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La lutte contre la drogue reste une priorité

Alors que divers édiles et poids lourds politiques optent pour la dépénalisation du cannabis, nous les communistes rappelons que pour nous, la lutte contre la drogue reste une priorité.

La situation faite aux jeunes est responsable du fléau de la drogue. Avec un vrai travail, un vrai salaire, une vraie formation, beaucoup de jeunes ne tomberont plus dans cet enfer.

On peut faire reculer la drogue et combattre ce poison par des mesures draconiennes en s’attaquant véritablement aux gros bonnets. La drogue tue, pourrit la vie. Nous devons engager tous les moyens pour combattre ce fléau. Il ne faut pas baisser les bras, il faut lutter contre toute banalisation.

A l’école, à l’université, dans les entreprises, tout doit être entrepris pour informer, sensibiliser dès le plus jeune âge. Il faut donner les moyens de décider d’initiatives, des subventions à tout projet d’action contre la drogue dans les quartiers, les lycées, les cités. Il faut créer des postes de travailleurs sociaux. Il faut créer des centres de soins adaptés aux besoins des quartiers, de la ville, financés par le ministère de la santé. Il faut mieux réglementer la vente des produits pharmaceutiques de substitution. Chaque jeune toxicomane a droit à une place en centre de cure.

S’attaquer aux trafics : tout d’abord, soigner les malades. Ensuite condamner sévèrement ceux qui trafiquent et transportent de la drogue. Fortunes et patrimoines des barons de la drogue doivent être confisqués et affectés à la lutte contre la drogue. Contrôlons les mouvements de capitaux et levons le secret bancaire, mettons fin aux pratiques d’indicateurs qui protègent les petits comme les grands trafiquants. Supprimons les paradis fiscaux et institutions servant au blanchiment de la drogue. Mettons en œuvre une véritable coopération entre polices et douanes avec renforcement des effectifs de contrôle aux frontières des individus et des capitaux.

Travaillons à revaloriser les cours des matières premières pour permettre aux pays producteurs de remplacer les cultures d’où sont tirées les drogues par des cultures de substitution.

Seuls les communistes projettent de s’attaquer aux trafics et rejettent toute banalisation. Ils rendent service au pays et à sa jeunesse.

Philippe PAQUIS

Non à la criminalisation de l’action syndicale

Les salarié-es de WALOR à Bogny-sur-Meuse (ex Atelier des Janves) se sont mis en grève le 31 mars : en effet, lors des négociations annuelles on ne leur proposait que des miettes. Alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter et au regard des efforts croissants demandés aux salarié-es (activité partielle, perte des nuits, des paniers), le Syndicat CGT Walor se bat pour une véritable augmentation des salaires et demande 40 cts d’augmentation du taux horaire.

Un piquet de grève a été organisé. Le 2 avril, un huissier de justice, après avoir établi un procès-verbal de constat d’entrave, a remis à 3 salariés dont 2 élus CSE une assignation à comparaître devant le Tribunal Judiciaire de Charleville-Mézières ce mardi 6 avril.

Comme le patron ne désarme jamais, le 3 avril, l’huissier leur a remis à nouveau sur le piquet de grève une convocation à entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement.

Les communistes étaient présents dans le rassemblement devant le tribunal ce mardi pour apporter leur soutien aux salariés incriminés : la criminalisation de l’action syndicale est insupportable !

Mais il n’y a pas que le patronat à l’ère Macron ! Vous vous rappelez sans doute d’Anthony Smith, cet inspecteur du travail de la Marne suspendu de ses fonctions lors du premier confinement pour avoir voulu protéger des salariés. Anthony Smith, grâce au soutien massif a été réintégré dans ses fonctions, mais aujourd’hui, l’affaire a des suites, avec la convocation devant une juge d’instruction du tribunal de Chalon en Champagne de trois dirigeants syndicaux de ses soutiens, dont la secrétaire générale de l’UD CGT de la Marne. A suivre !

Michèle Leflon

Mettre enfin l’UE en face de ses contradictions

Devant le fiasco que représente la politique sanitaire en cette période de COVID, les forcenés du fédéralisme, plus marqués par leurs fantasmes que par leur esprit critique, demandent « plus d’Europe ». D’autres expliquent que les échecs ne sont imputables qu’à l’administration française. Il serait nécessaire de faire un bilan détaillé de cette période. Contentons-nous de quelques remarques essentielles : La politique sanitaire est, certes, de la responsabilité des États-membres. Cela étant, elle est dépendante des règles de Bruxelles – et de l’euro – en matière économique et budgétaire. C’est en fonction de ces règles que le tissu hospitalier français a été systématiquement détruit depuis des décennies par les gouvernements successifs. N’a-t-on pas même vu la Commission de Bruxelles, en plein cœur de la pandémie, demander aux États-membres de réduire encore leurs dépenses sanitaires ? Les États-membres ont demandé à la Commission européenne de commander les vaccins pour eux. Le résultat est plus que critiquable. Bruxelles a passé des contrats (sans parler du manque criant de transparence) qui n’ont pas été honorés, les fournisseurs se retranchant derrière une interprétation mal imaginée par les signataires. Cette situation absurde oblige enfin à regarder le sens et la portée du fameux dogme qui veut qu’on soit plus fort tous ensemble, et ce, à tout prix.

