Opération « vérité sur les salaires » : face à la smicardisation de la France, le Gouvernement doit agir !

En ce début d’année 2024, le pouvoir d’achat demeure la priorité des Français.

Ces dernières années, sous les coups de l’inflation et en l’absence d’une véritable politique salariale, la France s’est « smicardisée ».

Alors qu’en 2021, 12% des travailleurs étaient payés au SMIC, ils sont aujourd’hui 17,3%. La France compte ainsi, en ce début d’année, 3.1 millions de salariés payés au SMIC dont 58% de femmes travaillant dans des secteurs économiques essentiels.

Cette France condamnée aux petits salaires, c’est le résultat d’une politique économique sciemment mise en œuvre par le Gouvernement reposant sur l’exonération de cotisations sociales sur les bas revenus et le refus d’indexer l’ensemble des salaires sur l’inflation.

En ce début d’année 2024, ce que veulent les Françaises et les Français, c’est voir leur pouvoir d’achat augmenter et vivre dignement de leur salaire.

C’est pourquoi, le PCF interpelle le Premier ministre sur cette réalité inacceptable que le Gouvernement semble ignorer et lance, dans le cadre de sa campagne pour le pouvoir d’achat et contre la vie chère, « l’opération vérité sur les salaires, les retraites et les revenus du capital ».

Le PCF invite ainsi les salarié·es à lui envoyer leur fiche de paie, en masquant leur nom et informations personnelles et en indiquant leur ancienneté, ou tout élément qu’ils souhaitent témoignant de la faiblesse des salaires ou des inégalités salariales, à l’adresse suivante : salaires@pcf.fr.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et les deux présidents des groupes parlementaires, André Chassaigne et Cécile Cukierman, demandent à être reçus à Matignon le 3 février prochain, afin de remettre au Premier ministre l’ensemble de ces fiches de paie ainsi que les dizaines de milliers de pétitions déjà signées exigeant l’indexation des salaires sur l’inflation.

Incinérateur: c’est toujours NON

Une enquête publique, jusqu’au 8 février, est lancée sur la pointe des Ardennes pour l’implantation d’un incinérateur à déchets. Sur un espace de 11 hectares l’objectif est de retraiter et d’éliminer quelques 950 000 tonnes de déchets du bâtiment dont une partie serait classée dangereux. Outre les pollutions émises par le fonctionnement d’un incinérateur avec le rejet des fumées, ce serait prés de 40 000 camions par an qui transiteraient par le futur incinérateur. La société Wim Pétillon (flamande) qui est porteuse du projet envisage de traiter également les déchets qui proviennent d’autres départements. Une réflexion globale sur le traitement de tous les déchets est urgente. Ne serait-ce que pour prononcer l’unité des sociétés qui opèrent dans le traitement des déchets ménagers dans notre département. A l’évidence, dans le contexte actuel, ARCAVI société d’économie mixte que dirige le conseil départemental n’a plus de justificatif pour continuer à exister.

Décidément devant l’obstination des pouvoirs publics la vigilance est indispensable. En effet, déjà en décembre 2011 un projet d’incinérateur avait été proposé sur Givet. A l’époque un collectif, dont le PCF faisait partie, avait remis en cause une réalisation qui ressemble à s’y méprendre au projet d’aujourd’hui. D’autant qu’il ne s’agissait pas de traiter les seuls déchets ménagers ardennais mais d’être le réceptacle des déchets émanant d’autres départements et même d’Allemagne. A l’époque, suite à cette mobilisation, le projet avait été retiré.

Le 8 janvier dernier un rassemblement de 200 personnes s’est tenu devant la mairie de Givet pour dire NON à l’incinérateur. Le PCF soutient cette mobilisation et nous ferons part de notre refus en adressant un courrier au commissaire enquêteur. Devant ceux qui sont prêts à brader notre département seul un puissant rejet populaire mettra en échec la réalisation d’un incinérateur.

En 2011 les pouvoirs publics avaient reculé, en 2024 ils reculeront également.

Sylvain DALLA ROSA

Remaniement : Gabriel Attal nommé premier ministre, un «clone d’Emmanuel Macron» à Matignon

Le ministre sortant de l’Éducation nationale devient le plus jeune chef de gouvernement de la cinquième République. La gauche le qualifie de «clone» d’Emmanuel Macron, de «dauphin» du président, et dénonce un simple «changement de casting».

Emmanuel Macron a nommé Gabriel Attal premier ministre le mardi 9 janvier. Le nouveau chef du gouvernement était ministre de l’Éducation nationale dans l’exécutif dirigé par Élisabeth Borne, qui a présenté (forcé?) sa démission le 8 janvier à la demande du Président de la République. «Je sais pouvoir compter sur votre énergie et votre engagement pour mettre en œuvre le projet de réarmement et de régénération que j’ai annoncé», a justifié sur X (ex-Twitter) le président de la République, dans une formulation énigmatique qu’il avait déjà utilisée dans ses vœux aux Français pour 2024.

