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Austérité dans L’Éducation Nationale

Le « quoi qu’il en coûte » ne concerne pas l’école au regard des suppressions de classes donc de postes d’enseignant-es annoncées lors des dernières réunions avec les représentants du personnel et la direction de l’inspection académique.

Alors que l’on reconnaît le rôle important de nos services scolaires ouverts pendant la pandémie parce que nécessaire pour la continuité pédagogique et la réussite de nos enfants ; le ministre Blanquer ne manque pas de réaliser de sombres coupes budgétaires ayant pour conséquence des classes surchargées et des postes supprimés.

Dans les Ardennes, pour la rentrée 2021, cela signifie la fermeture de 36 classes en écoles primaires. C’est inacceptable !

Aussi, un nouveau tour de passe-passe pour camoufler ces suppressions a vu le jour ! Dans le second degré, il est en effet demandé que 12% des heures postes soient transformées en heures supplémentaires annuelles ou en des heures en moyens complémentaires. Cela se traduira par une surcharge de travail des personnels et de la mobilité contrainte sur plusieurs établissements, au détriment, au demeurant, de la qualité des conditions de vie et de travail des enseignant-es et des conditions d’accueil des élèves.

Pourquoi mettre en œuvre une politique qui dégrade les conditions de travail de l’ensemble des personnels et élèves ?

Alors que nos élèves, qui ont subi le 1er confinement, sont pour un grand nombre d’entre eux en difficulté. Il aurait été judicieux au contraire de prendre des mesures différentes pour y remédier, notamment d’instaurer des cours en demi-groupe pour combler les lacunes et faciliter les apprentissages.

Pour la CGT Éduc’Action, l’école n’est pas une marchandise et l’élève n’est pas une machine à laquelle il suffirait de calibrer un certain nombre de compétences pour qu’il devienne un salarié corvéable à la solde du patronat.

Le rôle de l’école est de permettre à l’élève de se construire pour devenir un citoyen libre : libre de ses choix, de ses orientations…

L’éducation n’est pas un coût, elle est une richesse !

Mezhoura NAIT ABDELAZIZ

Secrétaire Générale SDEN CGT 08

Mercier, ça roule pour Revin

Le fond d’investissement luxembourgeois Starship Investments a choisi d’installer son usine de cycle à Revin. Voilà la bonne nouvelle qui sonne la fin de  l’hécatombe industrielle nous dit-on. On déballe le tapis rouge, chacun s’auto félicite ; qui de la Mairie, qui de la communauté de commune, qui de la région n’y va pas de sa déclaration de presse, de son interview d’autopromotion… Mais grâce à qui l’investissement se fait, grâce à ceux qui vont payer les presque 800 000 euros d’aides publiques diverses et variées (selon la rumeur). Grâce à chaque citoyenne et citoyen qui participent à coup d’impôt et de TVA au remplissage des caisses publiques. Et en échange de quoi ? De rien, pas une action, pas de dividende, non le citoyen est le seul investisseur qui ne demande rien en échange. Nous aurons du travail nous dit-on. Le citoyen devrait-il payer pour travailler alors que c’est le travail du citoyen qui fait le bénéfice du capitaliste ? Si Mercier s’installe à Revin, c’est qu’il n’a pas trouvé mieux ailleurs, un mieux financier bien sûr.

Comme on dit chez nous, ne soyons pas  « mauvaise gueule » et tant mieux pour les Revinoises et les Revinois, et tant pis pour les commerces qui ferment dans cette même ville (deux de plus ces prochains mois). Appelons juste à un peu de modestie nos chers élus de droite et surtout qu’ils nous montrent la facture au cas où un jour ou l’autre nous devrions réclamer un remboursement…

Igor Nivelet 

Luxembourg, paradis fiscal

Le journal Le Monde, en partenariat avec d’autres médias internationaux, a réalisé une enquête « Openlux » confirmant que l’évasion fiscale est pratiquée de manière systématique par les ultra-riches et les entreprises multinationales vers le Luxembourg. 37 des 50 familles françaises les plus fortunées ont un compte offshore au Luxembourg et 15 000 Français figurent sur la liste des propriétaires de sociétés luxembourgeoises. Selon les calculs du journal ce sont 100 milliards d’euros d’actifs dans des sociétés luxembourgeoises qui sont possédés par des ressortissants français équivalent à 4 % du PIB français !

