Fabien Roussel, candidat du travail !

Le candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel, a tenu son premier grand meeting dimanche, place Stalingrad, à Paris. En écho aux préoccupations des plus de 3 000 participants, il a multiplié les propositions pour le pouvoir d’achat, pour l’emploi et pour la réindustrialisation de la France, à commencer par une augmentation du Smic de 20 % et le triplement de l’ISF.
Un rendez-vous démarré littéralement en fanfare avec une troupe de batucada. Dès 11 h 30, alors que la musique bat son plein, Jean-Philippe Juin, chasuble CGT sur le dos, est là avec quelques-uns de ses collègues de la Fonderie du Poitou. « On veut liquider nos emplois, nous, on se bat pour les préserver, on est en dedans », explique le délégué syndical dont le combat porte aussi sur les salaires. « On est payés 1 800 euros net, à la fin du mois c’est de plus en plus difficile. On a demandé une augmentation de 150 euros qu’on n’a pas obtenue mais on estime qu’il faudrait au moins 300 euros par mois supplémentaires pour vivre décemment », poursuit-il.
A cette occasion, des dizaines de militants ardennais y étaient. Ce fut une grande réussite et une belle démonstration de force militante. Tous ensemble avec Fabien Roussel, le candidat des jeunes, le candidat du travail, le candidat de la République sociale et démocratique !

Oui, les travailleurs doivent exercer leur métier en toute sécurité !

Depuis des mois, les conducteurs des bus TAC alertent sur des caillassages fréquents lors des arrêts sur les lignes 4 et 5. Sur cette ligne 5 (Charleville-Mézières la grande terre > Warcq les granges-Bertholet), des salariés rappellent amèrement que chaque samedi après-midi, ils sont victimes de jets d’œufs au niveau de la rue Léon Dehuz. Encore une fois, ne soyons pas naïfs. Certains halls sont contrôlés par les trafiquants et nous étions d’ailleurs force de proposition lors des dernières élections départementales pour endiguer ce fléau qui pourrit la vie des locataires mais aussi la vie des travailleurs. Preuve en est : la semaine dernière, ce n’est pas moins de 4 caillassages et jets d’œufs sur nos bus qui ont été signalés.

Les conducteurs et conductrices ne se sentent plus en sécurité et ont fait la proposition de mettre en place des « déviations de sécurité » permettant de contourner certaines rues et de changer un itinéraire prévu dès que le danger se fait ressentir. Résultat : des pressions de la part d’une direction considérant que les salariés étaient des fainéants, et des travailleurs en détresse face à la situation. Samedi dernier, sur la ligne 4, au niveau de Jean-Paul Sartre, à côté du campus, un conducteur s’est vu tomber dans un guet-apens. Des individus cagoulés qui placent des planches trouées de vis sur la route, un agent qui descend pour retirer « l’obstacle », un caillou jeté par un homme cagoulé sortant de nulle part et qui fracasse le pare-brise du bus.

À la suite de cela, l’ensemble des salariés ont exercé leur droit de retrait ce lundi 15 novembre 2021 et ont bloqué tout départ du dépôt. Ce droit de retrait a évidemment été vivement critiqué et remis en cause par la direction qui a considéré qu’il n’était pas justifié, et qu’il s’agissait d’un abus de la part des agents. Ils menacent d’ailleurs les salariés de décompter la journée aux conducteurs et conductrices (pensons à nos camarades cheminots pour qui la bataille a été toute aussi rude il y a deux ans).

Les salariés sont excédés, sont en détresse face au manque de soutien de la part des élus et de la direction. A rappeler qu’en 2024 les négociations commenceront concernant les marchés. Nos bus TAC seront-ils toujours sous la houlette de la RATP ? Et auquel cas, sous quelles conditions, notamment vis-à-vis des conditions de travail des salariés ?

