Macron le méprisant

Après avoir promulgué dans la précipitation la loi scélérate sur la réforme de retraites la nuit suivant sa validation par le Conseil Constitutionnel, le Président de la République a de nouveau fait étalage de son outrecuidance lors de son intervention télévisée du 17 avril 2023.

Comment peut-il oser parler de présentations de projets de réformes pour améliorer entre autre, la santé, l’emploi des seniors, l’amélioration du pouvoir d’achat… lorsque l’on fait le bilan des résultats de sa politique après presqu’une année de son second mandat au pouvoir.

Après la démonstration de détermination et d’union des salariés, demandeurs d’emploi, retraités, étudiants sous la bannière d’une union syndicale exemplaire lors d’une douzaine de journées de manifestation, sa dernière prestation télévisée n’a fait que traduire son mépris face à la vindicte populaire et sa totale déconnexion avec la réalité quotidienne des citoyens. La seule ligne directrice en matière de politique ne tend que vers un seul but : le toujours plus en matière de profits !

Plus que jamais il n’est que le Président des riches.

Face à cette attitude psychorigide la mobilisation ne faiblit pas, le prochain grand rendez-vous de l’intersyndicale est fixé au 1er mai, qui sera sans doute historique.

Pour nous, militants communistes au lendemain du 39e congrès, congrès amplement réussi qui renforce l’image, selon un sondage IFOP, de premier parti en capacité de rassembler la gauche nous nous devons d’ être encore plus déterminés, mobilisés et mobilisateurs.

Aller au-devant des citoyens pour convaincre qu’une autre construction de société est possible pour améliorer notre place de leader d’une gauche conquérante.

Comme le dit Fabien Roussel :  « soyons partout offensif-ves, rassembleur-ses, déterminé-es à faire grandir nos idées et notre démarche de rassemblement pour gagner ! »

Patrick LATTUADA

Le Conseil départemental en difficulté

La gestion du conseil départemental (CD) par la droite n’est pas « un long fleuve tranquille ». Le budget 2023 de la collectivité territoriale, voté par les élus majoritaires, montre à l’évidence la fragilité de ses finances. Incontestablement la hausse de 1,6% du RSA à compter du 1er avril, pèse sur les finances du CD. Cette aide, pour soutenir les plus défavorisés, est gérée par la Caisse d’allocation familiale et financé par le CD à hauteur de 63 millions. A elle seule cette dépense représente plus de 18% du budget de fonctionnement loin d’être compensée par l’État..

Il faut dire que les gabegies financières entachent les dépenses du CD. Si on prend l’exemple du barreau de raccordement routier, son pont qui ne débouche sur rien a coûté à la collectivité la somme de 3 millions d’euros. Le personnel du CD est victime de cette gestion. Ainsi, 194 agents sur les 550 bénéficiaires sont privés de la prime dite « Ségur » décidé par le gouvernement à hauteur de 189,00 euros par salarié. Situation qui, à l’appel de la CGT et de SDU08, avait débouché sur une grève.

Comme beaucoup de collectivités le CD a recours à l’emprunt pour équilibrer ses comptes. Pour 2023 ce sont 21 millions que celui-ci empruntera pour faire face à des dépenses de gestion de plus en plus lourdes. Notamment en raison de la flambée des dépenses énergétiques.

L’opération médiatique de rencontre entre le Président du CD (N. Bourgeois) et le ministre des comptes publics ainsi que le Président du Sénat n’aura pas été d’une grande efficacité.

Sylvain DALLA ROSA

Pour l’hôpital de Sedan, pour sa maternité, rassemblement samedi 15 avril à 11h

La sénatrice ardennaise, Else Joseph appartenant aux Républicains, peut verser des larmes de crocodile sur la maternité de Sedan. La situation catastrophique des hôpitaux en France, de celui de Sedan en particulier, est la conséquence des politiques des gouvernements successifs : dans la liste des attaques contre l’hôpital public, la loi Bachelot votée dans la période Sarkozy/Fillon est en bonne place en supprimant la notion de service public hospitalier, en donnant un coup d’accélérateur aux politiques de restriction financière. D’autres lois sont venues depuis aggraver la situation, mais les décisions prises alors par Les Républicains, le parti d’Else Joseph, marque une rupture, le moment où la gestion hospitalière n’a plus été tournée vers le soin, mais vers la rentabilité. Les personnels ont résisté, mais dix ans plus tard, ils quittent massivement l’hôpital public !

En interrogeant le ministre de la Santé et de la prévention, Else Joseph aura quand même eu un mérite : celui d’obliger ce dernier a avoué que la maternité de Sedan n’avait plus d’avenir, tout du moins dans le schéma ministériel.

C’est inconcevable, inconcevable pour la sécurité de la population, inconcevable pour l’avenir du bassin sedanais.

Aussi la Fédération des Ardennes du PCF appelle à participer au rassemblement organisé par le comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes ce samedi 15 avril à 11h devant l’hôpital de Sedan.

