Actualités

Non à la fermeture des écoles Calmette, Pierre Mendès-France et Jules Verne

Nous avons appris avec stupeur par la presse que la municipalité de Charleville-Mézières, en concertation avec le ministère de l’Education Nationale, envisage « à moyen ou long terme » la fermeture de trois écoles sur le territoire municipal : les écoles Calmette, Pierre Mendès France et Jules Verne.

Cette décision brutale, justifiée selon la Mairie par une baisse de la population d’élèves à Charleville-Mézières, a été prise sans aucune concertation avec les différents acteurs, que ce soit les directions des établissements, les enseignants ou encore les familles. Ces dernières n’ont été prévenues que par un simple courrier !

Ces fermetures provoqueront une dégradation nette des conditions d’études des élèves avec des classes surchargées, une diminution du temps accordé à chaque élève par les enseignants, une rallongement du trajet domicile-école, pour ne citer que quelques conséquences.

Cette casse du service public carolomacérien est un coup de plus asséné à la jeunesse ardennaise, déjà fortement touchée par le manque de perspectives d’études ou d’emploi, en bref d’avenir. C’est une décision irresponsable au vu de la situation de la jeunesse dans notre territoire.

La Fédération des Ardennes du MJCF exige que la Mairie de Charleville-Mézières revienne sur sa décision. Nous apporterons notre soutien aux organisations de parents d’élèves et d’enseignants ainsi qu’aux forces syndicales et lutterons à leurs côtés contre ces fermetures d’écoles.

MJCF 08

La fédération du PCF s’associe à ce communiqué de la jeunesse communiste

Pénurie : la nouvelle arme du capitalisme

Serrer les ceintures encore un peu plus plutôt que de changer de logique, voilà ce que préfère le chef de l’État. Le gaz, l’électricité cet hiver, l’eau cet été sont les pénuries annoncées. La fin de « l’abondance » théorisée fin août par Macron.

Il faut que nous nous habituions à manquer, à adapter notre consommation ou alors il faudra payer le prix fort ! La fameuse « sobriété » ? Mais cela fait combien de temps que les Français le font déjà ?

Il ne faut surtout pas remettre en cause l’ordre établi.

Le chef de l’État s’accommoderait sans souci d’un « capitalisme de pénurie » pourvu que cela ne remette pas en cause le système.

Que ce soient les pénuries liées à l’épuisement des ressources naturelles ou celles provoquées par l’abandon de l’État, ce sont toujours les mêmes qui trinquent et, ce même État renvoie à la responsabilité individuelle du « consommateur ». Pour l’exécutif gouvernemental, pas question d’aller contre son logiciel, ni sur la production, ni sur ceux qui en tirent de larges profits.

Les pénuries ne pénalisent pas tout le monde comme par exemple les superprofits de Total ou d’Engie. La défense des jets privés renvoie à un réflexe de défense de classe.

Les inégalités sociales sont absentes de tous les discours. Qui va se priver, couper son chauffage ? Les plus précaires. La classe aisée, elle, aura les moyens de payer le surcoût. Elle trouvera de la moutarde, de l’huile et des jouets de Noël !

Et pour conclure dans l’indécence de nos dirigeants hors sol, la phrase pour le moins incongrue de la ministre de la Transition énergétique, Madame Agnés Pannier-Runacher pour tenter de « rectifier le tir » : « On ne demandera jamais à des Français en situation de sobriété subie de faire des économies ».

Subir, toujours subir, encore subir…

Corine POSTAL

La casse industrielle terreau de la pauvreté

Le constat est sans appel, les Ardennes est un département pauvre. Au sein de l’Europe la France se classe 14e sur 27 en matière d’inégalités. Dans notre département ce sont 13 522 (chiffres de 2021) des ménages ardennais qui sont surendettés. Si on regarde le taux de pauvreté celui-ci est, d’après les chiffres de l’Insee, de 10,7% de la population dans les Ardennes contre 8,5% dans la Marne. La ville de Sedan arrivait, avant la crise sanitaire, largement en tête des villes des Ardennes les plus défavorisées avec un taux de pauvreté de 19,00%. Charleville-Mézières est juste derrière avec 17,00%.

Et encore, ces chiffres ne tiennent pas compte du pourcentage des non-recours (ceux qui ne réclament pas leurs droits). Nationalement pour le RSA ce sont 35 à 40% qui pourraient être bénéficiaires et qui ne font pas valoir leurs droits. Ce sont les catégories les plus fragiles qui sont concernées notamment celles qui ont des difficultés pour se déplacer (coût des transports en commun) et la plupart n’ont pas accès à l’informatique.

