Centres sociaux en difficulté

A Revin, le centre social d’Orzy a fermé ses portes l’année dernière. Dans la Pointe le Centre social Le Lien est en difficulté….C’est le cas également au centre social de la Ronde Couture et pour celui de Manchester. A la Ronde Couture, le centre social rayonne sur un quartier de presque 10 000 habitants avec une utilité sociale non contestée. Le financement marquant le pas, le SARC se retrouve en difficulté financière insurmontable.

Pourtant les Centres Sociaux jouent un rôle essentiel dans la société, mettant en lien les personnes de conditions différentes. Sur son site, la Fédération des Centres Sociaux traduit ainsi son rôle : « On a inventé le réseau social 100 ans avant Mark Zuckemberg » ! Souvent ils assument des fonctions qui devraient être celles d’un service public, comme Le Lien dans la Pointe qui assure l’accueil périscolaire.

Leurs financements sont multiples : l’État, les collectivités, la Caisse d’Assurance Familiale, nécessitant de leurs administrateurs de jongler entre les règles de financement des uns et des autres, pour arriver à équilibre un budget.

C’est aussi un secteur d’emploi faisant l’objet de difficultés de recrutement, du fait de la dévalorisation du travail de ces salariés et d’inégalités de salaires entre le secteur public et le secteur privé non-lucratif, de part les décisions gouvernementales à la suite du Ségur de la Santé en 2020.

CAF et préfecture ne peuvent renvoyer les difficultés financières des centres sociaux sur des erreurs de gestion : il s’agit bien d’une question de fond. Accepter de mettre de l’argent public dans ces structures est justifié et nécessaire !

Mobilisation pour l’hôpital de Sedan

500 personnes ont défilé dans les rues de Sedan le samedi 4 février à l’appel du Comité de défense des Hôpitaux de proximité des Ardennes pour réaffirmer la nécessité de garder tous ses services à l’hôpital de Sedan, sa maternité, son service de néonatalogie, son service de surveillance continue.

Les menaces de fermeture sont la conséquence des politiques menées par les gouvernements successifs de limitation du nombre de médecins formés, d’économies drastiques sur la santé. L’Agence Régionale de Santé voudrait faire passer ces fermetures comme inéluctables du fait du manque de médecins anesthésistes. Mais ce manque a été construit !

Curieusement, les mêmes menaces pèsent sur la maternité de Guingamp en Bretagne : là-bas, ce serait du fait du manque de sage-femmes ! Or les sage-femmes ne manquent pas en France, par contre les conditions de travail les font fuir l’hôpital. Plus scandaleux encore, à Guingamp des candidates à l’embauche ont été refusées et la direction de l’hôpital fait tout pour que les professionnelles en poste démissionnent. La pénurie de personnels est sciemment organisée pour accélérer des fermetures de services : il s’agit d’une véritable opération de démantèlement du service public hospitalier pour concentrer les moyens dans les métropoles et favoriser le secteur privé.

A Sedan, les élus se sont mobilisés, une mobilisation conséquente avec leurs engagements antérieurs pour certains. Ce n’est pas le cas de tous, notamment ceux qui siègent au Conseil communautaire où un vœu a été voté faisant l’apologie du gouvernement et de la fusion des 4 hôpitaux ardennais. La présence dans la manifestation était particulièrement hypocrite pour d’autres, comme le député de la circonscription : il ne faudrait pas que les lois qu’il vote aient des conséquences dans sa circonscription, triste conception de son rôle. Son dépôt de plainte après s’être fait enfariné confirme sa duplicité. Il ne supporte pas entendre que ce qui se passe à Sedan est la conséquence des lois de santé, des lois de financement de la Sécurité Sociale qu’il a votées.

C’est dans ce lieu solennel qu’est la préfecture des Ardennes que la directrice générale de l’ARS présentera devant un parterre choisi les mesures prises pour l’hôpital de Sedan ce vendredi à 11h. Dès 14h le même jour, le directeur de l’hôpital réunit les personnels concernés !

Le comité de défense appelle à un rassemblement devant la préfecture vendredi 10 février à 11h.

« Contre vents et marées, » fidèles à Macron

Empêtré dans son projet de réforme du droit à la retraite, E. Macron et son gouvernement cherchent des appuis locaux. C’est ainsi que vient d’être officialisé la constitution d’un groupe « Renaissance » dans les Ardennes. C’est l’ancien député de droite, Philippe Mathot, qui va assumer la présidence de ce groupe.

