CCI,les Ardennes sous domination marnaise

Début janvier il n’y aura plus qu’une seule CCI (Chambre de commerce et d’industrie). Celles de la Marne et des Ardennes ont décidé de fusionner. Du 23 novembre au 6 décembre les adhérents des deux Chambres Consulaires sont appelés à élire leur assemblée. Une seule liste, celle du MEDEF, est présente n’engendrant pas de surprise dans le résultat. C’est le président de l’ex CCI de la Marne, François Gomariz, qui va prendre la présidence et la vice présidence sera attribuée à l’Ardennais Aubin Jeanteur. Le seul enjeu qui existe c’est le taux de participation à un scrutin qui ne comporte qu’une liste composée de 60 Marnais et 30 Ardennais. Ce taux pour élire une assemblée est généralement très bas. Dans notre département, le taux d’abstention des entrepreneurs dont le département est sous représenté risque d’être plus fort que les années précédentes. Avec une présence du double de Marnais la seule et unique liste est très défavorable aux Ardennes.

Pour 2024 le budget de la nouvelle CCI se situera entre 20 et 25 millions d’euros avec une baisse sensible des dotations publiques. Quelles sont les conséquences de cette fusion à laquelle les autres département de la Champagne Ardennes n’ont pas été associés ? Il y aura probablement un effet pour les salariés de la CCI. Actuellement le total des deux CCI est de 70 salariés permanents. Il y avait urgence pour les Ardennes dont la situation était plus que préoccupante. Cette fusion va placer notre département sous la coupe de la CCI de la Marne. Le rôle joué par les Chambres Consulaires n’est certes pas connu du grand public mais il reste déterminant pour le développement économique.

Sylvain DALLA ROSA

Les Etrennes de Nouvelles des Ardennes

Nouvelles des Ardennes avait publié son 2000ème numéro il y a à peine plus d’un an ! Une longue vie pour une information libre des Ardennaises et des Ardennais, au service des travailleurs, des jeunes, des retraités.

Cela n’est évidemment pas sans incidence financière, d’autant plus que les coûts de diffusion postale augmentent constamment.

N’oubliez pas Nouvelles des Ardennes dans vos étrennes :

chèque à l’ordre de ADF PCF08

18 rue de l’Arquebuse – 08000 Charleville-Mézières

Le pont abandonné

Episodiquement, depuis des décennies, le débat resurgit sur la nécessité d’assurer l’entretien et l’amélioration du pont SNCF des 2 villes. Celui que beaucoup considèrent comme une verrue, est situé en zone urbaine entre deux quartiers carolomacériens, Mézières et Charleville.

A plusieurs reprises les élus ont interpellé la SNCF pour embellir cet ouvrage. La dernière rénovation remonte à 1985. Les travaux réalisés à l’époque avaient consisté à refaire le pont à l’identique. La seule innovation concernait la hauteur du pont. Celle-ci est passée de 4,25 mètres à 4,50 pour faciliter le passage des camions. La réflexion sur un autre itinéraire de ce trafic routier n’a jamais été réellement prise en compte.

A l’époque, les élus communistes avaient demandé à la SNCF, propriétaire du pont, de réaliser un ouvrage sans pile. Pour des raisons financières cette demande n’a jamais été prise en compte. Celui que nous connaissons aujourd’hui est quasiment le même que lors de sa construction en 1913. Supprimer les piles permettrait, en plus de l’aspect visuel, une amélioration de la circulation. Cette mesure est d’autant plus nécessaire que le « schéma des mobilités » prévoit la création d’un rond point à ce carrefour.

Dans l’immédiat il serait souhaitable que la SNCF assume ses responsabilités et détermine avec ses partenaires un calendrier des travaux à engager. Par ailleurs il est par exemple important qu’elle communique à la collectivité la nature des matières dangereuses qui passent sur cette ligne ferroviaire. Enfin, il faudrait rétablir la circulation à tous les véhicules entre la voie de droite, en dessous du pont, et l’avenue Leclerc.

