Rassemblement à gauche à Sedan

A Sedan, Anne du SOUICH, tête de liste, vient d’être élue au sein d’une liste d’Union regroupant des Écologistes, Communistes, Insoumis et citoyens sans attache politique ou membres d’associations.

Ce succès est la conséquence de la création d’un groupe d’action en 2017 dans un esprit de rassemblement et de travail collectif . « Alternative Citoyenne pour Sedan » s’était ainsi présentée aux municipales de Sedan en 2020.

Cette liste, ancrée à gauche dans ses valeurs et son programme, a vécu une campagne électorale nauséabonde et fait le constat que contrairement au discours ambiant ( médiatique, politique…), l’esprit de fraternité et de concorde est possible, et s’inscrit dans la vie publique sedanaise avec désormais un siège au Conseil Municipal.

Catherine PERIGNON

Le grand silence

Les élections municipales appartiennent au passé. Au lendemain de ce type de scrutin les partis politiques se sentent dans l’obligation d’annoncer que leur camp sort vainqueur de cette campagne, se raccrochant aux victoires acquises, même les plus courtes et dans les plus petites communes, en guise de preuves irréfutables. En se gardant bien d’avouer le plus souvent que ses pseudos victoires sont dues à des alliances improbables sous l’œil bien veillant de médias complices.

Sans vouloir tomber dans un pathétisme outrancier et adopter une attitude de malheureuse victime, il est indéniable de constater qu’un étrange silence et black out règne depuis le 15 mars 2026 dans la plupart, pour ne pas dire tous, les médias nationaux à propos des résultats du Parti Communiste Français (PCF).

Il faut savoir que plus de 250 maires communistes avaient été élus ou réélus dès le premier tour. Ces 250 maires étant rejoints par plusieurs dizaines, lors du second tour dont plus de 70 communes étant au-dessus de 3 500 habitants.

Ce silence médiatique qui entoure les victoires du PCF, interroge. Alors que chaque élection locale est censée refléter les dynamiques politiques de la nation, certaines réussites semblent passer sous les radars. Comme si elles n’étaient que des incidents ou épiphénomènes ne correspondant pas à une véritable attente des populations ayant voté.

Le PCF continue pourtant d’ancrer son influence, même lorsqu’il n’a pas obligatoirement la tête de liste, mais est suffisamment représenté par des candidats garantissant l’application d’une politique tournée vers plus de service publics, d’équité et de liberté.

On a pu une nouvelle fois constater que les médias sont plus prompts à donner une image erronée de la réalité du terrain en privilégiant les victoires, en trompe l’œil, d’une droite exsangue, totalement dévouée à la politique et la gestion macroniste ainsi qu’au grand capital, n’hésitant pas à s’allier avec l’extrême droite dans certains cas.

Ce traitement met en évidence la question du pluralisme de l’information. Pluralisme devenu quasi inexistant depuis l’arrivée d’Emmanuel MACRON à l’Élysée.

Le silence n’est jamais neutre, il traduit par le biais des éditoriaux et des lignes rédactionnelles, des logiques d’audience et une fausse hiérarchisation des courants et forces politiques. Il aide à développer une méfiance poussant à la déconnexion les citoyens qui ne croient plus en la politique. La progression de l’abstentionnisme en étant une preuve récurrente et flagrante.

Cette marque de l’abstention doit être entendue comme une alerte sérieuse pour notre démocratie. La troisième place, comme force politique du PCF, nous incite à poursuivre l’échange avec nos concitoyen.es pour résister aux forces réactionnaires d’extrême droite et transformer la colère et l’incompréhension en victoires sociales et politiques comme seule une gauche unie peut le proposer.

Patrick LATTUADA

Paix !

La guerre au Moyen Orient, cette politique de la force et du chaos, portée par deux gouvernements d’extrême-droite, celui de Trump et de Netanyahou, et les surenchères de la dictature islamiste iranienne ne feront comme victimes que les peuples.

