Les malades du nord du département n’ont pas choisi de se faire soigner en Belgique : c’est la seule solution de proximité pour eux.
Après avoir permis cette coopération transfrontalière à la suite de la fermeture de la maternité de Revin en 2001 « pour calmer les esprits » les habitants de Givet et des environs sont progressivement abandonnés.
Dernière en date : des malades transférés en urgence de Dinant vers d’autres hôpitaux belges reçoivent la facture des transports, non pris en charge par la sécurité sociale ni par leur mutuelle.
Heureusement que l’ASMUP est là et merci à elle et à sa présidente pour exiger l’accès aux soins de toutes et de tous à Givet comme partout en France !
Les adhérents de la Fédération des Ardennes de la Libre Pensée réunis le 5 Février en Assemblée Générale apportent leur soutien total à la lycéenne Mila.
« Cette dernière a reçu de très nombreux messages de menaces ; y compris de menaces de mort suite à sa critique virulente contre L’islam. La Libre Pensée tient à rappeler le droit imprescriptible à la liberté d’expression et à l’exercice du droit d’exprimer son opinion et ceci à l’encontre de toutes les religions. Il ne saurait y avoir aucune entrave de quelque nature qu’elle soit à l’exercice de cette liberté fondamentale. En France même si certains propos peuvent heurter des croyants dans leur foi, le « délit de blasphème. » n’existe plus. La Libre Pensée condamne les propos tenus par le délégué général du culte musulman accusant cette lycéenne de « récolter ce qu’elle a semé » autant dire qu’elle l’a bien cherché. Cela légitime les appels au meurtre. Juridiquement les injures contre les religions et les croyances sont légales, à l’exclusion de celles qui viseraient nommément des citoyens croyants qui méritent le respect dans la pratique de leur foi. La Fédération des Ardennes de la Libre Pensée rappelle que l’essence même de son mouvement est la Liberté, liberté de conscience, liberté d’opinion, liberté d’expression. Elle s’oppose aux contraintes et interdictions religieuses qui sont des obstacles à l’émancipation de la pensée et au progrès de la civilisation. »
Il y a 1 an, s’est reformé le Mouvement des Jeunes Communistes de France dans notre département des Ardennes. Aujourd’hui, forte de plus de 50 adhérents, de plus de 50 militants convaincus et déterminés, la JC redonne l’espoir de jours meilleurs pour les jeunes ardennais.
En France, la Jeunesse Communiste se mobilise partout face à ce capitalisme toujours plus destructeur, face à cette bourgeoisie toujours plus motivée à détricoter les conquis sociaux et à faire son profit sur le dos des travailleurs. Ces conquis arrachés après de longues luttes que nous n’oublierons jamais.
Tout comme le grand Parti Communiste Français, la Jeunesse Communiste entre dans sa 100ème année. Cent ans de lutte auprès du Parti Communiste, cent ans de lutte auprès de la CGT, cent ans de lutte auprès de la CNL, cent ans de lutte auprès de l’ARAC, cent ans de lutte auprès de notre journal l’Humanité, cent ans de lutte auprès des travailleuses et des travailleurs.
La Jeunesse Communiste a toujours été au front pour combattre la classe exploiteuse, le fascisme et la guerre. Grâce à vous, aujourd’hui cet héritage révolutionnaire traverse nos esprits. C’est pourquoi au nom de la Jeunesse Communiste des Ardennes, je tiens à vous dire que nous défendrons ces 100 ans de lutte, ainsi que nos racines.
Vaillants de 2020, nous sommes fils de montagnards, fils de la 1ère République et de la constitution de 1793, fils de Robespierre, de Saint-Just et de Babeuf. Fils de la grande république sociale qu’ont défendu les révolutionnaires du XIXe siècle. Fils de Blanqui, nous sommes, tant le Parti Communiste que la Jeunesse Communiste, les héritiers des communards. Les héritiers de 36 et du maquis, de tous les résistants, de tous les Jeunes Communistes morts pour la liberté en Espagne comme en France. Fils de Rol Tanguy, de Guy Moquet, de Duclos, de Thorez. Fils du programme des jours heureux. Fils de 68, de 95. Et j’en passe.
Jamais, Jamais, Jamais nous ne renieront cet héritage, nous le connaissons et le défendons.
Pour un prolétariat uni, la jeunesse doit s’inscrire pleinement dans la lutte ! Lycéens, étudiants et jeunes travailleurs doivent se lever et se lèveront face aux réformes mortifères des gouvernements successifs. Voilà ce que certains appellent la démocratie. Entre la droite réactionnaire et la gauche sociale-libérale, le vote communiste est le seul vote possible.
