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La CNL a voté contre l’augmentation des loyers à Habitat 08

Suite au Conseil d’Administration d’Habitat 08, du 28 octobre dernier, la question sur la future augmentation des loyers 2023, prévue de 3,5 %, a été mise en débat.

En tant qu’élue CNL, je suis intervenue en lisant une motion sur le niveau de vie intenable due à la baisse du pouvoir d’achat des familles et des retraités.

Nombreux sont les locataires à s’acquitter de leur loyer en sacrifiant d’autres dépenses, au 1er rang desquelles : l’alimentation, les mutuelles, les dépenses d’hygiène et les loisirs.

En 2022, « avec la fin du  quoi qu’il en coûte » et la guerre en Ukraine, la situation s’est encore aggravée.

A la hausse des loyers va s’ajouter les provisions pour charges, que se soient pour le chauffage, les prestations de maintenance, d’entretien ou de nettoyage. 

C’est pourquoi, la CNL a voté « contre » l’évolution des loyers pour 2023 et demande leur gel tant que l’inflation n’est pas résorbée. Le représentant élu CGT s’est associé à ce constat et a également voté « contre ».

Christine Caruzzi

Attentisme et déni de démocratie avec la fermeture du collège La Fontaine à Charleville

Le conseil départemental a laissé pourrir la situation : depuis 94, des fermetures de collèges sont envisagés dans les Ardennes : une justification pour ne faire aucun travaux ! Et voilà maintenant que l’état déplorable de ce collège justifierait sa fermeture. La mauvaise qualité des collèges de type Pailleron est pourtant connue de longue date !

Mais on apprend en plus que le président du Conseil Départemental compte engager la concertation après avoir décidé de la fermeture ! Quel mépris pour les parents de ces collégiens et de leurs enseignants ! Quelle conception de la démocratie que ces conseillers départementaux qui votent avant d’écouter ceux qui les ont élus !

Déjà à la Ronde Couture, le projet de nouveau collège se fait sans l’avis des équipes éducatives.

Les collèges, mais aussi les lycées : des signes sont envoyés d’un conseil régional envisageant des fermetures et le nom du lycée de Vivier au Court est cité. Et là, on ne pourra prétexter la vétusté. Est ce pour une application zélée des politiques gouvernementales qui voudraient réduire les lycées professionnels à peau de chagrin ?

Michèle Leflon

Témoignage d’histoire en vidéo : comment on devient communiste et on le reste

Jean-Pol Bois a interviewé sur sa vie Jean-Claude Badré.

Soutien plein et entier à la lutte du peuple palestinien

Sous la conduite de Philippe Martinez, une délégation CGT dont la secrétaire générale de l’UD des Ardennes faisait partie, s’est rendue en Palestine durant 5 jours.

5 jours pour prendre la mesure des souffrances endurées part le peuple palestinien.

Ces derniers mois ont été marqués par le meurtre d’une journaliste par l’armée israélienne, l’accélération de la colonisation, le feu vert donné au nettoyage ethnique de certains villages, l’offensive « préventive » contre Gaza, le raid de l’armée d’occupation contre les ONG palestiniennes et la prolongation scandaleuse de la détention de Salah Hamouri malgré sa grève de la faim.

Plus récemment, 5 palestiniens sont morts et de nombreux blessés sont à déplorer.

Les Européens se disent préoccupés de la situation « inquiétante » dans les territoires palestiniens, de la poursuite de la violence, des tensions sur le terrain et de la continuation de mesures unilatérales telles que l’expansion des colonies.

Aucune déclaration commune suite à la réunion le 3 octobre du Conseil d’association entre l’Union européenne et Israël.

Pire, une prise de position fait la promotion du développement de la coopération entre l’Union européenne et Israël dans de nombreux domaines sans aucune condition explicite et ce tout en se prononçant contre la colonisation, pour la levée du blocus de Gaza et en avançant une fois de plus un « processus de paix » devenu vide de sens. 

Cela illustre bien l’ambiguïté des positions de l’Union européenne lorsqu’elle se réclame du droit !

Une pétition d’initiative citoyenne est en cours. L’objectif est d’atteindre 1 million de signatures en vue d’une législation européenne interdisant le commerce des produits des colonies.

Concernant le contexte politique israélien il est pour le moins instable. Le 1er novembre et pour la 5ème fois, les électeurs sont appelés aux urnes pour élire leurs députés à la Knesset. Netanyahou est toujours en lice bien qu’il soit en procès pour corruption et une pléthore de partis de tout l’éventail politique estiment qu’il est inapte à gouverner. Les partis arabes ont contribué à empêcher Netanyahou de revenir au pouvoir lors des dernières élections. Cette fois, l’alliance dénommée « Liste commune » qui comprend les communistes du Maki aborde le scrutin de manière divisée…

Corine POSTAL

Un jeu dangereux

Cela est pratiquement passé inaperçu mais au moment, suite aux élections législatives, de désigner les vice présidents de l’Assemblée Nationale deux députés du Rassemblement National (RN) ont été élus. Les deux candidats du RN ont obtenu 290 voix et 284 alors que leur groupe est de 89 députés. Autrement dit une large partie du groupe de la majorité présidentielle (LREM) a voté pour les candidats RN.

