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Rebondissement au foot sedanais

Notre département est loin de renouer avec le foot de niveau national. Relégué en régional 3 à la mi-2023 après un dépôt de bilan financier le Club de foot de Sedan Ardennes (CSSA) n’en finit pas de subir des revers et cela malgré des supporters toujours fidèles. Un projet de fusion pour constituer un club de portée nationale était au cœur des discussions entre les clubs de Prix les Mézières, l’Olympique de Charleville-Mézières et le Sedanais. Cette solution est en passe d’avorter en raison des exigences du CSSA.

On peut s’interroger sur les motivations des dirigeants du club sedanais qui viennent de rejeter purement et simplement toute idée de fusion. En réalité cette décision est prise alors que l’équilibre financier n’est plus assuré. En coulisse ce ne sont plus des tractations sportives qui se déroulent mais des demandes de financement de plus en plus lourdes. Cela alors que les principaux sponsors ont quitté le navire qui semble à la dérive. Ainsi, le CSSA mise sur sa domination du foot ardennais tant sur le plan sportif que financier. Pour rendre crédible ce scénario il compte sur les collectivités pour mettre la main au « portefeuille ». Il n’est pas inutile de rappeler que la reconstruction du stade Dugauguez à Sedan a coûté la bagatelle de 26 millions d’euros avec essentiellement de l’argent public.

Il serait opportun que les collectivités fassent part de leur position concernant la création d’un club de foot ardennais et le niveau de leur soutien. Cette fusion doit se faire en assurant la préservation des structures de formation des jeunes footballeurs comme le centre de Montvillers.

Sylvain DALLA ROSA

Les centres sociaux dans la tourmente

Depuis plusieurs années, le secteur associatif n’est généralement plus subventionné pour son fonctionnement. Les associations ne perçoivent d’éventuelles aides publiques que sur la base de dossiers déposés en amont pour mener des actions liées à leur objet. Ces aides publiques sont toutes en baisse. Et, quand ces structures sont brutalement confrontées à un choc financier, comme aujourd’hui avec l’inflation et les coûts énergétiques, la catastrophe n’est pas loin.

Les Centres Sociaux subissent cette situation, cumulée avec la nécessaire augmentation des salaires octroyée depuis janvier dernier. Leurs budgets ne peuvent d’autant pas suivre qu’ils sont généralement situés dans des quartiers et territoires ruraux parmi les plus pauvres. Cette réalité est nationale, mais elle est encore plus prégnante dans les Ardennes où le taux de pauvreté est parmi les plus élevés de France. Tous les Centres Sociaux du département tirent la sonnette d’alarme. Il en va de leur survie à très court terme. Celui de Revin a déjà mis la clé sous la porte. Pourtant, là où ils sont implantés, ils sont souvent les seuls structures à maintenir un lien social, à mener des actions d’éducation populaire. Ils sont un lieu de rencontre essentiel pour les familles, pour la jeunesse.

Il serait impensable de laisser s’aggraver cette situation. C’est la responsabilité, d’abord de L’État, mais aussi des collectivités locales et de la CAF, de prendre d’urgence les mesures nécessaires à la poursuite des activités de nos Centres Sociaux.

Patrick TASSIN

Le 9 juin, reprenons la main

Dans moins de trois mois vont se dérouler les élections européennes. C’est le moment de s’inscrire sur les listes électorales si vous ne l’êtes pas (avant le 1er mai par voie électronique sur le site de Service-public.fr), de vérifier que vous êtes bien inscrits en cas de déménagement (sur le même site). A Charleville-Mézières, lors des dernières élections départementales, nombre d’électeurs avaient eu la désagréable surprise d’avoir été désinscrits ! Selon l’INSEE 10 % de la population en âge de voter est absente de toute liste électorale ou mal inscrite (dans un lieu différent de celui de son lieu d’habitation)

Avec la liste de la gauche unie pour le monde du travail, conduite par Léon Deffontaines, nous avons la possibilité de reprendre la main sur notre vie. C’est la seule liste à s’être opposée à l’ensemble des traités libéraux européens. Son but : rebâtir une France productive, en développant l’industrie et l’agriculture, en combattant tous les accords de libre-échange et en refusant tout élargissement de l’UE. Ses candidats s’engagent aussi pour une écologie populaire en proposant un mix énergétique nucléaire renouvelable et un programme de grands travaux utiles. C’est enfin la gauche de la paix et de la sécurité en Europe, fidèle au projet historique d’union des peuples européens.

