Malgré la pandémie et ses conséquences sur l’emploi, le gouvernement persiste pour limiter l’accession aux allocations chômage : 1,7 million de travailleurs vont être pénalisés dès juillet prochain en changeant le mode de calcul de l’allocation.
En projet aussi le durcissement du seuil d’accès passant de 4 à 6 mois de travail – qui concernera près de 500 000 personnes, en majorité des jeunes.
L’exigence de pénaliser les employeurs abusant des contrats courts ne se traduit que par une micro modulation de la cotisation patronale qui entrerait en vigueur hypothétiquement en septembre 2022.
Le PCF exige évidemment le retrait de cette réforme. Il porte un projet de société où le chômage ne doit pas être la variable d’ajustement de la recherche des profits. Il faut remplacer la recherche de la rentabilité financière par celle de l’efficacité sociale, économique et environnementale, remplacer le chômage par une sécurité d’emploi et de formation, permettant l’adaptation aux enjeux d’une transformation écologique de notre agriculture, de notre industrie et de nos services sans insécurité pour les travailleurs.
Le PCF soutient les mobilisations syndicales du 23 avril contre la réforme de l’assurance chomage. Dans les Ardennes, un rassemblement est prévu à 11 h à Charleville-Mézières, devant la DIRECCTE, avenue François Mitterrand.
Actualités
Vous avez dit « Pas de profit sur la pandémie » !
Il s’agit là d’une revendication partagée par le plus grand nombre, éthique, nécessaire même d’un strict point de vue sanitaire : le virus traverse les frontières et les océans.
La semaine dernière, on apprenait que le PDG de Moderna rentrait dans le club fermé des plus grandes fortunes de France.
Et cette semaine ce sont le projets de Pfizer qui sont dévoilés, grâce à Fabien Roussel, secrétaire national du PCF : dans une note interne au laboratoire celui-ci annonce vouloir augmenter progressivement le prix du vaccin qui pourrait aller jusqu’à 150€ la dose, alors que sa production revient à 2 à 3€. Les premiers vaccins ont été vendus à l’Europe 12 €, puis 15 et les négociations en cours font état de près de 20 €.
Et que Pfizer ne justifie pas par les frais de recherche ! Le rapport financier annuel de BioNTech (qui a mis au point ce vaccin) fait état de dépenses entre 400 et 500 millions d’euros. La banque européenne d’investissement et l’Allemagne ont apporté 450 millions d’argent public à cette recherche !
D’ailleurs Pfizer ne dément pas les propos de Fabien Roussel et préfère se racheter une conduite en annonçant les vendre au prix coûtant aux pays les plus pauvres. Mais pour l’instant, il ne s’agit que de 40 millions de doses pour 92 pays, une aumône.
Les bénéfices de Pfizer sont évalués entre 5 et 10 milliards d’euros pour 2021.
Comme l’a écrit Fabien Roussel au président de la République, il y a urgence à ce que la France fasse entendre sa voix pour obtenir la levée des brevets. En attendant qu’E. Macron revienne à la raison et participe à la mobilisation internationale qui monte, comme avec l’appel récent de 150 anciens chefs d’état et prix Nobel, les citoyens peuvent le faire en signant l’Initiative Citoyenne Européenne « Pas de Profits sur la pandémie » https://noprofitonpandemic.eu/fr/
Il faut lever les brevets mais aussi développer la production : arrêtons de dire que c’est impossible. Moderna a créé une usine de toute pièce au Massachussetts sur une friche de Polaroid. La levée des brevets doit s’accompagner des transferts de technologies et la France pourrait créer un pôle public du médicament, investir, former des salariés …. C’est seulement une question de volonté politique !
A Ardenne Métropole, on revient en arrière dans la prévention des inondations !
Après les inondations dramatiques de 1993 et 1995, la réaction, à l’époque, des élus a été efficace avec la création du SIVU de lutte contre les inondations avec la commune de Warcq et à la fin des années 1990 de l’EPAMA.