Incontestablement des tractations ont eu lieu en coulisse. Ceux qui s’aventurent, pour des raisons politiciennes, sur ce terrain portent la lourde responsabilité de contribuer à la banalisation des idées d’extrême droite. Non les élus RN ne sont pas fréquentables mais dangereux pour la démocratie. Même si aujourd’hui le RN met en sourdine ses idées les plus extrêmes il reste bien porteur de propositions contraires à la démocratie.

Pour la clarté du débat nos trois députés ardennais seraient bien inspirés de dire comment ils ont voté.

Sylvain DALLA ROSA

L’extrême droite digne de la collaboration

Un comité d’accueil était présent vendredi dernier 28 octobre à l’occasion de la venue dans notre département de Marion Maréchal-LePen l’égérie de l’extrême droite antisociale et xénophobe. A l’appel de la CGT plusieurs organisations (PCF, PS, LFI, Libre Pensée, LDH, MJCF…) avaient tenu à être présentes devant l’Hôtel de Ville de Mézières.

Une centaine de personnes étaient mobilisées pour dénoncer les idées nauséabondes véhiculées par la responsable du parti de Zemmour « Reconquête ».

Avec un service d’ordre bien visible il fallait montrer patte blanche pour rentrer dans un Hôtel de Ville totalement privatisé qui, je le précise, est un bâtiment public donc accessible à tout le monde.

Pour bien marquer leur attachement aux pratiques collaborationnistes « Reconquête » avait pour l’occasion publié une liste noire de « persona non grata » dont des responsables communistes. Cette pratique rappelle les heures sombres de notre histoire afin d’éliminer les défenseurs de la démocratie.

Enfin, dans son discours, M. Maréchal a craché son venin contre les manifestants s’en prenant particulièrement à la « Libre Pensée » qui défend la laïcité. Cela est insupportable pour l’extrême droite.

Pour notre part, nous défendrons avec obstination la devise de la République « Liberté, égalité, fraternité ».

Sylvain DALLA ROS

Toutes et tous mobilisés le 10 novembre

 Les médias se déchaînent sur la meilleure manière de dépenser moins, de faire des économies d’énergie, brodent sur la température extérieure pour mieux renvoyer chacune et chacun vers sa responsabilité individuelle de la crise sociale, économique, écologique et masquer les vraies responsabilités : celles d’une grande bourgeoisie internationale toujours plus avide d’exploiter les travailleurs avec le soutien inconditionnel du gouvernement français.

Le drame humain de la guerre en Ukraine est oublié, banalisé. Alors que le gouvernement français devrait appeler à une conférence européenne pour la paix et la sécurité, sous l’égide des Nations unies comme le demande le PCF, il préfère défendre les intérêts économiques des vendeurs d’armes.

Comme la COVID, la guerre en Ukraine est utilisée pour les profits d’une minorité !

Et les médias, de plus en plus sous la coupe des marchés financiers – heureusement l’Humanité est là – développent les solutions individuelles, face à des enjeux dont la solution ne peut être que collective, favorisent le fatalisme quand ils ne donnent pas la préférence aux idées nauséabondes de l’extrême droite, comme le journal local du groupe Rossel qui reprend encore ce lundi les propos haineux de la petite fille LePen en conclusion de sa visite dans le département.

La bonne nouvelle de la semaine nous vient du Brésil avec la victoire à l’élection présidentielle de Lula : le monde n’est pas condamné à l’oppression ! Le fatalisme n’est pas de rigueur.

En France, le gouvernement prétend résoudre la crise politique en multipliant les 49.3 pour priver la représentation nationale de sa participation à l’élaboration des lois budgétaires, au mépris de la démocratie.

Pourtant le fatalisme n’est pas de rigueur comme le montre la lutte victorieuse des salariés des centrales nucléaires, celle de Chooz dans le département, qui ont arraché de substantielles augmentations de salaires !

Cette lutte pour de meilleurs salaires, contre les prélèvements indus sur le travail par les grands groupes, il nous faut la continuer. C’est le sens du soutien entier du PCF à l’appel par la CGT à une journée de grève et de manifestation le 10 novembre. L’inflation impose le retour à une échelle mobile des salaires comme le propose Fabien Roussel.

Michèle LEFLON

La fermeture de la maternité de Sedan serait irresponsable !