C’est sans surprise qu’il désigne ses adversaires principaux et notamment le Parti Communiste. Cependant il reconnaît que dans le PCF tout n’est pas à jeter. Ainsi, il précise qu’il va occuper le terrain « comme sait le faire le Parti Communiste ». En revanche la brosse à reluire fonctionne bien pour qualifier la gestion du maire de Charleville-Mézières membre des Républicains. Ceux qui pensent qu’il existe un lien entre le soutien de B. Ravignon à Macron lors de la dernière élection présidentielle……… ont raison. On a hâte de connaître les propositions de Renaissance pour dynamiser l’économie ardennaise.

Sylvain DALLA ROSA

Retraites : mobilisation dans la rue et au parlement !

Retrait, retrait du projet de loi sur les retraites ! La nouvelle journée de mobilisation du 7 février a montré une fois encore que le peuple de France ne veut pas du report de l’âge de la retraite à 64 ans, conteste la prise en compte très restrictive de la pénibilité, veut tout simplement pouvoir profiter de sa retraite pour que cet âge de la vie, libéré des contraintes du travail, survienne assez tôt pour que l’état de santé permette cet apport essentiel à la société que représente les multiples activités des retraités, la garde des petits enfants, la participation à la vie culturelle, associative, politique … Même des petits patrons participent à la mobilisation, bien conscients de l’absurdité de devoir garder des seniors, alors qu’ils pourraient embaucher des jeunes.

Au parlement, l’alliance honteuse des groupes de la coalition présidentielle avec le Rassemblement national a court-circuité la motion référendaire des groupes de gauche en détournant le règlement de l’Assemblée Nationale. En agissant ainsi, le gouvernement montre que pour préserver les intérêts du capital avec sa réforme, il est prêt à prendre le risque de permettre au RN d’apparaître comme un recours. Jamais le RN, dont toute l’histoire témoigne de son rejet de la République, ne sera un allié de la démocratie, des travailleurs et travailleuses, de leurs représentants syndicaux, des retraités, des femmes et de la jeunesse. Bien au contraire, son projet de « préférence nationale» ne débouchera sur aucun progrès social et servira les puissants en divisant le peuple par une violente politique xénophobe et raciste. Son rejet de la réforme des retraites est un rejet de circonstances pour capter la colère populaire alors qu’il s’oppose aux organisations syndicales et ne porte aucun projet alternatif crédible.

Avec un élargissement de l’éventail politique, une nouvelle motion référendaire a été déposée sans que la présidente de l’Assemblée Nationale n’en tienne compte. Un véritable déni de démocratie.

Lors des questions au gouvernement, André Chassaigne a interpellé : « Il y a un régime très spécial auquel vous ne vous attaquez pas, c’est celui de la finance. La politique n’est qu’affaire de choix, vous avez fait les vôtres. Vous dorlotez les riches et demandez des efforts aux autres. Vous refusez de vous attaquer aux revenus financiers ! ». Les députés PCF ont alors brandi la Une de l’Humanité sur les retraites mirobolantes des grands patrons.

Prochain rendez vous de mobilisation le samedi 11 février : dans les Ardennes, rendez-vous au square de la gare de Charleville.

La ligne Givet/Dinant, l’arlésienne

Depuis sa fermeture en 1989 le tronçon ferroviaire de 22 kilomètres Givet/Dinant (3 en France, 19 en Belgique) fait couler beaucoup d’encre. Comme l’arlésienne le dossier ressort périodiquement. Cette fois c’est un comité de pilotage qui s’est réuni en décembre dernier.

En plus de trente ans de tergiversations et de promesses que n’avons nous pas entendu. Même Sarkozy, à l’époque ministre, y est allé de son soutien au projet de réouverture de cette ligne. Sur les quelques 55 millions d’euros, coût de la rénovation, le ministre lors d’un déplacement électoral dans les Ardennes avait promis que la France paierai la moitié de l’investissement alors que l’essentiel de la ligne se trouve en Belgique.

C’est d’ailleurs du côté belge que l’on traîne les pieds pour engager les travaux. Non seulement le coût les alarment mais surtout plusieurs élus belges voient dans ce dossier un risque de concurrence qui ferait perdre une partie du fret (transport de marchandises)qui transiterait par la France. Par ailleurs, près d’un millier de frontaliers pourraient emprunter le transport ferroviaire selon une étude de septembre 2010.

