EHPAD de Signy le Petit : le gâchis

L’EHPAD risque fort de fermer, sans doute en décembre. Les résidents sont progressivement dispersés dans d’autres EHPAD avec tout ce que cela implique de rupture des liens amicaux avec les autres résidents, d’éloignement des familles. Pour le personnel, c’est l’inquiétude des licenciements.

Les administrateurs de l’association gestionnaire ont baissé les bras devant le manque de moyens et démissionné. Il y avait des travaux à faire pour moderniser et en particulier remplir les conditions de sécurité incendie. Un directeur provisoire a été nommé par le conseil départemental et l’ARS en juin.

A Signy le Petit, c’est la mobilisation pour reconstituer l’association gestionnaire et éviter la fermeture.

Cela nécessite d’être remis dans le contexte national : la situation financière des EHPAD est très dégradée. Dans les EHPAD associatives, comme à Signy le Petit, les administrateurs, souvent bénévoles, sont pris en étau entre les besoins des résidents et des moyens financiers trop limités ! Il y a besoin à la fois que les financements pour les EHPAD soient revus à la hausse (ce sera l’objet de mobilisations pour la loi de financement de la Sécurité Sociale 2027) et d’intégrer ces EHPAD dans le service public.

Les communistes ont désigné Fabien Roussel comme leur candidat

Au terme d’un long processus démocratique, Fabien Roussel a été désigné comme candidat à l’élection présidentielle par 72 % des votants.

Dans les Ardennes, ce sont 79,7 % des communistes qui se sont prononcé pour cette candidature (18, 7 % contre, 1,5 % abstention).

Les communistes entrent maintenant en campagne pour faire grandir la gauche, contribuer à la construction d’un rapport de force majoritaire face à l’extrême-droite, et pour cela mettre au cœur de la campagne la paix, le travail, la planification, les services publics et la réindustrialisation au service des besoins et de la décarbonation.

La Vie est à nous : quand le cinéma éclaire le présent

Le dernier samedi d’août, la séance mensuelle de notre ciné-débat proposait de (re) découvrir La Vie est à nous, film collectif réalisé sous la direction de Jean Renoir en 1936, à la veille d’élections législatives organisées dans un contexte marqué par la montée du fascisme dans toute l’Europe, la France ne faisant pas figure d’exception.

Dès ses premières minutes, le contraste est posé. À l’école, on enseigne aux enfants toutes les richesses de la France ; une fois dehors, ils retrouvent pourtant chômage, pauvreté et misère. Cette contradiction traverse tout le film : comment un pays si riche sacrifie ceux qui, par leur travail, produisent ces richesses ? Et comment s’y opposer ?

À travers trois histoires, La Vie est à nous met ainsi en scène trois mondes :

Les ouvriers confrontés à l’augmentation des cadences et aux licenciements décidés pour préserver les intérêts des actionnaires mais s’organisant collectivement pour y faire face ;

Une famille paysanne frappée par la saisie de ses biens, sa production de blé sans la moindre valeur marchande dans un contexte de crise de surproduction, mais soutenue par des communistes qui font reculer les profiteurs venus faire affaire sur sa misère, permettant finalement le rachat de ses biens pour une bouchée de pain.

Et un jeune ingénieur sorti d’école et privé d’emploi, maltraité un temps par un patron, courtisé par le fascisme, abandonné à sa faim par la charité mais finalement accueilli, nourri et réchauffé par la solidarité des jeunes communistes.

Un espoir reste donc, l’organisation collective et la lutte. Le malheur de chacun cesse d’être une affaire individuelle lorsqu’il est replacé dans une réalité sociale commune. Ouvriers, paysans et chômeurs se retrouvent ainsi dans une même lutte, résumée par Thorez dans les dernières minutes du film : « l’union […] contre les 200 familles et leurs agents fascistes […] pour le succès du front populaire du travail, de la liberté et de la paix, en avant pour le triomphe de la république française des soviets ».

Quatre-vingt-dix ans plus tard, l’histoire ne se répète pas, elle bégaie.

Après une stabilité toute relative, les crises du capitalisme s’accélèrent et s’accentuent tandis que l’extrême droite progresse partout dans le monde occidental.

Face au déclassement, à la précarité, à la guerre, plus globalement au durcissement du capitalisme et de l’exploitation, où diriger nos colères ? Vers ceux qui se trouvent aux premières lignes de ces durcissements, dans l’espoir de concentrer ces forces destructrices sur eux ? Ou bien en direction des mécanismes économiques et politiques qui produisent ces phénomènes ?

