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Déni de démocratie

Jamais depuis l’origine de cette 5ème république un exécutif en place n’aura ignoré et transgressé les fondements de la démocratie.

Tous les moyens auront été bons à ce gouvernement pour passer aux forceps une loi scélérate, osant aller, en avril dernier, jusqu’à promulguer le texte en pleine nuit, malgré le rejet massif de millions de citoyens à travers 13 manifestations organisées depuis janvier 2023.

Cette réforme des retraites provoque une opposition explosive car elle révèle une véritable crise de société résultant de la politique ultra libérale mise en place par Macron et ses différents gouvernements qui n’ont qu’un seul but, augmenter les profits. Jamais le qualificatif de Président des riches n’aura été si bien porté.

Une très large majorité de salariés est traumatisée et désespérée à l’idée qu’il va lui falloir travailler plus longtemps car ils ou elles ne le peuvent tout simplement pas. La pénibilité et l’absurdité de l’obligation de résultats avec pour accélérateur la productivité génèrent une souffrance au travail insupportable.

Le constat qui s’impose est qu’aujourd’hui le travail n’est pas soutenable. Une enquête menée par Eurofound, en 2021, auprès de 70000 européens de 36 pays montre la très mauvaise position de la France en Europe. Les contraintes physiques et psychiques y sont plus fortes qu’ailleurs.

Face à cette triste constatation, il ne faut pas oublier la stagnation des salaires, aggravée par les suppressions d’emplois et ou le recours, souvent forcé, aux temps partiels compliquant encore un peu plus la vie quotidienne face à une inflation galopante.

Le parti communiste est pratiquement le seul à dénoncer et proposer des solutions pour faire face à cette situation catastrophique, loin des discours démagogiques d’une droite trahie par l’effet  trompe l’œil de la ‘’macronie’’ auquel elle a cru.

L’ambition communiste pour de nouveaux « jours heureux » n’est et ne doit pas être qu’un slogan de campagne électorale mais un argument pour nous amener vers une nouvelle société basée sur le partage des richesses et le bien être de toutes et tous.

Patrick LATTUADA

Drame au CHU de REIMS

Le choc, la tristesse, la consternation et l’émotion sont immenses après ce drame qui laisse une famille et des professionnels endeuillés.

La psychiatrie a été remise sur le devant de la scène médiatique après le décès d’une infirmière et l’agression d’une secrétaire médicale au CHU de Reims.

Cet acte ultime commis par un patient déjà connu pour des troubles psychiatriques sévères appelle à une réflexion sur la prise en charge thérapeutique et ses limites pour ces malades mentaux.

La presse du sensationnel et d’extrême droite appelle à un grand renfermement du fou en visant le secteur public de la psychiatrie et son hôpital.

Le soin psychiatrique comme le soin physique en est réduit à la rentabilité et vise à réduire le soin à une analyse de bonnes pratiques de maîtrise et de contrôle sécuritaire des symptômes…

La subjectivité psychique et la durée de la maladie sont ignorées.

Les restructurations permanentes des politiques menées dues à des considérations économiques mettent à mal l’accès aux soins.

Des centaines de médecins, psychologues et infirmier(ère)s démissionnent ne se retrouvant plus dans leur métier réduit à la contrainte, la médication à outrance et la contention des patients.

Le relationnel de ces maladies mentales n’existe plus ou si peu puisqu’il n’est pas reconnu car non « rentable ».

S’attaquer aux blouses blanches, dans sa psychose, le patient l’a rappelé.

La réponse est le déni des politiques purement gestionnaires.

Plus de contrôle, plus d’isolement, plus d’enfermement n’est pas la solution.

Si une réelle politique de soin public n’est pas mise en place, il est fort probable que de tels actes se reproduiront.

N’oublions pas qu’il y a presque 10 ans, deux infirmières étaient tuées à Pau par un malade jugé pénalement irresponsable. Une irresponsabilité pénale qui appelle à soigner.

A l’époque, quelles mesures ont été prise par le ministre de la santé ?

Équiper le personnel de sonnettes d’alarme et quelques mesures cosmétiques qui n’ont malheureusement rien changé au vu de la réalité d’aujourd’hui.