Un banquet républicain contre « les interdits religieux »

Ce vendredi 7 avril, un banquet républicain contre les interdits religieux était organisé par la fédération ardennaise de la Libre Pensée. Au delà de faire un bon repas entre amis et sans aucune restriction culinaire, il s’agissait de réaffirmer les principes de laïcité et de liberté de conscience. Les participants à ce banquet ont tenu à réaffirmer leur attachement à la constitution française qui affiche comme principe « la séparation des Églises et de l’État et la défense de la laïcité ».

C’est le président ardennais de la Libre Pensée, Alain Tournafol, qui a, dans son discours d’accueil, précisé les positions de la Libre Pensée. Il a tenu à réaffirmer que les symboles religieux ne sauraient être présents dans la sphère publique. Ces principes sont proclamés par la loi de 1905 (article 28).

L’occasion de ce banquet aura été également un moment pour se rappeler les sacrifiés de la Commune de Paris fusillés au cimetière du Père Lachaise. La répression n’était pas nouvelle, ainsi l’exemple du Chevalier de La Barre torturé et condamné à mort par l’Église en 1766, montre le caractère répressif de celle-ci. Les motifs étaient « impiété et blasphèmes ». Une statue du sacrifié avait été positionnée devant l’Église du Sacré Cœur à Montmartre et déplacée en 1926. La statue est déboulonnée le 11 octobre 1941 sous le régime de Vichy.

Le sacré cœur est édifié à partir de 1873, le bâtiment est officiellement achevé en 1923, pour, selon l’Église, se faire pardonner des lois progressistes prises par la Commune de Paris en 1871. Une souscription est lancée pour redonner à la statue du Chevalier de la Barre son emplacement d’origine.

Par ailleurs, la Libre Pensée ardennaise apporte son soutien à la Ligue des Droits de l’Homme devant les menaces du ministre de l’Intérieur. Nous contestons l’affirmation qui présente les racines chrétiennes de la France. C’est un non sens car celles-ci découlent de différentes civilisations gréco-romaine et des philosophes des Lumières.

Sylvain DALLA ROSA

Ravignon recalé

Le maire de Charleville-Mézières postulait comme responsable de l’ADEME, organisme avec son siège à paris. Il vient d’être écarté de cette responsabilité par une commission parlementaire. Cette non attribution de poste s’explique par un cumul qui éloignait le maire de ses administrés.

Boris Ravignon est donc victime de ses cumuls de postes. Il est déjà maire de Charleville-Mézières et président de l’agglomération. Notre ville souffre de ses mandats cumulés. Enfin une décision qui va dans le bon sens car il pourra se recentrer sur ses mandats locaux qu’il possède déjà.

Peut-être que la gestion de la ville trouvera une meilleure orientation.

Sylvain DALLA R0SA

Un parti communiste rassemblé après son 39ème congrès

Une délégation de communistes des Ardennes a participé au 39ème congrès du PCF qui s’est tenu à Marseille pendant le week-end de Pâques : quatre jours de débats pour préciser les orientations du Parti communiste dans les années à venir, des débats souvent acharnés pour mieux préciser les objectifs que nous nous fixons, notre « base commune ». Ce texte dont la forme initiale avait déjà recueilli plus de 80 % des suffrages des adhérents, enrichi par toutes les discussions des congrès de section, des congrès départementaux, et par le débat du vendredi et du samedi à Marseille, a été validé par plus de 4 délégués sur 5.

Il fixe comme objectif de construire une véritable alternative au système capitaliste et à la classe des riches défendue par le gouvernement Macron, à reconstruire une gauche populaire, sociale au service du monde du travail et de la création et à jouer tout son rôle dans la lutte des classes contre le capital, au service de l’émancipation humaine pour construire ensemble les jours heureux dont nous avons tant besoin.

Avec le mouvement contre la réforme des retraites, la France vit à l’heure d’une bataille historique entre le travail et le capital. Le rejet de cette réforme par l’immense majorité du monde du travail s’ancre dans une réalité : le travail ne paye plus et l’inflation fait rage alors même que les profits s’envolent, l’exploitation autant que la perte de sens du travail grandissent avec l’obsession de la rentabilité du capital.

Cette majorité du refus doit devenir une majorité politique. C’est en ce sens que le 39e Congrès a lancé un appel solennel à toutes les Français·es, à la jeunesse : construisons ensemble un nouveau Front populaire pour de nouveaux Jours heureux, un pacte pour le redressement social et démocratique pour une France du travail et du progrès social, une France libre, heureuse et forte, construisons une majorité populaire et un gouvernement qui feront de notre diversité une force. Ensemble, avec une République porteuse de justice, d’égalité sociale, de solidarité internationale et de paix, ouvrons le chemin de nouveaux Jours heureux.