La vérité est qu’une telle pensée déresponsabilise à tous niveaux. Il est bon que les États coopèrent. Mais cette coopération n’a de sens que si chaque État y apporte sa volonté et donc sa capacité souveraine. La malheureuse expérience vécue au travers de la pandémie prouve que l’union sous domination du capital peut faire la faiblesse. La lutte contre la pandémie doit se faire par une coopération profonde des États souverains, et cela passe évidemment par la mise dans le domaine public des brevets des différents vaccins.

Enfin : Servier reconnu coupable !

Il aura fallu plus de dix ans pour que le laboratoire Servier soit condamné après le scandale du Mediator, ce médicament responsable de plusieurs centaines de décès entre les premières alertes sur sa toxicité en 1990 et son retrait du marché en 2009. On ne peut que regretter que l’amende et les indemnités aux victimes ne soient pas à la hauteur des bénéfices faits par le laboratoire avec ce médicament.

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament a également été condamnée pour « homicide et blessures involontaires »  du fait de « négligences ».

Comme l’a dit la présidente du tribunal, « la chaîne de confiance dans le circuit qui va du fabriquant au patient » a été « rompue ». Cela n’est pas sans conséquences durables sur la confiance de la population, comme on le voit avec toutes les hésitations à la vaccination !

Il y a une véritable urgence à ce qu’il y ait un pôle public du médicament : c’était le sens d’une proposition de loi des parlementaires communistes il y a quelques mois.

Michèle Leflon

Il faut rouvrir les accueils de la CPAM !

Voilà maintenant plusieurs mois que les accueils de la CPAM de Monthermé, Revin et Vouziers sont fermés. Malgré cela la CPAM n’est toujours pas en capacité d’assurer l’ouverture sur Givet et Rethel : Givet a été fermé 3 fois depuis le début de l’année, Rethel fermé 4 fois.

Cette situation laisse une partie de la population sans accueil et donc sans soin. Un accueil physique est indispensable même s’il existe un système de rendez-vous, d’ailleurs difficile à obtenir parfois. Les usagers se retrouvent dans une situation extrêmement compliquée dès qu’un souci survient dans le paiement des indemnités journalières ou pour faire une demande d’aide financière à la caisse.

Il conviendrait que les élus de ces communes interviennent pour une réouverture le plus rapidement possible afin de garantir à tous le même droit d’écoute et d’action.

Cette situation freine l’accès aux soins, dégrade le service rendu à l’assuré et ne fait qu’augmenter la précarité dans un département où les indicateurs sont déjà bien hauts.

Rappelons les paroles d’Ambroise Croizat : « Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la Sécurité Sociale.  Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès. »

Dalila Maouche

Le PCF défend de toute sa force le logement social

Le logement social est une spécificité française qui a longtemps servi de modèle en Europe. Permettre l’accès à un logement pour tous y compris pour les familles avec les plus bas revenus était la revendication aussi bien de l’Abbé Pierre que du monde associatif et du PCF dans les années 1950.

C’est cette force collective qui a poussé les gouvernements d’alors à mettre en place une politique de construction de logements financée fortement par l’État, c’était la politique de l’aide à la pierre. Grâce à cette volonté politique qui rassemblait toutes les opinions on a pu éradiquer les bidonvilles et les logements insalubres des vieux centres villes (dont Paris) en construisant les grands ensembles que l’on connaît. Il y avait urgence. Ces grands ensembles sont aujourd’hui très décriés mais à l’époque pour ceux qui y ont eu accès, quelle modernité ! Quel confort ! Mais dans les années 1970 les gouvernements de droite, sous la pression des grands constructeurs tels que Bouygues, Vinci, GTM, etc…mis en appétit par les chantiers de l’époque, ont pris la décision de libéraliser le marché du logement et ont ouvert au marché privé toutes les possibilités financières pour faire de juteux profits. C’est le même schéma qu’avec les autoroutes, l’État (c’est-à-dire nous tous) prend à sa charge les investissements et livre ensuite au privé le marché de la gestion pour en tirer les bénéfices redistribués en actions. Ce sont d’ailleurs les mêmes sociétés qui encaissent. Le résultat est catastrophique pour la construction de logements à des prix abordables pour tous. Pour amortir le choc de l’abandon de l’aide à la pierre le gouvernement met en place l’aide personnalisée au logement. Mais cette aide n’est pas inscrite dans le marbre. La Loi SRU de 2000 portée par le ministre communiste JC Gayssot sous le gouvernement de L. Jospin n’a pas d’autre ambition que de limiter les effets de cette libéralisation et de contraindre à la construction de logement sociaux. Les débats à l’Assemblée Nationale autour de cette loi sont les mêmes qu’aujourd’hui. Aujourd’hui un certain nombre de maires de droite reprennent les armes contre cette loi et ressortent des arguments usés jusqu’à la corde auparavant.