A Fabien Roussel, interrogeant le gouvernement sur les suites à donner à ces révélations, sur la nécessité de mettre à l’étude la proposition de loi déposée par les députés communistes qui vise à prélever à la source les bénéfices des multinationales avant qu’ils ne soient délocalisés dans les paradis fiscaux, le ministre délégué chargé des comptes publics s’est vanté que les contrôles ont porté sur 5,7 milliards d’euros d’actifs en 2019 contre 5,1 milliards en 2018, soit une augmentation de 12 % ! C’est à dire que l’on dépasse à peine les 5 % de contrôle !

Les mécanismes de cette évasion fiscale sont divers. La spécialité du Luxembourg, c’est la holding, en fait une boite aux lettres permettant d’attester la domiciliation dans ce pays. En interposant cette holding entre une entreprise réelle en France et son patron, cela permet d’éviter la taxe sur les dividendes, d’échapper à l’impôt sur la plus value en cas de revente, d’abaisser l’impôt sur le revenu. Une société française peut être tentée de verser à une filiale luxembourgeoise du même groupe des loyers exorbitants pour occuper ses locaux, afin de réduire sa base taxable en France. Ces pratiques ne sont pas inconnues de certains patrons de PME ardennaises. Le Luxembourg est également bien connu des grands groupes : 29 des 37 groupes du CAC 40 ayant leur siège en France sont aussi présents au Luxembourg, le plus souvent fort discrètement, un petit bureau, voire une simple boite aux lettres. Mais cela n’a pas empêché ces entreprises de bénéficier du chômage partiel ou de plans de soutien sectoriels puisque, pour la France comme pour l’Union Européenne, le Luxembourg n’est pas un paradis fiscal !

Grève reconductible à la Foulerie depuis le 02 février

A l’usine de la foulerie de Carignan, 116 ouvriers fabriquent des bagues de roulement brut. La plupart des salariés y gagnent un peu plus que le SMIC. Récemment, plusieurs jeunes travailleurs ont d’ailleurs été embauchés pour un salaire de 1380 euros par mois, un niveau de rémunération faible compte tenu du fait qu’ils sont astreints à travailler de nuit une fois par mois.
L’entreprise en question fait un chiffre d’affaire conséquent, elle bénéficie aussi d’aides gouvernementales substantielles, néanmoins le salaire réel des ouvriers de la foulerie a peu augmenté depuis 2011.
Les ouvriers ont pourtant bien tenté d’alerter la direction lors d’une réunion ayant eu lieu le 27 janvier ; ils ont notamment évoqué la dégradation de l’ambiance et des conditions de travail au sein de l’entreprise, mais rien ne semble pouvoir amener la direction à une remise en question. Certains ouvriers ont quitté l’entreprise faute d’y percevoir un salaire décent, d’autres sont excédés par les pratiques injustes de certains responsables du personnel.
C’est pourquoi, ce mardi 2 février, les ouvriers de la Foulerie se sont mis en grève pour demander une augmentation de salaire de 80 centimes d’euros sur le taux horaire net pour tous, entre autres. Ce mercredi 3 février, ils se sont rassemblés lors d’un piquet de grève, piquet où l’on pouvait compter 44 ouvriers de l’usine. Les représentants du personnel ont rencontré le directeur technique, mais malheureusement sans que cela ne débouche sur un véritable dialogue, la grève sera donc reconduite jusqu’à obtention d’une rémunération plus juste.
Le PCF est comme toujours auprès des travailleurs en lutte. Comme les Camarades de Monier et de Walor, nous appelons les ouvriers à continuer la lutte, c’est le patronat qui doit céder.

4 février : une manifestation combative !