Gabriel Attal devient donc le plus jeune premier ministre de la cinquième République. Il est aussi le plus populaire d’après les sondages, ce qui aura pesé dans le choix d’Emmanuel Macron. Il prend la suite d’Élisabeth Borne après les vingt premiers mois difficiles du quinquennat, durant lesquels l’exécutif aura fait usage du 49-3 à 23 reprises pour imposer les textes budgétaires de l’État et de la Sécurité sociale et une réforme des retraites rejetée par 80% des Français, avant de faire voter une loi immigration inspirée du programme du RN.

«Emmanuel Macron se succède à lui-même»

Pour autant, il n’y a pas de changement à attendre avec l’arrivée de Gabriel Attal à Matignon. Les réactions politiques ne laissent d’ailleurs guère de doutes. «Emmanuel Macron se succède à lui-même» est un avis largement partagé à gauche. Le sénateur et porte-parole du PCF, Ian Brossat, a lui qualifié le nouveau premier ministre de «clone» d’Emmanuel Macron. «Rien à attendre de cette nomination» prévient-il également.

Congés de votre hebdomadaire

Nouvelles des Ardennes suspend sa parution jusqu’au 11 janvier et vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année

Abandon de la réforme des lycées professionnels !

Pour l’avenir des jeunes, cette réforme doit être abandonnée. Comme le dit Léon Deffontaine, tête de liste du PCF aux élections européennes et ancien responsable du Mouvement de la Jeunesse Communiste Française « Nous demandons qu’une réforme de la voie professionnelle soit construite démocratiquement, sur la base de l’intérêt général et qu’elle ne vise pas à servir les intérêts immédiats du patronat. »

Car c’est cela, la réforme que veut le gouvernement : servir les intérêts immédiats du patronat ! Contre l’avis des enseignants, le gouvernement persiste dans sa volonté de passer en force une réforme qui verra se dégrader l’accès aux savoirs des 650 000 lycén·nes et les conditions de travail des personnels.

Alors que le développement des savoirs dans la société est un enjeu social, environnemental, démocratique, le gouvernement fait le choix de réduire encore la formation professionnelle initiale de centaines de milliers de jeunes. Les lycées pros ont un rôle central pour former et qualifier les futurs salarié.es, capables d’analyser le contexte global de leur métier et de leur emploi, les enjeux de société et de décider, de choisir ce qui est bon pour elles et eux et pour la société.

Il ne faut pas moins d’école, mais davantage de temps d’enseignement pour toutes et tous. Il ne faut pas restreindre l’accès à l’enseignement supérieur mais ouvrir largement la possibilité pour tout bachelier d’élever son niveau de qualification par la poursuite de ses études. Apprendre un métier ne doit en aucun cas se limiter à la simple reproduction des gestes techniques.

Le PCF demande qu’une réforme de la voie professionnelle soit construite démocratiquement, sur la base de l’intérêt général, et qu’elle ne vise pas à servir les intérêts immédiats du patronat.

Il propose :

– le retour au Bac Pro en 4 ans pour donner aux élèves le temps d’apprendre leur métier et d’acquérir une culture commune de haut niveau leur permettant un choix éclairé pour une insertion professionnelle durable ou une poursuite d’études.

– l’allongement de la scolarité obligatoire à 18 ans.

– des moyens pour la voie professionnelle et un plan de recrutement d’enseignants permettant de répondre aux besoins d’un enseignement professionnel de qualité.

– Une planification nationale de la carte des formations en fonction des grands enjeux de société et une construction démocratique dans chaque région pour permette à chaque jeune d’accéder à la formation de son choix.

La répression syndicale comme dialogue

Arc-bouté sur ses mesures antisociales le gouvernement, de plus en plus isolé, renforce son attitude de répression contre les militants syndicaux. Dans ce combat contre la liberté d’expression c’est la CGT qui est la cible privilégié du gouvernement.

La secrétaire générale de l’Union Départementale de la Marne de la CGT, Sabine Dumesnil et Sébastien Klein ont été poursuivis en justice pour diffamation et injures. Ce n’étaient pas moins de deux procédures auxquelles les responsables CGT ont du faire face.

Elles concernent un courrier adressé à l’époque en 2020 à la Ministre du Travail (aujourd’hui 1ère Ministre) et la diffusion d’un tract syndical pour soutenir un inspecteur du travail qui avait dénoncé les conditions de travail des salariés d’une association et que sa hiérarchie avait sanctionné alors qu’il ne faisait que son travail. Le gouvernement avait fait appel. Le 5 décembre dernier la Cour de cassation a confirmé la décision de la Cour d’appel de Chalons en Champagne relaxant définitivement Sabine Dumesnil

Ces attaques n’ont pas altéré la détermination des militants syndicaux qui continuent à dénoncer la répression gouvernementale. Depuis le début de ces attaques les communistes ont tenu à apporter leur soutien aux syndicalistes.

