Le Président de la République sortirait de son attentisme et de son immobilisme ? …
Il maintient Madame Borne au poste de 1ère ministre et lui fixe un défi. Elle est chargée de sonder les groupes politiques sur un accord de gouvernement ! Un aveu de faiblesse, elle ne soumettrait pas au vote son discours de politique générale. Une nouvelle fois, bon courage Madame, d’autant plus que le chef de l’État restera aux manettes et ne semble pas vouloir renoncer à ses réformes. Macron s’oppose frontalement aux résultats du vote des Français aux élections législatives.
Sa stratégie est de semer le trouble et la discorde pour essayer de sortir vainqueur de la situation actuelle inédite. Un président qui a perdu de sa superbe sans majorité absolue à l’Assemblée nationale et qui cherche à inverser les rôles. Il a confiance en « NOTRE capacité collective » et veut former un gouvernement d’action début juillet ! Chiche ! 1)Revaloriser le SMIC à 1923 euros brut par mois. Et n’écoutez pas ceux qui veulent augmenter les salaires au détriment des cotisations sociales comme le RN. Ils veulent tuer notre protection sociale solidaire. 2)La retraite à 60 ans à taux plein. 3)La reconquête des services publics 4)La renationalisation d‘EDF, d’ENGIE, des autoroutes et des aéroports. 5)De nouveaux droits d’intervention et de décision des salariés dans les entreprises 6)La justice fiscale avec le rétablissement de l’ISF, la retaxation du capital au même niveau que le travail et la lutte contre l’évasion fiscale. Et beaucoup d’autres propositions !
Le but du monarque est toujours le même, celui d’un chasseur de têtes qui veut débaucher et tirer vers lui quelques personnalités emblématiques pour faire germer le trouble. Il veut surtout semer le chaos : indigne et irresponsable pour un chef d’État dans la situation actuelle. Cet enfant gâté du libéralisme ne supporte pas la défaite et est prêt à tout pour essayer de garder la main. C’est suicidaire pour les Français car, en attendant, ça urge ! Pouvoir de vivre, dérèglement climatique, effondrement de tous les services publics au service de toutes et tous… Les Communistes ne prendront pas part à cette mascarade et à ces combines politiques. Nos députés n’auront qu’un objectif : arracher des victoires pour les classes populaires. C’est la seule façon de ramener les gens aux urnes pour qu’ils croient de nouveau au pouvoir du vote pour imposer un autre monde.

Comme écrit dans l’édito, la reconstruction de la gauche nécessite la discussion. La Fête de l’Humanité permet cela et dors et déjà, la Fédération des Ardennes du PCF vous propose de vous y rendre. La plus grande fête populaire d’Europe se déroule désormais à Bretigny-sur-Orge. Entre autres débats, discussions et déambulations dans les stands et le village du monde, vous pourrez retrouver en concert Jacques et Thomas Dutronc, Selah Sue, Skip The Use, Laylow, Danakil, Sniper, Benjamin Biolay, Camélia Jordana et bien d’autres !
Au sortir des deux séquences électorales majeures que constitue cette Vème République, plusieurs constats sont à faire. D’abord, le recul majeur de la gauche d’un point du vu électoral et idéologique. Ce recul s’est vérifié tant au cours des présidentielles que des législatives, où, les forces réactionnaires, libérales et d’extrêmes droites réunies obtiennent une large majorité dans ces scrutins. Sans défaitisme aucun, la lucidité est tout de même de mise. La déconnexion profonde d’une large partie de la gauche vis-à-vis du monde du travail et le refus de cette-ci de traiter une partie des questions importantes pour les Français ne pouvait que conduire à son affaiblissement. L’espoir promis par le large rassemblement des forces de gauches n’a pas permis l’engouement populaire souhaité. Malgré de bons résultats et près de 150 députés de gauche, l’opposition aux projets mortifères de Macron qui aura le soutien à peine voilé d’une droite qui se veut d’opposition « utile » et d’une extrême-droite qui représente la béquille parfaite du patronat sera bien compliquée. La gauche progresse par rapport à 2017 mais reste historiquement faible. Le choix des candidatures uniques lui permet de progresser en nombre de députés mais elle recule en nombre de voix et en pourcentage par rapport à la présidentielle.
La ville de Charleville-Mézières est séparée en deux circonscriptions. D’un coté la 1ére Mézières/Rethel et de l’autre la 2ème Charleville/Givet. Il est néanmoins possible sur la commune de tirer des enseignements du premier tour de scrutin pour les législatives.
De ce premier tour des élections législatives, on retiendra avant tout l’ébranlement politique de la Macronie, à tel point que le ministère de l’intérieur joue des nuances politiques pour tenter de masquer que l’électorat s’est plus porté sur les candidats de la NUPES que sur ceux de l’alliance organisée autour de la personne du Président de la République.