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Enfin : Servier reconnu coupable !

Il aura fallu plus de dix ans pour que le laboratoire Servier soit condamné après le scandale du Mediator, ce médicament responsable de plusieurs centaines de décès entre les premières alertes sur sa toxicité en 1990 et son retrait du marché en 2009. On ne peut que regretter que l’amende et les indemnités aux victimes ne soient pas à la hauteur des bénéfices faits par le laboratoire avec ce médicament.

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament a également été condamnée pour « homicide et blessures involontaires »  du fait de « négligences ».

Comme l’a dit la présidente du tribunal, « la chaîne de confiance dans le circuit qui va du fabriquant au patient » a été « rompue ». Cela n’est pas sans conséquences durables sur la confiance de la population, comme on le voit avec toutes les hésitations à la vaccination !

Il y a une véritable urgence à ce qu’il y ait un pôle public du médicament : c’était le sens d’une proposition de loi des parlementaires communistes il y a quelques mois.

Michèle Leflon

Il faut rouvrir les accueils de la CPAM !

Voilà maintenant plusieurs mois que les accueils de la CPAM de Monthermé, Revin et Vouziers sont fermés. Malgré cela la CPAM n’est toujours pas en capacité d’assurer l’ouverture sur Givet et Rethel : Givet a été fermé 3 fois depuis le début de l’année, Rethel fermé 4 fois.

Cette situation laisse une partie de la population sans accueil et donc sans soin. Un accueil physique est indispensable même s’il existe un système de rendez-vous, d’ailleurs difficile à obtenir parfois. Les usagers se retrouvent dans une situation extrêmement compliquée dès qu’un souci survient dans le paiement des indemnités journalières ou pour faire une demande d’aide financière à la caisse.

Il conviendrait que les élus de ces communes interviennent pour une réouverture le plus rapidement possible afin de garantir à tous le même droit d’écoute et d’action.

Cette situation freine l’accès aux soins, dégrade le service rendu à l’assuré et ne fait qu’augmenter la précarité dans un département où les indicateurs sont déjà bien hauts.

Rappelons les paroles d’Ambroise Croizat : « Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la Sécurité Sociale.  Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès. »

Dalila Maouche

Le PCF défend de toute sa force le logement social

Le logement social est une spécificité française qui a longtemps servi de modèle en Europe. Permettre l’accès à un logement pour tous y compris pour les familles avec les plus bas revenus était la revendication aussi bien de l’Abbé Pierre que du monde associatif et du PCF dans les années 1950.

C’est cette force collective qui a poussé les gouvernements d’alors à mettre en place une politique de construction de logements financée fortement par l’État, c’était la politique de l’aide à la pierre. Grâce à cette volonté politique qui rassemblait toutes les opinions on a pu éradiquer les bidonvilles et les logements insalubres des vieux centres villes (dont Paris) en construisant les grands ensembles que l’on connaît. Il y avait urgence. Ces grands ensembles sont aujourd’hui très décriés mais à l’époque pour ceux qui y ont eu accès, quelle modernité ! Quel confort ! Mais dans les années 1970 les gouvernements de droite, sous la pression des grands constructeurs tels que Bouygues, Vinci, GTM, etc…mis en appétit par les chantiers de l’époque, ont pris la décision de libéraliser le marché du logement et ont ouvert au marché privé toutes les possibilités financières pour faire de juteux profits. C’est le même schéma qu’avec les autoroutes, l’État (c’est-à-dire nous tous) prend à sa charge les investissements et livre ensuite au privé le marché de la gestion pour en tirer les bénéfices redistribués en actions. Ce sont d’ailleurs les mêmes sociétés qui encaissent. Le résultat est catastrophique pour la construction de logements à des prix abordables pour tous. Pour amortir le choc de l’abandon de l’aide à la pierre le gouvernement met en place l’aide personnalisée au logement. Mais cette aide n’est pas inscrite dans le marbre. La Loi SRU de 2000 portée par le ministre communiste JC Gayssot sous le gouvernement de L. Jospin n’a pas d’autre ambition que de limiter les effets de cette libéralisation et de contraindre à la construction de logement sociaux. Les débats à l’Assemblée Nationale autour de cette loi sont les mêmes qu’aujourd’hui. Aujourd’hui un certain nombre de maires de droite reprennent les armes contre cette loi et ressortent des arguments usés jusqu’à la corde auparavant.

Si certains maires sont sanctionnés par les préfectures avec des amendes variables, c’est surtout l’État lui-même qui est responsable du manque de constructions de logements. C’est en asphyxiant les bailleurs sociaux qu’on empêche la construction et la bonne gestion des patrimoines. Pire en s’attaquant à l’APL, et notamment à l’APL pour les jeunes travailleurs, le gouvernement Macron poursuit son opération de démolition du logement social et creuse encore plus les inégalités.

