Incendies : la nécessité d’écouter les travailleurs

La France retiendra de cet été 2022 une sécheresse historique et plus de 60 000 hectares de forêts parties en fumée. Alors que neuf incendies sur dix sont d’origine humaine, personne ne pourrait affirmer que cette situation était évitable. Pour autant, les salariés et leurs syndicats alertent depuis des années le gouvernement et les directions sur l’augmentation du risque de mégafeux.

La gestion forestière joue un rôle majeur dans la prévention des incendies. Dans cette optique, la question du statut de ces forêts se pose. En France, toute forêt privée de plus de 25 hectares doit faire l’objet d’un plan de gestion au même titre que les forêts nationales et communales dépendantes de l’Office National des Forêts (ONF). Ces plans de gestion impliquent notamment le débroussaillage, la surveillance des départs de feux et du risque incendie. Au même titre que l’ensemble des services publics — santé, énergie, transport, éducation, sécurité, etc. —, l’ONF subit le désengagement de l’État dans sa mission et les coupes budgétaires. La Fédération agroalimentaire et forestière de la CGT rappelait le 23 août dernier que depuis des années elle dénonce le « projet réactionnaire, austéritaire et climaticide de démantèlement de l’ONF qui sacrifie des milliers d’emplois, casse les statuts et les couvertures conventionnelles. Cette stratégie signifie la mort du service public forestier, de l’entretien et de la maîtrise de nos forêts ».

Dans la pure logique libérale de démantèlement de la puissance publique, ce sont 500 emplois qui furent supprimés en 2021, à y ajouter le non-remplacement des départs à la retraite et les différents plans prévoyant d’ores et déjà de futures réductions d’effectifs. Ce « lien intime » entre progrès social et protection de l’environnement est intrinsèque à leur lutte, à raison. Revendiquer une forte ambition nationale en la matière semble d’une logique implacable. Pourtant le processus est inverse : la privatisation des espaces forestiers s’étend, jusqu’à représenter aujourd’hui 11 milliards d’hectares sur les 15 que comprend la France métropolitaine.

Esteban EVRARD

Article entier à retrouver sur le site du journal L’Avant-Garde

Derniers jours pour s’inscrire au bus de la fête de l’Humanité

Un car est organisé au départ des Ardennes pour se rendre à la fête de l’Humanité le samedi 10 septembre au prix de 65 € entrée comprise. La réservation est obligatoire et urgente pour les retardataires sous peine de ne pas avoir de places !

Dans cette fête nouvelle formule, qui, rappelons le, a lieu les 9, 10 et 11 septembre à la base 217 au Plessy-Paté/Brétigny sur Orge (91), le stand des Ardennes sera dans l’allée Louis Aragon avec son bar, ses bières, de la restauration et l’occasion de discuter politique !

Fabien Roussel prononcera un discours sur la scène centrale le samedi à 18 h 20.

Dans son premier éditorial « Notre but », Jean Jaurès jugeait que « la nécessaire évolution sociale sera d’autant plus aisée que tous les socialistes, tous les prolétaires, seront plus étroitement unis ». Et il ajoutait : « C’est cette union, que tous ici, dans ce journal, nous voulons travailler. »

Dans le droit fil de cette ambition, le journal a toujours invité l’ensemble des forces de gauche à participer à sa fête. Cette année, pour la première fois, l’ensemble des forces politiques de la gauche française seront présentes à la Fête de l’Humanité.

Ceux qui ne peuvent se rendre à la fête peuvent aussi contribuer par l’achat de bons de soutien à l’Humanité. Merci à celles et ceux qui l’ont déjà fait.

Légiférer sur l’immigration : pour étouffer la rentrée sociale ?

Le gouvernement, par la voix de Gérald Darmanin, souhaite balayer la question sociale en imposant l’immigration comme priorité dans le débat public. Alors que la France vit une poussée inflationniste sévère, que des luttes sont menées sur l’ensemble du territoire par des salariés, les syndicats appellent d’ores et déjà à une grande journée de mobilisation le 29 septembre.

Après différents revers, la volonté de Gérald Darmanin est de « donner les forces à la République de se défendre, en modifiant la loi s’il le faut » en matière d’immigration. Ce qui revient, dans sa conception des choses, à rétablir pleinement la double peine. Cette réforme pourrait pousser la différenciation des peines en fonction de la nationalité, avec une possibilité d’expulsion du territoire national considérablement élargie. S’il faut évidemment lutter contre la délinquance et donner les moyens à la République de le faire, ce n’est pas dans l’amalgame entre l’immigration et la délinquance que la solution se trouve.