Sylvain DALLA ROSA

Face à la haine

« Il y a urgence à ne pas laisser se déshumaniser de nos visions du monde et de nous-mêmes. Nous vivons une crise de décivilisation, au sens d’une crise de l’humain et du commun. Cela fait des années que des forces s’en prennent au “politiquement correct”, à l’“angélisme” et au “droit-de-l’hommisme” pour nous dire qu’il faudrait se laisser aller, être égoïste, intolérant, raciste, c’est-à-dire dégrader notre capacité de fraternité et de solidarité. C’est insupportable », s’indigne Pierre Dharréville, qui invite à rejeter le repli sur soi, les fantasmes identitaires et la négation du réel.

Ces mots du député PCF des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville, prennent une résonance grave à l’heure où les loups sortent du bois par tout chemin. On ne peut en effet que constater, tant dans les conflits internationaux que dans la vie interne de notre pays, la progression effrénée des idées nauséabondes fascistes, racistes et antisémites, qui vont à l’encontre des droits des femmes, et de l’humanité dans son ensemble. Cette progression de ces idéologies nauséabondes se traduit de plus en plus en actes, soit dans des conflits territoriaux à l’étranger, soit dans des « faits divers » et déploiements de force dans notre pays. Face à la haine qui se propage, nous, communistes devons être à la hauteur. Cela passe par une action de terrain au jour le jour des militants, mais également par des prises de position et la production de contenus avant-gardistes. Enfin les élections politiques sont un lieu incontournable de l’expression de nos idées, comme les prochaines en juin 2024, celles des Européennes avec notre tête de file, Léon Deffontaines.

La convention Culture du PCF qui se tenait le samedi 2 décembre dernier au siège national du Colonel Fabien fait partie de ces évènements qui permettent de faire progresser le débat d’idée de la société française toute entière, tout comme le plan climat pour la France « Empreinte 2050 » produit par la commission Écologie du PCF.

Rejoignez le Parti Communiste Français !

Irène PERRIN TOININ

Des propos indécents

Pour dénoncer la duplicité des élus de droite à propos de la fermeture de la maternité de Sedan, E. Jacquemin a saisi l’occasion d’un rassemblement pour enfariner le député macroniste J.L Warsmann. Cette pratique est utilisée nationalement contre les élus qui cassent le service publique. Jamais personne n’a eu de séquelles physiques de cette pratique. Elle ne doit cependant pas remplacer le débat démocratique.

La participation du député sedanais à un rassemblement pour défendre la maternité était une provocation. En effet, comment voter au parlement à Paris le budget de la sécurité sociale qui détruit la politique de soins et manifester à Sedan. La condamnation du lanceur de farine à participer à un stage de citoyenneté est symbolique.

C’est pourquoi, les propos tenus par B.Ravignon maire de Charleville-Mézières contre la faible sanction sont choquants. Comparer les agresseurs dans les quartiers à E. Jacquemin est indécent. Le PCF n’est pas pour la pratique de l’enfarinage mais il faut bien examiner les raisons qui poussent à de tels actes. Quand à l’attitude de la Procureure de la République qui fait appel de la décision de justice elle est surprenante. Il y a quelques mois, en septembre dernier, le local du PCF à Charleville-Mézières était tagué. Nous avions à l’époque saisi Madame la Procureure afin qu’une enquête puisse avoir lieu. Plusieurs mois après nous n’avons toujours pas de réponse.

Sylvain DALLA ROSA

Un élu au « four et au moulin »

Nous avons déjà relevé le dysfonctionnement qui est inévitable quand un élu préside plusieurs collectivités. C’est la cas dans les Ardennes avec quelques exemples. Il s’agit particulièrement d’Ardenne Métropole où le maire de Charleville-Mézières est également président de l’agglomération. Mais rien n’arrête notre cumulard. Il vient d’annoncer qu’il animerait, avec C. Vautrin élue dans la Marne, une mission d’étude sur l’empilement des services de l’État et cela à la demande du président de la République.

Sans aucun doute pour Boris Ravignon c’est son ralliement à Macron à la dernière présidentielle qui fait que le gouvernement lui octroie une responsabilité nationale. Après son échec pour devenir responsable de l’ADEME le maire de Charleville-Mézières trouve un nouveau point de chute. Il serait souhaitable que pendant la durée de sa mission il n’exerce plus la présidence de l’agglomération. Les EPCI ( établissement de coopération intercommunale) n’étant pas concerné par la loi sur le cumul des mandats électoraux cela ne peut être qu’une démarche volontaire.