Si certains maires sont sanctionnés par les préfectures avec des amendes variables, c’est surtout l’État lui-même qui est responsable du manque de constructions de logements. C’est en asphyxiant les bailleurs sociaux qu’on empêche la construction et la bonne gestion des patrimoines. Pire en s’attaquant à l’APL, et notamment à l’APL pour les jeunes travailleurs, le gouvernement Macron poursuit son opération de démolition du logement social et creuse encore plus les inégalités.

Esteban Evrard

Les Communistes dans l’action

 

Le samedi 27, les communistes étaient à Revin pour exiger que Vitali puisse rester en France ! Élève en CAP cuisine au lycée de Revin, Vitali a 19 ans. Il est arrivé en France après avoir fui la Géorgie avec son frère et sa grand-mère qui les élève depuis le décès de leurs parents. Malgré sa parfaite intégration et alors qu’il n’a plus de famille en Géorgie, il a une obligation à quitter le territoire. Non aux expulsions !

Manifestation des retraités le 31 mars pour le pouvoir d’achat, la santé et l’autonomie

Seul et sans empathie, le Président de la République nous confine !

Jupiter maître du temps et de nos vies ! Certes, le Président de la République n’est pas responsable de l’épidémie, des variants. Mais disons le clairement : son ego surdimensionné – il n’a même pas l’humilité de dire qu’il peut se tromper – aggrave la situation de notre pays. Fallait il confiner en février ? Il avait seul fait le pari que non et maintenant, c’est oui ! A l’incertitude engendrée par l’épidémie se surajoute l’incertitude des caprices présidentiels. Précisément parce que la situation est grave et complexe, elle ne peut être gérée par un seul homme : ce devrait être à la représentation parlementaire, éclairée par l’avis des scientifiques, de prendre les décisions qui s’imposent ! Mais Macron a décidé, fait le 20h et envoie son premier ministre faire le service après vente à l’Assemblée Nationale !

Le conseil scientifique a d’ailleurs bien compris le mépris que lui porte le Président de la République, en refusant de rendre un avis sur le report éventuel des élections départementales et régionales.

La situation sanitaire est d’autant plus grave que le gouvernement macroniste préfère poursuivre ses politiques au service du grand patronat plutôt que de répondre aux besoins. L’état des hôpitaux publics est d’autant plus catastrophique que des personnels le quittent, n’en pouvant plus du mépris apporté à leurs revendications, le gouvernement privilégiant ostensiblement le secteur privé. La prise en charge des malades du COVID s’accompagne de restrictions pour d’autres malades ! Et quant le Président de la République annonce l’ouverture de nouveaux lits de réanimation, il oublie de dire comment et au prix de quelles déprogrammations ! Quant à la vaccination, seule issue durable à la crise, elle fait les frais aussi des choix gouvernementaux. Non seulement il n’y a pas assez de vaccins – et le gouvernement fait tout pour que la situation se prolonge en refusant toute action pour la levée des brevets et le partage des processus de production en Europe et dans le monde – mais en plus il aggrave la pénurie en en gardant sous le coude pour des opérations de communication : comment concevoir autrement qu’il puisse généreusement en attribuer quelques milliers à tel ou tel département ou ville ou soudain ouvrir des centres de vaccination le week-end … qui n’ont pas de vaccins en semaine !

Mais le gouvernement préfère monopoliser l’attention par des débats stériles comme celui sur l’attestation de sortie dans les départements confinés précédemment, retiré le lendemain même de l’annonce !

Manifestation pour que Vitali reste en France

L’action des Communistes en images

Les communistes soutiennent toutes les luttes contre les fermetures de classes à la rentrée prochaine, ici à Montcy Notre Dame

Un grand merci aux Camarades qui rénovent le siège de la Fédération du PCF