« Le bon sens français », c’est dans ces termes que Darmanin explique vouloir supprimer huit des neuf réserves légales qui empêchent l’expulsion d’étrangers condamnés pour crime en France. Parmi celles-ci : le fait d’être arrivé en France avant ses 13 ans, d’y résider depuis plus de vingt ans, d’être marié à un Français, ou d’être parent d’un enfant. En plus d’être opportunément choisie pour saper la question sociale dès la rentrée, cette « thématique » annonce déjà un « un concours Lépine » du sécuritaire entre LR et le RN. À sa manière, le gouvernement jouera à n’en pas douter la carte du manichéisme dans le débat, en limitant celui-ci à « pour ou contre la délinquance ».

Initialement prévu pour octobre, l’examen du texte a été repoussé sur ordre de Matignon pour laisser place à une « consultation » et à un débat préalable au Parlement. Affaire à suivre…

Esteban EVRARD

108 ème anniversaire de l’assassinat de Jaurès

Jean Jaurès, le fondateur du journal l’Humanité, a été assassiné car il défendait la paix, parce qu’il s’opposait de toutes ses forces au déclenchement de cette boucherie absurde que fut la Première Guerre mondiale.

Cet anniversaire, marqué tous les ans, est d’une actualité criante cette année, alors que depuis février, la guerre est à nouveau sur le sol européen. Fabien Gay, le directeur de l’Humanité a prévenu lors de son discours devant le Bistrot du Croissant (l’ancien Café du Croissant, à l’endroit où Jean Jaurès fut assassiné, le 31 juillet 1914) : « C’est l’horreur, la violence absolue qui prime. C’est la négation de l’humanité, la non-reconnaissance de l’autre. Aucune société ne sort renforcée d’une guerre tant elle laisse des fractures béantes »

La guerre en Ukraine ne doit pas nous faire oublier d’autres conflits, au Yémen ou en Palestine, toujours plus occupé par Israël au mépris de toutes les résolutions de l’ONU, ni le rôle de notre pays comme marchand d’armes.

En Ukraine – où il défend un « cessez-le-feu immédiat » – comme ailleurs, Fabien Gay appelle à conjurer le pire. À respecter le droit international, à dialoguer, à ne pas se laisser enfermer dans des logiques de conflit, à écarter les tensions nationalistes et les logiques capitalistes d’accaparement des richesses qui ne peuvent « mener qu’au désordre et à l’affrontement ».

La culture de la paix est fondamentale pour le PCF en lien avec le partage des richesses et le développement pour l’émancipation de chacune et chacun.

Cette culture de la paix, vous la retrouverez aussi dans l’Humanité comme dans aucun autre journal. Le soutien au journal de Jaurès est plus que jamais d’actualité : lisez le et faites le lire !

Un nouveau député au service….. du patronat

Le nouveau député de la 1ére circonscription des Ardennes n’est pas un inconnu. Il a sévi pendant 13 années comme délégué général à l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) la principale force du MEDEF 08. Le mandat de Lionel Vuibert, élu de justesse (50,34%), commence mal. Il n’a pas coupé le cordon avec l’organisation patronale ardennaise et peine à se mettre au service du développement de notre département. Nombre d’entreprises de la métallurgie ont mis la clef sous la porte ces dernières années à l’image des patrons voyous de Thomé Génot à Nouzonville sans réaction de l’UIMM et de celui qui, à l’époque, était son secrétaire général.

Dans sa 1ére déclaration en qualité de député Lionel Vuibert annonce « qu’il restera le militant patronal qu’il a été ». Celui qui est affilié au parti de E.Macron n’a pas encore intégré qu’il n’est plus au service du patronat mais à celui de l’ensemble des habitants de notre département. L’objectif est de favoriser la création d‘emplois et non de défendre une caste de dirigeants.

Sylvain DALLA-ROSA

La Fête de l’Humanité 2022 : un évènement à ne pas manquer !

C’est une nouvelle page qui s’écrit. Après vingt-deux années passées à proximité du parc de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, la Fête de l’Humanité est contrainte de changer de localisation en raison des jeux Olympiques de 2024. Cela a conduit à repenser entièrement l’événement populaire, musical et politique.

La prochaine Fête de l’Humanité, prévue le week-end des 9, 10 et 11 septembre, se déroulera dans la banlieue sud, au Plessis-Pâté, sur le terrain de l’ancienne base aérienne 217. L’infrastructure a été adaptée et le lieu est accessible en transport en commun par les RER C et D avec des navettes jusqu’à l’entrée de la fête.