Pour finir, dans sa perspective internationaliste la jeunesse communiste défendra corps et âme, les républiques populaires et démocratiques tant en Amérique du Sud, en Afrique qu’en Asie. Notre amour de la partie s’allie parfaitement à notre internationalisme sans faille. Nous ferons toujours le choix de ce qu’ils appellent dictature face à ce qu’ils nomment démocratie si la première est du prolétariat et la deuxième de la bourgeoisie.
Merci à vous, merci pour toutes vos conquêtes, toutes vos luttes, tous vos jours de grèves.
Aujourd’hui nous nous battons pour le retrait de la réforme des retraites. Demain nous fêterons l’avènement d’une société nouvelle !!!
Ces sur les mots de Krasucki que je terminerai, dans son livre Syndicats et lutte de classes il écrivait :
« Aimer la classe ouvrière, combattre pour elle de tout l’élan dont on est capable, cela ne demande pas l’aveuglement, mais la lucidité. C’est apprendre à le faire bien pour la conduire non à la défaite, mais au succès.
Nul n’est plus riche de sentiments élevés que ceux qui s’y consacrent, sinon comment le pourraient-ils ? Mais nul ne réagit aussi vivement lorsque l’on prétend opposer ces sentiments à la raison et à la connaissance sans lesquelles ils sont voués à l’enfer des bonnes intentions.
Et s’il n’y a rien de plus beau, de plus digne d’être vécu que cette vie-là et ce combat, c’est parce que son but est grand et qu’il y faut tout à la fois le cœur et l’intelligence. »
C’est bien pour cela que la JC est indispensable, sa beauté réside dans son indépendance. Elle se doit de former les futurs militants et les futurs cadres de toutes les organisations révolutionnaires et communistes citées plus tôt qu’elles soient politiques, syndicales ou associatives.
Discours de notre Secrétaire Fédéral Esteban EVRARD au repas des vétérans du Parti Communiste.
Une centaine de convives ont participé le dimanche 2 février au repas du PCF en l’honneur des vétérans. Préparé par un collectif animé par Thierry Debaty, cette journée devait tenir toutes ses promesses. Ce fut l’occasion de remettre la carte de vétérans du PCF (35 années de cotisations) à plusieurs convives.
A près des interventions, notamment celle du Maire de Nouzonville qui nous accueillait, les participants pouvaient découvrir une exposition sur l’Histoire du journal L’Humanité. Cette initiative a été également l’occasion d’évoquer le centième anniversaire de la création du PCF. Fort de 1 400 adhérents au moment du congrès de Tours en 1920 , fondateur du PCF, les militants ardennais avait voté très majoritairement, pour l’adhésion à l’Internationale communiste. Ce sont trois délégués qui représentaient les Ardennes (Jardot- Guillardelle et Boutet).
L’acte de naissance du PCF était écrit pour un long engagement dans les luttes et avoir contribué au progrès social dans notre pays. Fidèle à son engagement de toujours et en solidarité avec les grévistes qui défendent leur retraite une collecte a été organisé récoltant 650 euros.
La loi de finances 2018 comprenait un dispositif de réduction de loyer de solidarité, ce dispositif a coûté aux bailleurs sociaux 10% de leurs recettes, leur imposant de rechercher d’autres sources de financement. La loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, dite loi « ELAN » pour « l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique », impose aux bailleurs sociaux dont le parc immobilier comprend moins de 12000 logements de fusionner avec un ou plusieurs groupes pour atteindre la taille requise, et ce avant le 1er janvier 2021.
On constate d’ores et déjà localement les effets pervers de ces lois : au niveau du Conseil Départemental, d’aucuns défendent une fusion d’Habitat 08 (bailleur public) avec Espace Habitat (bailleur privé géré par le MEDEF), ce qui aurait pour effet de privatiser partiellement, du moins au début, le principal pourvoyeur de logement social. Il y a de toute évidence une absence de volonté politique de protéger le caractère public du logement social : Habitat 08 ne construit pas un logement de plus que ce que prévoit la loi ANRU (qui stipule qu’il faut démolir les logements devenus insalubres, et en reconstruire autant de nouveaux). D’autre part, Habitat 08 ne rachète pas de logements, alors qu’il suffirait d’en racheter environ 350 pour atteindre les 12000 logements requis et ainsi préserver l’autonomie de la structure. Il est à noter que certains membres du conseil d’administration d’Habitat 08 sont aussi par ailleurs promoteurs immobiliers en privé, faut-il voir derrière les beaux discours sur la préservation de l’unité des territoires, qui cautionnent la fusion avec Espace Habitat, la défense d’intérêts privés ? On peut légitimement se poser la question.
