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L’urgence de nouvelles relations internationales fondées sur la paix et la coopération

Fabien Roussel, Secrétaire National du PCF, a exprimé dans une belle déclaration à l’Agence Tass le besoin de nouvelles relations entre la République Française, la Russie et la République Populaire de Chine. Ainsi, il a déclaré que le PCF exige la levée immédiate des sanctions antirusses. « La France doit proposer de nouvelles relations à la Russie et à la Chine, créer de nouveaux espaces de paix, de coopération et de sécurité collective entre les peuples et les nations souveraines » a-t-il déclaré. Il exprime également la nécessité pour la France de sortir de l’Otan, qui ne représente que la guerre à l’encontre des peuples qui prennent leur destin en main.

Dans la même logique, il dénonce avec force la résolution votée par le parlement européen qui assimile le communisme au nazisme. Il rappelle que le PCF condamne fermement cette « résolution honteuse qui va à l’encontre des conclusions du tribunal de Nuremberg ». Cette résolution, a-t-il noté, est « un scandale pour la mémoire des combattants de la Résistance et de l’Armée rouge, qui ont joué un rôle décisif dans l’obtention de la victoire ».

Le PCF a vocation à unir le Peuple de France, que le capital souhaite tant diviser et à défendre sa souveraineté qui est le pilier d’une démocratie. La solidarité internationale ne peut être concrète sans souveraineté populaire !

Esteban EVRARD

La fièvre monte chez les salariés !

Entre mépris et bas salaires, risque pour l’emploi et travail pour être rentable plutôt que pour l’intérêt général, les raisons de mobilisation des salariés se multiplient. Prenons un exemple hors département, mais emblématique en cette période : celui des salariés de SANOFI. Les vaccins contre le COVID sont nombreux : Pfizer, Moderna, dont chacun a entendu parler dans notre pays (à défaut d’avoir accès au vaccin) mais aussi russe, chinois. Au pays de Pasteur, le directeur général du groupe pharmaceutique français, SANOFI, avait suscité un tollé au printemps dernier en expliquant que son vaccin serait distribué en premier aux États-Unis. Il aurait mieux fait de se taire ! Sanofi n’est pas au rendez-vous ! Mais le nombre de chercheurs de SANOFI est passé de plus de 6 000 postes en 2007 à 3400 et il veut encore en supprimer 400 ! En tout le plan prévoit 1700 suppressions d’emploi en Europe dont mille en France. Pourtant SANOFI a touché de l’argent public pour ses recherches et versé 4 milliards à ses actionnaires au printemps dernier. Cherchez l’erreur ! Les salariés de SANOFI étaient en grève ce 19 janvier pour des augmentations de salaires, contre ces suppressions de poste et leur syndicat CGT propose que les unités de production contribuent à la production de vaccins mis au point par les autres.

Avec son projet Hercule, EDF veut saucissonner l’entreprise avec des risques majeurs pour le respect des impératifs de service public, les tarifs et la recherche pourtant indispensable pour la transition écologique : comment s’étonner de la mobilisation de ses salariés ? La prochaine mobilisation est annoncée pour le 28 janvier.

Les soignants seront dans la rue ce jeudi 21 janvier. Malgré l’épidémie, les fermetures de lits et de services se multiplient dans les hôpitaux !

Le 26 janvier, ce sont les personnels de l’éducation nationale rejoint par l’enseignement supérieur et la recherche qui seront en grève : la gestion erratique et sans moyens supplémentaires de la crise sanitaire est à la mesure du mépris que les personnels ressentent et met en cause l’éducation de nos jeunes.

La fièvre monte chez les salariés et le 4 février, c’est une journée intersyndicale, interprofessionnelle qui s’annonce : le plan de relance affiché par le gouvernement poursuit les politiques de casse de l’emploi, de pression sur les salaires et sur les conditions de travail et d’affaiblissement de la protection sociale. Il plonge une grande partie de la population et notamment la jeunesse dans la précarité et la pauvreté. C’est insupportable !

Michèle LEFLON

Bilan de la crise très lourd pour les étudiants

Dépressions, décrochages, perte d’emplois et de revenus, programmes ERASMUS annulés, le bilan que dresse la crise est particulièrement lourd pour les étudiants et encore plus évidemment pour les plus précaires d’entre eux.