Cette situation ne doit rien au hasard. Au début du 20e siècle les Ardennes ont connut une forte industrialisation particulièrement dans la métallurgie. Notre département a été un des plus touchés par la casse industrielle qui découle de la mise en œuvre de la politique de casse voulue par la droite et le patronat. Au delà de la pauvreté la chute démographique est une des conséquences les plus préoccupantes.

Pendant la campagne électorale de la présidentielle, Fabien Roussel, au nom du PCF, avait déclaré comme prioritaire la réindustrialisation des territoires et le développement des services publics. Ces question sont toujours d’une forte actualité.

Sylvain DALLA ROSA

Un budget supplémentaire qui s’inscrit dans la logique de casse du service public

Le conseil municipal de Charleville-Mézières vient de voter un budget supplémentaire. Cette démarche s’inscrit dans la logique du budget 2022 de la collectivité, celle de la casse du service public à l’image de la suppression du service État civil place du Théâtre. N’ayant pas approuvé le budget en conséquence, comme il s’agit d’ajustements financiers, j’ai voté contre cette décision modificative financière.

Quelques remarques sont néanmoins à préciser. Tout d’abord, en dépenses de fonctionnement il est inscrit une hausse de 250 000 euros pour le chauffage urbain. Devant cette inflation galopante l’État laisse les collectivités livrées à elles mêmes. Cela se traduit par un recours à l’emprunt qui amène la ville de Charleville-Mézières à un endettement de plus de 12 millions d’euros. Si la commune, comme d’autres, doit compenser l’explosion des frais d’énergie par un recours supplémentaire à l’emprunt on va dans le mur. Ainsi, il est inscrit une nouvelle hausse de l’intérêt de la dette pour la somme de 15 224 euros conséquence de la flambée des taux.

Autre point surprenant dans cette décision modificative c’est l’inscription d’une recette de 710 715 euros qui correspond au remboursement des travaux opérés par la ville pour stabiliser la maison située au 2 place de la Basilique qui menace de s’écrouler. Nous savons pertinemment que le remboursement des frais engagés par la commune n’interviendra pas avant, au mieux, en 2023. Cette inscription financière pour équilibrer le budget 2022 est donc litigieuse. Mais que l’on ne s’y trompe ce questionnement ne veut pas dire que nous n’aurions dû ne rien faire. L’exemple de l’effondrement récent de maisons dans le centre de Lille montre que sur ce sujet on n’est jamais trop prudent avec la sécurité. C’est l’équilibre budgétaire que je cible.

Sylvain DALLA ROSA

CINÉ-DÉBAT DE LA JC

La JC des Ardennes organisera un ciné débat le vendredi 9 décembre à 18h au sein de la fédération. 

Nous projetterons « Docteur Folamour » de Stanley Kubrick, comédie noire et satirique sur la bombe nucléaire dans le cadre de la guerre froide.  La projection sera suivie d’un débat autour du film et de ses perspectives actuelles dans un monde dangereux où la lutte pour le désarmement nucléaire est primordiale ! 

Anthony JACOBS-REM

Les friches Electrolux : les Revinois vont -ils payer ?

Dans le journal de la presse locale du 20 septembre 2022 secteur économique, nous apprenons que les friches Electrolux de 23 000 m2 sont quasiment vendues. La Communauté de Commune a voté le rachat pour près d’ un million d’ euros. Il va falloir sortir le chéquier !

Les biens étaient estimés à 2 730 660 euros. Après négociation, un accord de rachat pour la somme de 973 969 euros a été acté.

A cela s’ ajoute le coût de dépollution d’ un montant supplémentaire de 928 000 euros qui serait à la charge d’Ardenne Rive de Meuse.

Ce qui me gène c’est le coût de la dépollution et qui va réellement payer ?

Juridiquement, c’est le pollueur Electrolux qui doit s’en acquitter.

Un courrier à été envoyé à Mr le président de la Communauté de Commune afin d’ apporter une réponse à cette question.

Affaire à suivre…

Guy  DUCHÊNE 

de l’ Union Locale CGT de Revin,

responsable de la section des retraités revinois

Conseil régional : des orientations budgétaires de droite !

Dans la plus grande indifférence, le conseil régional vient de débattre de ses orientations budgétaires : plus de 3,5 milliards d’euros. Parmi les compétences, les TER, les lycées, la formation professionnelle représentent les plus grandes masses budgétaires.