Le plan de prévision des risques d’inondations (PPRI) a été révisé lors du dernier conseil de l’agglomération créant 5 zones d’exception. Il y a eu dans les années 1990 une exception de taille avec la construction du centre aquatique du Mont Olympe. Située en zone inondable cette réalisation a des conséquences sur le niveau des crues empêchant l’eau de s’évacuer normalement. Les cinq zones retenues vont avoir le même effet avec un risque pour les crues à venir. La seule zone d’exception, peut-être justifiée, est sur le site de la Macérienne où une partie pourrait être retirée du plan en l’occurrence le site de la centrale hydroélectrique.
Au chapitre des inquiétudes aussi le démantèlement de Voies Navigables de France (VNF) qui est l’organisme qui est chargé de l’entretien des rivières et de faire respecter le PPRI.
Élections départementales dans l’agglomération de Charleville-Mézières : la gauche rassemblée pour gagner le changement !
Ce jeudi 15 avril, le PCF, le PS, Génération S, EELV et la France Insoumise présentaient le programme sur lequel ces organisations se sont accordées en vue des élections départementales dans les cantons de Charleville-Mézières. A la remorque de l’agglomération ou de la région, les élus du conseil départemental n’auront pas marqué les six ans de leur mandat ! On en entend plus parler pour le malaise de ses personnels que pour la combativité des élus. Alors que d’autres départements ont gagné en justice, vis à vis de l’État, pour la non compensation des dépenses liées au RSA, le notre subit et le fait payer aux Ardennais.
Il y a urgence à avoir d’autres élus, combatifs, au côté de la population, défendant les services publics, prenant en compte l’impératif de plus de solidarité. Les défis environnementaux nécessitent, non pas quelques actions vertes, pour compenser les dégâts, mais bien que chaque décision du conseil départemental soit aussi analysée à la loupe des conséquences écologiques. Nos collèges ont besoin d’être modernisés mais pas n’importe comment et cela nécessite donc une vraie consultation de la population. Il faudrait créer un service public d’aide aux personnes âgées en perte d’autonomie. Si le développement économique n’est plus une compétence départementale, le département peut cependant agir, en soutenant les associations, et par ses interventions sur le logement, par exemple : aider à l’isolation des logements crée de l’emploi, est nécessaire pour le climat, et contribue au confort des familles !
Ce sont ces propositions et d’autres que porteront les candidats de la gauche rassemblée dans une démarche citoyenne sur les quatre cantons de Charleville-Mézières.
Aux dernières nouvelles, les élections régionales et départementales auraient lieu les 20 et 27 juin … sauf nouveau changement !
Protocole de fin de conflit chez Walor (Bogny sur Meuse)
Après 9 jours de lutte, un protocole de fin de conflit a été signé, actant :
– une revalorisation salariale de 33 cts du taux horaire pour l’ensemble de l’effectif (23 cts à compter du 1er avril 2021 et 10 cts au 1er septembre 2021)
– l’abandon des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement engagées contre 3 salariés dont 2 élus CSE et l’étalement des jours de grève.
Rappelons les faits : lors de la première réunion de négociation, la direction avait décidé d’une augmentation salariale différente en fonction du taux horaire des salarié-es. Elle proposait une augmentation de 15 cts pour les salarié-es ayant un taux horaire inférieur à 11,50 et 10 cts pour celles et ceux avec un taux horaire supérieur à 11,50.
Puis elle s’était lancée dans une tentative de criminalisation de l’action syndicale amenant des salariés devant le tribunal le 6 avril : la direction de l’entreprise avait été déboutée de ses demandes.
Après la victoire judiciaire, les augmentations de salaires accordées témoignent de la force des luttes : félicitation aux salariés de Walor et à leurs dirigeants syndicaux.
La conférence nationale du PCF se prononce pour Fabien Roussel, un candidat du peuple, pour les présidentielles
1000 délégués se sont « connectés » les 10 et 11 avril pour une conférence nationale. Un exercice démocratique inédit qui fut une parfaite réussite. Via le numérique, les communistes ont réussi à débattre des questions posées sur la stratégie de la présidentielle et des législatives en 2022. Toutes les fédérations se sont connectées et 70 se sont exprimées. En respectant la parité, six Ardennais ont participé à l’exercice.
