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La question de la nationalisation

« Alors que notre ministre de l’Économie et des finances se permet de dénoncer les « vieux réflexes datés » de la taxation, nous affirmons quant à nous que c’est la gestion privée de l’énergie qui est à remettre au placard. L’avenir est à la maîtrise publique et sociale !

La maîtrise publique de l’ensemble de notre outil pétrolier et gazier est un combat à mener parallèlement ! Une socialisation de TotalEnergies au côté de celle d’EDF et d’Engie, offrirait à l’État français les moyens d’être le fer de lance dans la planification énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique au niveau mondial.

Une telle mesure doit cependant constituer plus qu’une simple étatisation qui collectivise les coûts sans modifier les critères de gestion de l’entreprise. Pour ce faire, il faut développer de nouveaux pouvoirs des salariés de TotalEnergies. Ces derniers doivent, par exemple, être associés pleinement au recrutement et à la formation du personnel dans son ensemble, mais aussi détenir un droit de préemption prioritaire en cas de fermeture de site qui déstabilise l’emploi et qui n’aurait pas étudié toutes les alternatives. Au niveau du groupe, les syndicats doivent être réellement associés aux choix de gestion avec des pouvoirs renforcés par rapport au 1/3 d’administrateurs historiques dans les entreprises nationalisées qui n’offrent au mieux qu’un droit de regard.

Esteban EVRARD

Manifestation samedi 15 octobre à Sedan pour la maternité

Après l’Agence Régionale de Santé, c’est la direction de l’hôpital qui a entamé une préparation psychologique des personnels à une fermeture ! Ce serait la suppression inacceptable d’un service public touchant tout l’est de notre département et même une partie de la Meuse. La fédération des Ardennes du PCF apporte son soutien à cette mobilisation.

Le gouvernement affronte le droit de grève

Alors que les salariés usent justement de leur droit de grève, le gouvernement fait le choix, par la voix de sa première ministre, de la violence à l’encontre des grévistes. En effet, en ce début de semaine elle a demandé aux préfets de réquisitionner l’ensemble des travailleurs d’Esso-Exxon. Cette réquisition « n’est pas nécessaire et est illégale » comme le rappelle la CGT dans un communiqué du 11 octobre dernier.

C’est dans ce bras de fer que souhaite s’engager le gouvernement, se pliant ainsi de fait aux « besoins » et autres jérémiades du capital. Devons nous rappeler à ce gouvernement que ces travailleurs sont l’honneur de la France ? Que ce sont eux qui font tourner le pays ? C’est pourquoi la CGT annonce d’ores et déjà avoir suspendu toute participation aux réunions avec le gouvernement et le patronat dans la période ! Quant à nous, communistes, nous en appelons à la généralisation de cette mobilisation qui s’annonce historique, pour obtenir une augmentation de l’ensemble des salaires et contraindre ce gouvernement à organiser une Conférence Nationale Salariale.

La pétrochimie à l’avant-garde !

Depuis plus de deux semaines, les agents des raffineries TotalEngeries et Exxon ont engagé un bras de fer avec leur direction respective. A l’initiative de la CGT, les salariés réclament leur dû. Le mouvement s’est enraciné du fait d’une direction refusant d’abord l’avancement des NAO (négociations annuelles obligatoires). Subissant l’inflation de plein fouet comme l’ensemble des Français, les agents ont légitimement estimé qu’il était urgent d’engager de nouvelles négociations, d’autant que la direction vient de décider de distribuer 2,6 milliards de dividendes supplémentaires aux actionnaires. C’est au total près de 10 milliards d’euros, 10 milliards qui permettraient d’augmenter chacun des 35 000 salariés de 300€ par mois pendant 12 ans !

Nous soutenons entièrement et inconditionnellement ces salariés, qui exigent légitimement une revalorisation salariale comblant les 9% de pouvoir d’achat perdu entre 2017 et 2022. Ils exigent également un dégel des embauches ainsi que le recrutement en CDI des salariés actuellement en CDD et des intérimaires.

Nous ne parlons pas en millions, mais en milliards ! Au-delà des dividendes exceptionnels, les groupes Total et Exxon affichent un bénéfice de l’ordre de 30 milliards depuis le début de l’année.

Ce combat accentue les intérêts de classe divergents. Tandis que les salariés réclament un plan massif d’investissement afin de faire face aux insuffisances techniques, aux carences dans l’organisation de plusieurs sociétés avec des surcharges de travail et ne font qu’appeler à la réinjection des bénéfices dans une projet industriel sérieux, les directions, actionnaires compris, restent sourdes et jouent la carte de la diabolisation du mouvement.