Avec sa récente invitation à l’Élysée, le maire du chef lieu ardennais a voulu montrer qu’il était toujours dans la course. Devant un millier de maires de toute la France (5 Ardennais) E. Macron a déployé son message d’austérité et cela sans contestation. Seuls quelques élus ont réagi, l’un deux a même asséné à propos de la loi des finances pour 2024 : « C’est la plus mauvaise depuis 40 ans ». A cette occasion les problèmes auxquels sont confrontés les élus locaux n’ont fait l‘objet d’aucune proposition de fond.

A quand une mission sur le pouvoir d’achat des Français qui vivent de plus en plus mal.

Sylvain DALLA ROSA

Pour la paix en Palestine, rassemblement samedi 2 décembre

La trêve à Gaza permet la libération de certains otages. Le PCF partage le soulagement des familles concernées mais aussi l’angoisse de celles qui attendent toujours des nouvelles de leurs proches toujours détenus. Il est également solidaire des familles des détenus politiques palestiniens libérés ou en attente de libération. C’est un premier pas, qui reste précaire.

Il faut que cesse l’effusion de sang qui menace les peuples israélien et palestinien du pire. Les atrocités terroristes commises par le Hamas le 7 octobre ne peuvent justifier la logique de vengeance déclenchée par le gouvernement d’extrême droite israélien contre la population palestinienne de Gaza. Le gouvernement israélien doit mettre fin à l’opération meurtrière contre la population palestinienne de Gaza.

La trêve est un espoir. Sa rupture annoncerait la reprise du massacre de masse. Elle doit au contraire ouvrir la voie à une paix juste et durable.

La France se doit d’agir auprès de la communauté internationale afin d’imposer au gouvernement israélien l’arrêt définitif des bombardements et des opérations terrestres dont les populations civiles sont les principales victimes.

Le PCF appelle à la plus large mobilisation contre les logiques de haine et de guerre qui ont trop ensanglanté le Proche-Orient, pour faire prévaloir l’exigence d’une paix dans la justice et la démocratie entre les peuples palestinien et israélien et à participer aux rassemblements qui se tiennent dans toute la France sur la base de cet appel avec l’ensemble des forces progressistes qui se battent pour la paix et la justice, dans les Ardennes le samedi 2 décembre à 11 h place de l’hôtel de ville.

N’oublions pas la misère

Bien sûr il y a la guerre personne ne l’oublie, c’est pour cette raison que nous avons décidé de donner rendez-vous aux Ardennaises et Ardennais samedi 2 décembre 2023 à 11h place de l’Hôtel de Ville à Charleville-Mézières pour réclamer :

Un cessez-le feu immédiat, la reconnaissance de l’état Palestine aux côtés de l’état Israël ainsi que l’instauration d’un système de paix durable au Proche-Orient.

La température de ces derniers jours accompagnée par les premiers frimas et flocons de neige nous rappellent que nous arrivons en hiver et comme tous les ans le discours médiatique comme celui du gouvernement et de ses portes parole emploient un ton alarmiste mêlé de compassion pour faire le constat une fois de plus que la pauvreté gagne de façon alarmante du terrain dans notre société.

Les associations caritatives, front populaire en tête, tirent la sonnette d’alarme face à l’affluence extrêmement croissante de personnes totalement démunies venant demander secours pour pouvoir manger à leur faim.

L’inflation, l’explosion du coût de la vie, les bas salaires, les retraites et pensions de misère n’ont pas disparus pour les Français avec la guerre en Ukraine et au Proche-Orient.

Nous vivons un appauvrissement massif de la société française alors que les profits du capital continuent à s’accroître de manière exponentielle stimulés par une inflation exorbitante.

Les conséquences de cette inflation sont gravissimes ; aucun secteur des budgets des ménages n’est épargné.

Les deniers chiffres et constats de l’INSEE sont particulièrement éloquents et alarmants.

52 000 personnes, dont des salariés, ont basculé dans la pauvreté depuis cet automne, 2800 enfants vivent dans la rue, ils ont entrés dans la catégorie SDF !