Voilà le sens que nous voulons donner à nos ciné-débats mensuels : faire découvrir ou redécouvrir des œuvres, mais surtout utiliser le cinéma comme point de départ pour comprendre le monde, dans l’espoir de mieux le changer.

C’est dans cette perspective que nous vous invitons au week-end de la paix organisé à la salle Guy-Canon et où seront diffusés et discutés Marwan Barghouti, un espoir pour la Palestine et A l’assaut du ciel : Cuba ou la solidarité anti-impérialiste.

Rendez-vous le vendredi 25 septembre à 19 h 30 pour le premier et le samedi 26 septembre à 15 h pour le second.

Arthur BORDET

Secrétaire de section de Charleville-Mézières

Voilà nous y sommes !

Les 11-12-13 septembre, la plus grande fête populaire nationale vous attend. Cette fête mondialement connue est le grand rendez-vous traditionnel de la rentrée politique française.

Oh bien sûr les grands médias nationaux n’y consacreront pas leur une, ils daigneront simplement de signaler que la fête la FÊTE de L’HUMANITÉ a réuni quatre à cinq cents mil visiteurs. Sans souligner que cette immense fête est aussi politique que culturelle affichant toutes les différents aspects nationaux et internationaux.

Cette fête 2026 aura également la particularité d’être le théâtre du premier meeting politique que tiendra Fabien ROUSSEL, samedi 12 septembre (17h40), depuis la grande scène « Angela DAVIS » devant une trentaine de mille spectateurs.

Car il est bon de rappeler que malgré une campagne de dénigrements, de dénonciations et d’injonctions émanant de divers mouvements se targuant d’être progressistes et révolutionnaires, les militantes et militants communistes, dans le plus grand respect de la démocratie ont voté avec une très large majorité de présenter un candidat communiste aux élections présidentielles de 2027. Et dans le respect de la décision du dernier congrès lillois de juillet 2026, le candidat désigné étant Fabien ROUSSEL secrétaire national du PCF.

Cette initiative, contrairement à ce que certains affirment, n’a pas pour but de diviser la gauche mais au contraire d’élargir le socle des électeurs de gauche en allant chercher celles et ceux qui se sont résigné.es qui sont les principaux fournisseurs des abstentionnistes qui grandissent élections après élections.

Le Parti Communiste est porteur d’un projet singulier, plaçant au cœur des choix politiques le travail et la rémunération de celles et ceux qui produisent les richesses, une nouvelle industrialisation répondant aux besoins humains et au défi climatique.

Cette campagne débutera dès les prochaines semaines de septembre, les communistes vont aller à la rencontre de tout.es les électrices et électeurs pour expliquer et démontrer qu’une alternative au système capitaliste que nous subissons depuis des décennies n’a rien d’inexorable.

Les militant.es ardennais.es sont d’ores et déjà prêt.es à s’engager dans cette noble campagne. Les 1er rendez-vous arrêtés sont :

– les 25 et 26 samedi septembre 2026 à Charleville-Mézières (salle Guy CANON) avec projections de films suivies d’échanges/débats.

– le 17 octobre 2027 à Sedan (espace Mendes France) même procédé, projection de film suivie d’un échanges/débats.

Ces trois premières rencontres se clôtureront par un moment convivial accompagné d’un snacking.

Patrick LATTUADA

secrétaire fédéral

“Stop les guerres, stop les violences, stop la misère”

C’est dans l’ADN du PCF que de se mobiliser pour la paix entre les peuples. Plus que jamais cela s’avère nécessaire. S’inscrivant dans le grand mouvement citoyen pour la paix de fin septembre, la Fédération des Ardennes du PCF organise deux moments pour un week end de la paix les 25 et 26 septembre à la salle Guy Canon (Route de Warcq à Charleville-Mézières). Le vendredi à 19 h 30 sera projeté le film « Marwan Barghouti, un espoir pour la Palestine » et le samedi à 15 h le film « A l’assaut du ciel, Cuba ou la solidarité impérialiste ». Débats, actions de solidarité et buvette au programme.

La casse de la Sécurité sociale au programme du gouvernement

Dans des décrets passés en catimini pendant l’été, le gouvernement a baissé les taux de remboursements de la Sécurité Sociale pour les soins dentaires, les transports sanitaires, les dispositifs médicaux et certains médicaments. Tant pis pour celles et ceux qui n’ont pas de complémentaires, et pour les autres cela se répercutera mécaniquement sur la cotisation.

Il s’agit là d’une volonté de réduire à néant la place incontestable de la Sécurité Sociale dans le modèle de solidarité français, pour faire place à l’assurantiel marchand.