Michel Pinçon nous a quittés

Avec sa femme, Monique, ce grand sociologue engagé a permis de mieux comprendre les mécanismes de domination de la grande bourgeoisie, son mode de reproduction.

Ardennais d’origine, il aimait à revenir dans le département. Nous avions eu le plaisir de l’accueillir avec Monique à la Fédération du PCF en octobre 2019.

A Monique, à toute sa famille, la fédération des Ardennes du PCF présente ses condoléances.

Gestion municipale, 8 ans de perdus

Dans sa prestation pour faire le point de la politique municipale, B. Ravignon n’annonce rien de nouveau et confirme ses fonctions de cumul des mandats électoraux. Premier constat le maire de droite de Charleville-Mézières réaffirme son soutien à E. Macron malgré les coups durs du gouvernement portés contre les collectivités et la population.

Concernant certains dossiers la ville aura perdu presque une dizaine d’années. L’aménagement de la Macérienne avec une Scène de musique actuelle (SMAC) de même qu’un plan de circulation étaient déjà dans les cartons dès le début des années 2010. La reconstruction d’une piscine à la Ronde-Couture était également à l’ordre du jour à la même époque.

Concernant le Schéma des mobilités, pour lequel seulement 15,47% de Carolomacériens avaient voté, il aurait fallu remettre tout en débat notamment sur les aspects litigieux comme la généralisation des 30km/h ou l’introduction du « double sens » afin de permettre aux vélos d’emprunter les sens interdits. Le maire réaffirme également son hostilité à la gratuité des bus pourtant déjà en vigueur, avec succès, dans plusieurs dizaines de collectivités.

A propos de la sécurité la ville mise tout sur des opérations coups de point dans les quartiers et la surveillance par caméras. Aucune allusion concernant l’ouverture d’antennes du commissariat de la police nationale dans les quartiers pour pratiquer l’îlotage comme c’était le cas à la Ronde-Couture avant la fermeture de cette antenne. Pas un mot du maire concernant la casse du service public à l’image de la fermeture du point État civil place du Théâtre à l’accueil mairie. De multiples services sont également en sous effectifs.

Dans sa déclaration le maire confirme sa volonté de poursuivre dans la même ligne. A la fin du mandat les conséquences risquent d’être considérables.

Sylvain DALLA ROSA

Disparition de Sylvette Cieur

Nous avons appris le décès de Sylvette Cieur, trésorière de la section PCF de Revin. Nous garderons un souvenir militant de Sylvette qui avait des liens familiaux sur Revin (la famille Nivelet). Son engagement l’avait conduite à être élue au Conseil municipal de Revin.

NDA et la Fédération des Ardennes présentent à ses proches toutes nos sincères condoléances.

Des chiffres sur la pauvreté qui masquent la réalité

Plusieurs chiffres nous indiquent le fort taux de pauvreté qui touche les Ardennes. Récemment le Conseil départemental communiquait sur les bénéficiaires du RSA dans le département. En 1 an ceux-ci ont diminué de 7,3% passant sous la barre des 10 000 personnes qui perçoivent l’aide sociale du RSA. Malgré ces chiffres, le taux de pauvreté reste cependant très élevé. Dans notre département il est le plus élevé du Grand Est et atteint 19,40% contre 14,40 dans la Marne. Ces chiffres ne tiennent pas compte ni de la chute démographique ni du nombre de personnes qui, par méconnaissance, ne réclament pas leur droit.

On peut faire tout dire aux chiffres mais si on écoute les organisations de solidarité comme le Secours Populaire, les distributions alimentaires n’ont jamais connu une telle fréquentation notamment des jeunes. Pourtant, signe de disparité, la ville de Charleville-Mézières est classée 6e sur les 20 villes ardennaises où vivent les personnes les plus riches. Sedan n’est qu’à la 17e place. Parmi les charges les plus importantes on trouve le logement, celui-ci représente les deux tiers des dépenses pour les ménages pauvres. Selon la Banque de France le nombre de ménages surendettés est en diminution (539 dossiers) une baisse sensible par rapport à l’année de référence de 2019, avant le COVID, qui était de 739 dossiers.

Nous sommes toujours confrontés à une urgence sociale de premier plan qui nécessite la prise de décisions rapides. L’emploi et le pouvoir d’achat doivent être au cœur des préoccupations politiques. Il est intolérable, au 21e siècle, de constater un taux de pauvreté qui reste à un niveau très important.

