Le budget 2024 de la ville de Charleville-Mézières est placé sous le signe des contraintes financières multiples qui frappent les collectivités. Comme nos concitoyens les collectivités sont confrontées à une inflation qui gréve les dépenses publiques. Concernant les impôts, la revalorisation des bases, décidée par l’État, et qui servent au calcul de la fiscalité locale sont en augmentation de 4%. Ce sont les Carolomacériens qui vont devoir supporter cette évolution. Malgré cet effort fiscal cela ne suffira pas à combler les pertes financières. A titre d’exemple la hausse des frais d’assurance pour la ville vont subir en 2024 une hausse de 25%. Cela alors que le niveau des dotations financières n’augmente pas dans les mêmes proportions.
Dans cette situation il convient de prioriser la sauvegarde du service public. Malheureusement ce n’est pas le cas ni l’orientation qui est prise par la majorité de droite pour le budget 2024. Ainsi, la masse salariale est quasiment au même niveau que 2023 soit 39 millions d’euros. Compte tenu de la hausse légitime des salaires l’équilibre ne peut se maintenir qu’avec un non remplacement des salariés qui quittent la collectivité, retraités ou mutations. C’est le service public qui est pénalisé. A titre d’exemple on peut citer la fermeture de l’accueil au service de l’état civil place du théâtre, obligeant les habitants à se rendre à l’Hôtel de ville.
L’emprunt que contracte notre collectivité, pour faire face à ses besoins, n’a jamais été aussi haut. Il est prévu de le porter à 13,6 millions d’euros. Conscient de l’appauvrissement de la commune le maire déclare que ce chiffre ne correspond pas à l’emprunt réellement contracté. Par quel tour de « passe passe« compte t-il obtenir ce résultat. Enfin l’encours de la dette est toujours aussi haut à 83 millions d’euros. Concernant l’investissement rien de bien neuf n’est programmé. Ce sont toutes ces raisons qui ont conduit l’opposition municipale à voter contre ce budget 2024.
Sylvain DALLA ROSA
Conseiller municipal

Au moment où des nuages noirs pèsent sur nos démocraties, où l’étranger est tenu responsable de tous les maux de la société, notre journée d’hommage à Mélinée et Missak souhaite apporter une lumière radicalement différente et témoigner du rôle qu’ont joués « 23 étrangers et nos frères pourtant » dans la libération de la France.
Gabriel Attal dans son discours de politique générale a averti et ciblé les jeunes : « tu casses tu répares, tu salis tu nettoies ». Mais que fait le président de la République depuis sa prise de fonction en 2017 ?
Après le boycott du Conseil social académique (CSA), le 24 janvier, par les organisations syndicales dont la CGT Educ’action, le CSA départemental s’est tenu le mercredi 31 janvier à la veille d’une journée de grève et de manifestation nationale dans l’Éducation Nationale. Lors de sa conférence de presse du 17 janvier, Emmanuel Macron s’est appesanti largement sur l’Éducation. Les annonces qu’il a égrenées (réarmement civique, apprentissage de la Marseillaise et cérémonies de remises de diplômes qui, par ailleurs, existent déjà, port de l’uniforme, SNU, labellisation des manuels de français et maths en cycle 2, nouveaux programmes…entre autres) n’ont pas convaincu. Les personnels s’interrogent également sur la mise en place des mesures du Choc des savoirs prévue à la rentrée 2024, mesures qui vont accentuer les inégalités et le séparatisme rendant notre système éducatif encore plus sélectif qu’il ne l’est malheureusement déjà. 
Chers camarades, chers amis, chers lecteurs, NDA va changer de formule dès sa prochaine édition.
Les supérettes implantées dans les quartiers de Charleville-Mézières sont l’objet d’une profonde réorganisation. Après la fermeture du LIDL de la Ronde Couture c’est le magasin Casino situé avenue Jean Jaurès qui a fermé ses portes. Il apparaît que le groupe Intermarché, qui vient nationalement de racheter la marque Casino, veuille étendre son implantation dans la ville chef lieu des Ardennes. Conséquence le magasin est fermé pendant plusieurs mois suscitant de l’inquiétude chez les salariés compte tenu des travaux importants à réaliser pour mettre le magasin aux normes de sécurité. Sa réouverture n’est pas assurée. Quand au projet de remplacement du LIDL de la Ronde Couture il semble être tombé à l’eau.
Au cours des années notre département a subi plusieurs plans de relance pour l’industrie et l’économie. Sans résultat probant à l’image de la fameuse Zone Franche qui est loin d’avoir tenu ses promesses. Un des derniers dispositifs en date est le « Bassin d’emploi à redynamiser » (BER) porté par le député J.L Warsmann. Ce dispositif, mis en place en 2007, est basé sur l’exonération d’une partie des charges que paient les entreprises. Cela correspond, suivant les années, à une exonération qui se chiffre à une trentaine de millions d’euros.
Les agriculteurs sont mobilisés contre la politique gouvernementale. La réalité est là : la situation des agriculteurs est de plus en plus précaire, pris en tenaille entre les banques, leurs fournisseurs et l’aval, l’industrie agroalimentaire et la grande distribution. L’agrobusiness tente aussi de récupérer le bio, les circuits courts, contribuant là aussi à tirer les prix vers le bas, aggravant la difficulté de ceux qui se sont engagés dans cette voie. Des investisseurs rachètent des terres, devenant patrons d’une agriculture industrialisée exploitant leurs salariés, à l’image du président de la FNSEA.
Trois semaines après sa nomination, le Premier Ministre n’a toujours pas de gouvernement au complet : Éducation Nationale chapeautée par une ministre adepte de l’enseignement privé et surtout préoccupée des jeux olympiques, pas de ministre consacré à la santé, au travail, aux transports, au logement …