Cette année académique se présentait comme une lueur d’espoir pour certains après la détresse qu’ont pu connaître les étudiants l’année dernière, année durement touchée par la crise sanitaire. Malheureusement, ces espoirs ont été de courte durée. Tout a commencé avec la décision de dispenser les cours à distance, décision loin d’être légère en conséquence. Aucun type d’enseignement n’est adapté à de pareilles conditions pédagogiques, c’est d’autant plus le cas pour l’enseignement supérieur. C’est ainsi que nombre d’étudiants sont tombés dans un cercle de décrochage, faute de pouvoir suivre leur enseignement correctement. La dépression est également un symptôme lié à la Covid, dépression à laquelle sont laissés les étudiants, ne pouvant que tourner en rond dans leurs chambres étudiantes, privés de tout lien social quand ils ont encore la chance de pouvoir payer leur loyer. Ce loyer si cher de nos jours, quand le confinement et la fermeture du secteur HORECA ont signifié la perte de dizaines de milliers d’emplois étudiants, indispensable à la survie des plus précaires.

Que répond le gouvernement face à cette détresse qui gagne nos facultés une à une ? Rien si ce n’est des paroles vides de sens et d’actes. “Nous pensons à vous”, “C’est dur d’avoir 20 ans en 2020”. Une pseudo-considération de notre affliction ne peut en aucun cas nous suffire. C’est pour cela que nous demandons notre retour dans les universités, que ce soit en demi-classe, en groupes, mais notre retour sur nos bancs, là où se construit chaque jour non seulement notre avenir mais également l’avenir de la France.

C’est en ce sens, que nous avons manifesté le 20 janvier, soutenu notamment par Fabien Roussel, et que nous continuerons de porter haut et fort ces revendications, “quoi qu’il en coûte”.

Anthony JACOBS-REMACLE

Enseignants sous emprise !

Oui, « Dieu barre la route » (comme le titre Charlie Hebdo du 6 janvier 2021 p.5).

Un sondage (Ifop-Fondation Jaurès) montre qu’un prof sur deux a connu des contestations au sujet de son enseignement. Si ce prof en informe le rectorat, on lui dit « qu’il est allé trop loin » et « qu’il faut faire moins de vagues ».

Au lycée, 38% des professeurs seulement déclarent ne pas s’autocensurer pour éviter les incidents ! Est-ce qu’on se rend bien compte du recul de la laïcité ?

L’institution Education Nationale refuse visiblement d’aborder le problème.

Les professeurs courageux continuent, au risque d’être contestés, insultés et même… décapités ?

Comme Samuel Paty.

Ou encore humiliés, ils quittent l’enseignement, même s’ils aimaient leur métier.

Comment l’école laïque peut-elle continuer ainsi ?

Les professeurs et les parents d’élèves devraient protester, tous unis, pour défendre une école laïque, où les professeurs seront libres d’enseigner leur programme sans la pression de ces intégristes religieux.

La laïcité est à retrouver, à enseigner, avec la liberté d’expression, la liberté de caricatures, la liberté de croire ou de ne pas croire. Et les élèves de cette école laïque doivent accepter les cours de cette école laïque !

Le parti communiste défend bec et ongles cette école publique et laïque (et les professeurs quand ils sont empêchés de faire leurs cours). Elle est un pilier des institutions qui sont indispensables pour éduquer le peuple et lui permettre de s’émanciper de toutes les oppressions, religieuses, politiques et de construire le socialisme.

Appel à la mobilisation des défenseurs des libertés

La Fédération des Ardennes du PCF appelle à participer au rassemblement samedi 16 janvier à 11 h place ducale, initié par la LDH, Amnesty internationale, la Libre pensée, le Collectif « chez Josette », la Cimade, la CGT et la FSU.

Le gouvernement s’est contenté d’effets d’annonce par rapport à des modifications aux articles les plus contestés de la loi de « sécurité globale », tandis que les décrets parus en décembre étendent les possibilités de fichage aux opinions politiques, syndicales …

On renforce les dispositifs de surveillance de l’État et on affaiblit la capacité de la population à surveiller l’État !