La Fédération des Ardennes du Parti Communiste Français apporte son soutien inconditionnel aux salariés du réseau TAC. Une nouvelle fois, nous appelons à une réponse ferme de la part de l’État mais aussi de la part de la direction. Ne nous trompons pas : chaque symbole, si petit soit-il, de la République sera attaqué de front par ces bandits. La République doit reprendre entièrement pied dans l’ensemble de nos rues, et cela passe par le développement des services publics partout, cela passe par la recréation d’une grande Police Nationale de Proximité comprenant 30 000 hommes et femmes formés et statutaires, qui auront des objectifs concrets et précis, et notamment la lutte impitoyable contre les trafiquants en tout genre. Ne nous abaissons pas à eux. Oui à des services publics forts partout, oui à la gratuité des transports en communs, oui au retour d’un bureau de poste dans le quartier de Manchester, oui à une antenne du commissariat de police nationale également !

Ce que nous voulons, ce sont les jours heureux pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses, pour l’ensemble des locataires, des habitants. Plus que jamais, nous nous battrons pour nos biens communs !

Esteban EVRARD

Référendum à Charleville-Mézières le 28 novembre Quelle démocratie ? Quelle écologie ?

Le maire de Charleville-Mézières organise un référendum le 28 novembre sur le plan de circulation. A première vue, on ne pourrait que se réjouir qu’il sollicite l’avis de nos concitoyens, une démarche démocratique à laquelle on ne devrait que souscrire. Et en plus sur une question éminemment écologique : il y a urgence à diminuer les émissions de gaz carbonique et cela passe par la réduction de la place de l’automobile. De plus, un bon ou mauvais plan de circulation est un facteur de qualité de la vie.

Parlons démocratie déjà : est il raisonnable de donner un avis par oui ou non sur un document aussi complexe ? Assurément non ! On peut être d’accord avec la limitation de la vitesse à 30 km à l’heure et contre un rond point à la hollandaise … ou l’inverse. Tel quel, ce référendum s’apparente à un plébiscite pour ou contre le maire. La démocratie n’est que de façade ! Pourtant, il aurait été intéressant de savoir ce que pensaient les Carolomacériens de la limitation de la vitesse.

Parlons écologie : là, c’est la stupéfaction ! Pas un mot sur les transports en commun. C’est de la compétence de la communauté d’agglomération, soit. Mais la place qu’on leur accorde sur la voirie de la ville préfecture dépend de ce plan de circulation. Soyons clairs : à part pour les plus sportifs (mais cela oublie les femmes avec les enfants, les personnes âgées ou tout simplement ceux qui sont fatigués par une journée de travail) le choix du mode de déplacement dépend du temps nécessaire (et aussi de la météo !) et de la dépense. Le maire, dont on ne peut oublier qu’il est aussi président de la com d’agglo, refuse la gratuité des transports en commun. Et là, il ne fait rien pour réduire la durée de ces transports, en leur refusant des voies de circulation propres. C’est méprisant pour ceux qui n’ont que ce moyen de transport et cela ne va pas dans le bon sens, celui de la réduction de la part de l’automobile dans notre ville, un but écologique et un but pour la qualité de la vie.

Alors, ne nous laissons pas abuser par les mots. D’ailleurs, ceux qui étaient sur la liste menée par Sylvain Dalla-Rosa aux dernières élections municipales se sont déjà prononcés pour voter NON le 28 novembre.

Michèle Leflon

Une Permanence d’Aide aux papiers à Revin !

Depuis des décennies, le PCF lutte contre la casse des services publics qui conduit à la fermeture ou au regroupement de bureaux « de première nécessité » : La Poste, CAF, Centre d’impôt…

Tout ne passera pas par le numérique ! La diversité des situations des citoyens et les difficultés d’accès à l’ordinateur réclament une oreille attentive et accessible. Bref, un humain derrière le comptoir !

En échangeant entre militants communistes revinois, nous avons noté que nous entendions les mêmes choses de la part des habitants : par-là, une question sur la possibilité de bénéficier d’une aide. Par ici, la difficulté de faire une démarche nécessitant d’aller à Charleville. A d’autres moments, l’incompréhension devant une facture téléphonique.

C’est pourquoi nous lançons la Permanence d’Aide aux papiers pour accompagner les Revinois dans leurs démarches administratives. Marie, nouvelle militante au PCF, vous accueillera dans nos locaux pour répondre à vos questions, pour téléphoner ou pour remplir avec vous des formulaires sur Internet.