Pour l’emploi, pour les salaires : ce sont toutes les professions qui sont dans la lutte, comme l’ont montré les différentes interventions qui ont rythmé cette manifestation interprofessionnelle, partie d’EDF : la volonté de privatiser le secteur de l’énergie ne passe pas et concerne tout le monde ! Cette grande manifestation unissait tous les corps de métiers de tous les secteurs.

Les retraités étaient en nombre derrière la banderole de leur syndicat CGT, et les jeunes (lycéens, étudiants et travailleurs) étaient également nombreux derrière leurs drapeaux rouges.

Elections présidentielles : sondages et débats

A propos des sondages prédisant un second tour de présidentielles excluant la gauche, la voix de la sagesse vient de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF « Pour commencer, il faudrait arrêter d’être le relais de ce scénario qui est aussi probable que celui que le Parti communiste français fasse un très bon score. Il faut arrêter de relayer cette propagande de la gauche caviar, des Joffrin et compagnie qui, à coups de sondages, à plus d’un an d’une élection, nous disent déjà quel va être le second tour pour installer dans les têtes l’idée qu’il faut un seul candidat à gauche. Et bien sur pour faire taire le courant révolutionnaire et anticapitaliste. »

Pour un rassemblement des forces de gauche, écologistes et citoyennes engagées pour le progrès !

Communiqué de la conférence régionale Grand Est du PCF – Samedi 6 février 2021

Hülliya Turan, secrétaire départementale du PCF Bas Rhin et adjointe à la Maire de Strasbourg, et Bora Yilmaz, secrétaire départemental du PCF Meurthe-et-Moselle et adjoint au Maire de Nancy, ont été désignés comme chefs de file des communistes pour les élections régionales dans le Grand Est.

Les élections régionales de décembre 2015 ont été une catastrophe politique et démocratique dans notre région. L’absence d’un projet ambitieux à gauche pour la grande région, doublée d’une division des forces, avait alors contribué à une démobilisation de l’électorat de gauche permettant à la liste d’extrême-droite d’arriver largement en tête au premier tour et à la droite de l’emporter au second. Ne reproduisons pas les mêmes erreurs qui conduiraient aux mêmes résultats, d’autant plus que la situation économique et sociale s’est depuis dégradée et que la crise sanitaire s’est installée dans la durée.

Dans le Grand Est, plusieurs initiatives et démarches politiques sont en cours. Le pôle écologiste appelle au rassemblement derrière sa tête de liste. Les Maires de Strasbourg et Nancy, deux grandes villes de la région dirigées par de nouvelles équipes de gauche, écologistes et citoyennes, rassemblées dans leur diversité, invitent de leur côté à l’union. Une démarche est également portée par les socialistes de la région. Et puis « L’Appel inédit » impulsé par Aurélie Filippetti, Caroline Fiat et Pernelle Richardot propose une démarche de rassemblement de toutes les forces. Mais à ce jour, ces dynamiques peinent à converger. Cette dispersion est incompréhensible et démobilisatrice.

Par nos mobilisations et notre activité militante sur tous les territoires de la région, nous côtoyons des milliers de syndicalistes, d’élus et de citoyens prêts à s’engager en faveur d’une dynamique régionale à la condition que nous nous rassemblions.

Nous partageons la conclusion de « l’Appel inédit » qui porte l’ambition d’une liste unique rassemblant toutes les forces de gauche, écologistes et citoyennes. Mais nous considérons qu’un appel de personnalités seul n’est pas suffisant pour permettre ce rassemblement qui doit articuler union des forces politiques organisées et dynamiques citoyennes autour d’un projet ambitieux pour la région. Aussi, nous poursuivons les discussions engagées avec Europe écologie les Verts et les socialistes de la région, comme avec Place publique, Génération.S et la France insoumise, pour parvenir à un accord et construire ensemble une liste de gauche, écologiste et citoyenne, partageant un objectif commun : répondre à l’urgence écologique, sociale et démocratique dans notre région.

Unissons nos énergies, mettons notre intelligence en commun pour construire une dynamique citoyenne avec les forces politiques, syndicales et associatifs une région écologiste, solidaire, féministe et démocratique !