Deux options ont été soumises à la discussion : la décision dès maintenant de la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle ou la recherche d’un hypothétique rassemblement de la gauche et de l’écologie avec décision dans six mois.
Un texte d’orientation a été adopté le 13 mars et a servi de support à la discussion.
1) La candidature communiste et un pacte d’engagements législatifs communs proposé à la gauche a reçu un avis favorable à la majorité.
Le but est de contribuer à l’émergence d’un mouvement populaire pour se débarrasser du pouvoir en place en écartant l’extrême droite.
Les Français doivent pouvoir reprendre les commandes de leur destin.
Ils refusent largement l’hypothèse d’un duel Macron/Le Pen distillée par les médias aux ordres.
Nous devons redonner espoir au monde ouvrier populaire abstentionniste.
2) La deuxième alternative incluse dans le texte propose une initiative d’alliance « dès le premier tour de l’élection présidentielle sans la dissocier des élections législatives respectant la diversité de la gauche et du mouvement social ».
A la fin des débats de ce week-end, la conférence nationale s’est prononcée largement à 66 % pour l’option 1 avec Fabien Roussel comme candidat à l’élection présidentielle.
Les adhérents auront le dernier mot dans un vote qui aura lieu du 7 au 9 mai.
Rassemblement transfrontalier avec Fabien Roussel

Une délégation de communistes ardennais a participé à un rassemblement transfrontalier avec Fabien Roussel pour exiger la levée des brevets et la transparence des laboratoires pharmaceutiques
Brève
Vitali, ce jeune lycéen de Revin, victime d’une obligation à quitter le territoire Français, a pu réintégrer le lycée, suite à la mobilisation. Pour l’instant l’autorisation de rester en France n’est accordée que jusqu’à l’obtention de son CAP. A suivre.
Souscription
Pour plus des deux tiers, les ressources financières du PCF sont constituées des cotisations des adhérents, de la contribution des élus et des dons des personnes physiques. La part du financement public dans le budget global du PCF est la moins élevée de tous les Partis.
Il y a tant besoin de se lever contre les injustices, les atteintes aux libertés et aux droits des personnes, tant besoin, inséparablement, d’œuvrer au rassemblement de notre peuple autour d’exigences de rupture avec la politique pratiquée depuis si longtemps et qui meurtrit si gravement notre pays.
Tout don, aussi modeste soit-il, contribuera efficacement à l’expression et la prise d’initiative du Parti communiste. Ces dons donnent droit à réduction d’impôt.
Les versements sont à faire à l’ordre de ADF PCF 08.
Chronique internationale
L’Assemblée nationale du Vietnam (AN) a élu lundi matin 5 avril à Hanoi Nguyên Xuân Phuc, membre du Bureau politique du CC du Parti Communiste Vietnamien, nouveau Président de la République Socialiste du Vietnam. Pendant son mandat il souhaite une mobilisation populaire pour faire du Vietnam un pays fort et prospère d’ici 2045. C’est avec force et conviction qu’il a déclaré dans son discours d’entrée en fonction « Nous sacrifierons notre économie pour sauver notre peuple ». Il s’est engagé à une absolue loyauté à la Patrie, au peuple, à la Constitution de la République socialiste du Vietnam, à faire tout son possible pour accomplir au mieux les tâches confiées par le Parti, l’Etat et le peuple vietnamien. Il a estimé que dans les temps à venir, le Vietnam aura des opportunités mêlées de défis, tout en exprimant sa conviction que sous la direction du Parti, avec le courage et l’intelligence des Vietnamiens, la force de l’esprit d’un bloc de la grande union nationale, le soutien des amis internationaux, le pays surmonterait définitivement toutes les difficultés et atteindrait avec succès les objectifs fixés par le 13e Congrès national du Parti.
Esteban Evrard
