Nous avons appris avec stupeur par la presse que la municipalité de Charleville-Mézières, en concertation avec le ministère de l’Education Nationale, envisage « à moyen ou long terme » la fermeture de trois écoles sur le territoire municipal : les écoles Calmette, Pierre Mendès France et Jules Verne.
Cette décision brutale, justifiée selon la Mairie par une baisse de la population d’élèves à Charleville-Mézières, a été prise sans aucune concertation avec les différents acteurs, que ce soit les directions des établissements, les enseignants ou encore les familles. Ces dernières n’ont été prévenues que par un simple courrier !
Ces fermetures provoqueront une dégradation nette des conditions d’études des élèves avec des classes surchargées, une diminution du temps accordé à chaque élève par les enseignants, une rallongement du trajet domicile-école, pour ne citer que quelques conséquences.
Cette casse du service public carolomacérien est un coup de plus asséné à la jeunesse ardennaise, déjà fortement touchée par le manque de perspectives d’études ou d’emploi, en bref d’avenir. C’est une décision irresponsable au vu de la situation de la jeunesse dans notre territoire.
La Fédération des Ardennes du MJCF exige que la Mairie de Charleville-Mézières revienne sur sa décision. Nous apporterons notre soutien aux organisations de parents d’élèves et d’enseignants ainsi qu’aux forces syndicales et lutterons à leurs côtés contre ces fermetures d’écoles.
MJCF 08
La fédération du PCF s’associe à ce communiqué de la jeunesse communiste

Serrer les ceintures encore un peu plus plutôt que de changer de logique, voilà ce que préfère le chef de l’État. Le gaz, l’électricité cet hiver, l’eau cet été sont les pénuries annoncées. La fin de « l’abondance » théorisée fin août par Macron.
Le constat est sans appel, les Ardennes est un département pauvre. Au sein de l’Europe la France se classe 14e sur 27 en matière d’inégalités. Dans notre département ce sont 13 522 (chiffres de 2021) des ménages ardennais qui sont surendettés. Si on regarde le taux de pauvreté celui-ci est, d’après les chiffres de l’Insee, de 10,7% de la population dans les Ardennes contre 8,5% dans la Marne. La ville de Sedan arrivait, avant la crise sanitaire, largement en tête des villes des Ardennes les plus défavorisées avec un taux de pauvreté de 19,00%. Charleville-Mézières est juste derrière avec 17,00%.
Le conseil municipal de Charleville-Mézières vient de voter un budget supplémentaire. Cette démarche s’inscrit dans la logique du budget 2022 de la collectivité, celle de la casse du service public à l’image de la suppression du service État civil place du Théâtre. N’ayant pas approuvé le budget en conséquence, comme il s’agit d’ajustements financiers, j’ai voté contre cette décision modificative financière. 
Dans le journal de la presse locale du 20 septembre 2022 secteur économique, nous apprenons que les friches Electrolux de 23 000 m2 sont quasiment vendues. La Communauté de Commune a voté le rachat pour près d’ un million d’ euros. Il va falloir sortir le chéquier !
Dans la plus grande indifférence, le conseil régional vient de débattre de ses orientations budgétaires : plus de 3,5 milliards d’euros. Parmi les compétences, les TER, les lycées, la formation professionnelle représentent les plus grandes masses budgétaires. 

Dans la Région Grand Est 353 lycées (publics et privés) dépendent de cette collectivité territoriale. Dans la plupart des cas la Région est propriétaire des bâtiments. Sans véritable débat ni concertation le Président de la Région vient d’annoncer un projet de fermeture de 10 lycées. Les arguments fallacieux avancés par la droite qui gère la Région pour justifier ces fermetures sont la baisse démographique et la vétusté des bâtiments.