Une « Force d’appui rapide » composée de CRS  va être créée pour faire face aux troubles les plus graves

Une « Force d’appui rapide » composée de CRS va être créée pour faire face aux troubles les plus graves, a appris France Info de source policière.

Cette sorte de super-CRS sera déployée en cas de troubles graves avec la crainte d’escalade de la violence. Une première unité composée de 200 policiers, issus essentiellement de la compagnie CRS 8 basée à Brièves, dans l’Essonne, va être mise en place d’ici l’été.

Elle sera divisée en deux groupes, qui se relaieront de semaine en semaine, afin que la « Force d’appui rapide » soit mobilisable 7 jours sur 7, 24h sur 24. Cette force sera mobilisable dans toute la France, avec un départ dans les 15 minutes après l’alerte. Le projet est de former, dans un deuxième temps, six autres unités afin de les répartir dans les sept zones de défense en France métropolitaine.

Ces unités seront équipées de matériel neuf, notamment de véhicules 4×4 pour franchir les barricades. Les CRS recevront des équipements anti-feu et antiacide, avec l’idée d’en faire un laboratoire pour (déployer) le nouveau matériel en test. Ce projet laisse sceptique les syndicats CGT et FO qui posent la question de l’intérêt de cette « Force d’appui rapide » alors que c’est déjà le « cœur de métier de l’organisation des CRS que de répondre au côté nécessaire et immédiat d’intervenir. On y voit quelque part une volonté de démantèlement des CRS dans leur organisation actuelle ».

Grandpuits en Seine et Marne : Un barrage filtrant devant la raffinerie Total pour sauver 700 emplois

Le groupe pétrolier français a annoncé en septembre dernier que le raffinage à Grandpuits cesserait « fin 2023 ». La raffinerie doit être transformée pour produire notamment des biocarburants. La direction affirme que 250 postes sur les 400 que compte aujourd’hui la plateforme de Grandpuits et le dépôt associé à Gargenville dans les Yvelines seront maintenus. Mais les salariés de Grandpuits associés à ceux de Gargenville n’y croient pas. D’après les calculs de la CGT, 700 emplois seraient sur la sellette. « Nous sommes 450 à travailler à Grandpuits et à Gargenville, dont à peu près 50 intérimaires ou CDD que la direction ne comptabilise pas et il y a entre 700 et 1000 sous-traitants, selon les périodes. Au total, on va avoir 200 postes supprimés chez Total et 500 chez les sous-traitants ». Assure le syndicat. Ce dernier redoute par ailleurs des mutations forcées. Il y a un sous-traitant à qui on a trouvé un poste dans le 93, c’est à 2h de chez lui et on lui a dit « c’est à prendre ou à laisser » déplore Adrien Cornet, délégué CGT de Grandpuits. Les grévistes de Total ont bloqué l’entrée de la raffinerie de Grandpuits pour protester contre le plan de restructuration du groupe. « Après 2 semaines de grève reconductible aujourd’hui ce sont quasiment 100% des salariés en poste, c’est-à-dire ceux qui gèrent la production, qui sont en grève. Une partie des salariés des services supports, comme la comptabilité, est en débrayage d’une heure ou 2 par jour. » précise Adrien Cornet.

Esteban EVRARD

Alerte ! On privatise les barrages hydrauliques

22 000 Megawatts sont produits par EDF, la Compagnie Nationale Du Rhône et la Société Hydro-Electrique du Midi (SHEM). Ces entreprises assurent leurs missions de service public du multiusage de l’eau : crues, irrigation, loisirs, refroidissement des centrales nucléaires, pêche, navigation, soutien du réseau de plus en plus soumis à la fluctuation des énergies renouvelables intermittentes… Leurs salariés sont mobilisables tous les jours de l’année, 24h/24, au service de la sécurité et de la sureté hydraulique.

Le gouvernement Macron a décidé de livrer l’électricité, bien de première nécessité, à l’appétit des spéculateurs financiers en laissant la place à d’autres producteurs. Non à « EDF Bleu ». La France ne doit pas céder aux sirènes du libéralisme. SOUTENEZ LES PERSONNELS EN LUTTE.

Philippe PAQUIS