Le PCF condamne avec fermeté l’intervention militaire des États Unis en Iran qui intervient en contradiction avec la charte des Nations Unies et a été déclenché sans l’aval du Congrès des États-Unis. C’est au peuple iranien, opprimé par la dictature théocratique au pouvoir et qui subit une répression sanglante, de décider en toute souveraineté des conditions dans lesquelles sera rétablie la démocratie, sans ingérence, ni tentative de lui imposer une nouvelle autocratie. Non seulement les bombes de Trump et de Netanyahou ne le permettront pas, mais elles risquent d’aggraver les souffrances du peuple iranien, voire d’accentuer la dictature qui l’opprime depuis trop longtemps.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec les forces progressistes et patriotiques qui agissent pour un Iran souverain et démocratique, notamment avec le parti Toudeh d’Iran.

Jaurès le disait déjà. Le respect du droit international comme pierre angulaire d’une politique de paix se décline en deux volets : une procédure d’arbitrage selon des règles communes d’une part, et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, d’autre part. C’est une condition de lutte contre la loi du plus fort, contre les politiques impérialistes de dominations.

Faire payer les malades, un déni de solidarité !

Le Premier ministre s’était engagé à ne pas augmenter les franchises médicales pour obtenir des députés un vote pour son projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. Il tient parole, pour l’instant, en faisant payer autrement les malades : c’est une forme de parjure ! C’est par décret que les décisions sont prises : des augmentations de 15 à 33% ! Elles touchent dès le 1er mars le forfait journalier hospitalier et le forfait patient urgence, comme si les malades étaient responsables de venir aux urgences pour une pathologie ne nécessitant pas d’hospitalisation alors que trouver un médecin en urgence est souvent une gageure. Et au 1er avril, ce sera la « participation forfaitaire » facturée en cas de soins lourds et coûteux !

Au moment où le rapport du sénateur communiste Fabien Gay a révélé 211 milliards d’aides aux entreprises sans transparence ni contreparties, où rien n’a été fait pour limiter les exonérations sociales dont bénéficient les entreprises, la population ne peut comprendre cette volonté de faire payer les malades au nom de la réduction des dépenses publiques.

Il est nécessaire d’aller vers une prise en charge des soins prescrits à 100% par la Sécurité Sociale. Une société qui ne fait pas vivre la solidarité est une société qui s’appauvrit !

N’hésitez pas à participer à l’Assemblée Générale du comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes le 26 mars.

Invisibilité du PCF dans les médias … et pourtant !

Dès le premier tour, des centaines de maires communistes ont été élus ou réélus, dans au moins 72 communes de plus de 3500 habitants, parmi elles Montreuil en Seine St Denis, une ville de plus de 100 000 habitants et Saint Amand les Eaux, où le secrétaire national du PCF a été réélu dès le premier tour. D’autres succès sont à attendre dimanche prochain.

Mais les médias n’en ont que pour le Rassemblement National et la France Insoumise, un insupportable discours, visant à mettre dans le même sac un parti fasciste, raciste, diviseur et une formation progressiste, visant aussi à diviser la gauche pour soutenir le parti du capital et le gouvernement dans leurs politiques foncièrement antagonistes de l’intérêt général.

Le PCF est oublié. C’est vrai qu’il est beaucoup plus dangereux pour le capital ! Non seulement il veut rassembler largement à gauche comme il l’a montré dans ces élections municipales sans oukases, mais il porte aussi des idées révolutionnaires, gagner non seulement le pouvoir politique, mais aussi le pouvoir économique, aller vers une vraie république sociale avec des propositions comme donner de vrais droits d’intervention aux salariés dans la gestion de leurs entreprises ou de retransformer la CSG en cotisations sociales pour reprendre une part de la valeur créée par le travail pour la solidarité, une part accaparée par le capital. C’est nécessaire pour remettre l’économie sur de bons rails, ceux de la satisfaction des besoins de la population et non des ultra-riches.

Comme l’a écrit Fabien Roussel, « l’heure est à mettre dehors les politiques libérales qui fracturent, divisent, et mettre dehors également tout ce qui brutalise la vie politique et divise nos concitoyens. Pour construire des villes apaisées, il faut des majorités apaisantes. ».