Sylvain DALLA ROSA

Malgré ses dires, le gouvernement poursuit l’étranglement des hôpitaux

Le gouvernement vient de présenter ses propositions de loi budgétaires. En ce qui concerne la Sécurité Sociale, c’est un tour de passe-passe pour la partie maladie ! Il prétend augmenter la masse des dépenses prévues pour 2023 (en langage juridique, l’ONDAM ou objectif national des dépenses d’assurance maladie) en le comparant au chiffre de l’année dernière diminué de ce qui était prévu en lien avec la COVID ! Sans cet artifice, l’ONDAM baisse de 0,8 %, vraiment pas de quoi répondre aux besoins en matière de santé de notre pays ! Et si une augmentation est prévue pour le budget des hôpitaux, elle ne couvre pas toutes les augmentations de salaires décidées par le gouvernement (l’augmentation du point d’indice et diverses revalorisations accordées à la suite des luttes) et ignore l’inflation ! A tel point que même la Fédération Hospitalière de France, dirigée par le maire de droite de Reims, s’inquiète !

Alors même qu’il faudrait redonner espoir aux soignants qui désertent les hôpitaux, accablés par le mépris de nos dirigeants et par un travail dans lequel ils ne se retrouvent plus car on leur demande rentabilité, là où ils veulent parler « humain ». Leur redonner espoir demanderait un geste politique clair : des moyens pour pouvoir soigner dignement !

Mais le gouvernement a fait une croix sur l’hôpital public préférant le secteur privé !

Un article de ce projet de loi est caricatural : le déremboursement des arrêts de travail en téléconsultation. Alors même que le gouvernement prétend développer les téléconsultations au-delà même du raisonnable (cela peut rendre service, mais ce n’est pas la panacée), le voilà qui met un coup d’arrêt, pénalisant ceux qui ne trouvent pas de médecins traitants ! Il y aurait eu des abus. Si tel est le cas, ce sont les plateformes de téléconsultations qu’il faut surveiller, éventuellement condamner, pas les malades ! Mais il y a des sous à faire dans ces plateformes de téléconsultation ! Un article récent de Médiapart démonte d’ailleurs les liens avec les milieux financiers de l’une d’entre elles, une plateforme à laquelle le nouveau ministre de la santé n’est pas indifférent.

Il s’agit bien, petite touche par petite touche, de faire rentrer l’ensemble des services de soins dans le monde de la finance ! Tant mieux pour ceux qui pourront payer, tant pis pour les autres.

Les exonérations sociales, le refus de la part du pouvoir d’augmenter les cotisations patronales pour faire face aux besoins de la population mettent en cause notre pouvoir d’achat ! Cela concerne la maladie comme les retraites. Précisons pour celles et ceux qui mettent en avant les toutes petites entreprises qu’une telle augmentation pourrait être modulée en fonction des politiques d’emploi et environnementales des entreprises, histoire de prendre l’argent là où il est et de pousser à la réorientation d’une économie plus vertueuse !

Michèle LEFLON

Recul des transports en commun à Charleville-Mézières

Une pétition est lancée par rapport aux changements d’horaire des transports en commun à Charleville-Mézières. Vous pouvez la signer et la renvoyer à la Fédération du PCF, 18 rue de l’Arquebuse à Charleville-Mézières. Elle sera transmise.

Monsieur le président d’Ardenne Métropole,

Le développement des transports en commun passe par une offre renforcée de la circulation des bus. La nouvelle organisation de la ligne 4 sur la Ronde-Couture est contraire à ce principe. Le renfort par la ligne 2C ne résout pas les problèmes avec un bus toutes les heures au lieu de 20 minutes. Par ailleurs cette ligne a pour terminus la gare alors que de nombreux voyageurs se rendent dans plusieurs autres lieux au-delà de la gare.

La ligne 4 passe désormais par la rue Ferroul. Ce qui oblige les personnes qui prenaient le bus aux arrêts des Haybions, de la Piscine, de Gonzague et des Fauvettes à se rendre à pied aux arrêts de la ligne 4. Ce qui est difficile et particulièrement pour ceux et celles qui veulent se rendre à la zone commerciale de la Croisette.

Pour toutes ces raisons nous vous demandons, Monsieur le Président, de revenir à l’organisation (horaires et arrêts) qui existait avant ces changements.

NOM

PRÉNOM

SIGNATURE