et de cette immense victoire obtenue après ces 670 jours de lutte !

« Celles qui vivent sont celles qui luttent » : citation que nous mettons avec satisfaction au féminin aujourd’hui !

Région : faire barrage à la droite et à l’extrême droite !

Avec J. Rottner comme président de région, le conseil régional de droite élu à la suite de la fusion des trois régions (Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine) a mis fin aux politiques de gauche mises en place en Champagne Ardenne ou en Lorraine, comme par exemple la tarification sociale de la restauration scolaire dans les lycées. Ces politiques étaient bien insuffisantes, mais c’était déjà trop pour le parti des Républicains,

L’union est donc de rigueur dans ces élections régionales. C’est le sens de l’engagement du PCF sur la liste « Il est temps pour l’écologie et la justice sociale », avec des propositions alliant écologie et justice sociale, comme la gratuité des transports scolaires et alliant écologie et emploi, comme des propositions fortes pour la rénovation thermique des logements. Dans les Ardennes, trois communistes figurent sur la liste : Mezhoura Naït Abdelaziz, Patrick Lattuada et Michèle Leflon.

Aides à domicile et prise en charge de la dépendance : faites vos jeux, rien ne va plus

Les salarié-e-s de la branche de l’aide à domicile sont au bord du gouffre, salaires bas et corvéabilité à outrance plongent les familles dans une certaine précarité.

Les responsables ne sont autres que nos décideurs, entendez certains politiques, qui militent pour la politique de l’autruche. Le financement de la prise en charge des personnes âgées et dépendantes est au cœur des situations que nous vivons aujourd’hui. Comment un pays comme le notre peut jouer à la roulette avec une question majeure pour notre société ? Les inégalités de traitement de la dépendance, d’un département à un autre, sont une aberration, vieillir dans les Ardennes n’équivaut pas à vieillir hors du département ardennais, chaque département ayant sa propre politique. La récente création de la 5ème branche de la Sécurité Sociale, qui devrait niveler sur un pied d’égalité la prise en charge de la dépendance sur tout le territoire national, ne va rien arranger. Son seul but est de faciliter une prise en charge assurantielle de la perte d’autonomie et nourrir la finance

En effet, les conseils départementaux ainsi que l’État vont mettre la main à la poche pour mettre en place cette 5ème branche. Combiner ces deux financements, c’est encore creuser des inégalités, alors que tout pourrait être simple avec la 1ère branche de la Sécu : prendre en charge l’humain de la naissance à la mort…plus on segmente la vie, plus nous nous mettons en difficulté, tous seuls.

Et les aides à domicile dans tout ça ? Le constat est sans équivoque. Tout comme les personnes dépendantes, elles subissent de plein fouet l’incohérence de cette politique à géométrie variable et sont maintenues dans la précarité. Auparavant, être aide à domicile était un complément de revenus pour les ménages, aujourd’hui c’est une profession à part entière…sauf que 89% sont à temps partiel, souvent imposé, et que le salaire moyen est de 972 euros bruts (source CGT).

Dans les années 80, les principales missions des aides à domicile étaient d’entretenir les logements, d’accompagner les personnes, de faire quelques courses ou de préparer un repas.

Au début des années 2000, on amorce un virage en épingle pour accompagner les séniors dans les actes de la vie quotidienne : se lever, se laver, s’habiller, manger, faire le lien avec les différents acteurs de la santé, se coucher, donner les médicaments, veiller aux fonctions d’éliminations. Tout a changé sauf les salaires et les conditions de travail…et cela ne peut plus durer !

Carlos Fernandez

Auxiliaire de vie et Délégué Syndical CGT Adapah 08

Communiqué de presse : Le 12 juin, marchons pour les droits et les libertés, pour une République sociale et démocratique. A Charleville-Mézières, rendez-vous à 15 h à la statue de Gonzague

Notre pays vit un moment particulièrement dangereux.

Le pouvoir macronien et la droite se livrent à une surenchère calamiteuse avec l’extrême droite, exploitant les peurs et les difficultés de la vie aggravées par le COVID : précarité, chômage, insécurité, recul des services publics.