Le 39ème congrès du PCF a aussi révisé ses statuts, ses règles de vie commune, pour mieux les adapter à la réalité actuelle et élu sa nouvelle direction nationale, rajeunie avec comme secrétaire national Fabien Roussel.

Michèle LEFLON

Réforme des retraites en France : solidarité internationale !

Face à la grève dans le secteur pétrolier pour obtenir le retrait de la réforme des retraites en France, TotalEnergies a des pratiques de briseurs de grève et s’est même vanté d’alimenter le marché français à partir de la Belgique, ce qui n’arrive jamais habituellement.

En signe de solidarité, la FGTB, la centrale syndicale belge, donne rendez-vous devant le dépôt pétrolier d’Anvers ce jeudi 6 avril, jour de mobilisation nationale et unitaire en France, pour contrer les méthodes de casseur de grève de TotalEnergies.

L’UD CGT 08 a apporté tout son soutien à cette action de solidarité.

Conseil régional : Franck Leroy sourd à la misère lycéenne

Sandra Blaise, conseillère régionale PCF des Vosges a, avec d’autres, présenté une motion pour une tarification sociale et des repas à partir de 1 € dans les lycées, lors de la réunion du conseil régional du 23 mars.

L’inflation actuelle, les difficultés des familles, rendent une telle mesure particulièrement importante. De nombreux familles ont des revenus juste au dessus du seuil permettant d’avoir une bourse. En augmentant la fréquentation des restaurants scolaires, cela faciliterait une alimentation équilibrée. D’ailleurs, l’état aide financièrement certaines communes pour mettre en place de repas à 1€ et des départements pratiquent une tarification sociale dans les collèges avec des repas au prix symbolique de 50 centimes.

Hélas, cette motion n’a pas reçu l’accord de la majorité de droite du conseil régional et de son nouveau président Franck Leroy, Macron compatible !

Rappelons que la Champagne Ardenne avait, avant la fusion des régions, fait un premier pas vers une telle tarification.

Rappelons aussi le plan de fermeture de lycées, dans les Ardennes, Vivier au Court et Etion !

Les lycéens sont les mal-aimés de la majorité du conseil régional !

La culture mérite mieux

Pour étoffer sa collection de documents originaux sur l’œuvre d’Arthur RIMBAUD, le musée carolomacérien consacré au poète vient de faire l’acquisition d’un dessin réalisé par sa sœur. Ce sont près de 30 000 euros qui ont été collectés par des donateurs privés afin de permettre au musée de financer l’achat de ce dessin.

Malheureusement les Carolomacériens devront ouvrir leurs bourses pour découvrir le dessin réalisé par Isabelle Rimbaud. En effet, la municipalité de droite vient de décider la fin de la gratuité pour l’accès aux musées pour les habitants de Charleville-Mézières mis en place à l’époque par le gauche. L’économie réalisée sera insignifiante, environ 10 000 euros par an, sur un budget total pour la ville de 92 millions d’euros. Cette gratuité quand elle est connue rencontre le succès. Ainsi, les musées de Reims, qui viennent de décider la gratuité pendant 3 mois, constatent une fréquentation nettement en hausse.

Avec cette politique il y a de quoi être inquiet pour le développement de la culture dans notre ville. Qu’en est-il de la création de réserves muséales programmées à Mohon proche du site des Rotondes SNCF? Ce projet, dénommé « Cité des Arts de la Marionnette », est destiné à donner un cadre sécurisant pour stocker toutes les œuvres qui aujourd’hui sont entreposées dans les combles d’un bâtiment?

Sylvain DALLA ROSA

Avis de recherche…le MEDEF a disparu

Depuis le début de l’année les gréves et manifestations se multiplient avec une forte participation. Cette mobilisation a pour objectif de lutter contre le texte de modification des retraites. Ce sont des millions de Français qui depuis le début du mouvement participent et se mobilisent.

Le 28 mars dernier nous étions encore plus de 7000 dans les rues de Charleville-Mézières. Nous vivons une situation inédite tant par le fait que l’unité syndicale perdure et par le soutien d’une large partie de la population. Les médias accordent une large place à cette mobilisation. Les dirigeants syndicaux et les représentants des forces de gauche, hostiles au texte, sont régulièrement invités à s’exprimer.

Cependant, il y a ceux qui sont superbement absents du débat, il s’agit du MEDEF. Depuis le début du conflit aucun dirigeant patronal n’a été invité à une émission de grande écoute. Pourtant la question des retraites concerne particulièrement les chefs d’entreprise.

Dans notre département la puissante UIMM (métallurgie) qui est majoritaire au sein du MEDEF n’a toujours pas pris part au débat. Il faut s’en doute y voir un soutien sans faille au texte gouvernemental. Pour s’en convaincre il faut regarder la position du député L. Vuibert (ancien dirigeant de l’UIMM 08) qui est un fervent défenseur de la position de Macron/Borne sur les retraites. Il n’a d’ailleurs pas voté la motion de censure déposée par les députés de gauche.

Sylvain DALLA ROSA