La CNL pour sa part est fermement opposée à la fusion, ainsi qu’à la loi ELAN qui pourrait bien, faute de combat politique, signer l’arrêt de mort du logement social sur fonds publics.
Dernièrement, en conseil d’administration d’Habitat 08, la création d’une société de coopération-coordination a été évoquée, cette structure devrait être chargée de piloter un éventuel rapprochement entre Habitat 08 et Espace Habitat, néanmoins jusqu’à présent, aucune décision n’a été actée.
En dévoilant leurs listes pour les élections municipales, Ravignon (Charleville-Mézières) et Herbillon (Sedan) n’ont pas pu cacher que plusieurs membres sont adhérents dans des partis politiques de droite, à commencer par la République en Marche (LREM) le parti de Macron le casseur des retraites….Pour se justifier ils s’abritent derrière l’argument éculé du « ni droite ni gauche ». Mais si on regarde de plus près les différents noms on remarque vite que tous les responsables politiques de droite (Les Républicains, LREM,Modem….) sont en bonne position sur leurs listes. Lui même, Ravignon n’est pas, quoi qu’il en dise, sans appartenance politique. Il milite depuis de nombreuses années aux Républicains (ex UMP).
Ce rappel n’est pas fait pour entrer dans une polémique stérile mais pour rétablir la vérité vis à vis des électeurs. La droite a, sur le territoire national, la même finalité, casse des services publics et par la même occasion contribuer au démantèlement des collectivités. Il faut mieux savoir à qui on a affaire avant d’aller voter. Un peu d’honnêteté n’a jamais fait de mal à personne.
Le manque d’ophtalmologues défraye régulièrement la chronique locale. L’installation en cours d’un nouveau médecin a traduit en chiffres les attentes : 4000 demandes de rendez-vous dans la première journée. Et pourtant, si l’ARS et le maire se félicitent de cette installation, ils feraient mieux de se taire et de ne pas s’en attribuer les lauriers, car il y a un gros hic ! Ce professionnel s’est installé en secteur II, le secteur des honoraires libres !
Avec le manque de médecins généralistes, ceci rend particulièrement justifiée et urgente dans sa mise en œuvre la proposition d’un centre de santé municipal portée par la liste « Une ville pour tous » menée par notre camarade Sylvain Dalla-Rosa aux prochaines élections municipales.
Rappelons de quoi il s’agit : regrouper des médecins généralistes et d’autres professionnels de santé (infirmières, kiné … mais aussi médecins spécialistes), avec un statut de salarié, pratiquant le tiers payant intégral. Le salariat et le travail en équipe plaisent aux jeunes générations et cette formule permet des recrutements, là où trouver un médecin paraissait désespéré. Le centre de santé s’organise autour d’un projet avec en particulier le développement d’actions de prévention et la volonté de répondre aux besoins : c’est à dire que bien évidemment, il n’entrera pas en concurrence avec ce qui fonctionne déjà
Lors de son déplacement à Charleville-Mézières, en novembre 2018, E.Macron avait annoncé l’implantation sur le site de PSA aux Ayvelles d’une usine de traitement de l’eau par le groupe algérien CEVITAL. La promesse d’un investissement de quelques 250 millions d’euros et la création, à termes, d’un millier d’emplois avaient été annoncés. Sauf que ni Macron ni le PDG algérien de CEVITAL, Issad Rebrab, n’avaient prévu les manifestations contre le pouvoir algérien et l’emprisonnement du dirigeant de CEVITAL pour fraude fiscale. Cette condamnation a refroidi plusieurs responsables ardennais qui s’étaient appropriés le projet. Désormais ils le prennent avec des pincettes. Aujourd’hui I.Rebrab est libéré mais reste inculpé. Le projet va t-il reprendre d’autant qu’il était porté par la société EvCon (filiale de CEVITAL) qui est également dans la tourmente judiciaire et vient de se voir signifier une amende de 20 millions pour faux et usage de faux? Tout le monde souhaite que le projet voit le jour mais il doit s’élaborer sur des bases claires. Actuellement aucun investissement n’a été réalisé sur le site PSA sauf quelques caisses qui traînent dans le local que doit occuper EvCon. Les Ardennes ont trop souffertes de patrons voyous et il est nécessaire, avant que l’argent public aille abonder cette implantation, d’obtenir des garanties. Un courrier du PCF au Président de la République, en août 2019, demandait que les experts de l’Élysée accompagnent ce projet. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient dit le dicton c’est pourquoi il faut être vigilants pour leurs réalisations.