Pas étonnant que la gauche se rassemble pour le second tour dans les villes où les campagnes de premier tour se sont faites contre la droite, pour répondre aux besoins de la population et que ce rassemblement ne puisse se faire là où la LFI a basé sa campagne sur l’injure au reste de la gauche !

Michèle LEFLON

Les urnes ont parlé 

Suivant le contexte dans lequel on se place, le résultat des élections municipales où il n’y aura pas de second tour, peut être interprété de plusieurs façons.

Pour ce qui concerne Charleville-Mézières, on peut considérer du point de vue communiste qu’il y a un certain progrès. Certes progrès minime, mais qui démontre que l’engagement des communistes, tout au long de la campagne, a été reconnu et se trouve quelque peu récompensé.

Si l’on ose comparer avec les élections de 2020, toutes proportions gardées suite au COVID, nous passons d’un élu communiste, municipal et communautaire, Sylvain DALLA ROSA, à deux communistes conseillers municipaux et communautaires, Irène PERRIN TOININ et Daniel MASSON.

Élus à qui nous souhaitons bon courage et avons une totale confiance pour porter clairement la vision et la parole communiste sur la gestion d’une municipalité et d’une agglo de communes.

La liste ‘’Ensemble : une autre ville’’, composée sur les mêmes bases politiques qu’en 2020 avec l’apport d’une association de citoyens, a obtenu 20% des suffrages exprimés contre 12,24% en 2020. Avec, malgré une abstention remarquée dans les quartiers Ronde Couture, la Houillère et Manchester une progression significative en nombre de voix.

Ce résultat n’est pas une fin, loin s’en faut, il constitue une étape. Il ouvre et montre la voie à de nouvelles perspectives et prépare le terrain pour les prochaines échéances électorales qui nous attendent dès l’année prochaine.

Les résultats de cette élection traduisent également une autre caractéristique, le rejet de l’extrême droite. Malgré une abstention, encore trop importante notamment dans les principales villes du département, aucune cité ardennaise n’est tombée dans les filets et les promesses mensongères de cette politique réactionnaire.

Cette issue ne doit pas être perçue comme une victoire ni un aboutissement, mais comme une prise de conscience et une responsabilité collective. Elle nous invite à poursuivre les efforts pour se faire mieux entendre et comprendre par les citoyens que nous sommes les plus aptes à répondre à leurs attentes.

Ces résultats serviront de promontoire aux prochains objectifs des militants communistes de tout le département et les aideront fortement à faire des propositions concrètes lors de leurs prochains congrès locaux et nationaux.

