Confronté à une crise financière de grande ampleur, le conseil départemental des Ardennes, présidé par la droite depuis de très longues années, vient de voter son budget 2024. C’est l’austérité qui se dégage en priorité des chiffres budgétaires. Globalement le budget atteint les 429 millions d’euros. Largement insuffisant pour faire face aux priorités qui font partie du financement des compétences du conseil départemental.
Les finances sont largement plombées par la politique sociale. Ainsi, le RSA géré par le département se monte en 2024 à presque 20 millions d’euros soit une hausse de 4,6%. Somme qui est loin d’être compensée par l’État. Dans le domaine des aides nationales il est annoncé, depuis de longs mois une « bouffée d’oxygène » par une aide exceptionnelle réservée aux départements les plus en difficultés financières. L’annonce de cette aide, à grand renfort de publicité, est sensée permettre aux collectivités de sortir « la tête de l’eau ». Celle ci va se traduire pour les Ardennes par une aide de 5,3 millions soit 1,2% du budget. Autrement dit, une simple aumône.
Sur ces questions le président (LR) du conseil départemental, N. Bourgeois, hausse le ton et dénonce une asphyxie financière. Mais il faut regarder plus en détail la gestion du département. La majorité de droite masque les coupes sombres qui sont effectuées. A titre d’exemple on peut citer l’abandon de la construction d’un nouveau collège à la Ronde Couture à Charleville-Mézières tout comme à Monthermé. Dans ce quartier populaire les élèves vont être pénalisés par le renoncement à cet investissement. Cela alors qu’ils votent 242 000,00 euros pour le musée de Novion Porcien.
Toutes les promesses et les coups de gueule du conseil départemental s’apparentent largement à du baratin. La droite, ultra majoritaire, est coutumière du double langage. Quand elle est au pouvoir la droite pratique l’étouffement financier de même niveau que celui qui est rencontré actuellement. Quand à l’opposition, qui comprend 8 élus, elle est aphone.
Sylvain DALLA ROSA

Nous étions plusieurs centaines dimanche 21 Janvier dernier à braver le froid pour manifester notre opposition à la loi « Asile – Immigration » dans les rues de Charleville-Mézières de la place Ducale à la Préfecture. Nous demandons au président de la République qu’il ne promulgue pas cette loi inique.
Le député de droite de la 2e circonscription des Ardennes, Pierre Cordier, a vu fin décembre sa permanence à Fumay taguée avec des slogans dénonçant son vote positif de la répugnante loi sur l’immigration. Le PCF condamne avec force ces pratiques agressives qui ne remplaceront jamais le débat démocratique et la mobilisation citoyenne. Pour autant la réaction du député est provocatrice. En qualifiant les auteurs de ces tags « d’islamo-gauchistes » on perçoit la haine que véhicule ce parlementaire. En assimilant les militants de gauche aux islamistes il insulte tous ceux qui ne partagent pas ses positions droitières. Incidemment il reprend les propos de l’extrême-droite. Concernant celles du Rassemblement National ce n’est pas la première fois.
Le vote de cette loi par le parlement en décembre a fait l’objet de marchandages entre l’ancienne Première Ministre et Les Républicains, acceptant la majorité de leurs amendements les plus xénophobes à tel point que le Rassemblement National a pu dire que la préférence nationale était inscrite dans la loi. Sur la suppression de l’AME (aide médicale d’état) permettant aux étrangers non affiliés à la Sécurité Sociale de se soigner, E. Borne a promis un projet de loi spécifique. A voir comment G. Attal et C. Vautrin mettront en œuvre cette promesse.
Ces quelques mots en guise de titre vous évoqueront certainement une chanson (merci M. Brel) qui tout comme l’époque n’incite ni n’invite à l’optimisme.

Avec les intempéries que nous connaissons depuis plusieurs semaines, outre les inondations dans certains secteurs, ce sont les berges qui sont fragilisées. Sur notre territoire de nombreux arbres sont déjà tombés ou vont tomber dans la Meuse avec les risques que cela engendre pour les barrages. A Charleville-Mézières c’est particulièrement vrai à hauteur de l’île de Montcy ou du centre aquatique.