Michèle LEFLON

Le conseil municipal d’Étrépigny (Ardennes) refuse d’honorer la mémoire de sa plus célèbre personnalité historique !

Mondialement connu et reconnu comme le premier penseur de l’athéisme, Jean MESLIER (1664- 1729, curé d’Étrépigny de 1689 à sa mort) est la célébrité historique du village d’Étrépigny. L’association des Amis de Jean Meslier, dont le siège est à la mairie du village, avait le projet d’ériger une stèle en son honneur, qu’elle prendrait entièrement en charge du point de vue matériel et financier.

Le 16 février 2024, le Conseil municipal d’Étrépigny en a cependant étonnamment rejeté l’idée. Après avoir été « aux abonnés absents », sans même s’excuser, lors de la réunion d’information qui avait été organisée avec le concours de la mairie pour les Sterpiniens le 20 octobre 2023, les conseillers municipaux ont refusé par 6 voix contre et 2 voix pour. L’association des Amis de Jean Meslier constate et déplore – que rien n’a changé depuis Louis XIV et Louis XV. Jean Meslier, qui était un homme de bien et avait passé sa vie à aider ses paroissiens, est toujours persona non grata pour les autorités de son village…..où il a vécu il y a 3 siècles, est toujours contraint de rester dans l’ombre, comme si la Révolution française, qu’il annonçait pourtant, ne s’était jamais produite.

Alors même qu’il est un penseur hors pair, dont l’œuvre est maintenant traduite dans plusieurs langues et de plus en plus étudiée, une majorité de conseillers municipaux le considère toujours comme un banni.

En conséquence, l’association des Amis de Jean Meslier décide d’informer le plus largement possible l’opinion publique sur cet acte particulièrement décevant et qui démontre la méconnaissance de l’importance de Meslier par le Conseil municipal du village où il a vécu.

Retour sur la soirée du 8 mars2024 à la fédération du PCF des Ardennes :

👉Exposition de six portraits de femmes communistes réalisés par Pascal Lattuada accompagnés d’un texte lu par 6 militant.e.s

👉Exposition de 10 panneaux sur Martha Desrumaux

👉Portrait réalisé en direct de Danielle Casanova par Pascal et récit de vie par Angélique.

Une quarantaine de personnes était présente. Le portrait retransmis en live de Danielle Casanova via Facebook a obtenu 206 vues à l’heure actuelle! L’hommage rendu à ces femmes militantes communistes a permis un beau partage de nos valeurs humanistes au travers de leurs parcours de vie.

Cette belle soirée pour la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes s’est clôturée par le partage d’un apéro convivial.

Pour cette occasion notre brasseur :  » L’Entre Deux » 2 Av. de Toulon, à Donchery, a créé une bière blonde de caractère « La sorcière ». Toujours en vente à la fédération ! Alors foncez ! A consommer avec modération bien sûr !

Angélique

Appel à la Paix en Palestine

Les Ardennais ont répondu nombreux à l’appel à manifester lancé par plusieurs organisations dont le PCF le samedi 9 mars pour les enfants de Gaza, pour la paix en Palestine.

L’IVG dans la Constitution : avec quels moyens ?

L’inscription dans la Constitution de la liberté de recourir à l’IVG en France est une avancée majeure, résultat des luttes des femmes. C’est une avancée pour l’humanité tout entière : les femmes ont le droit de disposer de leur corps, le droit de donner la vie et d’éduquer des enfants désirés et aimés. La maternité ne peut être imposée. Pour être réussie, elle doit être choisie, partagée et non subie.

Les communistes ont été de ce combat, avec en particulier la proposition de loi de constitutionnalisation de l’IVG déposée dès 2017 par la sénatrice communiste Laurence Cohen.