Sylvain DALLA ROSA

Pour la Meuse il faut dépasser les discours

Malgré plusieurs relances pour l’entretien des berges de la Meuse qui traverse notre territoire, aucune action n’a été engagée ces dernières années. Après les intempéries que nous venons de connaître et la montée du fleuve, de nombreux arbres sont tombés ou peuvent tomber dans le cours d’eau. Cette situation risque de détériorer les barrages et ouvrages d’art. C’est particulièrement le cas à Charleville-Mézières au niveau du port situé au Mont Olympe et de l’île de Montcy. Avant sa dissolution le Syndicat intercommunal (SIVU), regroupant Charleville et Warcq, faisait enlever régulièrement les embâcles flottants sur la Meuse pour protéger les installations.

Voies Navigables de France (VNF) n’étant plus en mesure, par manque d’effectifs, d’assurer cette tâche d’entretien et de sécurisation des berges il me semble indispensable que les collectivités fassent faire le travail et facturent à l’État les frais occasionnés.

En septembre 2019 le maire de Charleville-Mézières avait accueilli des élus Belges et Néerlandais avec pour objectif de « préserver la Meuse ». A l’entrée de l’hiver il est urgent de dépasser le stade du discours et d’intervenir.

Sylvain DALLA ROSA

COP 28 : un accord aux forceps

Comme l’accord de Paris de 2015, celui de la COP 28 n’est pas contraignant.

Pas de sortie des énergies fossiles mais une transition en ce sens ?…

Les indicateurs nous dévoilent une trajectoire climatique bien au-delà du 1,5°C préconisé lors de la COP 21.

En France, moins 2 % des d’émissions de gaz à effet de serre alors que l’objectif est de moins 4,5 % en… 2030 !

La COP 28 s’est déroulée à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, état faisant partie des pays producteurs de pétrole. La symbolique est forte quand on sait que l’enjeu principal est de sortir définitivement des énergies fossiles, condition primordiale pour décarboner nos productions.

De nombreux lobbyistes directement intégrés dans les délégations de certains pays représentaient également l’industrie pétrolière.

Le 9 décembre, les pays producteurs de pétrole en exprimant dans une lettre leur rejet de tout accord sur les énergies fossiles réalisent néanmoins qu’ils perdent le contrôle.

La pression a été maintenue mais quels moyens pour un véritable pacte de solidarité entre les pays du G20 et les États du Sud ?

Dans un entretien à l’Humanité magazine, Jean Jonzel, paléoclimatologue, s’exprime ainsi : « On n’y arrivera pas sans mettre le capitalisme sous contrôle ».

Nous, communistes, revendiquons que le dépassement du système capitaliste soit posé urgemment et avec force. Le capitalisme « vert » reste motivé par la seule loi du profit. La justice climatique doit être mobilisée comme mode d’action et perspective politique. La lutte contre le dérèglement climatique est, elle aussi, un combat de classe.

Le plan climat « Empreinte 2050 » des communistes est un projet de société bousculant les logiques capitalistes. Ce plan est un point de départ qui s’inscrit dans un processus impliquant les acteurs de la société que sont les syndicats, les associations, les territoires, les salariés, les personnalités scientifiques, les instituts publics etc…

Pour des « Jours Heureux », le combat pour le climat est essentiel.

Corine POSTAL

Décès

La Fédération des Ardennes du PCF a la peine et la tristesse d’annoncer le décès de leur Camarade Daniel Macquart.

Toutes nos condoléances à ses proches.

Pour la paix en Palestine

Sur l’initiative de la Fédération des Ardennes du PCF, un appel avait été lancé conjointement par EELV, le PCF et le PS à un rassemblement devant l’Hôtel de Ville de Mézières le samedi 2 décembre pour exiger :

➡️ Un cessez-le-feu permanent .

➡️ La libération de tous les otages.

➡️ La mise en place d’un corridor humanitaire.

➡️ La protection de toutes les personnes civiles.

➡️ La levée du blocus de Gaza en place depuis 2007.

➡️ La reconnaissance de l’État de Palestine par la France ainsi que son intervention diplomatique pour une paix juste et durable.

La reprise de l’invasion militaire de Gaza, le carnage des civils appellent plus que jamais à une intervention de la commission européenne pour faire cesser la coopération militaire avec l’État d’Israël et suspendre l’accord d’association qui lie celui-ci à l’Union européenne, tant que le droit international sera bafoué.

La libération de Marwan Barghouti est une urgence car il est capable de porter les aspirations de son peuple et l’exigence de paix, à l’opposé du projet intégriste du Hamas.