La valse hésitation sur le plafond des franchises, qui, initialement devait être doublé et qui serait augmenté finalement de 40 % témoigne de la volonté du gouvernement de réduire, coûte que coûte, les dépenses publiques de santé. Mais il a du aussi un tant soit peu reculer devant les mobilisations !

Alors, on va mobiliser beaucoup plus fort, pour casser ce verrou fictif imposant la baisse des dépenses de la Sécurité Sociale.

Ramassage des cartons : un service public à deux vitesses ?

À Charleville-Mézières, une question revient de plus en plus souvent dans les discussions entre habitants : pourquoi est-il devenu si compliqué de faire ramasser ses cartons ?

Le constat est sans appel. Dans le centre-ville, les bacs jaunes sont collectés deux fois par semaine. En revanche, dans les quartiers extérieurs, la collecte n’a lieu qu’une fois tous les quinze jours. Une différence difficile à comprendre lorsque chacun paie les mêmes impôts et contribue au financement du même service public.

À cette inégalité s’ajoute une règle qui pénalise de nombreux habitants : si les cartons dépassent de la poubelle ou sont déposés à côté du bac, ils ne sont tout simplement pas ramassés. Les agents appliquent les consignes qui leur sont données, mais le résultat est toujours le même : les cartons restent sur le trottoir, au grand désarroi des riverains.

La réponse apportée par la collectivité est désormais bien connue : « Il suffit de les déposer en déchetterie. » Une réponse qui semble ignorer la réalité de milliers de personnes.

Tout le monde ne possède pas de voiture. Tout le monde ne peut pas charger plusieurs cartons dans un véhicule pour parcourir plusieurs kilomètres jusqu’à la déchetterie. Les personnes âgées, les étudiants, les familles modestes ou encore celles qui dépendent des transports en commun sont les premières victimes de cette organisation.

Une question mérite donc d’être posée : à quoi servent les impôts que nous payons si les services publics essentiels sont progressivement réduits ou reportés sur les usagers eux-mêmes ?

Le service public ne devrait pas être réservé à ceux qui disposent de moyens matériels pour pallier à ces insuffisances. Il doit garantir les mêmes droits à tous, quel que soit le quartier où l’on habite.

Cette situation illustre une logique inquiétante : celle d’un service public qui recule, où l’on demande toujours davantage aux citoyens tout en leur en offrant moins. Derrière une simple histoire de cartons se cache une question de fond : celle de l’égalité entre les habitants et de la place accordée à l’intérêt général.

Le Parti Communiste Français refuse cette logique. Nous défendons un service public de proximité, efficace et accessible à toutes et tous. La collecte des déchets n’est pas un luxe, c’est une mission essentielle de la collectivité.

Nous demandons que les fréquences de collecte soient réévaluées, que des solutions adaptées soient proposées pour les habitants ne disposant pas de véhicule et que la qualité du service rendu soit la même dans tous les quartiers de Charleville-Mézières.

Parce que la propreté de notre ville est une responsabilité collective, mais aussi parce que l’égalité devant le service public ne doit jamais devenir une variable d’ajustement budgétaire.

Joffrey DEMEYER

Dernière ligne droite avant la fête de l’Humanité

Plus que quelques jours pour prendre son bon de soutien et réserver sa place dans le car qui conduira les Ardennais à la fête de l’Humanité le samedi 12 septembre (Renseignement au siège de la Fédération). C’est d’ailleurs le samedi que Fabien Roussel prononcera son discours de rentrée à 17 h 30.

C’est la rentrée !

C’est la rentrée scolaire, un moment toujours important pour les jeunes et leurs familles. L’enseignement public est sacrifié sur l’autel des réductions budgétaires. Au lieu d’utiliser la baisse démographique (qui n’existe d’ailleurs ni à tous les niveaux, en particulier pas à l’université, ni dans tous les territoires) pour une amélioration qualitative avec la diminution des effectifs de chaque classe, une augmentation du temps scolaire pour les élèves tout en réduisant le temps enseignant face aux élèves, le gouvernement préfère supprimer des moyens ! En plus il dissimule ses politiques austéritaires derrière une polémique sur l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, une réforme bâclée qui préfère la coercition à l’éducation !

Parcoursup et MonMaster ont entraîné un nouvel été de stress et d’insatisfactions qui confirme l’incapacité actuelle de l’enseignement supérieur à rendre possible tous les projets de poursuite d’études. Le tri social qui en résulte renforce les inégalités et signe le renoncement politique à une véritable démocratisation de l’accès aux études supérieures. Au-delà des injustices créées, un tel choix nous prive des ressources de formation pourtant nécessaires à notre avenir économique et social.

