La loi sur les énergies renouvelables a été adoptée définitivement par l’Assemblée Nationale le 31 janvier.
C’est une véritable occasion manquée : alors que la crise énergétique s’enkyste, fragilisant l’économie, obligeant des salariés à travailler la nuit, pour faire faire des économies à leur entreprise, comme à Bogny sur Meuse, le gouvernement n’en a pas profité pour reprendre la main sur la construction des prix de l’énergie. Pourtant l’Espagne et le Portugal ont obtenu de sortir des règles européennes : pour rappel, le prix de l’électricité est fixé sur les marchés européens par le principe du « coût marginal » : c’est à dire que le prix correspond au prix le plus élevé, celui de la dernière capacité de production utilisée pour équilibrer le réseau, celui des centrales à gaz.
Mais en plus, le gouvernement a refusé tous les amendements qui auraient pu permettre de relever le niveau d’’exigence environnementale, qui auraient permis de structurer des filières de production made in France. De même, il a gravé dans le marbre des reculs démocratiques et environnementaux, toujours au nom du marché qu’il faudrait satisfaire. La planification envisagée pour les énergies renouvelables est complètement alambiquée et floue et n’interviendra pas avant mai 2024. Il y a même un risque que les porteurs de projets n’accélèrent leur mise en œuvre avant que la loi n’empêche les moins souhaités d’entre eux !
Michèle LEFLON

En 2016, la région Grand Est a créé 15 comités régionaux des services de transports (COREST) en remplacement des anciens CLAD. Cette mise en place avait pour but d’améliorer le dialogue avec tous les acteurs liés aux transports (cheminots-élus-usagers…). A cette occasion la région précisait même, je cite : ces lieux de concertation, d’information et d’échanges sur les questions de mobilité ont notamment pour objectif de permettre une rencontre entre Région et les partenaires locaux.
C’est encore une superbe manifestation qui a envahi la rocade et gagné la place ducale le 16 février ! Les Ardennais ont montré que la mobilisation ne faiblissait pas ! Sans même un vote sur l’article 7, celui qui reporte l’âge légal de la retraite à 64 ans, le projet de loi est parti de l’Assemblée Nationale pour le Sénat, réécrit à la pure sauce gouvernementale.
Un an le 24 février que le sinistre Poutine a fait le choix irresponsable d’envahir l’Ukraine, le choix du sang et des larmes, violant les règles du droit international, mettant en péril la sécurité en Europe et relançant une désastreuse course aux armements.
Dans la Beuquette publiée le 10 février dernier, Yanny Hureaux explique qu’Arthur Rimbaud était viscéralement neutre dans tout ce qui touche à la vie politique. Cette affirmation me semble erronée. En effet, dans son livre publié en 1971 Pierre Gaspar souligne le soutien du poète ardennais aux événements de la Commune de Paris de 1871.
Inaugurée en mai 1992 la bibliothèque Rimbaud de Mangalia en Roumanie vit-elle ses derniers jours ? C’est ce que l’on peut redouter tant l’attitude du maire est hostile à cette réalisation. La bibliothèque disposait d’un local superbement situé, en plein centre ville et ouverte aux habitants de Mangalia, mais aussi aux touristes roumains et étrangers francophones.
Compte tenu du contexte économique actuel le budget 2023 de la ville de Charleville-Mézières comme pour l’ensemble des collectivités est difficile à boucler. Les élus doivent faire des choix. Ceux effectués par la majorité carolomacérienne de droite sont mauvais. Ils s’attaquent prioritairement aux services publics. C’est une véritable casse qui est programmée. A l’exemple de la décision de supprimer les crèches familiales, la plupart des services à la charge de la ville, sont progressivement privatisés.
Pendant longtemps, le chiffrage des manifestants a obéi à une mécanique bien rodée. Chiffres des syndicats considérés comme gonflés à l’hélium par le pouvoir en place, chiffres de la préfecture écrasés au rouleau compresseur !