Il s’agit donc de traiter, de stabiliser le délire de la maladie vers la guérison par une pratique clinique humaine et un accès aux soins d’accueil relationnel.

Ceci exige une continuité dans le soin avec un accompagnement social.

Il faut un nombre de soignants suffisant et suffisamment formés ainsi que des lits et des structures d’accueil pour prendre en charge la maladie subjective qui ne se résume pas à la prise d’un traitement médicamenteux.

Pour le suivi de ces patients, la psychiatrie de secteur doit être réinstaurée et renforcée.

Corine POSTAL

Les bourreaux s’appelaient peut être Kissinger

La presse relève les 100 ans de Henry Kissinger. Ce personnage ne mérite pas cet hommage! Pendant des années il a été Secrétaire d’État (ministre) aux Affaires Étrangères des États-Unis sous plusieurs Présidents.

A ce titre il a été pendant des décennies l’homme de tous les mauvais coups dans les pays d’Amérique du Sud ou du Vietnam au nom des États-Unis.

Le plus horrible aura été en 1973 au Chili l’agression contre Salvador Allende. Président élu démocratiquement, il avait été assassiné. Au nom des dirigeants américains le Secrétaire d’État a soutenu, voire piloté, l’agression militaire du sinistre général Pinochet. Pendant plusieurs décennies il fit régner un régime de terreur contre le peuple chilien.

Sur ces actes il existe une chanson de Julos Beaucarne (chanteur belge) qui revient sur l’emprisonnement de milliers de chiliens et l’assassinat de milliers d’autres notamment communistes. Pour des centaines d’entre eux ils ont été torturés.

Dans le stade de Santiago des milliers de démocrates avaient été parqués là. C’est dans ce stade que Victor Jara, guitariste bien connu au Chili, fut tué. Mais avant de l’abattre les putschistes lui ont coupé les mains. Comme le chante Julos Beaucarne dans « Lettre à Kissinger » les bourreaux s’appelaient peut être Kissinger.

Il est injuste que cet assassin ne soit pas condamné.

Sylvain DALLA ROSA

Retraites: Poursuivons la mobilisation

 Le 1er mai dernier plus de 2 millions de personnes ont à nouveau manifesté dans les rues des grandes villes . Tous les observateurs le constatent la réforme des retraites est massivement rejetée. Pour gagner face au gouvernement, la mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier.

C’est le seul moyen pour ne pas se faire voler par Macron deux années de vie.

Soyons nombreuses et nombreux le 6 juin aux côtés des organisations syndicales pour obliger le président de la République à retirer sa loi et faire respecter la volonté populaire.

La démocratie bafouée

Le gouvernement a perdu la bataille de l’opinion. Sa seule réponse : les coups de force permanents et les manœuvres les plus anti-démocratiques. Le désaveu politique est profond. Face à cela, notre responsabilité est grande : défendre notre démocratie et œuvrer à l’émergence d’un large front social et politique durable qui puisse faire changer la donne.

Et le 8 juin à l’Assemblée

Ce jour-là sera débattue la proposition de loi du groupe LIOT abrogeant la retraite à 64 ans. Le gouvernement use une nouvelle fois de la force pour empêcher qu’il y ait un vote. Les député·es communistes sont pleinement engagés pour faire adopter cette proposition de loi.

Nous proposons une bonne réforme des retraites avec des recettes nouvelles :

Création d’emplois, augmentation des salaires, égalité femmes-hommes, taxation des revenus financiers…

*La création de 500 000 emplois indispensables dans les services publics (hôpital, école, transports, Justice, territoriale, etc.) rapporterait plus de 6 milliards d’euros.

*La réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures et la création d’emplois équivalente (1,7 million d’emplois) rapporteraient 13,6 milliards d’euros.

*La modulation des cotisations sociales patronales pour développer l’emploi et les salaires. La sécurité sociale doit devenir le bien de ses cotisants par l’élection de leurs représentants.

*La mise à contribution des revenus financiers des entreprises aujourd’hui exonérées de cotisations, rapporterait près de 40 milliards d’euros.

*Une augmentation immédiate de tous les salaires augmenterait automatiquement les cotisations sociales pour financer les pensions

Dans le privé, 5% de hausse des salaires rapporterait 9 milliards d’euros.

