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Hommage à Victor Schoelcher pour ne pas oublier

Une centaine de personnes ont tenu à être présentes ce mercredi 10 mai pour rendre un hommage à Victor SCHOELCHER dans le cadre de la journée nationale des mémoires de l’esclavage. Journaliste de profession il a été un fervent militant pour réclamer l’abolition de l’esclavage. Il est décédé en 1893. L’abolition définitive de l’esclavage en France et dans ses colonies a eu lieu en avril 1848. Le décret est signé par le gouvernement provisoire de la 2e République. Il faudra attendre la loi de mai 2001 pour reconnaître la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’Humanité.

Parrainée par le Préfet des Ardennes et la ville de Charleville-Mézières cette cérémonie aura permis aux associations de prendre la parole devant la stèle dédiée à Victor Schoelcher à quelques pas de la Préfecture. Parmi celles-ci la Ligue des Droits de l’Homme ou Stop la Haine. Toutes les associations ont argumenté pour défendre la nécessité de rester vigilants devant la multiplication des atteintes au droit de l’Homme. Plusieurs ont fait référence à Aimé CESAIRE qui a été député et écrivain.

« La bête immonde » que sont le racisme et le rejet de l’autre est encore vivante. Le défilé des quelques 500 néo nazis la semaine dernière dans les rues de Paris en témoigne. Manifestation autorisée par la Préfecture de police de la capitale. Ne baissons pas la garde souvenons nous du passé afin qu’il ne se reproduise pas !

Habitat 08 dans la tourmente

Le conseil d’administration d’Habitat 08 vient de décider le licenciement de son directeur, Laurent Droulez. En place depuis début 2018, celui-ci était surnommé l’Arlésienne tant sa présence dans les locaux du bailleur social était rare. Pourtant Habitat 08 est un acteur majeur du logement social dans notre département. Avec 11772 logements (chiffre début 2022) avec une présence dans 80 communes ardennaises et près de 250 salariés il y a besoin d’un encadrement disponible pour gérer le fonctionnement et le patrimoine.

Habitat 08 est un organisme créé en janvier 2010 en remplacement de l’OPAC. La collectivité de rattachement est le Conseil Départemental. C’est d’ailleurs à ce titre que Madame M.J. Moser préside le conseil d’administration. Acteur principal du logement social il y a pourtant beaucoup à faire pour redonner une bonne gestion à celui-ci. La question des loyers est prioritaire pour les locataires. Le directeur licencié a fait voter par le Conseil d’Administration une hausse des loyers de 3,5% pour 2023. La Confédération du Logement (CNL) s’y était opposée. Sans mordre le trait il faut remarquer que tout n’est pas de la responsabilité du directeur. Il convient de dénoncer également les élus du Conseil Départemental qui siègent au Conseil d’Administration. D’autant que les collectivités locales font des efforts financiers importants tels que les garanties d’emprunts ou l’exonération de 30% de la taxe sur le foncier bâti.

Fort de l’expérience du recrutement malheureux d’un directeur qui n’était pas à la hauteur de sa fonction, Habitat 08 à décidé de se faire assister par un cabinet privé pour l’embauche d’un nouveau directeur. Le profil du poste doit correspondre à l’engagement social du bailleur.

Sylvain DALLA ROSA

« Cela m’oblige pour les années à venir »… Les 100 jours, « Choose France » ?…

Réélu contre l’extrême droite il y a un an pour un 2ème mandat, Emmanuel Macron a bien oublié les éléments de son discours post-électoral !

Son calcul politicien pour sortir de son duel avec Marine Le Pen, il en paye le prix aujourd’hui mais ce sont les Français qui en subissent les conséquences.

Les voix qui ont permis sa « victoire » sont celles de citoyen(ne)s qui ne partagent en rien son projet pour la France. En plus d’une abstention conséquente au 1er et au 2ème tour de l’élection présidentielle, la perte de la majorité absolue à l’assemblée nationale est un total camouflet.