Patrick LATTUADA

Eric Zemmour, l’extrême droite à la manœuvre

A six mois de l’élection présidentielle, l’espace politique et médiatique est saturé par le racisme nauséabond des déclarations d’Eric Zemmour, ce nouveau champion de l’extrême-droite la plus réactionnaire nous abreuve de saillies sexistes, racistes, voire révisionnistes. Le trublion néo-fasciste multiplie les outrances, surpassant le Rassemblement National en matière de xénophobie, comment ses positions affectent-t-elles le débat à six mois de l’élection présidentielle ?
Une des propositions récurrentes de l’extrême-droite est la préférence nationale, ce concept qui a été théorisé par Jean-Yves Le Gallou, cofondateur du Club de L’Horloge, célèbre think tank d’extrême droite, devrait selon les leaders de l’extrême droite française s’appliquer en matière d’aide sociale, d’accès à l’emploi ou de logement social, or cela serait anticonstitutionnel, constituerait une discrimination et serait contraire au principe d’universalité du service public.
Par ailleurs, une certaine forme de préférence nationale existe de fait déjà dans plusieurs secteurs : les étrangers extra-communautaires ne peuvent être recrutés dans la fonction publique, les postes dans la police, la justice et la défense sont strictement réservés aux français. L’accès aux aides sociales connaît déjà des limitations strictes mais malgré le durcissement des conditions d’obtention de l’aide sociale, aucun effet sur les flux migratoires n’a été observé et pour cause : les déplacements de population sont liés aux raisons qu’ont les migrants de quitter leur pays d’origine, pas aux conditions d’accueil. En outre la préférence nationale est sans effet sur le chômage, la main d’œuvre immigrée occupant les emplois que les travailleurs nationaux délaissent. La mise en avant de ces thèmes n’est pas innocente, quelles sont les stratégies politiques à l’œuvre derrière ces coups d’éclat médiatiques ?
Eric Zemmour a réalisé une habile manœuvre en se positionnant d’emblée à la droite du Rassemblement national, il a pris le parti d’aller au-delà des propos tenus habituellement par le parti de Marine Le Pen, jouant délibérément la carte d’un discours ouvertement raciste, décomplexé et assumé, faisant fi des condamnations pour incitation à la haine dont il a fait l’objet. Ce positionnement a eu pour conséquence une focalisation du débat politique de la présidentielle sur les thèmes de prédilection de l’extrême droite, contraignant les autres candidats à mener campagne sur ces thèmes, à agir en réaction aux propos de Zemmour. Autre conséquence de ce coup médiatique : certains candidats se sont laissés entraîner dans une dynamique de surenchère xénophobe mortifère, qui au bout du compte ne profitera qu’à l’extrême droite, les électeurs préférant toujours l’original à la copie. Enfin, la focalisation du débat politique sur les thèmes préférés de l’extrême droite que sont l’insécurité et l’immigration a aussi eu pour effet d’occulter les thèmes socio-économiques cruciaux que sont le chômage, les délocalisations, la pauvreté grandissante, problèmes que l’extrême-droite est bien incapable de résoudre, et sur lesquels elle n’a rien à dire.
Eric Zemmour, avec ses outrances et ses provocations à réussi à en quelques sortes confisquer le débat préparatoire à l’élection présidentielle, évacuant les thèmes socio-économiques au profit des questions soulevées par l’extrême droite, une fois de plus on assiste au triomphe de la politique du bouc émissaire : l’extrême droite qui n’a pas l’ombre d’une vraie solution pour lutter contre la désindustrialisation et le chômage accable les immigrés pour mieux dissimuler son incompétence.

La machine de mort néo-libérale

La machine de mort néo-libérale

Quand l’austérité tue

Au sortir de la crise du COVID-19, l’exécutif n’a eu de cesse de se répandre en excuses, promesses, mea culpa et autres exercices de contrition, on a vu Emmanuel Macron à la Pitié-Salpêtrière, promettre une « revalorisation des rémunérations et des carrières » aux soignants en colère qui l’ont interpellé lors de sa visite. (1) Le gouvernement se veut rassurant et prétend avoir pris acte de la détresse des personnels mais concrètement, quelles réformes sont à l’agenda gouvernemental ?
La crise de l’hôpital public, si l’épidémie de COVID l’a mise en évidence, ne date pas d’hier : 25 ans d’austérité budgétaire ont contribué à appauvrir l’hôpital et à dégrader les conditions de travail des personnels soignants. Depuis l’adoption de la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » (HPST) en 2009, les gouvernements successifs ont régulièrement réduit les budgets de l’hôpital public, durcissant les conditions de travail des personnels. (2)
Une tendance qui ne semble pas devoir s’inverser : en pleine crise du COVID, le directeur de l’ARS Grand Est a tenu des propos scandaleux sur le maintien de la suppression de 589 postes et 178 lits au CHRU de Nancy, propos qui lui ont coûté son poste sans pour autant que le projet qu’il évoquait ne soit remis en cause. Le projet en question dit « Plan du Comité Interministériel de Performance et de la Modernisation de l’Offre de soins », surnommé « Plan Copermo », prévoit une restriction extrêmement dure des financements pour l’hôpital public, inspirée des orientations ministérielles. Ces mesures sont très similaires à d’autres antérieures qui ont largement contribué à dégrader la situation des services d’urgences, entre autres, le gouvernement a superbement ignoré les nombreuses grèves qui ont eu lieu afin de résister à ces réformes. Il est prévu depuis l’adoption par l’ARS en juillet 2019 de la déclinaison locale des plans nationaux pour l’hôpital que 598 emplois soient supprimés, de même que 174 lits au CHRU de Nancy. En pleine crise du COVID, l’ancien directeur de l’ARS avait affirmé que le plan Copermo n’était aucunement remis en question, au grand dam des élus locaux et régionaux, qui ont alors vigoureusement protesté, au point que le ministre de la santé a dû intervenir pour préciser que les plans de restructuration de l’hôpital étaient suspendus. Suspendus mais pas supprimés… (3)
Et pourtant le lourd bilan de la crise du COVID devrait faire réagir : au 17 mai 2020 on déplorait pour la région Grand Est 2806 personnes hospitalisées, 234 patients en réanimation et 3272 morts dans les hôpitaux et il faut y ajouter les 1707 personnes décédées dans les EHPAD. La région Grand Est a été une des plus touchées par l’épidémie, et les morts, s’ils sont décédés du coronavirus ont aussi payé le prix de 25 ans de réformes néo-libérales d’appauvrissement de l’hôpital public, un hôpital mieux doté en moyens et en personnel aurait peut-être été plus à même d’accueillir et de soigner les victimes de l’épidémie. (4)
L’austérité a tué, et malgré la lourdeur du bilan, le gouvernement ne remet pas en question les mesures d’économie. Jusqu’où va-t-on poursuivre dans la violence économique ? Le gouvernement reste sourd, aveugle et indifférent aux souffrances voire à la mort de la population.
L’austérité budgétaire a un coût humain : elle tue les plus pauvres, les plus fragiles et les plus vulnérables. Nous nous rappelons tous de ces moments dramatiques au cours desquels le virus a emporté parfois jusqu’à la moitié des effectifs dans certains EHPAD. Tout en menant des opérations de communications qui ne trompent personne, et surtout pas le personnel soignant, le gouvernement ne change pas d’un iota sa politique budgétaire, combien faudra-t-il encore de morts pour que l’exécutif entende la détresse de la population et infléchisse réellement sa politique ?
Christine
Bibliographie