Avec à sa tête Jean Rottner, LR, c’est une politique de droite qui est menée par cette assemblée. Il prétend favoriser les investissements. Mais quels investissements ? Le CESER en est à demander la liste des projets inscrits au Plan Pluriannuel d’investissement 2022-2028 ! Un peu mégalomaniaque, la région Grand Est est la seule des régions françaises à envisager de reprendre à l’État la gestion des routes nationales.

Mais la droite régionale veut baisser de 10 % des aides aux associations, limiter encore davantage les enveloppes budgétaires disponibles pour les activités de création et de diffusion des structures culturelles. C’est là une politique contraire à la cohésion sociale !

En ce qui concerne les lycées, c’est la fermeture de 10 lycées qui est programmée dont le site de Vivier au Court et il n’y a toujours pas de bilan, que ce soit du Conseil Régional ou du Rectorat du plan lycées 4.0 qui a conduit à ce que les manuels scolaires soient numériques.

Michèle LEFLON

Le 2000ème numéro de Nouvelles des Ardennes

Pour le télécharger

 

 

 

Contre la régression un plan audacieux pour les lycées

Dans la Région Grand Est 353 lycées (publics et privés) dépendent de cette collectivité territoriale. Dans la plupart des cas la Région est propriétaire des bâtiments. Sans véritable débat ni concertation le Président de la Région vient d’annoncer un projet de fermeture de 10 lycées. Les arguments fallacieux avancés par la droite qui gère la Région pour justifier ces fermetures sont la baisse démographique et la vétusté des bâtiments. Argument véritablement fallacieux, quand les fuites ciblent dans les Ardennes le site de Vivier au Court. C’est un des lycées les plus récents du département où la région a investi des millions d’euros pour en faire un outil pédagogique performant.

La droite a choisi le déclin de nos territoires. En effet, plutôt que de lancer un projet audacieux de rénovation des lycées, Jean Rottner le président de la Région va accentuer la désertification notamment en zones rurales. Cela va entraîner une dégradation pour les lycéens particulièrement en matière de transport et de classes surchargées.

Après le saccage de l’économie ardennaise c’est la formation qui est dans le collimateur. Il s’agit d’une fuite en avant qui accentue la régression dont notre Région est victime. Dans cette affaire le Rectorat fait preuve d’un silence assourdissant.

La volonté politique aura un effet dévastateur sur la fuite des jeunes vers d’autres horizons. Jeunes, Parents d’élèves et élus il est temps de se mobiliser pour redonner au Grand Est un avenir. Cette mobilisation a déjà porté ses fruits en 2005 quand le Conseil Général des Ardennes avait annoncé le projet de fermeture de 10 collèges. La mobilisation avait payé, le conseil général avait retiré son projet.

Sylvain DALLA ROSA

Conseil départemental, une agitation pour brasser de l’air

Comme l’ensemble des collectivités le Conseil départemental des Ardennes organise en séance plénière, avant chaque budget, un débat d’orientations budgétaires. C’est l’exercice auquel s’est livré le département début novembre. Le discret président de la collectivité territorial, Noël Bourgeois (LR), a tenu à faire savoir ses critiques à l’égard du gouvernement. Il est même allé à Paris le 17 novembre pour rencontrer le Ministre des comptes publics. Il a probablement fait « chou blanc » car il n’est pas sorti de ce rendez-vous avec du concret financièrement.

Pourtant la situation du conseil départemental des Ardennes est très précaire. Cela risque de s’aggraver dans les mois qui viennent notamment avec la hausse considérable de l’énergie ou avec la hausse du RSA. Malgré ces difficultés l’encours de la dette est passé de 230 millions à 178 millions. Cette situation n’est possible qu’avec la suppression de plusieurs dizaines de postes. On évoque également un nouveau plan de fermeture de plusieurs collèges. Celle de La Fontaine à Charleville-Mézières est déjà annoncée.

Comme dans les autres collectivités gérées par la droite c’est le service public qui est mis en cause. Ainsi, l’entretien et la réfection des routes qui dépendent du conseil départemental est en diminution constante. Souhaitons que l’hiver ne soit pas trop rude. Dans ce domaine le conseil départemental voudrait cacher la gabegie financière avec la réalisation d’un pont pour 3 millions d’euros destiné au contournement de Charleville-Mézières et qui aujourd’hui n’est raccordé à aucun réseau routier de la A 304. Un pont qui ne mène nul part c’est un peu la symbolique du conseil départemental.

Pourtant l’État n’est pas avare de promesses. Dans un récent document il déclare « les départements occupent une place spécifique dans l’organisation territoriale de la République ». Ces propos doivent plaire au député L. Vuibert (macroniste) qui est également conseiller départemental. Ça n’engage personne et ça peut même faire illusion.

Sylvain DALLA ROSA