Le chef de l’État aurait dû réagir à cette crise démocratique et en tenir compte. Que nenni ! Il est dans le déni le plus total et a cru qu’il pourrait imposer une réforme des retraites inutile et inefficace en plus d’être anti-sociale. Il ne connaît pas les Français, la France et son histoire.

Le peuple refuse de tourner la page et le président ne peut plus sortir sans s’attirer les foudres des citoyens.

Lui et ses sous-fifres traitent la colère et la résistance avec dédain et mépris à l’image de Gabriel Attal qui connaît quoi de la vraie vie ? Ils en sont à faire interdire les casseroles !

Le 8 mai, un silence assourdissant sur les Champs Elysées d’un peuple bâillonné.

Un homme girouette qui, après avoir fait les yeux doux aux partis de gauche entre les deux tours de l’élection présidentielle les taxe de danger pour la République par l’intermédiaire de ses ministres et en particulier celui de l’intérieur qui surenchérit à l’envi.

Et, pendant ce temps, l’extrême droite jubile, Macron détournant les regards sur le péril qui menace réellement la démocratie. Les néofascistes défilent tranquillement dans les rues de Paris alors que la violence et la répression lors des manifestations contre la réforme des retraites sont dénoncées par l’ONU et la cour européenne des droits de l’homme.

Même les agences de notation qui ne sont que ce qu’elles sont rappellent à l’ordre le génie de la finance !

La dérégulation de la société, les Français n’en veulent pas. Ils demandent la reconstruction des services publics et la reprise du pouvoir sur l’économie.

L’assemblée nationale a montré la voie avec la proposition de loi portée par les communistes et votée contre l’avis du gouvernement visant à refaire d’EDF un groupe public unifié tant l’impact de la libéralisation de l’énergie est néfaste dans la vie des Français.

Des communistes étaient également bien présents et partie prenante le week-end dernier à Lure (Haute-Saône) pour défendre un nouvel élan pour les services publics. Ils ont participé activement aux différents ateliers évoquant les problématiques actuelles abîmant les services publics.

260 organisations signataires, associations, syndicats et partis politiques ont participé à ces journées de travail. Une feuille de route commune d’actions et de propositions ainsi que des dates sont déjà prévues pour séquencer la suite de cette initiative.

Les communistes y prendront bien évidemment toute leur part.

Corine POSTAL

A droite le torchon brûle

Apparenté Les Républicains le député de la 2e circonscription des Ardennes, Pierre Cordier, est dans le collimateur de la droite ardennaise. Ils lui reprochent notamment d’agir en franc tireur et de ne pas suivre à la lettre le positionnement politique de la droite. Parmi les multiples reproches fait au député de la Vallée il y a le vote de la motion de censure déposée par le Rassemblement national (ex FN).

Philippe Mathot, ex député et aujourd’hui président dans les Ardennes du groupe Renaissance08 (ceux qui font allégeance à Macron ) est le plus virulent. Il n’est pas le seul que l’attitude de P. Cordier exaspère. Il y a également le très macroniste et député L. Vuibert. Sur le fond les attaques et les critiques sont au bout du compte bonnet blanc et blanc bonnet. Ce débat sémantique n’aborde pas les questions qui préoccupent les ardennais comme les retraites ou l’emploi. Au final la droite, toutes tendances confondues, défend les intérêts des plus riches. Entre les élus en présence il n’y a pas de différences. Simplement la manière de faire une gestion de casse des acquis sociaux.

Le gouvernement perds ses nerfs

Le Ministre de l’Intérieur, Gerald Darmanin, ne supporte pas la contestation. Ces derniers temps, outre le soutien aux violences policières, il s’en est pris directement à la Ligue des Droits de l’Homme et à la Libre Pensée. Ces deux organisations sont accusées de critiquer les dispositifs policiers pendant les dernières manifestations. Ces propos ont été tenu le 5 avril dernier alors que le Ministre était auditionné au Sénat par des parlementaires.