1. http://www.leparisien.fr/politique/hopitaux-gilets-jaunes-emmanuel-macron-face-au-risque-du-reveil-social-17-05-2020-8318496.php
2. « Hôpital public à vendre » Anne Gervais, André Grimaldi, le monde diplomatique, novembre 2010, p 1, 20-21.
3. https://nvo.fr/macron-vire-le-directeur-de-lars-grand-est-mais-pas-son-plan-hospitalier/
4. https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/infographies-coronavirus-4979-morts-du-covid19-2806-patients-hospitalises-234-reanimation

Lycéens : une répression indigne

Plus d’un an après la violente répression qu’ont subit les lycéens partout en France durant les mobilisations face à la politique gouvernementale en termes d’éducation (réforme des lycées, Parcoursup etc.), le ministère de l’intérieur joue encore une fois la carte de la répression face aux jeunes. Lycéennes, Lycéens, membres du corps enseignant et parents d’élèves dénoncent ensemble des conditions de passation des examens indignes : locaux non adaptés, sujets non cohérents avec le travail effectué depuis la rentrée, rupture d’égalité entre les élèves… Face à cela, depuis plusieurs semaines, on ne compte plus les lycéennes et lycéens parfois mineurs placés en garde à vue quelquefois plus de 24 h, sans qu’aucune nouvelle ne soit donnée à leurs parents. On ne compte pas non plus les tirs de gaz lacrymogènes devant les lycées, ou l’accès de brigades de la police à l’intérieur des établissements. Lorsque la répression n’est pas policière, elle est administrative. Dans certains lycées, des élèves mobilisés se sont vu refuser l’accès aux épreuves et se sont ainsi vu attribuer un zéro à une épreuve comptant pour le baccalauréat.

Le MJCF (jeunes communistes) apporte son soutien à toutes les lycéennes et tous les lycéens mobilisés et victimes de la répression policière et administrative.

Le MJCF appelle le gouvernement et les établissements à suspendre tous les actes de sanctions visant les élèves mobilisés. Enfin, le MJCF appelle l’ensemble des lycéennes et lycéens à amplifier la mobilisation pour combattre cette réforme injuste et imposée par la force du gouvernement.