Cette permanence aura lieu les jeudis 9 décembre,

6 janvier, 3 février et 3 mars. Toujours de 16 à 18h,

au 9 rue Jacquemart, local PCF

La COP est pleine !

La COP n°…26 devait se terminer le 12 novembre mais les États, « conscients » de l’urgence et « enclins » à sauver la planète… sur le papier ont joué des prolongations qui vont servir à quoi !?… À la fin, même le président « s’excuse » du peu « d’avancées », verse des larmes de crocodile sous des applaudissements nourris d’autosatisfaction…
Les jeunes l’ont bien compris, ils veulent des actions, pas du « bla-bla » et sont conscients que le travail se fait en dehors des salles obscures. Ils maintiennent la pression afin d’obtenir des changements significatifs pour assurer la sécurité des générations futures et actuelles. C’est pourquoi ils ont manifesté par milliers le 5 novembre à Glasgow. Partout dans le monde 200 manifestations ont eu lieu le même jour.
Le lendemain, leurs aînés les ont rejoint pour une marche mondiale pour la justice climatique.
6 ans après l’accord de Paris, les États devaient trouver un accord sur les règles de son application. C’est un échec cuisant, à l’image du président de la République qui a fait un discours plein de bonnes intentions à Glasgow, mais qui, une fois rentré en France, est plus empressé à vouloir réformer les retraites de nos enfants, alors que le rapport du COR démontre qu’il n’y a aucune urgence à le faire, plutôt qu’à s’engager à leur laisser une planète vivable et viable !…
Pour satisfaire ses soutiens il y a le feu au lac mais le brasier qui détruit la planète peut attendre!… L’inertie politique constatée COP après COP mène tout droit dans le mur d’une augmentation des températures de 4° d’ici la fin du siècle.
D’ailleurs, « l’accord » signé ce samedi ne garantit pas de contenir le réchauffement climatique a 1,5°, sans parler de l’aide nettement insuffisante « accordée » aux pays vulnérables touchés frontalement par le dérèglement climatique. Ces conférences réunissant certains chefs d’état ou leurs représentants mènent-elles à des actes concrets radicaux et significatifs ? Clairement NON.
Ils sont tous conscients de la gravité des menaces depuis au moins 1/4 de siècle mais les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter inexorablement… À quoi servent donc ces grands-messes où les responsables des États sont censés prendre des mesures suffisamment drastiques pour lutter contre le réchauffement climatique ? C’est le capitalisme qu’il faut mettre en cause.
Les citoyennes et citoyens sont légitimement en droit de se poser cette question et demander des comptes. Comme nous le dit la jeunesse mondiale, il y a Urgence et pas de planète B.

Lamontagne….. »accouche d’une souris »

Nommé en novembre 2019, le Préfet des Ardennes Jean-Sébastien Lamontagne nous quitte pour rejoindre la Dordogne. Ces deux années, pendant lesquelles il a représenté l’État dans notre département, ne resteront pas dans les annales.

Lors de sa prise de fonction il avait présenté sa « feuille de route ». Son ambition était de développer les Ardennes avec le « Pacte des Ardennes », dispositif national qui allait sortir la tête de l’eau de notre département. Même si sa présence locale aura été de courte durée, on cherche désespérément les opérations économiques que le représentant de l’État a initiées pendant son séjour.

En revanche, tout le monde a encore en mémoire les ratés que sont les promesses d’implantation de la société CEVITAL aux Ayvelles ou encore l’engagement d’un investissement de près de 5,8 millions pour le dossier Mercier à Revin. Lors de sa nomination en 2019 J-S Lamontagne disait avoir hâte de découvrir les paysages ardennais. Ce sera certainement le seul bilan positif qu’il peut afficher.

Dans le prolongement de ses prédécesseurs, le Préfet a délaissé les forces politiques présentes dans le département. Ses seuls interlocuteurs auront été les parlementaires tous de droite. Les Ardennais ne se souviendront pas de ce Préfet comme ils ont oublié les représentants de l’État qui se succèdent dans notre département. Son remplaçant, Alain Bucquet, empruntera t-il le même chemin?