Esteban Evrard

Les Communistes dans l’action

 

Le samedi 27, les communistes étaient à Revin pour exiger que Vitali puisse rester en France ! Élève en CAP cuisine au lycée de Revin, Vitali a 19 ans. Il est arrivé en France après avoir fui la Géorgie avec son frère et sa grand-mère qui les élève depuis le décès de leurs parents. Malgré sa parfaite intégration et alors qu’il n’a plus de famille en Géorgie, il a une obligation à quitter le territoire. Non aux expulsions !

Manifestation des retraités le 31 mars pour le pouvoir d’achat, la santé et l’autonomie

Seul et sans empathie, le Président de la République nous confine !

Jupiter maître du temps et de nos vies ! Certes, le Président de la République n’est pas responsable de l’épidémie, des variants. Mais disons le clairement : son ego surdimensionné – il n’a même pas l’humilité de dire qu’il peut se tromper – aggrave la situation de notre pays. Fallait il confiner en février ? Il avait seul fait le pari que non et maintenant, c’est oui ! A l’incertitude engendrée par l’épidémie se surajoute l’incertitude des caprices présidentiels. Précisément parce que la situation est grave et complexe, elle ne peut être gérée par un seul homme : ce devrait être à la représentation parlementaire, éclairée par l’avis des scientifiques, de prendre les décisions qui s’imposent ! Mais Macron a décidé, fait le 20h et envoie son premier ministre faire le service après vente à l’Assemblée Nationale !

Le conseil scientifique a d’ailleurs bien compris le mépris que lui porte le Président de la République, en refusant de rendre un avis sur le report éventuel des élections départementales et régionales.

La situation sanitaire est d’autant plus grave que le gouvernement macroniste préfère poursuivre ses politiques au service du grand patronat plutôt que de répondre aux besoins. L’état des hôpitaux publics est d’autant plus catastrophique que des personnels le quittent, n’en pouvant plus du mépris apporté à leurs revendications, le gouvernement privilégiant ostensiblement le secteur privé. La prise en charge des malades du COVID s’accompagne de restrictions pour d’autres malades ! Et quant le Président de la République annonce l’ouverture de nouveaux lits de réanimation, il oublie de dire comment et au prix de quelles déprogrammations ! Quant à la vaccination, seule issue durable à la crise, elle fait les frais aussi des choix gouvernementaux. Non seulement il n’y a pas assez de vaccins – et le gouvernement fait tout pour que la situation se prolonge en refusant toute action pour la levée des brevets et le partage des processus de production en Europe et dans le monde – mais en plus il aggrave la pénurie en en gardant sous le coude pour des opérations de communication : comment concevoir autrement qu’il puisse généreusement en attribuer quelques milliers à tel ou tel département ou ville ou soudain ouvrir des centres de vaccination le week-end … qui n’ont pas de vaccins en semaine !

Mais le gouvernement préfère monopoliser l’attention par des débats stériles comme celui sur l’attestation de sortie dans les départements confinés précédemment, retiré le lendemain même de l’annonce !

Manifestation pour que Vitali reste en France

L’action des Communistes en images

Les communistes soutiennent toutes les luttes contre les fermetures de classes à la rentrée prochaine, ici à Montcy Notre Dame

Un grand merci aux Camarades qui rénovent le siège de la Fédération du PCF

La loi ASAP vous connaissez ?

Peut-être pas ! ASAP signifie accélération de la simplification de l’action administrative. Cette loi, promulguée en décembre, pourrait paraître anodine. Mais est-ce possible avec ce gouvernement ?

L’exemple des modes d’accueil de la petite enfance traduit tout le caractère antidémocratique et antisocial de la majorité actuelle : c’est par ordonnance que la réforme se fait ! Et quelle réforme !

Elle s’inscrit dans une politique continue de casse des services publics et favorise le développement des structures privées lucratives, conformément au modèle développé pour les EHPAD… aujourd’hui inaccessibles pour la majorité du fait de leur prix exorbitant.

Sous prétexte de relancer l’attractivité du secteur, il s’agit, sans financement supplémentaire, d’optimiser à outrance l’occupation des places, de diminuer les taux d’encadrement, de développer l’accueil en surnombre, de diminuer la surface minimum par enfant, de déréglementer l’administration des médicaments, de ne pas reconnaître la qualification des agents, de favoriser l’absence d’expérience professionnelle pour les encadrants, et de ne pas augmenter le niveau de rémunérations.