Ils nourrissent les divisions de la société française en remettant en cause les libertés publiques, en incitant au développement du racisme et de l’antisémitisme, en stigmatisant des secteurs entiers de la population en raison de leurs origines, religions, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

Cette surenchère a un objectif : désigner des boucs-émissaires aux difficultés des Françaises et des Français tout en épargnant ceux qui sont à la tête de grandes fortunes, de multinationales, des banques et assurances et qui ont vu leur fortune augmenter de 170 milliards d’euros sur la seule dernière année. Pour que ceux-ci continuent d’accumuler des profits, le gouvernement s’en prend aux droits des salariés, en particulier aux droits des privé·e·s d’emploi avec la réforme de l’assurance-chômage.

À courir derrière les thèmes démagogiques mis en avant par l’extrême droite depuis de nombreuses années, c’est elle qui en profite et c’est la démocratie que l’on met gravement en péril.
Il est temps de dire « stop » à ces dérives et d’emprunter un tout autre chemin pour relever le défi des jours heureux.

Nos concitoyen.ne.s ont le droit à la tranquillité et à la sécurité que remettent en question les trafics, la délinquance, les incivilités de toute sorte.

Cela nécessite à la fois une Justice qui ne saurait être l’objet d’un procès en laxisme et qui soit dotée de réels moyens et une Police nationale exerçant ses missions de service public au plus près de la population, qui ne soit plus l’objet d’agressions inadmissibles et dont l’action ne soit plus entachée par les violences de certains policiers.

Il faut simultanément s’attaquer aux racines de la violence, aux politiques capitalistes qui génèrent le désordre, favorisent la loi du plus fort, détruisent les grandes conquêtes populaires, les liens sociaux et creusent sans fin les inégalités : le combat pour la sécurité et la tranquillité publiques est inséparable de la promotion des droits et des libertés, de la cité à l’entreprise. Il est inséparable d’une grande ambition démocratique au sein des institutions, des services publics et des lieux de travail, dans la perspective d’une nouvelle République sociale et démocratique, laïque, écologiste, féministe et antiraciste.

La Fédération des Ardennes du PCF appelle la population et toutes les organisations associatives, syndicales et politiques progressistes à engager la contre-offensive dans un rassemblement, le samedi 12 juin à 15 h rue Bérégovoy à Charleville-Mézières (près de la statue de Gonzague).

 

Plus d’ambition pour le sport en France

Le président de la République a annoncé le lancement du « Pass-Sport », dispositif d’aide de 50€ à la prise de licence sportive à destination des 6-18 ans. Si la démarche est louable, elle n’est absolument pas suffisante. D’abord, parce que les licences sportives sont onéreuses et qu’une aide plafonnée à 50€ ne sera pas suffisante. Ensuite, parce que cette aide ne concerne que les moins de 18 ans sur critères sociaux. Pour que le sport soit accessible à toutes et tous, les associations doivent être en mesure d’accueillir toutes celles et ceux qui souhaitent pratiquer. Ce dont le sport a besoin c’est d’un plan d’urgence, avec un budget dédié à la hauteur. Or le gouvernement a adopté, il y a un mois, la loi sport qui ne permet aucun plan de relance des pratiques et de soutien aux clubs, malgré le contexte si particulier que nous connaissons.

L’après-confinement doit conduire à un changement de cap dans la politique sportive nationale. Le PCF propose de rebâtir le service public du sport autour de deux priorités, l’éducation physique et sportive à l’école et les associations sportives, les deux pierres angulaires du droit d’accès au sport. Nous proposons le doublement immédiat des crédits dédiés au sport et sa progression sur les 5 prochaines années pour atteindre 1 % du budget de la nation, en 2024. Cela permettrait à la fois une aide de l’État universelle à la prise de licence pour toutes et tous à hauteur de 50 % du prix de la licence, sur critère sociaux, tel que le permettait le dispositif des coupons sport. Cela permettrait également un plan de rattrapage des équipements sportifs avec accompagnement financier pour les collectivités. Enfin, la priorité doit être donnée à l’Éducation physique et sportive, de la maternelle à l’université, avec le respect des 3h à 5h, le doublement des recrutements pendant au moins 5 ans des professeurs d’EPS, le retour des épreuve d’EPS aux examens (DNB, CAP, Bac) avec un coefficient revalorisé et une section sportive scolaire ou une option dans chaque établissement scolaire avec l’augmentation de la subvention de l’État pour le sport scolaire.

Dans moins de 3 ans, nous accueillerons les Jeux Olympiques et Paralympiques. Si nous voulons saisir cette opportunité et faire de la France une nation sportive, nous devons nous en donner les moyens.