Dans le public, l’augmentation de 5% du point d’indice de la fonction publique représenterait 1,25 milliards d’euros de cotisations retraites en plus.

*L’égalité salariale femmes-hommes, c’est 6 milliards d’euros de recettes supplémentaires.

Faisons de l’usine Stellantis un atout !

Le déficit commercial de marchandises a enregistré, dans notre pays, un record en 2022, en atteignant nationalement 80 milliards d’euros! Et le solde très faiblement positif d’emplois industriels depuis 2017 ne compense pas les millions d’emplois détruits (deux millions depuis 1974, dont un million depuis 2001). Aujourd’hui, seuls deux secteurs de l’industrie (énergie et traitement des déchets) voient des créations d’emplois, quand tous les autres décrochent.

Dans l’automobile, après deux décennies d’affaiblissement, le patronat vient à nouveau de planifier la réduction d’emplois jusqu’en 2035, projetant une destruction de 90 000 emplois. Les exonérations massives de cotisations sociales, véritables trappes à bas salaires, continueront d’assécher le financement de notre Sécurité sociale, L’appel renforcé au capital étranger qui détient déjà en moyenne 40% du capital du CAC 40 va renforcer encore ces prélèvements, au lieu de s’appuyer sur la mobilisation du crédit bancaire et des banques françaises.

Dans ce contexte qu’elle peut être l’avenir de l’usine Stellantis (ex PSA) située aux Ayvelles. Avec quelques 1650 salariés elle est un des premiers employeurs du Grand Est. Le passage aux véhicules électriques inquiète légitimement nombre de salariés.

Dans le domaine de la mobilité, un plan de développement de la filière automobile est indispensable. Il devra reposer sur la construction massive de petits véhicules électriques, avec des aides aux particuliers selon leurs revenus, et la poursuite des recherches sur toutes les motorisations. La réforme du bonus écologique proposée par Emmanuel Macron n’est pas à la hauteur des besoins des ménages et ne fait que conforter les profits des constructeurs automobiles.

Sylvain DALLA ROSA

Un comité de défense des hôpitaux toujours mobilisé

Après une année forte en mobilisations le «collectif de défense des hôpitaux publics» tenait son assemblée générale ce 22 mai à Sedan. Cette réunion était suivie par la projection d’un documentaire sur les fermetures de maternités en France et leurs conséquences. Un débat constructif s’en est suivi.

Au sujet de la maternité de Sedan, nous ne pouvons que constater le silence de l’ARS depuis sa fermeture «provisoire»…Le comité de défense des hôpitaux Ardennais entend poursuivre l’action pour la réouverture de la maternité et plus généralement pour l’accès aux soins partout pour toutes et tous.

Les futures mamans qui doivent accoucher ne peuvent plus le faire à Sedan depuis le 29 mars et, moins d’un mois après, une maman sedanaise accouchait à domicile ! Fort heureusement il n’y a pas eu d’accident!

L’antenne du «CHINA» à Charleville-Mézières autrement dit le « feu » hôpital Manchester, a investi dans des véhicules flambants neufs pour développer le projet «COPA». Une sage-femme et une auxiliaire puéricultrice circulent et prennent en charge le suivi à domicile en marge de la «suspension» de la maternité de Sedan!…

A Manchester, les conditions de travail et de prise en charge se dégradent dans le service de gynécologie/obstétrique qui n’a jamais été conçu pour accueillir les femmes privées de maternité à Sedan, d’autant plus qu’il y a quelques années un étage dédié a été supprimé.

Le débat autour de ce sujet et plus largement sur les politiques de santé et la situation dans les Ardennes a débouché sur des pistes de propositions d’actions concrètes. Constat regrettable, un seul maire était présent et a répondu favorablement à l’invitation du comité… On notait l’absence remarquée du maire de Sedan.

Corine POSTAL

Une politique de dupe!

L’image est assez rare pour ne pas passer inaperçue. Une délégation de six élus de notre Vallée de la Meuse reçue dans un ministère parisien, celui de la  » Transition écologique ». Mais qu’allez donc faire dans cette galère ces élus aux cotés du député de droite « Les Républicains«  Pierre Cordier ? L’objectif était de demander une modification du texte de la Politique de la Ville pour permettre aux communes ardennaises, qui sont sous le seuil démographique, de pouvoir néanmoins continuer à toucher des aides financières.