Pour le PCF, il faut investir dans l’éducation pour permettre une démocratisation réelle qui, à l’opposé des politiques de tri social, promeut l’accès aux savoirs et à la pensée critique pour toutes et tous. Il en va de l’émancipation intellectuelle, culturelle et sociale des citoyen·nes et de la capacité de notre pays à répondre aux enjeux climatiques, économiques et sociaux. Ces propositions peuvent être retrouvées dans le « projet communiste pour l’école de demain »

Cela nécessite des enseignants en nombre, considérés ! Comme vient de l’écrire Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dans une adresse aux enseignants : « Vous faites l’un des plus beaux métiers du monde mais il n’est pas reconnu comme il le devrait. (…) Votre rôle dans la société est immense, la question de l’attractivité des métiers de l’éducation est un enjeu majeur. Bien sûr il y a la question des salaires, mais aussi celle des conditions d’enseignement, du statut, notamment pour les AESH, de la formation initiale. Sur toutes ces questions, il faut des changements profonds, à la hauteur de vos missions et de l’enjeu de la démocratisation des savoirs dans toute la société. Vous seuls savez les moyens importants que la Nation doit avoir l’audace de mobiliser pour faire vivre une belle et grande école publique, garantissant la réussite scolaire à tous nos enfants, qu’ils grandissent dans l’hexagone ou dans les territoires dits d’Outre-mer, en ville ou à la campagne, qu’ils soient en situation de handicap ou pas. Votre engagement au service de l’école de la République n’est hélas pas reconnu à sa juste valeur : d’ailleurs, tous les ans, vous vous mobilisez pour vos salaires, pour vos conditions de travail et nous sommes à vos côtés. »

Michèle LEFLON

La face cachée de l’intelligence artificielle

Chat GPT (Open AI), Claude (Anthropic), Gemini (Google), … les logiciels d’intelligence artificielle sont de plus en plus présents dans notre vie quotidienne. Au delà de ces IA conversationnelles, des applications sont développées dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la fabrication industrielle, de l’énergie, …

Si l’intelligence artificielle constitue un progrès, elle est également une menace.

Menace à l’égard de la planète, et notamment de la ressource en eau. Selon une étude récente, l’empreinte hydrique des systèmes d’intelligence artificielle pourrait représenter entre 312,5 et 764,6 milliards de litres d’eau pour l’année 2025. Soit une quantité d’eau équivalente à la consommation mondiale annuelle d’eau en bouteille.

Cette eau est nécessaire pour le refroidissement des centres de données (data centers) d’une part, et pour refroidir les centrales thermiques ou nucléaires qui produisent l’électricité dont a besoin l’IA. La consommation électrique de l’Intelligence Artificielle est donc également une menace vis à vis des autres usages. En Irlande, les centres de données ont accaparé 21 % de l’électricité nationale en 2023, dépassant la consommation de l’ensemble des foyers urbains du pays. De plus, les centres de données nécessitent des emprises foncières de plus en plus importantes. L’emprise foncière des centres de données passera de 6 900 kilomètres carrés en 2025 à plus de 14 500 kilomètres carrés d’ici 2030, soit l’équivalent de deux fois l’aire métropolitaine de Jakarta et ses 32 millions d’habitants. Outre la menace que fait peser l’IA sur les ressources naturelles, elle représente plus largement « une menace pour l’humanité » comme le déclare un de ses pères fondateurs, Yoshua Bengio, professeur au département d’informatique de l’Université de Montréal. Il craint notamment une perte de contrôle « au niveau technologique », avec des IA « qui vont être de plus en plus autonomes et qui n’obéissent pas à nos instructions » (interview à France Inter – 26 février 2026). Des craintes qui se sont confirmées par un « incident sans précédent » survenu récemment. Le 21 juillet 2026, l’entreprise Open AI révélait que, pendant un test interne, une de ses IA a découvert seule des failles de sécurité inconnues, s’est évadée de son environnement sécurisé, et a piraté les serveurs d’une entreprise tierce.

Face à ces risques, un premier cadre juridique en matière d’IA au monde a été créé à l’échelle européenne. En effet, ce dimanche 2 août, l’IA Act est entré en vigueur dans l’Union Européenne. Cette nouvelle loi européenne sur l’IA introduit des principes éthiques pour contrôler et encadrer l’intelligence artificielle. Elle oblige notamment à informer les utilisateurs lorsqu’un contenu est généré grâce à elle.

Baptiste GAUTRON