G. Darmanin a lancé qu’il fera examiner l’utilisation des subventions publiques reçues par l’association qui défends les Droits de l’Homme. Le gouvernement à certes le droit de critiquer l’action des associations mais menacer de leur couper l’aide financière est contre le droit d’expression. Quand la LDH affirme que les secours ont été empêchés d’intervenir pour secourir des manifestants blessés, cela s’appuie sur des faits constatés. La Fédération internationale pour les droits humains, qui est présente sur les cinq continents (188 organisations) a déploré les déclarations du gouvernement français.

Cette remise en cause du droit d’expression n’est pas anodine. Pour ce qui concerne la LDH, jamais celle-ci n’a été remise en cause de cette manière depuis sa création en 1898. Les déclarations sont graves pour la démocratie. D’ores et déjà les plus extrémistes aux Républicains ou au Rassemblement National s’engouffrent dans la brèche ouverte par le gouvernement. Ce soutien à la LDH n’est en aucun cas une quelconque approbation de l’attitude des casseurs lors des manifestations.

Sylvain DALLA ROSA

Sauver notre patrimoine ferroviaire

Il existe un site situé sur le territoire de la commune de Charleville-Mézières, qui mérite d’être sauvegardé. Il s’agit des Rotondes SNCF implantées sur le quartier de Mohon et qui sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Laissées sans entretien de la part de la SNCF les Rotondes sont actuellement strictement interdites d’accès, pour des raisons de sécurité, au personnel et à l’association « Les Amis des Rotondes et Ateliers de Mohon ». Celle-ci œuvre pour la sauvegarde de ce patrimoine ferroviaire exceptionnel.

En juin 2019 le conseil municipal a voté le financement d’une étude de définition et de valorisation du site pour un montant de 84 254,00 euros HT dont 50% à la charge de la ville. C’est la société AREP (filiale de la SNCF) qui avait obtenu le marché.

Outre cette étude, un autre projet « Cité des Arts de la Marionnette », a été décidé sur la partie n’appartenant pas à la SNCF. Un jury s’est réuni le 30 septembre 2021 et a validé l’implantation d’une structure muséale sur ce site. Les réserves des musées de Charleville-Mézières sont actuellement dispersées sur trois sites. A ce jour, aucune information n’a été fait au conseil municipal sur l’évolution de ce projet.

Il serait souhaitable qu’une présentation puisse avoir lieu. Dans les informations qui circulent rien ne semble programmé pour rénover la Rotonde. Communiquer est d’autant plus utile que des informations font état de l’intérêt porté par un investisseur privé pour aménager le site. C’est, semble t-il, ce qui a fait l’objet d’un déplacement du Préfet des Ardennes pour visiter le contexte dans lequel évoluent les Rotondes. La municipalité doit s’exprimer rapidement pour indiquer quel projet est retenu.

Sylvain DALLA ROSA

1er mai une mobilisation exceptionnelle

4000 à 4500 manifestants dans les rues de Charleville-Mézières ce 1er mai. Le mouvement, à l’appel de l’intersyndicale était porteur de la colère et de la contestation contre le texte des retraites. On pouvait également percevoir dans le cortège une exigence pour la hausse des salaires et pour l’amélioration des conditions de travail.

De nombreux communistes faisaient partie du cortège.

Puissante mobilisation pour le 1er mai

Depuis le début de l’année nous sommes confrontés à une crise sociale sans précédent. Les Français sont toujours mobilisés pour obtenir le rejet du texte de loi sur les retraites.

La lutte est exemplaire. Il y avait longtemps que le 1er mai n’avait connu une telle participation. Le PCF est aux côtés des millions de Français qui par la grève et la présence aux défilés se mobilisent pour une vie meilleure. C’est un engagement de tous les jours pour obliger le gouvernement à retirer son texte sur les retraites. Il faut également permettre à notre pays de reprendre la main sur nos moyens de production et nos outils de travail. La puissance des rassemblements du 1er mai a été exceptionnelle. Plus de 2 millions de participants.

