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Une victoire pour la Sécurité Sociale

En 2021, lors de l’examen du budget 2022 de la Sécurité Sociale, le gouvernement a décidé de faire supporter le coût du Covid-19 par la seule Sécurité sociale. A l’époque, les communistes avaient contesté ce choix, considérant que les dépenses exceptionnelles dues à la pandémie ne relevaient pas de l’Assurance maladie mais de l’État.

Par ailleurs, le poids de la dette est plus faible pour L’État que pour la Sécurité sociale, l’État profitant de conditions de financement beaucoup plus avantageuses.

Dans le cadre de l’examen du budget de la Sécurité sociale pour 2023, les députés communistes ont réaffirmé la nécessité que la dette sociale d’un montant de 18,6 milliards soit reprise par l’État, permettant ainsi à l’Assurance maladie de bénéficier de près de 19 milliards de ressources supplémentaires. L’amendement a été adopté à l’Assemblée Nationale par 119 voix contre 90. Une victoire importante qui devrait permettre à la Sécurité sociale de retrouver des moyens indispensables pour nos hôpitaux publics et l’accès aux soins

Le 49-3 contre la démocratie

Avec l’application de l’article 49,3, à l’Assemblée Nationale par la 1ére Ministre, la démocratie est de nouveau foulée aux pieds et, avec elle, la santé et la sécurité sociale. Le recours au 49,3 est engagé pour faire adopter sans vote des textes portés par le gouvernement. Il s’agit en l’occurrence du budget de financement de la Sécurité Sociale et du budget pour 2023. Pour combattre cette dérive autoritaire les groupes appartenant à la NUPES ont déposé dans la foulée deux motions de censure.

Il existe une autre voie pour le Gouvernement: il pourrait admettre qu’il n’a pas la légitimité de décider seul, entendre les positions divergentes et les propositions formulées, accepter de tempérer ses ardeurs et avoir le courage de la confrontation démocratique. Les communistes y sont prêts. La démocratie et la politique en sortiraient grandies.

Il est primordiale d’entendre la volonté de changement portée par les français. Aujourd’hui les records battus sont ceux des inégalités sociales et territoriales en matière de santé. Le gouvernement n’a toujours pas pris la mesure de la crise profonde qui frappe notre pays et qui touche le point névralgique de l’hôpital alors que s’étendent les déserts médicaux. Le pouvoir, par sa politique, continue d’assécher les finances de la sécurité sociale en poursuivant la baisse de son financement par les cotisations sociales, passées de 90% à 38% en quarante ans. Chaque année, c’est la foire aux exonérations pour un patronat de plus en plus gourmand.

Le ministre de la santé justifie la baisse par le fait que le budget de la sécurité sociale pour 2022 tenait compte de la crise sanitaire. Mais il oublie les besoins liés aux soins différés. Le covid a interrompu de nombreux parcours de soins: un million d’interventions chirurgicales ont été déprogrammées et leur rattrapage est toujours en cours. Alors que la crise a fragilisé notre système de santé, le gouvernement imagine que les besoins de santé vont diminuer.

Les dépenses de santé affichaient déjà une augmentation tendancielle de 4,5% avant 2019. Par ailleurs le plafonnement de l’Ondam (objectif national des dépenses d’assurance maladie) à 2,5% pendant dix ans a précipité la fermeture de lits et de services dans les hôpitaux publics, conduit à augmenter la cadence de travail des soignants jusqu’à l’insupportable et nourri la désertification médicale, projetant notre système de santé dans des affres qui exigent aujourd’hui un grand plan de rattrapage.

Ce ne sont pourtant pas les sources de financement qui manquent. Près de 18 milliards d’euros ont déjà été immobilisés par la Cades pour rembourser une partie de la dette liée à l’épidémie de covid-19 et pourraient être réaffectés. Avec 75 milliards d’exonérations de cotisations sociales, notre modèle social s’en trouve affaibli. Mais, comme à l’accoutumée, le PLFSS que vous nous soumettez fait le choix de la réduction des dépenses publiques et sociales au détriment des besoins sociaux et de santé de la population.

Un stade Jean-Marie Baudoin

Lors du dernier conseil municipal de Charleville-Mézières j’ai voté la proposition de dénommer le stade de la rue de l’Abreuvoir, Jean-Marie BAUDOIN. Comme il est précisé dans le rapport il a fait beaucoup pour développer le sport dans notre département ( ancien organisateur du Sedan-Charleville). C’est un hommage que lui rend notre collectivité.

De mémoire je ne me souviens pas que ce stade ait été baptisé. C’est par commodité qu’il était appelé stade Gailly. Cela vient du fait qu’à cet emplacement il y avait une usine dirigée par la famille Gailly qui est responsable de sa fermeture avec plusieurs centaines de licenciements.