Sylvain DALLA ROSA

Conseil départemental: une opposition anesthésiée

La dernière réunion du Conseil départemental apparaît comme surréaliste. Majorité et opposition sont tombées d’accord pour constater les difficultés financières et déclarer que la gestion de la collectivité territoriale était contrainte. Ce n’est pourtant pas une situation nouvelle. Ce qui est nouveau c’est la droite et la supposée gauche qui se retrouvent unies pour appliquer l’austérité. Certes, le désengagement financier de l’État accule le Conseil départemental qui doit faire des choix dans sa gestion. Ainsi, par exemple, les dépenses sociales augmentent et sont plombées par la crise sanitaire (COVID 19). Mais les choix proposés ne peuvent recevoir l’accord de ceux qui défendent un conseil départemental utile aux Ardennais.

Ainsi, pendant des années le Conseil départemental a investi dans des projets pour plaire aux élus de droite et afin que dans la lutte de pouvoir le Président garde sa majorité. L’exemple du musée Guerre et Paix à Novion-Porcien est significatif.

On peut également évoquer l’abandon de la voie de contournement et pour lequel le Conseil départemental a investi 3 millions…….à perte. Il ne s’agit pas d’entretenir des clivages politiciens mais de marquer les différences qui existent entre une gestion progressiste et celle actuelle d’accompagnement de l’austérité. Le prochain mauvais coup est de s’attaquer aux collèges. Entre autres, la fusion des collèges de la Ronde Couture est largement contestée par les enseignants et les parents d’élèves.

Les sujets controversés sont multiples. Rappelons la colère des agents de la collectivité à propos du gel de leur salaire ou la polémique développée par la Directrice des services en 2019 regrettant l’absence « d’un dispositif de contrôle interne » en laissant entendre qu’il y a eu des malversations. Concernant la fiscalité après une hausse de 9% en 2017 le taux est revenu à la normal avec une augmentation annuelle de 1% . Autant de sujets sur lesquels l’opposition devrait demander des comptes au Président du Conseil départemental. Manifestement ils ont choisi une démarche inverse.

Sylvain DALLA ROSA

Ensemble à Paris le 21 novembre place Stalingrad

Depuis plusieurs décennies, notre société est abîmée par le chômage de masse. En 4 ans, le Président de la République et sa majorité ont continué à affaiblir nos services publics et à désindustrialiser le pays.

La campagne présidentielle doit permettre de mettre en débat des solutions pour l’emploi, les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat.

Ensemble à Paris, le 21 novembre.

Rassemblons-nous toutes et tous pour l’augmentation des salaires et pour les emplois ! Au programme : village militant, concerts, activités et meeting de Fabien Roussel !

Renseignements et inscriptions à la Fédération des Ardennes du PCF

Un président de la République amnésique !

Ce mardi 9 novembre, le Président de la République a parlé. On le savait prêt à tous les mensonges, mais là il a battu un record ! Il s’attribue le mérite de l’augmentation des retraites des agriculteurs. Quelle honte ! A-t’il oublié tout ce que son gouvernement et les députés LREM ont fait contre la proposition de loi d’André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale et la ténacité qu’il a fallu à André pour arriver à la faire passer ! S’il veut pouvoir continuer à se vanter de sa politique des retraites, sans doute lui faut-il nommer André Chassaigne ministre de la Sécurité Sociale ! Mais il faudrait aussi qu’il change radicalement sa vision du travail : ce n’est pas le travail qui coûte cher, mais le capital et c’est lui qu’il faut taxer comme le propose Fabien Roussel.
Honte au Président de la République aussi quand il accuse l’assurance chômage de contribuer à la non satisfaction des offres d’emplois. Il faut les analyser ces offres : très peu de CDI, mais des contrats à durée déterminée, souvent très courts avec un nombre non négligeable d’offres d’emploi d’une seule journée ! Comment les jeunes peuvent ils s’installer dans la vie dans ces conditions, simplement faire un prêt pour acheter une voiture leur permettant d’aller travailler ? La proposition du PCF de Sécurité Emploi Formation est de plus en plus d’actualité.
Et quel mépris pour les soignants ! En pensant tout résoudre par des augmentations de salaires (d’ailleurs insuffisantes et souvent bien inférieures au chiffre avancé dans son discours) E. Macron méconnaît la réalité : une étude des services du ministère de la santé lui-même souligne les conflits de valeur à l’origine du malaise des soignants. Ils n’en peuvent plus qu’on leur impose d’être rentables plutôt que de soigner. Quant aux milliards annoncés pour les investissements une part va servir, même pas à rembourser les dettes, mais à aider les hôpitaux à payer les intérêts des emprunts engagés, à enrichir les banques en fait !