A une période où l’on parle beaucoup d’économies énergétiques, la réouverture de la ligne Givet/Dinant est un atout indéniable. Il est irresponsable de continuer à palabrer et cela tant du coté belge que français. Fin 2021 une « déclaration d’intention » a été signée entre les ministres des transports des deux pays. Une ultime étude doit être rendue fin 2023, il ne faut pas attendre, les problèmes techniques et le coût sont connus, les investisseurs potentiels également. Les travaux doivent démarrer dans les mois qui viennent, l’attente a assez duré.

Sylvain DALLA ROSA

Aéroport de Vatry, l’annonce d’un plan social

Personne ou presque ne connaît l’existence et le fonctionnement de l’aéroport de Vatry dans la Marne. Celui-ci, en activité depuis le début des années 2000 était destiné à alléger le trafic des aéroports parisiens (Roissy et Orly). Sans jeu de mots on s’aperçoit que l’activité de Vatry n’a jamais réellement décollée.

Les collectivités, notamment le département de la Marne, tiennent depuis des années le financement à bout de bras. La Chambre régionale des Comptes chiffre les subventions entre 1992 et 2014 à presque 300 millions d’euros. Forts de ces subventions les dirigeants de Vatry n’ont jamais réellement fait le travail afin d’augmenter le trafic de fret. Les tentatives de réaliser des vols de passagers est encore plus désastreux. Les 116 salariés qui dépendent directement de l’aéroport sont aujourd’hui sur la sellette et l’annonce de la vente de l’aéroport marnais n’est pas fait pour rassurer le personnel.

L’avenir de Vatry est fortement en question. Il faut arrêter la gabegie et trouver une issue positive pour l’avenir. Tous les décideurs, y compris le ministre des Transports, doivent se parler et imaginer ensemble les mesures à prendre. Le Fret reste une piste à explorer. La relance économique, après le Covid, doit permettre de dépasser les 41203 tonnes : résultat obtenu en 2018.

Sylvain DALLA ROSA

Les communistes on fait leur choix pour le 39e Congrès du PCF

Dans le cadre de son prochain congrès national, le 39ème, les communistes étaient appelés, les 27,28, et 29 janvier, à voter. Il y avait deux textes soumis au vote. L’un émanant de la direction sortante et un texte alternatif. Au plan national sur les 42 237 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois ce sont 29 898 de ces électrices et électeurs inscrits qui ont voté (70,79%). Dans notre département, 64 % des adhérents ont voté. Le texte 1 a obtenu 94 % et 6 % pour le texte alternatif (1 blanc et 5 nuls).

En application des statuts du PCF, le texte « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux » devient donc la base commune de discussion dont tous les communistes vont désormais se saisir pour la travailler, l’enrichir de tous les débats et du mouvement social en cours, des contributions et amendements. Ce travail, sera mené avec l’ensemble des communistes, dans chaque département, pour aboutir au congrès national qui se tiendra du 7 au 10 avril à Marseille.

Réforme des retraites: puissant rejet du projet Macron / Borne

Macron et son gouvernement avaient misé sur un essoufflement de la mobilisation contre le projet de réforme du système de retraite et le report à 64 ans de l’ âge pour partir à la retraite. C’était sans compter sur le puissant rejet de la population contre le projet gouvernemental.

Ce mardi 31 janvier les cortèges des manifestants, à travers toute la France, étaient impressionnants. Plus de 2 millions de manifestants au total dont 8 500 à Charleville-Mézières.

Alors que plus d’un salarié sur deux n’est déjà plus en activité entre 55 et 64 ans, alors que notre société, le monde du travail et la jeunesse ont tant besoin d’une réforme pour une bonne retraite pour répondre aux défis de la période actuelle et des prochaines décennies, Emmanuel Macron et le gouvernement ont décidé un passage en force. Malgré la puissance de la mobilisation ils confirment leur volonté d’une fin de non recevoir aux propositions alternatives. Ils veulent en finir avec notre société solidaire dont les bases datent du Programme National de la Résistance en 1944.

Avec leur réforme, Macron et l’exécutif, soutenus par la droite, s’adressent prioritairement au grand capital et aux marchés financiers. Ce qu’ils veulent c’est moins de dépenses sociales en travaillant plus longtemps pour des pensions plus réduites encore pour l’immense majorité des retraités. Ce sont les plus belles années à la retraite, celles en bonne santé, qui sont frontalement attaquées. Il s’agit d’une entreprise de démantèlement de L’État social, de notre système de sécurité sociale, de l’esprit de solidarité.