La nouvelle version verra ses allées élargies, agrémentées de grandes plaines avec des espaces de repos.

Pour le reste, la Fête de l’Humanité gardera ses scènes musicales et les lieux habituels de débats. L’actualité sera marquée cette année par la paix comme projet politique, mais aussi les batailles contre la vie chère, pour de meilleurs salaires et retraites, ou encore contre la banalisation de l’extrême droite.

Un car est organisé au départ des Ardennes le samedi 10 septembre au prix de 65 € entrée comprise.

La réservation est obligatoire : renseignements au siège de la Fédération des Ardennes du PCF.

Ceux qui ne peuvent se rendre à la fête peuvent aussi contribuer par l’achat de bons de soutien à l’Humanité.

NB : la Fédération sera fermée jusqu’au 15 août : mettez un mail à pcf08@wanadoo.fr pour prendre RV.

Le pouvoir d’achat, prétexte à des régressions sociales !

Tout faire pour ne pas augmenter les salaires : après le refus de toute augmentation du SMIC, plus que légale, et quelques chèques, pour tenter de calmer l’opinion, voilà Renaissance, le nouvel avatar de la majorité présidentielle, allié à la droite, qui propose des rachats de RTT, la formule nouvelle du « Travailler plus pour gagner plus ». C’est un nouveau grignotage des droits sociaux, qui se voudrait indolore et invisible, alors même que ses dangers sont multiples :

– C’est la remise en cause des 35 h, tout en étant un alibi pour le patronat pour ne pas augmenter les salaires.

En l’autorisant sans convention collective ou accord d’entreprise, cette loi, si elle était votée, renforcerait le lien de subordination entre le salarié et son employeur, affaiblirait les droits collectifs des salariés.

Cette monétisation des RTT ne serait pas soumise à cotisation sociale, affaiblissant encore un peu plus notre protection sociale.

Cette mesure annoncée pour une plus grande liberté des salariés serait en fait à l’avantage exclusif du patronat : en plus ce serait du travail supplémentaire payé moins cher que des heures supplémentaires (10 % contre 25%)

Osons mettre cela en parallèle avec les superprofits : Total vient d’annoncer 18,5 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre, en hausse de 200 % par rapport au premier semestre 2021. Et ce n’est pas que le secteur de l’énergie : le géant du luxe LVMH annonce 6,5 milliards d’euros de bénéfices, (+ 23 %) et, autre exemple, Stellantis se targue d’un bénéfice net de 8 milliards d’euros, en hausse de 34 % par rapport au 1er semestre 2021

Bien sur, les PME ardennaises ne font pas toutes les mêmes profits… mais le gouvernement pourrait en exigeant l’augmentation des salaires, prendre d’autres mesures comme le rééquilibrage des impôts sur les sociétés et une obligation de responsabilité sociale vis à vis des sous-traitants.

Plus que jamais, le PCF, avec ses groupes au Parlement, et tous ses militants, est présent pour décrypter les pièges du discours libéral de Macron, proposer des solutions et contribuer aux luttes.

Une date est déjà dans le paysage de la rentrée sociale : le 29 septembre avec un appel à la grève de la CGT pour les salaires et le pouvoir d’achat. Cela sera précédé d’une journée nationale d’action le 22/09 pour la santé.

Un livre qui manque d’objectivité

« On n’est jamais si bien servi que par soi-même ». En résumé c’est la trame du livre « Les audacieux » qui vient d’être édité. Il s’agit, selon les auteurs, de la chronique d’un territoire (les Ardennes) qui refuse le déclin. En réalité il s’agit de près de 350 pages d’une chronique à la gloire du patronat et des maires de Charleville-Mézières et de Sedan et des parlementaires de droite.

Pour la ville chef-lieu il apparaît, au fil des pages, que l’histoire du développement débute en 2014, date ou la droite est devenu majoritaire au conseil municipal. Selon l’auteur tout ce qui se serait passé avant cette date serait marqué par le déclin économique. Ce serait, au mieux, dû à la fatalité des choses et au pire à l’inaction de la majorité de gauche avant l’ère Ravignon. Et depuis 2014 l’opposition serait aux abonnés absents et atone sur les différents dossiers. Il y a pire que l’oubli c’est l’ignorance des forces économiques et politiques en présence. Sans ce respect du pluralisme cela devient un texte de propagande. Le style de ce livre est certes plaisant mais très romancé.