Retrouver côte à côte le maire divers gauche de Nouzonville ainsi que la conseillère départementale de Revin ou encore le maire de Bogny sur Meuse est un phénomène assez rare pour être souligné. Cette délégation avait-elle la possibilité d’être entendue par le cabinet du ministre? Tous les observateurs ou acteurs de la vie politique vous dirons qu’il est fort peu probable qu’un ministre en accepte le principe. Ces délégations qui sont courantes ne débouchent en général sur rien de concret.

Reste une question majeure, pourquoi ces élus ont-ils accepté que la délégation soit accompagnée (organisée?) par le député de droite, P. Cordier dont le soutien à la politique des Républicains est notoire. Ce dernier, activiste sans relâche, y a certainement vu l’opportunité de se montrer attentif aux difficultés des collectivités locales. Parcourir les ministères pour montrer que l’on existe est un sport bien rodé des parlementaires. Rarement dans ce contexte des solutions sont obtenues.

Sylvain DALLA ROSA

Des militants communistes pour de nouvelles conquêtes sociales

Sortons de l’ornière. 

Le Parti communiste français est un outil au service du peuple, des classes populaires, des ouvrières et ouvriers, des privés d’emplois, des travailleurs pauvres, intellectuels, fonctionnaires, petits entrepreneurs, auto entrepreneurs, uberisés, précaires, des prolétaires en somme. 

Par son mode d’organisation démocratique qui part de la base, par son expression qui est le résultat du débat interne poussé au paroxysme, ce parti est l’outil d’émancipation des peuples. Nous nous présentons aux élections, nous avons vocation à gouverner parce que nous voulons mener à son terme cette émancipation, parce que la société à laquelle nous aspirons, nous y travaillons ardemment avec la conviction profonde qu’elle adviendra, cette société de la paix sur terre, de la justice sociale, de l’égalité réelle, de la fraternité entre les peuples.

 Par son action à l’Assemblée nationale, le groupe des députés GDR ont porté la proposition de loi visant à protéger le groupe EDF d’un démembrement. La loi est adoptée par l’Assemblée le 4 mai dernier. Ce groupe de parlementaires composé des députés du PCF et des députés de Martinique, de la Guyane, de la Réunion et de la Polynésie, ainsi que leurs collègues sénateurs et sénatrices du groupe communiste républicain citoyen et écologiste sont une force tant par les propositions et interventions portées à l’Assemblée et au Sénat, que par leurs actions sur le terrain. Dernièrement, ils étaient présents auprès des salariées de Vertbaudet en lutte pour de meilleures conditions de travail et des salaires à la hauteur.

Cet outil, nous l’affutons à Charleville. Cet outil a besoin de toutes les richesses humaines pour son bon fonctionnement. Il en va de l’avenir de notre société comme de l’avenir de chaque individu. 

Rejoignez le Parti communiste français !

Irène PERRIN TOININ

Secrétaire de section de Charleville-Mézières 

Défendons l’hôpital public et l’accès aux soins !

Officiellement la maternité de Sedan n’est pas fermée définitivement, mais les femmes accouchent où elles peuvent sauf dans cette maternité ! Les urgences de Vouziers, déjà fermées la nuit, sont menacées de fermeture définitive.

Dans tout le pays, de telles fermetures se multiplient, provisoires ou définitives. Devant cette atteinte dramatique à la sécurité des populations, à l’égalité républicaine, les communistes auront à cœur de participer aux mobilisations pluralistes qui se multiplient. Dans les Ardennes, participez donc à l’AG du comité de défense des hôpitaux ce lundi.

Combat des femmes

« Sous la peau de Joséphine » est un seule en scène retraçant la vie héroïque de celle que l’on appelle Joséphine Baker. Ce spectacle exceptionnel a été présenté par Sofia Nait qui participe à un projet des classes de 3e concernant le combat des femmes pour une place dans la société et la lutte contre les discriminations et la ségrégation aux USA. Ce projet est financé par la Cité Éducative de Charleville-Mézières un dispositif tripartite constitué de l’État, la municipalité et l’Éducation Nationale. La performance de cette artiste a ravi les spectateurs.