Loin du débat politicien, le mercredi 3 avril, la fédération du PCF 08 a reçu Eric Fabre, secrétaire et cofondateur de l’association « Hallé » qui milite pour la réalisation d’une forêt primaire dans les Ardennes. A la demande du PCF le responsable associatif a tenu à resituer cette proposition dans le contexte actuel. Axant son propos sur l’atout principal du projet qui vise à protéger la biodiversité, il a réfuté l’argument d’une mise sous cloche d’un territoire de 70 000 hectares dont une partie en Belgique. Parler d’aménager la forêt est légitime dans notre département où 32% des territoires sont boisés et représentent un superficie forestière non négligeable. Celle-ci constitue des milieux essentiels pour la préservation des habitats naturels et des espèces animales et végétales, contrairement à ce que nous constatons actuellement d’exploitation mercantile de la forêt.
Eric Fabre s’est voulu rassurant sur le projet. Il a réfuté l’utilisation d’un courrier ministériel par les opposants au projet et notamment la pétition lancée par le député de droite Pierre Cordier. Beaucoup d’élus agissent par opportunisme sans approfondir le débat. Selon le responsable associatif le ministre ne rejette pas le projet d’une forêt primaire qui est un projet privé.
C’est ce qui m’a conduit à intervenir lors de la réunion du conseil communautaire Ardenne Métropole en réclamant un débat en commission. Proposition que le président, Boris Ravignon a balayé d’un revers de la main. La constitution d’une forêt primaire ne se fera pas dans les décennies qui viennent mais il s’agit de jeter les bases d’une protection de la forêt, et d’une réflexion sur une autre exploitation. Randonneurs, cueilleurs de champignons ou chasseurs pourront continuer à assumer leur passion. Le débat doit se prolonger pour une décision en toute connaissance de cause.
Sylvain DALLA ROSA

Nous venons de prendre connaissance de la délibération de la commission nationale des conflits du Parti Socialiste. Deux responsables ardennais sont sanctionnés (Ph. Pailla et D. Lerouge) pour leur position au moment de l’élection régionale de 2021. La commission pointe notamment une attitude contraire au fonctionnement du PS en ne soutenant pas la liste ayant reçu l’aval de celui-ci.
Nous sommes désormais à environ 2 mois du scrutin. À l’heure d’engager les étapes finales de notre campagne, une très bonne nouvelle nous est parvenue le 8 avril dernier.
Face à l’insupportable massacre des Gazaouis, la mobilisation continue pour la paix en Palestine. Vendredi dernier, les communistes étaient présents au rassemblement à Sedan à l’appel du Collectif pour une Paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.
Le Conseil départemental des Ardennes vient de rendre public les gros investissements qu’il entend réaliser avant la fin du mandat. Les plus importantes réalisations retenues, sont au nombre de quatre (maison du sport, lac des vieilles Forges et de Bairon et un collège dans la Vallée). Cette programmation atteint un montant prévisionnel sur le plan financier à hauteur de 43 millions d’euros. Certes la situation actuelle est difficile financièrement pour les collectivités mais le choix fait pour les investissements est discutable. Ainsi, rien ne semble programmé pour Charleville-Mézières. La construction d’un collège unique pour le quartier de la Ronde Couture est définitivement enterré. Les élus départementaux ont décidé de laisser tomber le quartier le plus peuplé des Ardennes. Il faut supposer qu’il en est de même pour une éventuelle subvention à la Communauté d’agglomération afin de construire une nouvelle piscine.
La fermeture annoncée de la librairie de Mohon est un double mauvais coup porté à ce quartier de Charleville-Mézières. Tout d’abord c’est un recul de la culture qui est programmé. Cette fermeture a également pour conséquence l’accélération de la désertification du quartier. La ville de Charleville-Mézières, qui est composée de communes issues de la fusion de 1966, centralise son pôle commercial dans le centre-ville autour de la place Ducale. Malgré une gesticulation des élus majoritaires peu de propositions concrètes sont formulées et mises en œuvre par la mairie. On laisse dépérir un quartier qui est historiquement peuplé par des cheminots à l’époque du développement de la SNCF. Preuve de cette histoire l’existence de Rotondes SNCF qui sont classées.
Les sénateurs communistes ont utilisé leur niche parlementaire pour qu’enfin ce texte soit examiné .