Loin de moi l’idée de contester la liberté d’éditer un livre à la gloire de la municipalité et de son chef. Ce qui me dérange beaucoup plus c’est l’initiative prise par le maire d’organiser, officiellement, une réception pour saluer la sortie du livre. Qu’il le fasse en qualité de membre des Républicains. Par respect du pluralisme une initiative similaire devrait être organisée pour la sortie du livre « Les fossoyeurs ». Cet ouvrage dénonce, sans complaisance, les positions du groupe Orpéa dans la réalisation et la gestion d’EHPAD. Livre qui questionne sur l’attitude des collectivités et qui accorde une large place aux Ardennes.

Sylvain Dalla-Rosa

Quand le capitalisme vert tue nos industries

Le mercredi 8 juin, un vote majoritaire du Parlement européen, indiquait que la vente des voitures neuves à moteur thermique sera interdite dans les 27 pays membres de l’Union européenne à partir de 2035. Dans cette droite lignée, depuis des années le ministre de l’Économie justifie la saignée sociale qui arrive au nom « de la révolution électrique », « de la course à la réduction du poids des véhicules »… En réalité, les constructeurs français sont engagés depuis plusieurs décennies dans des stratégies visant à augmenter leurs marges et verser toujours plus de dividendes aux actionnaires privés qui ne se sont jamais aussi bien portés. Ils accélèrent aujourd’hui leur stratégie de destruction des capacités de production automobile en France, en s’abritant derrière la mutation technique des moteurs.

Pour parvenir à leur objectif, ils n’hésitent pas couper le robinet des commandes et transférer les fabrications de pièces de fonderie fonte et aluminium dans des pays à « bas coût ». Par exemple, en 2020, le gouvernement avait mis en place un plan de soutien à la filière fonderies, abondé à hauteur de 30 millions et de 20 millions pour les deux constructeurs Renault et Stellantis. Un fond, qui dans les faits, est un plan d’accompagnement de suppressions d’emplois.

Il est clair que ce qui ne sera plus produit en France pour des raisons « écologiques » le sera dans des pays ou le taux de profit est plus appétissant pour ces mêmes actionnaires, et dans le même temps, ces travailleurs seront exploités pour une misère.

Face à cela, le PCF propose notamment d’agir pour que la plus grande partie des véhicules des groupes français vendus en France soient produits en France, de relocaliser sur notre territoire la production de citadines électriques, hybrides, thermiques pour le marché français. La production de véhicules automobiles est passée sous le seuil des 2 millions en France : pour l’avenir de la filière, fixons-nous l’objectif de produire 3 millions de véhicules d’ici 2 ans ou encore d’investir dans la recherche pour produire en France des citadines populaires 100% électrique à moins de 15000 euros (comme le projet Hélios/ AV3 de Renault).

Esteban Evrard

Le département serait « au côté des Ardennais les plus fragiles » (N°3 juin 2022 journal du département des Ardennes)

C’est ce que prétend le groupe de la Majorité départementale dont font partie deux candidats élus ou réélus aux élections législatives. Le Conseil Départemental dit avoir rassemblé l’ensemble des acteurs de terrain au mois de mai. Mais, nombre de professionnels sont en lutte actuellement.

Que ce soit dans les EHPAD ou à domicile. Pour que les plus fragiles soient bien traités, encore faut-il que les salariés qui les prennent en charge le soient aussi ! Bas salaires, conditions de travail difficiles font partie du manque de reconnaissance qui leur est accordée : CQFD sur l’attractivité des métiers ! Pour exemple, cela fait plusieurs mois que les salariés de l’ADAPAH avec le syndicat CGT, sont en lutte pour que leur indemnité kilométrique soit réévaluée. Elle n’a pas évolué depuis 14 ans ! A l’époque, le litre de gasoil était à 1 euro ! Ces agents sillonnent les routes ardennaises pour se rendre au domicile des plus fragiles. Leur revendication est l’augmentation de l’indemnité de 0,35 à 0,60 euros : quoi de plus légitime en cette période ! Après plusieurs grèves et manifestations, le Conseil Départemental semble avoir entendu d’une oreille et accorde une augmentation de 10 centimes !

La lutte commence à payer mais les élu(e)s peuvent mieux faire ! Alors, au lieu de conclure leur libre expression en nous autorisant à rêver, ils et elles doivent répondre à l’intégralité de la demande des salarié(e)s. Au vu du contexte actuel et des missions effectuées auprès des personnes vulnérables, il est largement justifié et mérité de répondre à leurs attentes.

Alors, Mesdames et Messieurs, vous êtes sur la bonne voie mais encore un petit effort !

Les communistes Ardennais soutiennent ces professionnel(le)s depuis le début du mouvement et continueront à le faire.

Coco Postal