Sylvain DALLA ROSA

Sedan : la mobilisation pour la maternité s’amplifie

Environ 300 personnes ont manifesté dans les rues de Sedan samedi dernier. Le maire de Sedan avait mobilisé les élus. Les personnels rencontrés dans la manifestation confirmaient que tout est fait par l’ARS et la direction de l’hôpital pour aller vers une fermeture prochaine de cette maternité. Les communistes étaient bien présents. La mobilisation s’étend vers la Meuse très concernée, dans le secteur de Stenay en particulier. Une pétition peut être signée sur internet : https://www.leslignesbougent.org/petitions/non-a-la-fermeture-de-la-maternite-de-sedan-9646/

La C V A E quésako ?

La contribution valeur ajoutée entreprise est cette somme d’à peine 4 milliards

prélevée sur la plus value des entreprises (donc non considérée comme une charge), elle est attribuée en aide aux collectivités locales.

Dans la prochaine loi de finances ou de budget Macron veut la supprimer à coup de 49.3. Outre la somme, c’est la disparition de l’outil dont on devrait s’inquiéter. Cette contribution que l’on pourrait appeler cotisation serait à même de devenir une arme communiste primordiale pour peu que ces derniers se donnent la peine de la gérer avec l’ensemble des travailleurs.

Macron et son 49.3 ne s’ y trompe pas, une nouvelle fois il supprime ce qui pourrait s’apparenter à du communisme. En effet pourquoi ne pas envisager de porter cette somme à 400 milliards gérée uniquement par les travailleurs puisque ce sont eux les créateurs de ces richesses ( les capitalistes puisent dans cette manne pour distribuer aux actionnaires ). Cette cotisation sur la plus value créée par le travail dans l’entreprise pourrait permettre d’instaurer des caisses de salaire, de sécurité sociale alimentaire, mais aussi d’ investissements, etc….

Comme disent beaucoup d’économistes progressistes,

Construisons le communisme ici et maintenant !

Roger DIZY

NDR: cet article n’est pas une position officielle du PCF

Pénurie de médecins, les Ardennes touchés

La pénurie de médecins traitants frappait, jusqu’à une période récente, les zones rurales. Depuis un an ou deux les zones urbaines, à l’image de Charleville-Mézières, sont également confrontées au manque criant de médecins traitants. Il n’y pas que le secteur libéral qui est frappé, les hôpitaux publics et le centre de réadaptation (route de Warcq) sont confrontés au même phénomène. Ainsi, le centre de réadaptation est obligé de réduire l’accueil des patients alors que la demande est toujours forte. Pour faire face à cette pénurie les hôpitaux publics font souvent appel à des intérimaires, solution très coûteuse. C’est un des éléments de casse du secteur hospitalier. A Manchester ce sont les fermetures de lits, notamment pendant l’été, à Sedan des menaces sérieuses de fermeture pèsent sur la maternité (700 accouchements en 2021).

Une récente étude montre que sur le territoire ce sont plus de 7 millions de Français qui sont privés de médecins traitants et 64% renoncent à se soigner en raison des délais d’attente trop longs. Pour notre département on compte 16 maisons médicales qui sont implantées. Le financement de ces équipements est essentiellement porté par les collectivités.

Celles-ci font effectivement des efforts pour favoriser l’implantation de médecins mais la solution pour combattre les déserts médicaux ne viendra que par une véritable politique de développement de la santé organisée par le gouvernement.

C’est un service public de soins de premier recours autour de centres de santé qu’il faut mettre en place afin d’éviter la mise en concurrence des collectivités. Ces équipements donnent aux professionnels un statut de salariés auquel une majorité de jeunes aspire et garantie le tiers payant pour les malades. Or, actuellement dans ce domaine comme dans bien d’autres c’est le désengagement de l’État qui prévaut. Comme d’ailleurs son refus d’augmenter le nombre de médecins formés en donnant les moyens nécessaires aux universités.

Sylvain DALLA ROSA

Des luttes exemplaires sur tout le territoire

3 semaines que les salariés de la pétrochimie sont en grève.

Le gouvernement qui, comme à son habitude montre le mauvais exemple en refusant d’augmenter significativement le SMIC avec juste quelques mesurettes concernant le pouvoir d ‘achat, laisse peser l’inflation sur la majorité des Français. Les fins de mois déjà difficiles avant la période deviennent insupportables et commencent le 10 du mois pour beaucoup d’entre eux.

Plutôt que de prendre en compte ces difficultés à leur juste valeur, la priorité du gouvernement est de s’attaquer une nouvelle fois aux chômeurs en réduisant une fois encore leurs droits. Macron veut également nous resservir une réforme des retraites à 65 voire 67 ans souhaitée par les courants de droite les plus radicaux.