À contrario la conférence sociale, organisée par le gouvernement, n’a pas produit grand-chose avec le refus d’indexation des salaires sur l’inflation, d’agir efficacement sur l’augmentation des prix. Une fois de plus cette initiative n’aura été en définitive que de la poudre aux yeux.

Pour l’année 2024 le choix du gouvernement est clair, austérité plutôt que équité. Les grandes entreprises et les plus riches seront encore épargnés au prix du sacrifice des services publics et des ménages.

Face à une telle situation, seules solutions, portées par le parti communiste, capables de changer et d’améliorer la vie de millions de citoyennes et citoyens, développer l’emploi de qualité rémunéré à sa juste valeur, hausse des salaires, pensions et retraites.

Il faut nous préparer dès à présent à renforcer la bataille sociale en lien avec celles contre les idées d’extrême droite, l’antisémitisme et le racisme.

Patrick LATTUADA

Des élus de plus en plus inquiets

L’association des maires de France (AMF) a tenu son 105e congrès du 20 au 23 novembre dernier. Le thème principal était « la République menacée ». Ces quatre jours de débats ont permis aux élus de faire état de leurs craintes concernant les finances des collectivités. La flambée de l’énergie et une hausse insuffisante des dotations d’État suscitent les pires craintes chez les maires. Certains-es ont même dénoncé une mise sous tutelle de l’État. Autre point qui a fait l’objet d’interventions, la sécurité des élus.

Dans les Ardennes désormais l’AMF devient l’AMDA (l’association des maires et présidents d’intercommunalités des Ardennes). En effet, de plus en plus de compétences sont exercées par les intercommunalités. Progressivement ce sont l’économie, le sport de haut niveau, la gestion de l’eau ou des déchets qui sont aujourd’hui assumés par les intercommunalités.

Depuis 2014 celles-ci sont devenues des collectivités tentaculaires. A l’image d’Ardenne Métropole qui regroupe 58 communes et plus de 120 000 habitants quasiment la moité du département. Cerise sur le gâteau la présidence est confiée au maire de Charleville-Mézières. Il s’agit là d’un cumul qui ne permet pas une gestion efficace au plus près des préoccupations des habitants. La loi interdit le cumul des présidences d’exécutifs. Mais comme les intercommunalités ne sont pas élues au suffrage universel il est possible de cumuler. Une réforme électorale est indispensable. Il est urgent que les conseillers élus dans les intercommunalités soient désignés par les électeurs. Bien évidemment, dans notre département l’AMDA est outrageusement dirigée par la droite.

Sylvain DALLA ROSA

Empreinte 2050

Le PCF a présenté son plan pour le climat il y a quelques jours. Le GIEC et des dizaines de milliers de scientifiques alertent sur la gravité de la situation mais aussi pour dire qu’il est encore possible de limiter le changement climatique, dans des limites qui nous préservent d’un saut dans l’inconnu, à condition de réduire immédiatement, massivement et durablement les émissions de gaz à effets de serre et à sortir des énergies fossiles.

Il nous faut donc agir vite et fort. C’est le sens du plan climat pour la France, Empreinte 2050, présenté par le Parti Communiste, montrant qu’il existe une alternative crédible pour lutter contre le réchauffement climatique, sans pénaliser les Français, sans provoquer de chômage, sans augmenter les inégalités, sans nourrir de la désespérance.

Nous voulons des Jours Heureux sur une planète viable.

Ce plan qui a été travaillé avec des ingénieurs et des scientifiques présente trois spécificités qui lui donne une force considérable :

Premièrement, il a une ambition claire : atteindre la neutralité carbone en 2050 et réduire massivement notre empreinte carbone, en nous attaquant aux émissions liées à nos importations. Cela veut dire que la France doit produire ici ce dont elle a besoin et qu’un mix énergétique est nécessaire.

Deuxièmement, Empreinte 2050 propose que cette transition énergétique se réalise dans la justice sociale et la coopération internationale : pas de plan climat sans Jours Heureux pour tous et pas de Jours heureux sans climat préservé. Cela suppose des mesures pour le transport, le logement …

Troisièmement, le plan climat pour la France Empreinte 2050 se donne les moyens de ses objectifs. Il s’appuie sur une démocratisation de la société, de nouvelles institutions et mobilise des moyens financiers inédits pour atteindre ce but.