Le président de la République a utilisé tous les moyens pour tenter de nous imposer sa réforme des retraites antisociale. Après les explications et la condescendance qui va avec, toutes les procédures accélérées ont été utilisées au parlement : 47.1, 44.2, 44.3 et le fameux 49.3 se sont enchaînés.
Nous les considérons comme un festival d’artifices antidémocratiques ce que nous dénonçons avec la plus grande fermeté. Sans cela, au parlement, la Macronie n’aurait sans doute pas pu imposer sa réforme qui réunit toujours autant d’opposants.
N’ayant plus de corde à son arc procédural et acculé par la rue, c’est une avalanche de coups, d’intimidation et de violence qui s’abattent sur les mobilisations. Des syndicalistes matraqués, des centaines de jeunes primo-manifestants embarqués en garde à vue pour avoir marché dans la rue sur le lieu d’un rassemblement non autorisé !
La Brav-M, unité policière rappelant les voltigeurs de Pasqua est entrée en action : violences verbales, physiques et même sexuelles lors de fouilles corporelles. Cette violence s’abat sans aucune distinction.
Plutôt que de comprendre la colère, le gouvernement, soutenu par le RN, s’entête et nous ressort comme à chaque fois la même soupe : le péril de l’extrême gauche, des islamo-gauchistes et des partis composant la Nupes.
Le gouvernement brouille volontairement tous les repères par des discours logorrhéiques sans queue ni tête. Sa volonté est d’ostraciser les opposants à sa politique, de criminaliser l’alternative progressiste et pendant ce temps, l’extrême droite peut dormir tranquille.
Le monde du travail rejette massivement la réforme des retraites. La dénonciation par la gauche des inégalités et de la toute puissance du capital trouve de plus en plus d’échos dans le pays et le gouvernement fait tout pour criminaliser l’alternative progressiste. Mais, Monsieur le président, ça ne prend pas et les Français sont toujours et encore dans la rue car c’est dans la rue que ça se passe, n’en vous déplaise !
Corine POSTAL

Entre deux conseils communautaires le président de la collectivité territoriale doit rendre compte au conseil des marchés signés par décisions directes. Le 21 mars dernier s’est tenu à Vivier au Court une réunion de l’agglomération. J’ai lu et relu le document adressé aux élus à cette occasion je n’ai pas trouvé trace des dépenses de 50 000 à 100 000 euros pour des annonces publicitaires afin de recruter des praticiens pour la maternité de Sedan.
L’annonce, par la communauté d’agglomération Ardenne Métropole, de la création de 300 emplois sur le site de l’ancienne usine Deville à Charleville-Mézières était à l’ordre du jour de la réunion du conseil communautaire ce 21 mars. Hormis le fait que ce projet est porté par une entreprise nationale nous n’en saurons pas plus.
Le conseil municipal actuel de Charleville-Mézières est arrivé à la mi-mandat. C’est l’occasion de faire le point sur ce qui s’est passé pendant ces 3 ans depuis l’élection du 15 mars 2020. Tout d’abord il y a la configuration politique. La droite est sortie en tête du scrutin de 2020 élue dés le 1er tour et détient tous les pouvoirs. Avec 6992 voix (77,61%), elle s’octroie 40 sièges sur 43 au conseil municipal. L’opposition de gauche ne recueillant que 3 sièges. Pour autant ce résultat ne reflète pas le rapport de force politique au sein de la ville chef lieu. Ainsi, lors de la dernière élection présidentielle si on cumule les résultats des différents candidats de gauche, celle-ci est majoritaire à Charleville-Mézières.
A neuf voix près, à l’Assemblée Nationale, la motion de censure contre le gouvernement n’a pas été adoptée. Quel naufrage pour le gouvernement ! Cette réforme des retraites reste illégitime. Après la journée d’action du 28 mars avec 7000 manifestants à Charleville-Mézières, le combat continue, car une majorité de progrès existe toujours dans notre pays contre cette réforme. Depuis le recours au 49-3, la révolte n’a fait que grandir. Face au chaos provoqué par le Président de la République et son gouvernement, les forces progressistes doivent répondre par leur unité, leur détermination à faire retirer cette réforme, et cela dans le respect de la démocratie et sans violence.
La sécheresse de ces derniers mois montre toute l’importance de l’approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées et les efforts à faire pour préserver la ressource. Depuis la loi de 2015 la responsabilité des communes dans ce domaine a été transférée aux intercommunalités. Toutefois la situation n’est pas égale sur tout le territoire national. L’Assemblée des communautés de France a fait le constat qu’en 2021 seulement 33% des communes appliquaient ce transfert de compétences. La plus importante communauté d’agglomération de notre département, Ardenne Métropole, qui regroupe 58 communes et 120 000 habitants applique la loi et assure la compétence « eau et assainissement ». L’exercice a cependant été sensible car il a fallu harmoniser la tarification et la gestion sur le territoire. C’est aujourd’hui chose faite et l’ensemble des communes de l’agglomération sont à une gestion unique. A l’exception du fonctionnement des quatre principales stations d’épuration (Charleville- Sedan- Nouzonville – Bazeilles) la gestion de l’eau est gérée par le service public auquel nous sommes attachés.
Avec 100% des collectivités qui adhérent à une structure Valodéa (syndicat départemental pour le traitement des déchets ménagers) les Ardennes ont décidé il y a quelques années de se mettre en commun afin d’être plus efficaces et de diminuer les coûts de traitement des déchets. Point faible de cette politique c’est la persistance du conseil départemental, présidé par la droite, de maintenir la société d’économie mixte ARCAVI. Je réclame depuis plusieurs années qu’ARCAVI soit dissout et
« Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison » Victor Hugo.
La grande mobilisation politique et sociale sur les retraites change la donne. Elle cristallise le débat politique, fait resurgir la question sociale au premier plan, engage dans une opposition de classe des forces sociales considérables. Mieux, elle peut être gagnée comme lorsque dans l’histoire le peuple se rassemble pour reprendre son avenir en main. C’est tout l’enjeu de la nouvelle phase qui s’ouvre avec la puissante mobilisation le 7 mars dernier, 9000 manifestants à Charleville-Mézières et plus de 3 millions nationalement.