Orientations budgétaires du Grand Est : une vraie politique de droite masquée par beaucoup d’esbroufe

Comme les autres collectivités, le Grand Est a réagi par de nombreuses mesures aux difficultés économiques et sociales liées à la COVID. Les orientations budgétaires régionales sont l’occasion de préciser la nature des choix faits. A défaut de mise à disposition à la population de ses orientations, qui permettrait un vrai débat démocratique, il est possible de voir sur internet la session du conseil régional et donc la présentation faite : beaucoup de beaux mots pour affirmer la volonté de transition écologique, de mettre la santé au premier plan, de développer le numérique. Mais au-delà des discours, des questions se posent :

– quels engagements en contrepartie des aides aux entreprises ? Il n’est pas acceptable que des aides soient accordées à des entreprises qui réduisent les emplois et délocalisent !

– quelle orientation donnée au développement économique ? Développer pour favoriser les profits ou développer pour répondre aux besoins de la population ?

quelle transition écologique ? Pour favoriser le capitalisme vert ? On sait par exemple qu’alors que le Conseil Régional prétend défendre le château d’eau qu’est la nappe phréatique du Sud Ouest Vosgien, rien n’est fait pour limiter les prélèvements du groupe Nestlé !

Le Grand Est s’est déjà tristement illustré par la mise en concurrence de certaines lignes de TER, une attaque sans précédent contre le service public de transport et voudrait renégocier avant terme sa convention avec la SNCF. Toutes les inquiétudes sont permises.

Les orientations budgétaires annoncent une diminution de 11 % des dépenses de fonctionnement, comme un bel effort, sauf que cela concerne ses personnels, les agents des lycées. Est ce une politique sociale ?

Le Grand Est a publié en décembre sa feuille de route santé. Elle est dans le même style, en 129 pages, étalant le rôle de la transition écologique pour la santé. Mais le Conseil Régional remplit si peu son rôle dans ce qui est sa compétence en santé, la formation des professions paramédicales, que l’Agence Régionale de santé finance des formations … sur de l’argent de la Sécurité Sociale !

Ce sont des actes qui sont nécessaires, pas des paroles !

Michèle LEFLON

Prison à Donchery, une construction indispensable

La décision de construire une nouvelle prison sur le territoire de la commune de Donchery est définitivement actée par le Ministère de la Justice. Après bien des tergiversations, notamment sur le terrain, c’est donc à Donchery que se construira (ouverture programmée en 2022) ce nouveau centre pénitentiaire de 180 places. La communauté d’agglomération Ardenne Métropole a accepté le principe de mettre gratuitement le terrain (valeur 2,2 millions d’euros) à la disposition du Ministère. Le coût de la construction s’élèvera à 60 millions.

Tous les commentaires dans ce dossier tournent autour de l’aspect économique et sur la création d’emplois. En fonctionnement cette prison d’un nouveau genre va générer quelques 200 emplois. Ces aspects sont essentiels mais jusqu’à présent personne ne se déclare satisfait de contribuer à la résorption de la surpopulation dans les prisons françaises. Celle-ci est considérée comme la première cause de violence dans les prisons. Certains condamnés n’effectuent même pas leur peine par faute de place. Au 1er janvier 2020, le nombre de détenus était de 70651 soit un taux d’occupation de 138%. Cette situation a d’ailleurs été pointée par la Cour européenne des droits de l’Homme. Il n’est pas rare de voir des détenus contraints de cohabiter à trois ou quatre dans des cellules prévues pour une ou deux personnes. La décision prise par le Ministère de la Justice de construire de nouveaux établissements n’en est que plus urgente.

Un autre dossier est d’actualité c’est celui de la rénovation de la Maison d’arrêt de Charleville-Mézières. D’une capacité de 55 places celle-ci est enfin en travaux de rénovation depuis début 2020.

La construction d’une nouvelle prison à Donchery avait été largement débattue pendant la campagne des élections municipales. Aujourd’hui, il semble que les choses s’apaisent.