Encore faut il que cela devienne un droit effectif ! Les nombreuses fermetures de centres IVG – près de 150 en quinze ans –, les difficultés à trouver des professionnels de santé disponibles, et les déserts médicaux partout sur notre territoire, placent de nombreuses femmes, aujourd’hui, en France, dans l’incapacité pratique d’exercer ce droit et ce malgré le développement des IVG médicamenteuses, 78 % des IVG actuellement. Encore faut il que les femmes gardent le choix de la technique, ce qui n’a pas toujours été le cas dans notre département. Sans parler les difficultés des jeunes à accéder à l’information et à la contraception.

Michèle LEFLON

Élections européennes : une liste pour la paix et le monde du travail

Les communistes ont voté dans chacune des fédérations de France du 8 au 10 mars 2024 pour la liste conduite par Léon Deffontaines aux prochaines élections européennes. Une large majorité a plébiscitée une liste du parti communiste français audacieuse ouverte à des figures marquantes de la gauche comme Emmanuel Maurel de la Gauche Républicaine et Socialiste et de la société civile, du monde du travail telle Sigrid Gérardin du SNUEP FSU.

À l’heure des discours va-ten-guerre de la part de nos dirigeants, ce scrutin européen qui se tiendra le 9 juin prochain a un enjeu considérable pour porter au niveau de l’Union européenne une politique de Paix, de Justice sociale.

À l’heure où les conflits dans le monde entraînent des exactions toujours plus insupportables à l’égard des civils, nous saluons le vote communiste à l’Assemblée nationale du 12 mars dernier contre l’escalade guerrière en Ukraine.

Philippe RIO, maire communiste de Grigny, faisait partie de la délégation du Parti qui s’est rendue en Israël et en Palestine il y a quelques jours : il nous dit «Il y a urgence à constituer un arc français et un bloc européen avec les nations à l’avant-poste du droit international. Pour la France, c’est une exigence politique, une première étape pour déconstruire la guerre. La grande histoire de l’humanité nous jugera et il reste peu de temps pour agir. »

Irène PERRIN TOININ

Dans les Ardennes, les communistes se sont prononcés à 90 % pour la liste de large rassemblement conduite par Léon Deffontaines

Décès de Bernard CHATEAU Vétéran du P.C.F

Bernard a adhéré à la Jeunesse Communiste en 1956 puis au Parti Communiste en 1957. Il a été secrétaire Fédéral de la Jeunesse Communiste des Ardennes de 1959 à 1961 et secrétaire à l’organisation de la Fédération des Ardennes du P.C.F de 1963 à 1970. Élu conseiller municipal de Bogny-sur-Meuse de 1977 à 1980, il a été 3ème adjoint au maire communiste de 1980 à 1983 et à nouveau conseiller municipal de 1995 à 2001.

La Fédération des Ardennes du P.C.F présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Une nouvelle vie pour les Rotondes SNCF

Abandonnées depuis de nombreuses années par la SNCF, les Rotondes de Mohon (à Charleville-Mézières) font aujourd’hui l’objet d’un nouveau projet. Celui-ci, porté par un industriel de l’Aube, envisage la construction d’un bâtiment de fabrication de wagons spéciaux et la rénovation des Rotondes. Cet engagement doit beaucoup à l’association « Les amis des Rotondes et ateliers de Mohon » qui pendant toutes ces dernières années a œuvré pour la sauvegarde du site et a été souvent méprisée par la SNCF.

L’intérêt que porte au site l’entrepreneur aubois redonne espoir à tous ceux qui œuvre pour la sauvegarde du patrimoine industriel Ardennais. Pour travailler au renouveau des Rotondes SNCF le déménagement du matériel roulant, stocké à Mohon, était nécessaire. On y trouve notamment deux locomotives à vapeur d’une conservation exceptionnelle. Une fois les travaux terminés il faudra veiller au rapatriement de ce matériel.

Il s’agit d’un projet de grande envergure qui doit faire l’objet d’une implication de toutes les parties prenantes dans cette réhabilitation à commencer par la SNCF qui ne peut se débarrasser du site. Celui-ci s’étend sur 2,5 hectares avec 12 000 m² de bâtiments. Construites en 1906 les Rotondes sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Sylvain DALLA ROSA