Eric Zemmour, l’extrême droite à la manœuvre

A six mois de l’élection présidentielle, l’espace politique et médiatique est saturé par le racisme nauséabond des déclarations d’Eric Zemmour, ce nouveau champion de l’extrême-droite la plus réactionnaire nous abreuve de saillies sexistes, racistes, voire révisionnistes. Le trublion néo-fasciste multiplie les outrances, surpassant le Rassemblement National en matière de xénophobie, comment ses positions affectent-t-elles le débat à six mois de l’élection présidentielle ?
Une des propositions récurrentes de l’extrême-droite est la préférence nationale, ce concept qui a été théorisé par Jean-Yves Le Gallou, cofondateur du Club de L’Horloge, célèbre think tank d’extrême droite, devrait selon les leaders de l’extrême droite française s’appliquer en matière d’aide sociale, d’accès à l’emploi ou de logement social, or cela serait anticonstitutionnel, constituerait une discrimination et serait contraire au principe d’universalité du service public.
Par ailleurs, une certaine forme de préférence nationale existe de fait déjà dans plusieurs secteurs : les étrangers extra-communautaires ne peuvent être recrutés dans la fonction publique, les postes dans la police, la justice et la défense sont strictement réservés aux français. L’accès aux aides sociales connaît déjà des limitations strictes mais malgré le durcissement des conditions d’obtention de l’aide sociale, aucun effet sur les flux migratoires n’a été observé et pour cause : les déplacements de population sont liés aux raisons qu’ont les migrants de quitter leur pays d’origine, pas aux conditions d’accueil. En outre la préférence nationale est sans effet sur le chômage, la main d’œuvre immigrée occupant les emplois que les travailleurs nationaux délaissent. La mise en avant de ces thèmes n’est pas innocente, quelles sont les stratégies politiques à l’œuvre derrière ces coups d’éclat médiatiques ?
Eric Zemmour a réalisé une habile manœuvre en se positionnant d’emblée à la droite du Rassemblement national, il a pris le parti d’aller au-delà des propos tenus habituellement par le parti de Marine Le Pen, jouant délibérément la carte d’un discours ouvertement raciste, décomplexé et assumé, faisant fi des condamnations pour incitation à la haine dont il a fait l’objet. Ce positionnement a eu pour conséquence une focalisation du débat politique de la présidentielle sur les thèmes de prédilection de l’extrême droite, contraignant les autres candidats à mener campagne sur ces thèmes, à agir en réaction aux propos de Zemmour. Autre conséquence de ce coup médiatique : certains candidats se sont laissés entraîner dans une dynamique de surenchère xénophobe mortifère, qui au bout du compte ne profitera qu’à l’extrême droite, les électeurs préférant toujours l’original à la copie. Enfin, la focalisation du débat politique sur les thèmes préférés de l’extrême droite que sont l’insécurité et l’immigration a aussi eu pour effet d’occulter les thèmes socio-économiques cruciaux que sont le chômage, les délocalisations, la pauvreté grandissante, problèmes que l’extrême-droite est bien incapable de résoudre, et sur lesquels elle n’a rien à dire.
Eric Zemmour, avec ses outrances et ses provocations à réussi à en quelques sortes confisquer le débat préparatoire à l’élection présidentielle, évacuant les thèmes socio-économiques au profit des questions soulevées par l’extrême droite, une fois de plus on assiste au triomphe de la politique du bouc émissaire : l’extrême droite qui n’a pas l’ombre d’une vraie solution pour lutter contre la désindustrialisation et le chômage accable les immigrés pour mieux dissimuler son incompétence.