Sylvain DALLA ROSA

Grève chez Monier à Signy l’Abbaye

Cinq jours de grève du 4 au 8 janvier pour que la direction se soumette à la loi  et réponde aux revendications concernant les postes de travail de deux salariés !

Cinq jours de piquet 24h/24h qui à certains moments ont certes été éprouvants car confrontés à des températures négatives.

La présence chaque jour de militants ardennais a été pour nous tous, un réconfort et un soutien de grande importance moralement et humainement. La solidarité a dépassé les Ardennes et les salariés de Monier Marseille ont débrayé en soutien ! Merci.

Le syndicat CGT Monier remercie le Parti Communiste Français pour sa solidarité financière et pour son attachement aux luttes sociales, sa solidarité, son humanité et sa fraternité.

Ce mouvement des salariés de l’usine Monier, porté par le syndicat CGT, a prouvé que la lutte et la solidarité peuvent porter leurs fruits. Par cette action nous avons obtenu que deux salariés et camarades puissent voir leur avenir professionnel plus sereinement.

Fabien TOMBOIS

Au revoir Donald

Après avoir sévi 4 ans au sein des USA et du monde, Donald Trump montre ses muscles en utilisant sa dernière carte avec son fan-club de milice fasciste. Lancées à l’assaut des institutions américaines et dans les rues du pays, ses troupes fanatisées et assoiffées de violence veulent plonger le pays dans la tourmente.

S’attaquer à un Parlement relève d’une atteinte grave à la démocratie, même quand celle-ci est affaiblie par la domination de puissances financières. Ce si grand pays donneur de leçon, ne devrait-il pas regarder devant sa propre porte ?

Les élu.e.s démocrates demandent à utiliser l’article 2 de la Constitution des États-Unis d’Amérique, qui stipule, dans sa section 4 : « Le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs charges sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs. »

N’aurait il pas été judicieux de le faire avant ? Son mandat a marqué par le racisme (oppression de la communauté Afro-Américaine, des latinos…), la violence, les dérapages médiatiques, les tweets incendiaires, la corruption mais aussi, les bavures policières. A l’international, Donald Trump a tenté d’intimider nombre d’États qui refusaient de se soumettre à l’impérialisme états-unien : le blocus de Cuba et l’interférence dans les affaires des pays d’Amérique du sud comme le Venezuela ont été les grands thèmes de son gouvernement, un gouvernement qui ose parler “liberté” mais fait de la répression totalitaire. Ironique n’est-ce pas ?

Cette invasion du Capitole restera-t-elle dans les cahiers de l’histoire comme témoignage des dérives possibles d’un dirigeant fascisant ?

Arrêtons d’écouter la bourgeoisie qui souhaite instaurer la division entre les travailleurs via les groupes néofascistes pour maintenir son pouvoir.

Une région aux ordres

La création, au 1er janvier prochain, de la Communauté Européenne d’Alsace (CEA) va renforcer la domination de l’Alsace sur la Région. S’agit-il d’une première étape vers la création d’une Région Alsace? C’est en tous les cas l’objectif évident que s’est fixé le président alsacien de la Région Grand Est, Jean Rottner.

La fusion des départements du Bas et Haut-Rhin est effective depuis le 1er janvier. Les mots ont un sens, il ne s’agit pas de la création d’un département unique mais d’une CEA. Autrement dit c’est la première pierre à l’autonomie de l’Alsace au sein des régions françaises. Face à cette démarche le gouvernement est étrangement silencieux.

Parallèlement la Région Grand Est vient de créer un Groupement d’intérêt public afin de mieux représenter le Grand Est au sein de l’Union Européenne. Le président de la Région a pour objectif d’intégrer dans ce groupement les intercommunalités, les départements ou les Chambres consulaires. Au cours de la réunion du conseil régional quelques voix se sont élevées pour dénoncer cette création qui va concurrencer le Bureau Europe du Grand Est à Bruxelles. Certainement que pour Jean Rottner le Bureau Europe n’était pas assez représentatif. En réalité il s’agit d’une étape supplémentaire de la main mise sur le fonctionnement de la Région. On peut regretter que l’opposition n’est pas cru bon de saisir la justice administrative pour contester ces décisions.

Sylvain DALLA ROSA