L’Agence Régionale de Santé et la direction de l’hôpital intercommunal Nord Ardenne s’agitent à propos de la maternité de Sedan mais tous les éléments concrets qui filtrent concernent la préparation de sa fermeture ! Cela est irresponsable ! C’est mettre en danger la vie des femmes et des enfants de tout le bassin de vie de cette maternité qui s’étend bien au-delà de Sedan vers la Meuse et l’Argonne Ardennaise. Cela ne correspond pas aux engagements pris lors de la signature du plan de performance et de la fusion des hôpitaux (comme d’ailleurs la remise en cause de la cuisine et de la blanchisserie sur le site de Nouzonville). Après les échanges devant l’hôpital du 22 septembre et la manifestation du 15 octobre, ce sont plus de 4000 pétitions signées (internet et papier) qui demandent des moyens pour pérenniser cette maternité. L’ARS et la direction ne peuvent ignorer les besoins des usager.e.s soigneusement tenu.e.s à l’écart de toute concertation. Ces pétitions seront remises à la sous-préfète de Sedan le 4 novembre à 15 h. Venez soutenir la délégation !

Comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes

Friches industrielles, témoignage d’un riche passé économique

Les collectivités concernées engagent des moyens importants (en millions d’euros) pour résorber les friches industrielles encore présentes sur leur territoire. Sur l’axe de Givet à Carignan ce sont plusieurs dizaines de friches que l’on recense. Les plus emblématiques sont Cellatex à Givet, Thomé Génot à Nouzonville ou la Macérienne à Charleville-Mézières. Entre démolition et dépollution les projets de reconversion prennent du temps. Sans vouloir tout conserver il est néanmoins nécessaire de préserver certains bâtiments qui peuvent dater du 19e siècle.

C’est le cas de l’entreprise Deville à Charleville-Mézières. Cette usine, fleuron industriel, qui était la propriété du conseil départemental est malheureusement à l’abandon. Les élus départementaux ont décidé de revendre cette usine située en centre ville à un groupe portugais. Pour permettre ce rachat il fallait changer le Plan de prévention des risques d’inondations, qui interdit les constructions sur les sites classés PPRI. C’est chose faite de la part de la Préfecture (approuvée par la municipalité) qui transforme, avec un risque certain, en site constructible des terrains qui étaient jusqu’à une période récente classés non constructible.

A l’échelle départementale le dossier des friches industrielles mériterait un groupe de travail sous l’égide de la Préfecture et de l’Architecte des Bâtiments de France. Cette commission permettrait une intervention pour la préservation du bâti de certaines friches. L’exemple de la Manestamp à Charleville-Mézières doit nous alerter sur la dégradation des friches qui dans certains cas sont irréversibles.

Sylvain DALLA ROSA

La réforme de l’enseignement professionnel, une casse de la formation au profit du Capital

Après les différentes réformes du lycée professionnel, ayant vu une réduction des années d’études et des heures de cours, le ministre de l’éducation nationale Pap Ndiaye prépare une nouvelle réforme qui s’apparente à une baisse des compétences des élèves. 

En effet, la réforme prévoit une augmentation du temps de stage en entreprise à hauteur de 50% de la formation, au grand dam des cours généraux, préférant un modèle basé sur l’apprentissage. Or ce modèle pose problème à plusieurs égards. 

La formation se retrouve en grande partie gérée par les entreprises où les élèves apprennent sur le tas des tâches spécifiques à l’entreprise en question (quand ils ne sont pas simplement attachés à des tâches subalternes), ce qui ne leur garantit pas l’accès à des compétences qui les protègera dans leur recherche d’emploi. 

De plus, l’augmentation du temps de stage se fait au détriment des cours, en particulier des cours généraux, ce qui rend plus difficile l’accès à un diplôme protecteur. La baisse du temps de classe compromet la réussite aux examens, d’autant plus quand grand nombre de ces élèves sont issus des milieux ouvriers. 

Les chiffes eux-mêmes montrent l’impasse de la réforme à venir. L’apprentissage dans la filière professionnelle représente l’échec de 1/3 des élèves qui sous le coup de ruptures de contrat subies, se retrouvent laissés de côté, sans aucune perspective. C’est pourtant ce modèle que le gouvernement Borne propose à la jeunesse.

Or la mission publique de la formation ne doit pas servir à fabriquer des travailleurs disponibles immédiatement et précaires, mais de « former l’Homme, le travailleur et le citoyen » pour citer le Conseil National de la Résistance. 

Ce dont a besoin la jeunesse de France, ce n’est pas d’une réforme qui les officialise comme mains à tout faire précarisées du Capital, mais bien de planification de la formation et de l’emploi comme dans le cadre de la Sécurité d’Emploi et de Formation, mesure portée par les communistes dans la campagne des jours heureux. 

Anthony Jacobs-Remacle