Ils veulent faire travailler plus longtemps les mêmes, alors qu’il y a 6 millions de privés d’emploi et d’immenses besoins de production et de services, publics comme privés. La voie du progrès, ce sont la création d’emploi, l’augmentation des salaires, la formation – base fondamentale de consolidation du système. Il est aujourd’hui miné par la finance, le coût du capital et la précarité.

On peut, au contraire d’Emmanuel Macron et Élisabeth Borne, emmener les entreprises et le pays vers un chemin de progrès en rompant avec la finance pour sortir notre pays de la crise et répondre aux besoins de développement humain !

Un front syndical uni et déterminé est constitué pour s’opposer et mettre en échec cette réforme. Le Parti communiste français, les forces sociales et citoyennes, appellent à la plus large mobilisation, à la riposte la plus forte et rassembleuse. Une réforme pour une bonne retraite, comme nous la proposons, c’est possible, nécessaire et efficace.

Le financement est la question décisive. Nous formulons des propositions précises, crédibles que les parlementaires communistes porterons dans le débat. : création d’une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et augmentation des cotisations en modulant les cotisations à la hausse pour les entreprises qui taillent dans l’emploi, les salaires, les dépenses de formation.

Nous allons animer l’indispensable débat sur un nouvel âge de progrès social pour les retraites, pour une autre conception du travail, de la répartition des richesses, des critères de gestion des entreprises, pour sécuriser l’emploi et les parcours professionnels, de la fin du lycée à la retraite avec un âge légal de départ à 60 ans, en tenant compte dans les annuités des périodes de formation.

Sous l’égide des organisations syndicales la mobilisation doit encore s’amplifier.

Industrie verte, Fonds Vert des annonces mais peu de concret

La récente (début janvier) visite du Ministre de l’Économie est passée quasiment inaperçue. Il est vrai que Bruno Le Maire se déplace régulièrement pour faire mieux passer la politique gouvernementale. A l’occasion de cette visite il a déclaré que les Ardennes seraient « département pilote » concernant la création d’une industrie verte. En guise d’annonce il a simplement précisé que ce projet ferait l’objet d’une présentation à l’Assemblée Nationale en avril.

L’objectif de ce texte de loi est de développer sur les territoires une industrie avec des valeurs environnementales. Que les Ardennes soient associées à ce projet peut être une bonne chose. Cependant, l’expérience montre que cela reste souvent sans lendemain. Les annonces de la création de CEVITAL aux Ayvelles ou de Mercier à Revin sont là pour prouver que les annonces ne sont pas toujours suivies d’effets.

Ainsi en septembre 2022 la 1ère Ministre avait annoncé la création d’un Fonds vert abondé de 2 milliards d’euros. Celui-ci est organisé autour de trois axes: renforcer la performance environnementale, adapter les territoires au changement climatique et améliorer le cadre de vie. Problème, le gouvernement n’a toujours pas publié la circulaire avec le formulaire permettant de candidater. Il n’y a pas mieux pour décourager les entreprises et collectivités intéressées. Par ailleurs, aucune information n’est faite sur la clé de répartition des 2 milliards de ce Fonds vert. La proposition de B. Le Maire est-elle un projet complémentaire sur environnement et industries ou des promesses qui ne verrons jamais le jour?

Alors oui les propositions sont alléchantes mais à trop vouloir courir plusieurs objectifs à la fois le risque est grand de faire flop.

Le chômage est toujours très élevé dans les Ardennes

Alors qu’il est de 7,4 %, nationalement, le chiffre est de 9,3 % dans notre département. Il faudra plus que la visite d’un ministre pour remonter la pente !

Sylvain DALLA ROSA

Sedan : maternité en danger

Et pas que : ce serait aussi le service de surveillance continue ( en clair, un service de réanimation, un peu allégé ) utilisé d’ailleurs comme service de réanimation pendant la crise du COVID. Alors même que l’on manque de tels lits, cela va constituer une véritable perte de chance pour des malades du Sedanais.

Les conséquences d’une fermeture de la maternité sont connues, avec des femmes qui vont se retrouver à une heure de toute maternité, aller accoucher en Belgique !

Ceci est la conséquence des politiques de santé menées depuis des années … pour faire des économies et favoriser le secteur privé.

Les fermetures sont annoncées pour le 1er mars, et présentées avec fatalisme : on ne trouve pas d’anesthésistes ! Mais précisément, la solution d’urgence est dans le privé, pas la privatisation de l’hôpital, mais la réquisition des anesthésistes du privé pour travailler dans le secteur public !

La population doit se faire entendre : manifestation le samedi 4 février avec un rendez-vous à 10 h devant l’hôpital de Sedan.