Ainsi, il serait possible d’inclure les apprentis dans le calcul du taux d’encadrement, de permettre à des personnes sans expérience professionnelle préalable auprès de jeunes enfants d’occuper des postes de direction dans des crèches. Pour ce qui est de l’accueil à domicile, le projet permettrait un agrément ordinaire pour 6 enfants par assistante maternelle et jusqu’à 8 enfants présents simultanément.

Inutile de dire que cela mécontente profondément les professionnel.les. C’est à l’appel de tous les syndicats (CFDT, CGT, FSU, FO et Sud) qu’une journée nationale de grève et de manifestation est prévue le 30 mars.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les 1531 adhérents du Parti Communiste Français à jour de cotisation de la région Grand Est ont été consultés sur la stratégie du PCF pour les élections régionales des 13 et 20 juin 2021 ainsi que sur la confirmation de leurs chef-fe-s de file

Près de 900 militants se sont exprimés.

A la question sur la stratégie du PCF, les communistes de la région Grand Est approuvent à 89% leur engagement pour le « Pacte pour une région écologiste, citoyenne et solidaire » avec le Pôle écologiste et le Parti Socialiste, et leur volonté de poursuivre les discussions pour travailler à la convergence de toutes les initiatives en faveur d’une liste unique rassemblant les forces de gauche, écologistes et citoyennes.

Sur la désignation des chef-fe-s de file, les communistes de la région Grand Est confirment à 90% Hülliya TURAN et Bora YILMAZ comme leurs chef-fe-s de file, représentant-e-s légitimes du PCF pour conduire les discussions avec nos partenaires.

Les 10 fédérations du Grand Est du Parti Communiste Français se félicitent du processus démocratique engagé et remercient les communistes pour la confiance qu’ils portent en leur chef-fe-s de file pour poursuivre les discussions avec les partenaires de gauche et du pôle écologiste déjà engagées dans le pacte Grand Est.

Nous réaffirmons notre volonté de porter haut nos propositions régionales pour répondre à l’urgence écologique, sociale et démocratique, et de rassembler toutes les forces de gauche, écologistes et citoyennes sur une même liste pour les élections régionales des 13 et 20 juin 2021.

Dans les Ardennes, 37 % des communistes se sont exprimés et ont soutenu la proposition à 64 % (19 % contre et 17 % d’abstention). Le soutien aux chef.fes de file a été plus large : 76 % pour, 5 % contre et 19 % d’abstention.

Mercredi 31 Mars : Les retraité-e-s dans la rue ! Rassemblement et Manifestation. Toutes et tous à 14h00 devant la préfecture

Un pouvoir d’achat en recul : De mesures fiscales défavorables en blocage des pensions, depuis plusieurs années, les retraité-e-s vivent de plus en plus mal. Entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2019 les pensions nettes ont progressé de 6,26 % pendant que l’indice des prix Insee augmentait lui de 12, 93 %. La réponse gouvernementale, c’est une revalorisation de 0.4 % et le gel des complémentaires ! L’intersyndicale des retraité-e-s exige une revalorisation immédiate de 100€ comme première étape avant d’autres augmentations !

Le droit à la santé pour tous : Les retraité-e-s doivent pouvoir se soigner correctement. Il faut garantir l’accès aux soins en multipliant les centres de santé publics avec nombre de médecins généralistes dans tous les territoires. La pandémie a mis en lumière l’immense manque de moyens des hôpitaux publics, depuis 30 ans 100.000 lits ont disparu et les effectifs ont été saignés ! Exigeons 100.000 embauches immédiates !

La sécurité sociale : Alimentée par les cotisations que les retraité-e-s ont payé toute leur vie de labeur, notr Sécu ne doit pas servir à financer le « quoi qu’il en coûte » de Macron et pas question que les actionnaires des laboratoires pharmaceutiques se gavent sur son compte ! Et si les patrons payent ce qu’ils doivent et que cessent les exonérations, alors oui, il serait largement possible de financer :

Un droit à l’autonomie financé à 100% dans la branche maladie de la Sécu. Que ce soit en Ehpad ou au niveau des services à domicile le manque de personnel est criant. Le formidable dévouement des soignants ou des aides à domicile ne peut plus suffire et il faut d’urgence que la situation évolue dans le bon sens. Exigeons la création d’un grand service public de l’autonomie avec les embauches nécessaires. Exigeons que soit votée rapidement une loi répondant aux besoins de la société au niveau du grand âge et de l’autonomie. Le droit à l’autonomie est indissociable d’une approche globale de la santé et doit être reconnu dans la branche maladie. Il ne doit pas être financé par les retraité-e-s, ni par l’impôt, ni par des mesures fiscales supplémentaires.

Alain Janvre