Le gouvernement Macron détricote jour après jour les conquis sociaux nés de la Seconde guerre mondiale et du programme des Jours Heureux. Face à cette casse sociale la contestation se poursuit dans l’unité syndicale. L’objectif est de faire reculer le gouvernement. Cette mobilisation est également porteuse d’autres exigences comme la lutte contre la réforme de l’assurance chômage, contre la privatisation de la production d’énergie en France et contre tous les projets de délocalisations prévus par les grandes multinationales.

La crise que traverse notre pays ne doit pas être un prétexte pour sacrifier les travailleurs.es sur l’autel de la dette et des profits. Ce sont ces hommes et ces femmes qui sont en première ligne pour que le pays continue à vivre. C’est maintenant au gouvernement de faire en sorte que chacune et chacun puisse vivre, se former, travailler, libres, heureux et épanouis !

Nous voulons une France et une Europe libérée des dominations et des exigences d’une classe minoritaire, nous voulons une France solidaire, faite d’égalité réelle entre toutes et tous, de libertés reconquises, de fraternité humaine. L’ensemble des forces de gauche a un incroyable défi à relever : celui de reconquérir les cœurs et les têtes d’une majorité de Françaises et de Français autour d’un projet qui sorte notre pays du capitalisme, de l’exploitation des hommes et des femmes comme des ressources naturelles, qui bâtissent le programme des Jours Heureux du 21ème siècle !

Le PCF propose :

Contre la logique de profit à tout prix, le PCF propose de conclure un pacte pour la France. Un pacte pour sortir la santé des logiques marchandes et des grands laboratoires. Un pacte pour nous libérer de la finance et pour créer des emplois. Un pacte pour une hausse générale des salaires et un SMIC à 1500€. C’est ensemble que nous construirons un nouveau modèle économique qui redonne du sens au travail et qui porte en son cœur l’émancipation de chacun et chacune.

Il faut soutenir le SARC

Lors d’un récent conseil municipal, la ville de Charleville-Mézières a décidé d’apporter une aide financière exceptionnelle au Centre Social de la Ronde Couture (SARC), pour un montant de 12 499 euros. Cette aide est la bienvenue compte tenu des difficultés rencontrées par l’unique structure sociale de ce quartier. Le SARC est probablement le centre social le plus important de notre département en rayonnant sur une population de prés de 10 000 habitants. C’est, à ma connaissance, le seul centre social qui déploie une activité sur un quartier aussi vaste avec des actions qualitatives.

Actuellement, il rencontre d’importantes difficultés financières qui rendent très précaires le bouclage de son budget. Après le changement de directrice et de président, des licenciements d’animateurs sont envisagés. La collectivité a la responsabilité de tout faire pour éviter le pire. Il est de la responsabilité de la ville de suivre au plus prés la gestion du SARC.

Sylvain DALLA ROSA

Hermès, une réindustrialisation du site Deville

Fermée définitivement en 2016, l’usine Deville à Charleville-Mézières est devenue depuis cette date une friche industrielle sur 32 000 m². Une partie de celle-ci est classée PPRI (plan de prévention des inondations) et donc inconstructible. Le groupe Hermès est intéressé par le site et pourrait y créer, à termes, 280 emplois selon l’annonce publique. C’est une bonne nouvelle sur le plan économique et démographique. La collectivité doit tout faire pour que cette annonce se concrétise et faire attention à une véritable dépollution du site.

Cette friche, située en plein cœur de la commune, possède plusieurs bâtiments qui sont classés et doivent être protégés. Par ailleurs une étude d’impact sur le plan de circulation doit être réalisée. En effet, le secteur est déjà à saturation aux heures de pointe. Le projet du schéma des mobilités qui proposait la réalisation d’un rond-point est plus que jamais nécessaire. D’autre part, il convient de faire respecter scrupuleusement le PPRI. Ce dernier élément est très fortement recommandé par le commissaire enquêteur qui a rendu ses conclusions fin 2021.

La collectivité doit agir sur toutes ces questions en toute transparence et avec la volonté d’aboutir à l’implantation du groupe Hermès. Cette démarche doit être également menée sur l’utilisation des quelques 12 000 m² qui ne seraient pas utilisés par le groupe Hermès.

Sylvain DALLA ROSA