La grève de la pétrochimie c’est donc la grève de tous les salariés.

Total annonce le versement d’un dividende de 2,62 milliards d ‘euros et 0 pour les salaires !

Les grévistes qui demandent légitimement le partage de la richesse qu’ils produisent sont considérés comme des « preneurs d’otages » et sont réquisitionnés par la force.

Le gouvernement est le premier à dire qu’il faut négocier les salaires dans les entreprises !

La grève est un des éléments du rapport de force quand les patrons ne veulent rien entendre et restent arc-boutés sur leur position. Les salariés de très nombreux secteurs se mobilisent depuis des mois pour revendiquer et gagner de légitimes augmentations de salaires, de meilleurs conditions de travail et des emplois de qualité. La mobilisation gagne des secteurs de plus en plus nombreux.

C’est aujourd’hui qu’il faut agir dans toutes les branches professionnelles. Avec les salariés de la pétrochimie, du public comme du privé, rendez-vous était donné le 18 octobre pour les salaires et le pouvoir de VIVRE dignement des fruits de son travail. Cette mobilisation fut un franc succès et appelle à amplifier le rapport de force nécessaire en faveur du monde du travail.

Il va sans dire que le soutien des communistes est franc et entier et qu’ils prendront toute leur part pour que ces luttes aboutissent à un monde meilleur pour toutes et tous.

Corine POSTAL

Mobilisation des salarié.e.s de l’EHPAD Croix Rouge de Givet

Après une première mobilisation le 7 octobre, les salarié.e.s de l’EHPAD de Givet ont renouvelé leur action ce lundi 10 octobre entre 14 h et 15 h. Leurs revendications portent sur les salaires, mais aussi sur les conditions de travail. Le manque de personnel ne leur permet pas de prendre en charge les résidents dans des conditions décentes. La Fédération des Ardennes du PCF leur apporte tout son soutien.

Camaïeu, la liquidation laisse les salariés sur le carreau

Ce 3 septembre le rideau est définitivement tombé sur les magasins de prêt à porter CAMAÏEU. Après le rachat de la marque par un investisseur privé en août 2020 il restait 2600 employés dans les 514 magasins qui restaient ouverts dont 2 dans les Ardennes à Charleville-Mézières et Villers Semeuse. Localement se sont une dizaine d’employé.e.s qui se retrouvent au chômage.

Certains voudraient mettre ces fermetures sur le dos de la crise sanitaire (COVID) et la hausse des matières premières. Certes, ces événements n’ont pas arrangé les choses mais les difficultés de CAMAÏEU remontent avant cette période de confinement. Les marques de vêtements se livrent actuellement une guerre sans merci. Des enseignes comme Naf Naf ou la Halle Aux Vêtements sont également dans la tourmente.

Du coté des pouvoirs publics rien n’a été fait pour permettre à CAMAÏEU de faire face à ses difficultés. Ainsi un « Prêt garanti par l’État » (PGE) aura été refusé à CAMAÏEU. Cette décision n’a jamais été motivée si ce n’est la volonté d’étouffer la marque qui jouissait d’une bonne image parmi la clientèle. Les queues qui se sont pressées le dernier jour devant les magasins soulignent l’attachement du public à la marque.

Sylvain DALLA ROSA

Les droits des chômeurs enterrés à l’Assemblée

La nouvelle réforme de l’assurance-chômage a été votée mardi soir à l’Assemblée Nationale, ouvrant la voie à la modulation des allocations selon la conjoncture et durcissant les droits des chômeurs, dans la plus pure logique libérale. Ce vote a montré l’union de la droite, réunissant les voix des macronistes à ceux des « Républicains », tandis que le RN s’est contenté d’agiter sa raciste « priorité nationale ». À cause d’un amendement venu de la droite, voté par la majorité, les personnes licenciées pour abandon de poste seront considérées comme démissionnaires, se voyant alors privées d’indemnités chômage. Sur les conditions d’entrée dans le régime – six mois travaillés sur vingt-quatre aujourd’hui – et sur la durée d’indemnisation le gouvernement pourrait légiférer par décret.

Ce texte marque le mépris des droites pour les privés d’emploi, les accusant d’être responsables de leur situation et avec comme seul but : obliger à prendre des emplois sous-payés, faire barrage aux revendications salariales en cette période d’inflation.

C’est aussi une attaque contre le principe même de la protection sociale de notre pays, négociée entre les partenaires sociaux pour aller vers son étatisation et sa transformation en assistance publique.

Ce mépris des chômeurs va à l’encontre des politiques qu’il faudrait mener de formation et de création d’emplois (il y en a des besoins pour les services publics, pour la transition écologique, l’industrie … !) pour aller vers l’éradication du chômage.

Michèle LEFLON